L’EAU ET LA VIE

dossiers3 « L’eau est d’abord source et puissance de vie : sans elle, la terre n’est qu’un désert aride, pays de la faim et de la soif, où hommes et bêtes sont voués à la mort. Il y a pourtant aussi les eaux de la mort : l’inondation dévastatrice qui bouleverse la terre et engloutit les vivants. L’eau, enfin purifie les personnes et les choses des souillures contractées au cours des rencontres quotidiennes. Ainsi l’eau, tout à tour vivifiante ou redoutable, toujours purifiante, est intimement liée à la vie humaine et à l’histoire du peuple de l’Alliance. » (M.E. BOISMARD, dans VTB, art. eau)

Rien d’étonnant alors si dans la Bible, il est question de l’eau de la première page (Gn 1) à la dernière (Ap 22). L’eau dans la vie quotidienne de ce peuple qui vivait aux confins du désert ; l’eau aussi dans l’histoire de ce peuple avec son Dieu.
L’eau qui peut être le signe de la bénédiction de Dieu comme aussi l’image des forces qui le menacent dans son infidélité.

Le parcours proposé ici, à travers la Bible, ne peut aborder que quelques textes de ce thème si foisonnant. Bien d’autres pages bibliques mériteraient d’y figurer, mais il faut bien choisir si l’on veut se familiariser avec les différentes parties de l’Ancien et du Nouveau Testament.
– Dans l’Ancien Testament, on retrouvera l’eau liée à l’expérience fondatrice d’Israël, celle du Dieu de l’Exode, du Dieu qui délivre son peuple (étapes 1 et 5) et qui en prend soin jour après jour (étape 2).
– Mais l’eau est aussi celle qui purifie et guérit (étape 3). Bien plus, elle devient le symbole du Dieu qui fait vivre son peuple (étapes 4 et 6) et de la Loi qui l’instruit (étape 7).
– Dans le Nouveau Testament, les grandes eaux conservent leur aspect terrifiant (étape 8), mais avec Jésus, l’eau est surtout source de joie (étape 9), de guérison (étape 10) avant de devenir la révélation d’une vie nouvelle (étape 11), à laquelle l’Apocalypse donnera une dimension cosmique (étape 12).

Comme dans les dossiers précédents, les questions proposées ne sont nullement exclusives ; elles veulent être de simples pistes pour aider à lire ces textes et à s’en nourrir. Ceci vaut également et même davantage, pour ce qui est donné à l’intention des animateurs de groupes.

1.- Ex 13, 17 – 14, 31 : Le salut à travers la mer

Une expérience de salut à l’origine de la foi d’Israël : les eaux détruisent ceux qui sont opposés au dessein de Dieu, mais elles s’ouvrent pour laisser passer le peuple des sauvés.

1) Situer ce récit dans le livre de l’Exode : quelle place y tient le passage étudié ?
2) Lire Ex 14, 1-31 et travailler plus particulièrement sur Ex 14, 15-31.
3) Quel est l’apport de ce texte pour notre thème ?

Question 1

– Toute la première partie de l’Exode (Ex 11 – 15) est consacrée à la délivrance d’Egypte.
– Après avoir évoqué la situation du peuple en Egypte (Ex 1), nous avons la présentation de celui que Dieu a choisi pour sauver son peuple (Ex 2 – 6).
– Les chapitres 7 – 11 parlent surtout des obstacles pour cette libération (les plaies » d’Egypte présentées comme un duel entre le Seigneur et Pharaon).
– Ex 12, 1 – 13, 16 évoquent la Pâque qui prépare le récit de la sortie : Ex 13, 17 à 15, 21.
– Le passage étudié est une partie de ce récit de la sortie : cf. les titres donnés en BJ sur Ex 13, 17 ; 14, 1 ; 14, 5 ; 14, 15.

Question 2

– Lire la note BJ sur Ex 14, 15 (dans la dernière édition BJ, lire également celle donnée sur 13, 17) ; en TOB, voir note sur Ex 13, 17.
– Comment est présentée la situation du peuple en 14, 1-3 ? cf. aussi 14, 9.
– Qu’est-ce qui est dit du rôle de Moïse en Ex 14, 11-14 ?
– Qui agit en Ex 14, 15-31 ? Que fait le Seigneur ? Noter l’importance donnée à sa parole (v. 2-4 ; 15-18 ; 26). Pour « il endurcit le cœur de Pharaon », on pourrait traduire avec Cl. Wiener : il obscurcit l’intelligence. Remarquer aussi combien la gloire du Seigneur (v. 4. 17. 18) est centrale pour ce récit.
– Que fait Moïse ? Comment le salut est-il obtenu ? Quel est le résultat (v. 31) ?

Question 3

– Dans la situation évoquée (au v. 9 : Israël coincé entre la mer et la puissance des Egyptiens), le salut vient du côté où on l’attend le moins : à travers la mer !
– Sur ce que représente la mer dans la Bible, lire la note BJ sur Ap 21, 1.
– Dans les v. 16. 22. 29, le texte hébreu ne dit pas « à pied sec », mais « sur le sec », sur la terre séparée de l’eau ; comparer aussi notre récit avec Gn 1, 6-10 et Gn 7, 11 (et la note BJ) : la sortie d’Egypte se présente comme une nouvelle création. Comme lors du Déluge, les grandes eaux détruisent ceux qui s’opposent à Dieu (cf. Gn 7, 17-18).
– Sur l’allusion au baptême, voir la fin de la note BJ sur Ex 14, 15 et le renvoi à 1 Co 10, 1.

2.- Dt 8, 1 – 20 : L’eau de la roche la plus dure

Apprendre à reconnaître la fidélité du Seigneur et à recevoir de sa main tout ce qui nous est nécessaire pour la vie, telle est selon le Deutéronome l’expérience qu’Israël a pu faire autrefois au désert.

1) Qu’est-ce que le Deutéronome ? Comment se présente-t-il à nous ?
2) De quoi parle notre texte ? Sur quoi Moïse insiste-t-il dans ce passage ?
3) Comment ce texte met-il en valeur le don de l’eau ?

Question 1

– Le Deutéronome est le 5ème livre du Pentateuque ; le « 5ème livre de Moïse ».
– Il se présente comme un (trois) discours que Moïse adresse à tout le peuple au moment où celui-ci est sur le point d’entrer dans la Terre.
– Au terme des 40 années passées au désert, le peuple est maintenant arrivé dans les steppes de Moab, à l’est du Jourdain (Dt 1, 1-5 ; 4, 44-49 ; 28, 69).
– Moïse rappelle au peuple tout ce que le Seigneur a fait et il exhorte le peuple à répondre par la fidélité.
– Notre passage appartient au 2ème discours (Dt 4, 44 – 28, 68) qui enclave le Code deutéronomique qui sera donné en Dt 12 – 26 (Dt 12, 1 et la note BJ).

Question 2

– Sur ce 2ème discours de Moïse, voir la note BJ sur Dt 4, 44.
– Ce discours commence par le rappel de la théophanie de l’Horeb (Dt 5, 1-22) et le rôle particulier de Moïse (5, 23-31).
– Sur les chapitres 6-11, lire la note BJ sur Dt 5, 32 (titre).
– En Dt 8, l’auteur réfléchit sur l’expérience du désert et sa signification pour Israël, une expérience qu’il ne faut jamais oublier (8, 2. 11. 14.18).
– Relever tout ce que ce texte dit du désert (cf. la note sur Dt 8, 1) : sa durée, 40 ans d’épreuve (v. 2 et 16), d’éducation (v. 5-6) ; un temps où Israël a pu faire l’expérience de l’amour de Dieu, de sa fidélité (v. 3-4 ; 15-16).
– Le désert nous est présenté en contraste avec la Terre où le peuple va entrer : v. 7-10 ; cf. aussi Dt 11, 10-12 (cité en marge) ; un pays où Israël trouvera le bonheur s’il reste fidèle au Seigneur (v. 19).

Question 3

– Comme la manne (v. 3 et 16), le Seigneur a donné aussi au peuple l’eau nécessaire à sa vie pendant les 40 années du désert.
– Dt 8, 15 insiste sur ce don de l’eau : dans le désert redoutable, pays de la soif, pays sans eau, Dieu a fait jaillir pour son peuple l’eau de la roche la plus dure.
– Voir aussi les renvois à Ex 17, 1-7 et Nb 20, 1-13 + ; voir également les références marginales données en BJ sur Nb 20, 10-11.
– Notre texte parle également de l’abondance de l’eau que le peuple trouvera dans la Terre (v. 7) et de ses effets bénéfiques (v. 8-9a) ; cf. aussi Dt 11, 10-12 où il est fait comparaison entre la Terre et l’Egypte : dans la Terre, c’est le Seigneur qui arrose !

3.- 2 R 5, 1 – 19 : « Baigne-toi et tu seras purifié. »

La guérison de Naamân, le Syrien, est sans doute le miracle le plus connu du cycle d’Elisée. L’application qu’en fait Jésus à la synagogue de Nazareth nous invite à découvrir la richesse de ce récit.

1) Situer notre texte dans la Bible. Que savez-vous sur Elisée et sur le cycle des récits qui lui est consacré ?
2) De quoi nous parle ce chapitre ? Que nous apprend-il sur Dieu ? Comment nous est présenté Naamân ? Quel est son parcours ? Que vient faire ici Géhazi ?
3) Qu’est-ce qui guérit Naamân ? La Bible de Jérusalem nous donne en marge trois références au NT : quel éclairage ces textes nous donnent-ils ?

Question 1

– Avec les livres de Samuel, les deux livres des Rois nous conservent différentes traditions qui vont de l’origine de la monarchie à la ruine de Jérusalem et de Juda.
– Dans la Bible juive, cet ensemble appartient aux Prophètes antérieurs et il est marqué par de grandes figures prophétiques (spécialement Samuel ; Elie et Elisée ; Isaïe et Jérémie).
– Sur le cycle d’Elisée, lire la note TOB sur 2 R 4, 1 ; en BJ, on peut lire les notes sur 2 R 2, 1et 2, 19.
– Elisée tient une grande place dans les chapitres 2 – 8 de 2 R ; avec l’histoire de la Sunamite (2 R 4, 8-37 et 8, 1-8), le récit de Naamân est le plus développé.

Question 2

– Le récit de 2 R 5, 1-19 raconte la guérison d’un lépreux, Naamân, un Syrien, et sa conversion à la foi yahviste.
– Sur la lèpre dont il est question, voir en Lv 13, 1, les notes de BJ et TOB ; en TOB, on trouve aussi à cet endroit plusieurs références marginales dont celle de notre texte.
– Informé par la petite captive (v. 2-4), Naamân veut guérir et il prend les moyens humains pour cela : sa démarche auprès du roi, qui l’envoie chez le roi, et non chez le prophète ; les cadeaux pour accompagner sa demande (cf. en BJ la note sur 1 S 9, 8) ; il s’attend à une cérémonie de guérison (v. 11)
– Mais la guérison est obtenue d’une manière bien différente (v. 13-14).
– Guéri, Naamân fait un pas de plus : il reconnaît le Dieu d’Israël (v. 15 et la note) qu’il veut désormais adorer (v. 17).
– Comment comprendre la demande de Naaman (v. 18) et la réponse d’Elisée (v. 19) ?
– Les v. 20-27 du récit opposent le désintéressement d’Elisée et la droiture de Naamân, à la cupidité et aux mensonges de Géhazi, le serviteur du prophète.

Question 3

– L’eau du Jourdain ne vaut pas mieux que celle des fleuves de Damas (v. 12) ; c’est l’obéissance de Naamân – sur le conseil de ses serviteurs – qui obtient la guérison.
– La référence à Mt 3, 13-15p nous rappelle le baptême de Jésus ; voir la note sur Mt 3, 5.
– Lc 4, 27 (avec la flèche) nous signale la relecture que Jésus fait de notre texte : le païen Naamân a su reconnaître la Parole de Dieu dans celle d’un prophète.
– En Jn 9, 7, l’aveugle est guéri en se lavant sur l’ordre de Jésus, comme Naamân obéissant à Elisée.

4. – Jr 2, 1 – 19 : « …moi, la source d’eau vive. »

Comme bien d’autres prophètes, Jérémie doit dénoncer le péché de son peuple : Israël, qui avait choisi le Seigneur lors de l’alliance, s’est tourné vers d’autres dieux pour rechercher son bonheur et sa sécurité. Une telle attitude ne peut être que suicidaire.

1) Qui est Jérémie ? Que savons-nous de lui et des événements qui ont marqué son ministère ?
2) Comment pourrait-on diviser notre texte ? Qu’est-ce que le Seigneur a fait pour Israël ? Quelles sont les fautes que le prophète dénonce ici ?
3) Comment ce texte parle-t-il de l’eau ?

Question 1

– Jérémie est issu d’une famille sacerdotale d’Anatôt (Jr 1,1) ; il est appelé à être prophète alors qu’il est encore jeune (Jr 1, 6 et note TOB).
– Son ministère sous le règne de Josias et s’étend jusqu’à la destruction de Jérusalem et même un peu après. Il couvre donc les années les plus sombres du royaume de Juda (la mort de Josias, la 1ère prise de Jérusalem et la déportation qui l’accompagne (2 R 24), puis la 2ème (2 R 25).
– Sur Jérémie, voir encore l’introduction dans votre Bible.

Question 2

– Jr 2 parle de l’apostasie d’Israël (cf. note BJ sur 2, 1, titre). Ce chapitre contient sans doute des oracles différents sur ce même thème. Certains proposent de séparer les v. 2-3 + 14-19 (où Israël est interpellé en « tu ») et les v. 4-13 (avec « vous »).
– Voir aussi la division et les sous-titres donnés en TOB.
– Dans les v. 2-3, le Seigneur rappelle le temps du désert (cf. la note TOB sur v. 2 ; en BJ, voir celle donnée sur Os 2, 16-17, citée en marge) où à la fidélité du peuple répondait la protection et la bénédiction de son Dieu. Israël était la part choisie, les prémices (cf. note TOB sur v. 3 ; en BJ, le renvoi à Ex 19, 6 +, indiqué en marge).
– Les v. 14-19 évoquent les malheurs actuels du peuple et la question est posée : n’est-ce pas pour avoir abandonné le Seigneur ? (v. 17 ; cf. v. 19)
– Dans les v. 4-13, le Seigneur fait le procès de son peuple (cf. 2x : plaider : v. 9). Voir la note TOB sur le v. 4 (titre) ; en BJ, voir Mi 6, 1 et la note.
– Suivre le déroulement du procès : l’interrogation (v. 5), puis le rappel de ce que le Seigneur a fait (v. 6-7), des fautes des responsables du peuple (v.8). La mise en lumière de l’énormité de la faute (jamais vue ailleurs : v. 10 et notes BJ et TOB) est condensée dans l’image du v. 13.

Question 3

– Dans les v. 6-7 : l’opposition entre le désert aride (où Dieu a pourtant donné à son peuple ce qui lui était nécessaire) et la Terre : un pays de verger.
– Une source d’eau vive est un don de Dieu sans pareil dans ces pays : cf. en marge Jn 4, 1.
– Comparée à l’eau des citernes et encore… faut-il en trouver (citernes lézardées).
– Sur le recours aux fleuves d’Egypte ou d’Assyrie, voir les notes de BJ et TOB sur v. 18. Cf. encore en BJ le renvoi à Is 30, 1-3 (marge).

5. – Is 43, 1 – 7 et 16 – 21 : « Je vais faire une chose nouvelle… »

La foi en Dieu ne concerne pas seulement ce qu’il a fait dans le passé. Dieu est toujours vivant et il reste fidèle à l’engament qu’il a pris envers son peuple. C’est sur cette certitude que le prophète de l’exil peut annoncer à ses frères le retour de l’exil.

1) Que savons-nous sur ce prophète et sur les événements qui ont marqué son ministère ?
2) Qu’est-ce que les v. 1-7 nous apprennent au sujet du Seigneur ? Qu’est-ce qui est nouveau dans les v. 16-21 ?
3) Comment apparaît ici le thème de l’eau ?

Question 1

– Is 40-55 est l’œuvre d’un prophète anonyme, qui s’inscrit dans la tradition du prophète Isaïe, qui au 8ème siècle soulignait la grandeur et la sainteté du Seigneur.
– Avec les ch. 40-55, nous nous trouvons à la période de l’Exil : le roi et une partie du peuple sont déportés à Babylone, le Temple de Jérusalem est détruit, ainsi que la ville.
– Les oracles pourraient être placés entre le début des victoires de Cyrus (550) et son entrée à Babylone, où il promulgue l’Edit du retour (538).
– Le prophète annonce le pardon de Dieu (cf. Is 40, 1-2) et la fin de l’exil : le Seigneur va sauver son peuple, comme il l’avait fait autrefois (Is 40, 3 et la note BJ).

Question 2

– Relever tous les verbes dont le Seigneur est le sujet ; certains sont au présent, d’autres au passé, d’autres encore au futur.
– Expliquer les termes les plus importants : créer / modeler (cf. la note TOB sur Gn 1, 1) ; racheter (cf. la note BJ sur 41, 14 cité en marge) ; cf. encore l’expression : je serai avec toi.
– Remarquer aussi tout ce qui se rapporte à l’élection d’Israël (v. 1.3.4.6.7)
– Dans les v. 16-17 nous avons le rappel de l’Exode (cf. en marge de BJ : Ex 14, 21-29 et Is 40, 4 ainsi que la note sur ce verset).
– Dans les v. 19b-20, c’est l’annonce du retour de l’Exil.
– Remarquer la force de l’affirmation qui se trouve au centre de ce passage (v. 18-19a) : devant ce que Dieu va faire, Israël peut oublier ce qu’Il a fait dans le passé !

Question 3

– On trouve, au v. 2, les eaux (avec le feu) comme danger pour Israël ; cf. Ps 66, 12 et les références de BJ données en marge de verset.
– Au v. 16, il s’agit des eaux de la mer, dans lesquelles Dieu a fait un chemin pour son peuple, mais qui ont détruits les ennemis (v. 17)
– Au v. 20, il s’agit de l’eau que Dieu donnera sur le chemin du retour et qui rappelle les merveilles de l’Exode (cf. Ex 17, 1-7 ; voir aussi Is 35, 6-7 (lire la note sur 35, 1, titre)
– Dans le 2ème Is, on trouve encore d’autres passages sur l’eau : cf. par ex. 41, 17-18 et note BJ ; 44, 3-4 ; 48, 21 ; 55, 1.

6. – Ez 47, 1 – 12 : L’eau qui sort du Temple

Si les grandes eaux peuvent représenter un danger, l’eau est avant tout un symbole de vie. Ceux qui habitent des contrées à la limite du désert le savent bien. Pour Ezéchiel, l’eau est le symbole de la présence vivifiante du Seigneur au milieu de son peuple.

1) Qui est Ezéchiel ? Que savons-nous de son temps, de son message ?
2) Situer notre texte dans le livre d’Ez : que contient ce passage d’Ez ? Comment peut-on le diviser ?
3) Comment Ez parle-t-il ici de l’eau ? Qu’apporte-t-elle au peuple ?

Question 1

– Sur Ezéchiel, voir Ez 1, 1-3 ; cf. aussi les introductions de vos Bibles.
– Il fait sans doute partie du clergé du Temple de Jérusalem déporté en 598 (cf. 2 R 24, 14) ; il se trouve parmi les déportés à Babylone.
– Son ministère s’étend de 593/2 (la 5ème année de Joiakîn : Ez 1, 2) à 571 (le dernier oracle daté : Ez 29, 17).
– Les événements qui marquent sa vie : la prise de Jérusalem et la déportation en 598 ; la 2ème prise de Jérusalem en 587 avec la destruction de la ville et d Temple ainsi que la déportation qui suivit.
– Ezéchiel est surtout un visionnaire (cf. introduction) ; ses visions lui sont ensuite expliquées (Ez 40, 3 et la note BJ).

Question 2

– Note passage appartient à la « Torah d’Ezéchiel » : Ez 40 – 48 ; lire la note BJ sur Ez 40 (titre).
– Lire aussi la note TOB sur Ez 40, qui distingue Ez 40, 1 à 43, 12 et la suite de cet ensemble.
– On peut diviser notre passage en deux : la vision (v. 1-8) et l’explication donnée par l’ange (v. 9-12).
– Le prophète voit une eau qui sort du Temple, qui devient de plus en plus abondante ; cette eau descend vers la mer Morte qu’elle régénère (poissons) ; sur le sel (v. 11), cf. la note TOB.
– Les arbres qui ont poussé rapidement et en nombre (v. 7) sont d’une grande variété et ils produisent chaque mois, nourriture et remède (v. 12).

Question 3

– Sur l’eau liée au Temple et à la présence du Seigneur, voir déjà Is 43, 2.
– Cette eau, bien loin de se perdre dans l’aridité de la vallée de la Araba (v. 8) augmente, à mesure qu’elle parcourt la vallée (v. 3-5) ; elle redonne vie à la mer Morte où désormais les poissons seront aussi abondants que dans la Méditerranée (v. 10).
– L’eau sortie du Temple change le désert en Eden (v. 7 et 12).
– Sur les relectures AT de ce passage d’Ez, voir Jl 4, 18 ; Za 13, 1 et 14, 8 ainsi que les notes sur ces passages.

7. – Si 24, 23 – 34 : La sagesse comme une eau vivifiante

La Bible associe souvent l’eau et la vie : depuis la source qui jaillit dans le jardin du paradis jusqu’à celle de l’Apocalypse. Mais si l’homme ne vit pas seulement de pain, il ne vit pas, non plus, seulement d’eau : il a besoin de la sagesse donnée par le Seigneur.

1) Que savez-vous de l’Ecclésiastique ou Siracide : à quel milieu appartient-il ? A quelle époque a-t-il vécu ?
2) Situer notre passage dans Si 24. Que contiennent ces versets ? Sur quoi l’auteur veut-il insister ?
3) Comment nous parle-t-il de l’eau ?

Question 1

– Le Siracide appartient à la Bible grecque ; il est un des livres deutéro-canoniques de la Bible chrétienne.
– Ce livre a été composé en hébreu vers 10 avant J.-C. et traduit en grec vers 132, par le petit-fils de l’auteur : cf. prologue v. 7-12 et 27-30,
– Le Siracide fait partie des livres sapientiaux ; comme les autres livres de sagesse, il s’intéresse aux différents problèmes humains, qu’il aborde sans ordre précis.
– Cependant le chapitre 24, placé au cœur du livre, est tout entier consacré à un discours de la Sagesse : cf. la note BJ sur le titre.

Question 2

– Lire tout le chapitre 24 ; lire aussi la note BJ et TOB sur le titre de ce chapitre.
– Après une brève introduction (v. 1-2), la Sagesse prend la parole (v. 3-22) ; dans la suite, c’est le Siracide qui parle et dit ce qu’est pour lui la Sagesse (v. 23-29) ; il termine en nous partageant son expérience (v. 30-34).
– Cf. aussi la note de BJ sur 24, 23 (titre) et les références marginales de BJ.
– Dans le v. 23, il fait l’application du discours de la Sagesse à la LOI de Moïse, c’est-à-dire, pour lui, à toute la Révélation donnée par Dieu à Israël.
– Quels sont les fleuves dont parlent les v. 25-27 ? Où les trouve-t-on dans la Bible ? Cf. la note BJ sur v. 25. Noter ce que l’auteur dit à leur propos

Question 3

– Pour l’auteur, la LOI donnée à Israël (v. 23) peut être comparée aux quatre grands fleuves du Paradis (Gn 2, 10-14), qui arrosent toute la terre (Gn 2, 6), ainsi qu’au Nil et au Jourdain, qui sont liés, pour lui, à l’histoire de l’Exode.
– Dans les v. 25-27, noter les trois termes (sagesse, intelligence, discipline) et la mention des fruits, de la moisson, des vendanges : que veut-il exprimer par là ?
– Dans les v. 30-31, il parle de son désir de cette eau ; il se compare à un canal, issus d’un fleuve, pour arroser un jardin. Cf. la référence marginale à Is 58, 11.
– Mais cette eau lui apporte bien plus qu’il pensait (v. 31b) ; ayant lui-même accueilli cette eau, il peut en faire bénéficier d’autres (v. 32-34).
– Cette sagesse le fait vivre et il veut la transmettre aux générations futures.

8. – Mc 4, 35 – 41 et p : « Même le vent et la mer lui obéissent ! »

Le lac de Galilée tient une place importante dans les Evangiles. Ce lac parfois dangereux (cf. la note TOB sur Mc 4, 37) devient, pour les Evangélistes, le lieu de la révélation de Jésus et de sa puissance sur les forces du mal.

1) Dans quel cadre Mc rapporte-t-il ce miracle de Jésus ? Sur quoi Mc met-il l’accent ?
2) Compare le récit de Mc avec ceux de Lc et de Mt : expliquer les différences que vous pouvez noter.
3) Quel enseignement pour notre thème ?

Question 1

– Ce récit est rattaché à la journée des paraboles (cf. 4, 1 et 4, 35). Après avoir parlé des paraboles, (4, 2-34), l’Evangéliste raconte 4 miracles (4, 35 – 5, 43).
– Lire la note TOB sur Mc 4, 35 : après l’enseignement en paraboles aux foules (4, 33), Jésus se révèle davantage aux disciples.
– Jésus veut passer sur l’autre rive (v. 35) ; dans les v. 37-38, la tempête et le sommeil de Jésus ; au v. 39, Jésus menace le vent et la mer (cf. la note TOB) et « il se fit un grand calme » ; au v. 41 : la réaction des disciples (cf. note TOB) ; ils progressent dans leur connaissance de Jésus.
– Comparer ce récit avec MC 1, 25-27 ; ici en ajoutant le v. 40, Mc transforme le récit de miracle en enseignement : même quand Jésus paraît dormir, sa présence est plus forte que la mer et le vent (voir note TOB sur v. 41).

Question 2

– Le texte de Lc est assez proche de celui de Mc, mais n’a pas le même lien avec la journée des paraboles : v. 22 : or, un jour il monta en barque… ; Lc note que Jésus veut aller en pays païen (8, 22 et note TOB). Noter la place donnée aux disciples.
– Sur la parole des disciples (v. 24), lire la note TOB ; le reproche de Jésus aux disciples est moins dur qu’en Mc : 8, 25 et note TOB.
– Chez Mt, ce récit est placé dans le groupement de 10 miracles (Mt 8-9) qui suit le Sermon sur la montagne (Mt 5-7) : l’Evangéliste présente ainsi Jésus dans sa parole et dans ses actes. Le récit (sans les détails de Mc) est plus hiératique.
– Noter le lien entre ces récits de miracles et l’intérêt porté aux disciples (v. 24 et note TOB : avant le groupement de 8, 23 à 9, 8, Mt place les v. 8, 18-22 ; cf. aussi après Mt 9, 8, l’appel de Matthieu.
– Dans le récit de Mt, c’est Jésus qui a l’initiative (8, 23 et note TOB) ; la tempête devient un séisme (v. 24 et note TOB) ; noter l’appel des disciples (v. 25) et la réponse de Jésus (v. 26a et note TOB). Remarquer aussi le début du v. 27 (cf. note TOB).

Question 3

– Nous retrouvons ici l’aspect menaçant des (grandes) eaux, comme en Ex 14.
– Sur la signification de la mer dans la Bible, lire la note de BJ sur Ap 21, 1.
– Dans le groupement de Mc 4, 35 – 5, 43, Jésus nous est présenté comme plus fort que la mer, que les démons et que la mort.
– Le sommeil de Jésus dans la tempête exprime ce que les croyants peuvent ressentir dans leurs difficultés. Mais Jésus est vivant et il est plus fort que le vent et la mer.

9. – Jn 2, 1 – 11 : « … l’eau devenue du vin. »

L’épisode des noces de Cana est bien connu, mais qui a perçu toute la richesse de ce texte de Jn. Pour l’Evangéliste, ce n’est pas seulement le récit anecdotique d’un miracle de Jésus ; c’est le « commencement des signes » qui révèlent le mystère de Jésus.

1) Dans quel cadre, l’Evangéliste raconte-t-il le miracle de Cana ? Quelle importance lui reconnaît-il ?
2) En quoi consiste ce miracle ? Que signifie-t-il pour l’Evangéliste ?
3) Quel lien ce texte a-t-il avec notre thème ?

Question 1

– Noter le lien avec ce qui précède (2, 1 et notes BJ et TOB) : le troisième jour achève la semaine de la première manifestation de Jésus (Jn 1, 19. 29. 35. 43).
– Jésus, reconnu par Jean comme celui qui baptisera dans l’Esprit Saint (1, 33), a réuni ses premiers disciples et participe avec eux à une noce. Son premier « signe » est pour donner du vin en abondance.
– Ce signe révèle Jésus à ses disciples (v. 11 et les références marginales de BJ et TOB) ; c’est le commencement des signes ; le début de la réalisation de la parole dite en Jn 1, 50-51.

Question 2

– A première lecture, il pourrait s’agir d’un miracle de Jésus pour venir en aide à une jeune couple à qui le vin vient à manquer pendant la célébration des noces. Alerté par sa mère, Jésus leur procure (en abondance) le vin nécessaire.
– Mais pour Jn, ce récit est avant tout symbolique : le troisième jour dans la Bible est souvent le jour d’une manifestation divine (cf. Ex 19, 16 ; 1 Co 15, 4) ; l’heure (v. 4 et notes BJ et TOB) ; le thème des noces (cf. Os 2, 21 et note BJ) ; le vin de la fête
– L’Evangéliste n’insiste pas sur le merveilleux, mais sur la signification : en donnant en abondance (cf. note TOB sur v. 6) le bon vin, Jésus inaugure l’alliance nouvelle.
– Cf. encore : l’eau puisée dans des jarres qui servaient aux purifications des Juifs (v. 6).
– C’est le commencement (comme le traduit bien la TOB) des signes : Jésus manifeste sa gloire (cf. Ex 24, 18 et note BJ) à ses disciples. La pleine manifestation de sa gloire aura lieu à la croix (cf. Jn 12, 28 et les références de BJ). Noter aussi la présence de la mère de Jésus, ici et en Jn 19, 25-27.

Question 3

– Dans l’AT, l’eau signifiait la vie que Dieu donne à son peuple (Jr, 2, 13), qu’il donne par sa Parole, la Loi (Si 24, 23ss).
– Avec Jésus le don de Dieu acquiert sa plénitude : l’eau devenue du vin permet la célébration des noces de Dieu avec l’humanité et révèle la dimension du dessein de Dieu. « Le vin produit n’est pas surajouté à l’eau, il est l’eau devenue du vin. De même le Nouveau Testament ne supplante pas ce que l’on appelle improprement l’Ancien Testament. Il est, de par la parole de Jésus, le Testament de Dieu devenu nouveau. » (X. LEON-DUFOUR)

10. – Jn 9, 1 – 41 : « Je me suis lavé et je vois. »

La guérison d’un aveugle-né, à la piscine de Siloé, tient une place importante dans l’Evangile de Jn. En ouvrant les yeux de l’infirme à la lumière, Jésus se révèle et il invite ceux qui sont témoins de ce signe à accueillir le salut qu’il apporte.

1) Quelle place l’Evangéliste a-t-il donné à ce récit ? Sur quoi veut-il insister ?
2) Que contient ce récit ? Qui sont les personnages qui interviennent Comment réagissent-ils ?
3) Que pouvons-nous tirer de ce texte de Jn pour notre thème ?

Question 1

– Parmi les sept « signes » que Jn a retenus dans son Evangile (cf. Jn 20, 30-31), celui-ci est le sixième, juste avant le « signe » de la résurrection de Lazare (Jn 11), qui termine le Livre des Signes (Jn 1 – 12)
– Jn parle d’un aveugle de naissance : quelle signification cela peut-il avoir ?
– Pourtant Jn n’insiste pas sur le miracle lui-même, raconté en deux versets (v. 6-7), mais sur les conséquences que ce signe entraîne.
– Comme en d’autres miracles de Jn, c’est Jésus qui prend l’initiative : il voit l’aveugle, il crache et fait de la boue, il dit… ; mais ici, comme en Jn 5, 1-15, Jésus n’apparaît qu’au début et à la fin.

Question 2

– Après la guérison de l’infirme, le texte nous montre plusieurs réactions : celle des voisins (v. 8-12) ; puis une 1ère rencontre avec les Pharisiens (v. 13-17) et leurs questions (comment ? que dis-tu de lui ?) ; les questions des Pharisiens aux parents (v. 18-23) ; le 2ème interrogatoire de l’aveugle (v. 24-34) : être disciple de Moïse ou de Jésus ? ; enfin la rencontre avec Jésus et la foi de l’aveugle (v. 35-38)
– Noter le cheminement de l’aveugle : au début, il est purement passif (v. 1ss) ; il obéit à l’ordre donné par Jésus (v. 6) ; face aux attaques, il prend le parti de celui qui l’a guéri et découvre ainsi peu à peu qui est Jésus.
– Les Pharisiens sont divisés entre l’importance accordée au sabbat (v. 14 et note BJ et TOB) et le prodige opéré par Jésus. Sur le sens du mot « Juif » (v. 18), cf. les notes BJ et TOB sur Jn 1, 19.

Question 3

– Noter les répétitions des mots : se laver …voir (v. 7b. 11. 15) ; cf. aussi la mention de Siloé et l’explication (v. 7 et note TOB).
– BJ donne en marge Is 8, 6 : lire ce passage et la note BJ sur 8, 5 (titre).
– Dans la TOB, on nous donne en marge la référence à 2 R 5, 10 : quel lien voyez-vous entre ces deux textes ? (l’eau du Jourdain purifie Naamân de sa lèpre ; ici l’eau de Siloé (de l’Envoyé) rend la vue à un aveugle de naissance).
– Relire la fin de la note TOB sur le v. 7. Voir aussi la note BJ sur 9, 32.

11. 1 P 3, 13 – 4, 6 : « huit personnes furent sauvés à travers l’eau »

La Première Lettre de Pierre offre un très riche aperçu sur la prédication chrétienne à la fin du 1er siècle. Dans le paragraphe que nous étudions, nous sont conservés plusieurs éléments qui trouveront leur place dans le Symbole des Apôtres.

1) Situer ce passage dans la Lettre. Comment pourrait-on diviser notre texte ?
2) Travailler sur 1 P 3, 18-22 : de quoi parlent les v. 18 et 22 ? Expliquer les v. 19-21 : que contiennent ces versets ?
3) Que peut tirer de ce texte pour notre thème ?

Question 1

– Sur la Première Lettre de Pierre, lire les introductions de vos Bible; lire également le début de la Lettre : 1 P 1, 1-2 et les notes de BJ et TOB sur ces versets.
– Pour certains (par ex. pour la TOB : voir introduction), notre passage fait partie de la troisième série d’exhortations, qui s’étend de 1 P 3, 13 à 4, 11.
– BJ et TOB divisent notre passage en trois parties : 3, 13-17; 3, 18-22 et 4, 1-6. Comparer les sous-titres que donnent la BJ et la TOB; proposer d’autres titres pour ces différentes sections.
– Lire la note BJ sur 3, 18 (titre).

Question 2

– Lire les v. 18 et 22 : ces versets nous apparaissent comme des fragments de confession de foi primitive.
– Pour le v. 18, lire les références données en marge par BJ, spécialement celles de Rm 5, 6 et 6, 10 (où se trouve un renvoi à He 7, 27 +). Voir également la référence indiquée à Rm 1, 3-4 + et celle sur Ac 3, 14 +.
– Sur le v. 22, BJ donne en marge Ac 2, 33 + : lire Ac 2, 32-36 et la note indiquées sur le v. 33.
– Le texte et la note sur Col 2, 15 + peuvent compléter ce qui est donné ici, en note sur le v. 22.
– Dans les v. 19-21, il est question de la «descente aux enfers » : voir la note BJ sur le v. 19. Lire également les notes données en TOB sur ce verset.
– Comment comprenez-vous cet article de foi du Credo (il est descendu aux enfers) ?
– C’est à propos de cette « descente aux enfers » que l’auteur parle des contemporains de Noé (v. 20-21) et qu’il fait référence au baptême : lire les notes de BJ sur le v. 21.

Question 3

– Le début du v. 21 parle d' »antitype » (cf. la note de BJ) : pour comprendre la signification de ce terme, la note nous invite à lire 1 Co 1, 6 et la note qui s’y rapporte.
– Le salut de Noé (sauvé jadis dans l’arche, à travers l’eau qui détruit le monde pécheur), est pour l’auteur de cette Lettre le « type » du salut que Dieu réalise maintenant à travers le baptême chrétien (l’antitype).
– Sur le rite du baptême chrétien auquel le texte fait référence, voir Rm 6, 4 + (cité en marge dans BJ).
– Pour la signification du nombre huit (v. 20), lire 2 P 2, 5 et la note donnée en TOB sur ce verset.

12. – Ap 21, 1 – 22,5 : L’ange me montra le fleuve de Vie

Notre étude est une page célèbre de la Bible, une page qui clôt l’Apocalypse et en même temps toute la Bible ! En contraste avec Babylone, symbole de la cité du mal (cf. Ap 17-18), la Jérusalem nouvelle n’est pas une réalisation humaine ; elle vient de Dieu.

1) Situer notre texte. Que contient ce passage biblique ?
2) Quelles sont les trois visions que nous donne l’Apocalypse pour évoquer le monde nouveau ?
3) Relever dans ce texte tout ce qui peut se rapporter à notre thème.

Question 1

– Dans la division proposée par la BJ, notre texte forme la fin de la seconde partie du livre (Ap 4-22) ; cette partie est subdivisée en 4 sections : Ap 4-16 ; 17,1 – 19, 10 ; 19, 11 – 20, 15 et enfin 22, 1 – 22, 15.
– Voir le découpage, un peu différent dans TOB (Introduction) : après la partie prophétiques (les Lettres : Ap 2-3), vient la partie proprement apocalyptique : Ap 4-5 ; puis Ap 6-11 (les préludes) ; ensuite la grande confrontation (Ap 12, 1 – 20, 15) et enfin l’accomplissement et la manifestation finale (Ap 21, 1 – 22, 5).
– Pour évoquer la manifestation finale l’auteur mentionne trois visions : 21, 2-8 ; 21, 9-27 ; 22, 1-5. Sur la signification de la nouveauté, voir la note TOB en Ap 2, 17.

Question 2

– Sur tout ce passage, lire la note BJ sur 21, 1 (titre).
– La 1ère vision est celle de Jérusalem comme une jeune mariée : cf. Ap 19, 7-8 et note BJ qui renvoie à Os 1, 2 + ; lire aussi les notes de BJ sur Ap 21, 2 et 3.
– Cette 1ère vision souligne la « dimension humaine et relationnelle de la Jérusalem nouvelle » (J.-P.Prévost).
– La 2ème vision s’inspire surtout d’Ez 40-48. Mais ici la cité nouvelle est en tous points parfaite (cf. les notes BJ sur les v. 14 et 19) et elle remplace le Temple (v. 22 et note BJ).
– La 3ème vision est inspirée par Ez 47, 1-12 : la nouvelle Jérusalem est un jardin de vie qui rappelle celui de l’Eden (cf. les notes TOB sur 22, 1 et 2).

Question 3

– Le thème de l’eau est particulièrement présent dans la 3ème vision (cf. la note BJ sur 22, 1 et les renvois à Jn 4, 1 + et Jn 7, 37-39.
– Comme dans Ez 47, cette eau est à l’origine d’une fécondité extraordinaire.
– Notre texte évoque également un autre aspect du thème : les grandes eaux, la mer, symbole du mal : 21, 1 et la note de BJ.
– On trouve encore l’eau en Ap 21, 6 (cf. la note BJ et les références marginales à Is 55, 1 et Ap 22, 17.

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DE L’ANCIENNE A LA NOUVELLE ALLIANCE

peupleL’alliance est une notion centrale de l’Histoire du salut : nous parlons de l’ancien et du nouveau Testament, de l’ancienne et de la nouvelle Alliance.
Mais comment et pourquoi, le peuple d’Israël en est-il arrivé à exprimer sa relation avec Dieu en termes d’alliance ? Quelle signification avait alors pour eux ce mot d’alliance ? A-t-il encore pour nous aujourd’hui la même signification ? Voilà quelques unes des questions que nous devons nous poser pour entrer dans le sujet.

Une alliance pour nous

Que signifie pour nous le mot d’alliance ? En ouvrant un journal, nous pouvons trouver ce mot dans des expressions comme “alliance atlantique”, “alliance électorale”, “parenté par alliance ” etc.
Pour nous, le mot alliance signifie un lien, mais combien fragile et souvent de peu de durée. On entre dans une alliance et on en sort; un parent “par alliance” est pour nous un parent de “deuxième catégorie”, un “rapporté” comme on le dit en certains lieux …
Or la Bible nous apprend que Dieu fait alliance avec nous. Le fait-il en donnant à ce terme le sens que nous lui donnons aujourd’hui dans notre culture occidentale ? Si tel devait être le cas, que pourrions-nous attendre d’une telle alliance ?

… et pour les gens de la Bible

Mais dans le monde où la révélation de Dieu s’est déroulée, le mot “alliance” avait une valeur bien plus grande; il exprimait quelque chose d’essentiel, de vital; ce mot désignait un engagement qui, une fois conclu, devait durer toujours.
Par un rite d’alliance, deux individus ou deux groupes humains vont créer entre eux un lien aussi solide et aussi durable que celui du sang qui unit naturellement tous les membres d’une même famille ou d’un même clan.

C’est en partant de cette réalité, qui appartenait à la vie quotidienne des ancêtres d’Israël, que Dieu va révéler son dessein de salut pour l’humanité. Ainsi en parlant de l’alliance que Dieu a conclue avec eux, le peuple de la Bible veut signifier un engagement profond et indestructible que Dieu a pris à l’égard de leurs pères et qui dure toujours.

Notre étude

Ce dossier propose un parcours pour suivre l’évolution de ce thème dans l’Ancien et le Nouveau Testament.

Nous commencerons par un texte où il est question d’une alliance entre hommes (1), puis nous aborderons les textes qui parlent de l’alliance que le Seigneur a proposée (2-3) puis conclue avec Israël lors de la libération d’Égypte (4).

A partir de là, nous verrons comment cette alliance a été vécue dans l’histoire du peuple (5-6-7-8).

En méditant sur ses origines, Israël en est venu à parler d’une alliance remontant jusqu’à Abraham et même jusqu’à Noé (9-10). Où fallait-il placer ces deux études ? Nous les avons mises en conclusion de l’Ancien Testament, mais on pourrait faire le choix de les étudier dans l’ordre où nous les lisons dans la Bible.

Avec Jésus, avec sa mort et sa Résurrection, l’alliance ancienne trouve son accomplissement. C’est ce qu’expriment en particulier les textes qui relatent l’Institution eucharistique (11-12). Mais c’est aussi ce que la Lettre aux Hébreux souligne avec force (13).

Enfin la dernière grande vision de l’Apocalypse (14) veut nous inviter à contempler dans la Jérusalem qui descend du ciel l’accomplissement dernier et définitif de ce dessein de Dieu que l’alliance d’autrefois avait ébauché.

* * * * * *

Pour un parcours réduit, on pourrait prendre les études suivantes :

2. (3.) 4. (6.) 7. 9. 11. 13 (14.)

1. – Gn 26, 26-33 : l’alliance entre Isaac et Abimélek

Dans le monde où la Bible a vu le jour conclure une alliance était un geste important et sacré; c’était prendre un engagement visant à garantir la paix entre deux individus ou deux groupes humains.

1) Lire ce passage et le situer dans son contexte. Le découpage proposé par la BJ se
justifie-t-il ? oui ? non ? pourquoi ?
2) Étudier Gn 26, 26-33 : quel est le sens général de ce passage ? proposer une division
de ce texte.
3) Pourquoi est-il ici question d’alliance ? Qui fait alliance ? Pourquoi ? Comment ?

Question 1

• Ce passage appartient à l’histoire d’Isaac et de Jacob (Gn 25, 19 – 37, 1) et plus spécialement à l’histoire d’Isaac (voir la note de BJ sur Gn 26, 1 +).
• Gn 26 est composé de 3 épisodes (26, 1 – 14; 15 – 25; 36 – 33) qui ont leurs parallèles dans l’histoire d’Abraham (cf Gn 26, 1 + ainsi que les indications données en marge par BJ sur les trois titres). Noter cependant que le parallèle entre Gn 26, 15 – 25 et Gn 21, 25 – 31 est assez faible.
• La TOB divise Gn 26 en deux parties : v. 1 – 14a (Isaac et Abimélek) et 14b – 33 (contestation et alliance). Effectivement depuis le v. 15, il est question de puits et des contestations qui en résultent.

Question 2

• Gn 26, 26-33 : l’alliance de Bersabée. Abimélek, le roi, recherche l’alliance avec Isaac, le béni de YHWH (cf. v. 29; cf. v. 28).
• On pourrait diviser ce passage en 4 : l’arrivée d’Abimélek et de ses compagnons chez Isaac (v. 26-27); la demande d’alliance (v. 28-29); la conclusion (v. 30-31); le “puits du serment” (v. 32-33).
• Relever les éléments qui relie ce passage à ce qui précède (v. 14b-25).

Question 3

• Il y a une situation de conflit entre Isaac (et son groupe) et Abimélek et les Philistins, au sujet des puits (v. 15-25). Isaac a été chassé (v. 16 et 27) et il est monté à Bersabée (v. 23).
• Abimélek vient demander une alliance (v. 28) par ce qu’il reconnaît qu’Isaac est un homme“béni du Seigneur” (v. 28 et 29)
• Faire une alliance, c’est créer, par un rite, une communauté de vie semblable à celle qui est donnée naturellement par le sang. C’est construire la paix (shalôm). C’est prendre un engagement pour toujours, pour soi et sa descendance.
• Le rite de l’alliance est ici un repas partagé “ils mangèrent et ils burent” (v. 30) ainsi que le serment mutuel (v. 31).
• Cf. encore le nom donné au puits (v. 32-33) et qui garde le souvenir de l’engagement qui a été pris. Sur ce nom, voir la note BJ sur v. 33.

2. – Ex 19, 3-8 : Dieu propose une alliance

C’est en partant de cette réalité humaine de l’alliance qu’Israël va exprimer le lien qui le rattache au Seigneur. Mais ici, l’alliance n’est pas conclue entre égaux : toute l’initiative vient du Seigneur.

1) Qu’est-ce que le mot “alliance” évoque dans notre langage habituel ? Citez quelques
expressions contenant le mot “alliance” que vous aurez pu trouver dans votre journal.
2) Lire Ex 19, 1-25 et situer ce passage dans le livre de l’Exode. Relever les idées prin-
cipales de ce chapitre.
3) Travailler sur Ex 19, 3-8 : comment ce passage est-il construit ? Qui est le personnage
le plus important ? Pourquoi ?

Question 1

• Pour nous une alliance est un engagement, plus ou moins stable, entre des personnes ou des groupes.
• On parle d’alliance politique, d’alliance économique, d’alliance militaire, d’alliance électorale …
• On parle aussi de parenté par alliance par distinction avec la parenté de sang.
• Pour la Bible, une alliance est un engagement pour toujours; un lien comparable à celui du sang : désormais ceux qui ont fait alliance sont des frères.

Question 2

• Le livre de l’Exode comprend deux grands thèmes : la sortie d’Égypte (Ex 1 – 15) et l’alliance (Ex 19 – 44); entre les deux, on trouve un thème mineur : les étapes au désert entre la Mer et la montagne du Sinaï (15, 22 – 18, 27).
• Avec le ch 19 commence le récit de l’alliance qui est le but “théologique” de la sortie d’Égypte : faire passer Israël “de la servitude au Service”.
• En Ex 19, 3ss, Dieu propose à Israël de faire alliance; à partir du v. 9, le peuple se prépare à rencontrer le Seigneur, qui va se manifester à lui (v. 16ss).
• Ce chapitre souligne la sainteté de Dieu : Dieu se manifeste sur la montagne, dans le feu et le tonnerre (spécialement v. 16ss); Israël doit se préparer (v. 10-11) et il doit respecter une distance (v. 12-13; v. 21-24).

Question 3

• Noter la place de Moïse, son rôle d’intermédiaire, entre Dieu et le peuple.
• remarquer la place importante donnée à la déclaration de Dieu (v. 3b – 6); détailler les éléments de cette déclaration : rappel du passé / choix proposé maintenant / promesse pour l’avenir.
• Les v. 5-6 soulignent la gratuité de l’élection et de l’alliance que Dieu propose ainsi que la liberté du peuple.
• Noter comment est mise en valeur la réponse unanime du peuple (v. 8) : tout le peuple … d’un commun accord … tout ce que le Seigneur a dit …
• C’est le peuple entier qui répond à la proposition du Seigneur; Moïse remplit le rôle d’un messager entre les parties qui vont contracter l’alliance.

3. – Ex 20, 1 – 21 : les clauses de l’alliance

L’alliance est un don gratuit de Dieu. Mais la communion de vie entre le Seigneur et Israël exige de la part du peuple un comportement digne de ce don.

1) Situer ce passage dans son contexte et montrer comment le contexte met en valeur les
“Dix Paroles”.
2) Certains proposent de diviser les v. 3 -17 en 3 groupes (v. 3-6; 7-12; 13-17) : pouvez-v
vous justifier une telle division ?
3) Quelle est l’importance du v. 2 ?

Question 1

• Notre passage se situe après la proposition faite par Dieu (Ex 19, 3-8) et avant la conclusion de l’alliance qui sera racontée en Ex 24, 1-11.
• Le peuple, qui s’est purifié (v. 11-15), se trouve au pied de la montagne où Moïse l’a conduit (v. 17); maintenant Dieu va lui parler (Ex 20, 1).
• Le récit qui encadre les “Dix Paroles” (Ex 20, 1 et 18-21) souligne l’importance particulière de ces Paroles; le peuple les reçoit directement de Dieu. Comparer avec la suite, le Code de l’alliance (Ex 20, 22-23), où Moïse sert d’intermédiaire entre Dieu et le peuple.

Question 2

• Lire les notes de BJ et de TOB sur Ex 20, 1 + et résumer les informations.
• En fait, ces versets (comme le Décalogue de Dt 5, 7-21) contiennent 12 préceptes négatifs et 2 positifs (v. 8 et 12), mais l’appellation de Décalogue ( = Dix Paroles) est traditionnelle.
• Pour la triple division proposée, on peut noter que les v. 3-6 sont des paroles de YHWH (je/moi ); les v. 7-12 sont des paroles sur YHWH (il ) et le prochain; enfin dans les v. 13-17, YHWH n’est plus nommé.
• On trouve en Dt 5, 7-21 un texte presque semblable : la différence la plus sensible concerne la motivation du repos du sabbat : cf les notes de BJ sur Ex 20, 6 et Dt 5, 15.

Question 3

• Sans ce verset, la suite deviendrait une série d’ukases d’un Dieu lointain.
• Dieu a libéré son peuple de l’Égypte et de la servitude (cf. le credo d’Israël) : les paroles qui suivent sont les conséquences qui en découlent : voir la note TOB sur v. 2.
• Pour l’amour libre et gratuit qu’il lui a témoigné, Dieu attend de son peuple une réponse entière (voir note BJ sur v. 3; cf. aussi la note TOB sur Ex 34, 14 ou encore, en BJ, le renvoi à Dt 4, 24 + (en marge d’Ex 20, 5).
• La libération d’Égypte devient le modèle du repos du sabbat et elle doit être étendue à tous, sans exception (v. 9-10).
• Les v. 13-17 ont valeur universelle : ils présentent quelques cas fondamentaux des relations justes entre les hommes. Ils sont un appel à vivre libre et à créer un espace de liberté pour tout homme.

4. – Ex 24, 1 – 11 : la conclusion solennelle de l’alliance

L’alliance que Dieu proposait au peuple en Ex 19 et dont Ex 20 (cf. aussi 20, 22ss) fixait les conditions, va maintenant se conclure.

1) La note de BJ sur Ex 24, 1 nous parle de deux récits différents de l’alliance : comment
comprendre cette note ? Quelles questions cela nous pose-t-il ?
2) Lire Ex 24, 1-2 + 9-11 : ce récit est-il complet ? Qui intervient ici pour la conclusion
de l’alliance ? Quel est le rite ? Sur quoi insiste ce récit ?
3) Lire Ex 24, 3-8 : comment nous est présentée ici la conclusion de l’alliance ? Quel en
est le rite ? Qu’est-ce qui est mis particulièrement en valeur ?

Question 1

• La note nous parle de deux récits différents provenant de traditions anciennes; le premier (v. 1-2 + 9-11) encadrant actuellement le second (v. 3-8).
• Prendre cette note comme hypothèse de travail et lire les versets indiqués séparément : ces traditions nous donnent-elles un récit complet de la conclusion de l’alliance ?
• Si les récits sont différents, ils ne veulent donc pas nous dire comment les choses se sont passées autrefois. Ne témoignent-ils pas plutôt de la signification qu’avait l’alliance pour des groupes différents au temps où ces récits ont été composés ?

Question 2

• Dans ce récit, l’alliance est conclue sur la montagne par Moïse, Aaron, Nadab et Abihu (deux de ses fils) et par les 70 anciens d’Israël. Noter l’importance donnée aux différents personnages par leur proximité par rapport à Dieu.
• Le rite de conclusion est un repas avec/en présence de Dieu : cf. Gn 26, 30. Par l’alliance, on est admis à la table de Dieu, (cf. les sacrifices de communion : voir Lv 3, 1 +).
• Ce texte insiste sur la possibilité de “voir Dieu” (v. 10 et 11) sans mourir (il ne porta pas la main sur eux) : voir la note sur Ex 33, 20 + (cité en marge).

Question 3

• Ici l’alliance est conclue par un rite de sang : un même sang ( = une même vie) est répandu contre l’autel et sur le peuple (cf. la note BJ sur le v. 8).
• C’est le peuple tout entier (et non ses représentants) qui s’engage dans l’alliance en donnant par deux fois son accord ( v. 3 et v. 7).
• La condition de cet engagement est l’acceptation de toutes les paroles du Seigneur et toutes les lois (v. 3 et v. 7).
• Moïse a le rôle de médiateur de l’alliance (noter tous les verbes qui décrivent son activité), mais c’est tout le peuple qui s’engage dans l’alliance.
• Par l’alliance, Dieu et le peuple deviennent “frères” : désormais, un même sang les unit.
• Noter encore la place (centrale) donnée aux jeunes Israélites (v. 5) : à l’occasion de cette célébration, les jeunes générations entrent dans l’alliance conclue autrefois.

5. – Jos 24, 1-28 : L’alliance de Sichem

Seule une partie des tribus qui formeront plus tard Israël a vécu l’expérience de la délivrance d’Égypte. Mais la foi en YHWH qui en est résultée a été partagée plus tard avec d’autres groupes.

1) Situer ce chapitre 24 dans l’ensemble du livre. De quoi parle ce chapitre ?
2) Quel est le contenu des v. 1 – 13 ? Quelle est la signification de ce passage ?
3) Quel changement y a-t-il à partir du v. 14 ? Que signifie ce pacte de Sichem ?

Question 1

• Le Livre de Josué comprend trois grandes parties : la conquête (Jos 1 – 12); la répartition de la terre (Jos 13 – 21); la fin de la carrière de Josué (Jos 22 – 24).
• Notre texte appartient à la troisième partie : après le “dernier discours” de Josué (cf. Jos 23, 1 +), il est maintenant question de l’assemblée de Sichem.
• Sur la signification de ce chapitre 24, lire la note BJ sur le titre; en TOB, voir spécialement les notes sur Jos 24, 2 et 15.
• La BJ divise notre texte en trois parties : v. 1-13; 14-24; 25-28.
• Sur le choix de Sichem pour cette assemblée, voir la note BJ sur v. 1.

Question 2

• Après le v. 1 qui introduit le récit (cf. aussi le v. 28 qui le conclut), vient un long discours de Josué ( v. 2-13), parlant au nom de YHWH (je) : c’est un rappel historique.
• Ce rappel évoque la période patriarcale (v. 2-4), puis la sortie d’Égypte et le temps du désert (v. 5-10) et enfin le don de la terre (v. 11-13).
• Repérer les personnages mentionnés et les événements qui sont évoqués : qu’est-ce qui est mis en valeur (cf. les références marginales données en BJ) ?
• Ce rappel de tout ce que Dieu a fait jusqu’ici pour le peuple et le gage de ce qu’il fera encore à l’avenir, si le peuple est fidèle (cf. v. 14).

Question 3

• Depuis le v. 14, c’est toujours Josué qui parle, mais maintenant il parle en son nom et fait référence à YHWH à la 3e personne (il) : Josué interpelle directement le peuple et celui-ci répond.
• Noter dans ce passage les nombreux emplois du mot “servir” (14 fois, dont 7 fois dans les v. 14-15); au sens biblique, ce mot signifie la fidélité dans la foi, l’obéissance totale à Dieu.
• Au v. 15 un choix est proposé et le peuple répond (v. 16-18. 21. 24)
• dans la tradition ancienne, il s’agissait probablement de la proposition de la foi yahviste à des groupes qui n’avaient pas connu l’expérience de l’exode (cf. la 2e partie de la note BJ sur Jos 24, 1 (titre) et celle de TOB sur v. 15.
• Mais dans la présentation actuelle, où Josué réunit toutes les tribus au sanctuaire de Sichem (v. 1), ce texte devient un renouvellement solennel de l’alliance, conclue autrefois au Sinaï, par ceux qui sont maintenant en possession de la terre (v. 25-27).

6. – Os 2, 16 – 25 : “Je te fiancerai à moi pour toujours …”

On peut regretter que le manque de familiarité de beaucoup de chrétiens avec la Bible nous empêche de lire, en entier, dans la liturgie ce deuxième chapitre d’Osée. Il contient une révélation extraordinaire de l’amour de Dieu pour les hommes.

1) Situez notre texte dans son contexte et proposer une division d’Os 2, 4 – 25.
2) Travaillez les v. 16 – 25 en vous servant des notes de vos Bibles.
3) Qu’est-ce que ce texte d’Osée nous apporte de nouveau pour notre thème ?

Question 1

• Echanger sur ce que nous savons concernant Osée, sa vie, son expérience de Dieu : cf. note de BJ sur Os 1, 2 (titre).
• Le passage étudié fait partie d’un ensemble (Os 2, 4 – 25) : lire la note de BJ sur Os 2, 4 (titre); c’est un procès (voir note BJ ou TOB sur Os 2, 4) que Dieu fait à son peuple infidèle.
• Il y a d’abord l’accusation portée contre le peuple ( = la femme), spécialement au v. 7, puis la sentence (v. 8 – 15) : c’est pourquoi … (v. 8 et 11).
• A partir du v. 16, au lieu du châtiment que l’on pourrait attendre, c’est la promesse inouïe d’un pardon qui vient renouveler le peuple infidèle.

Question 2

• Dieu va transformer son épouse infidèle (v. 16 et les notes de BJ et TOB); il va la conduire au désert : sur ce mot, voir la note de BJ.
• Sur le changement d’appellation (v. 18), voir les notes de BJ et TOB; cf. aussi le renvoi à Jn 15, 15.
• Cette réconciliation avec Dieu a des conséquences “cosmiques” : v. 20 et les renvois signalés en marge par BJ.
• Sur les v. 21 – 22, lire les notes de BJ et TOB : l’amour de Dieu redonne à son peuple une virginité nouvelle qui permet à Israël de “connaître” le Seigneur (v. 22 et note).
• Pour les v. 23 – 24, lire la note de BJ sur v. 24.

Question 3

• Osée est le premier auteur biblique à parler de l’alliance en termes d’épousailles entre Dieu et le peuple.
• A partir de son expérience conjugale malheureuse, le prophète à découvert que l’amour de Dieu pour son peuple peut le recréer et lui ouvrir un avenir inattendu.
• Osée crée un langage nouveau de la foi en adoptant la symbolique nuptiale : l’alliance de Dieu avec Israël est un amour totalement gratuit et créateur.

7.- Jr 31, 31 – 33 : une alliance nouvelle

Plus que quiconque Jérémie a pris conscience de l’impossibilité pour Israël à vivre l’alliance du Sinaï. Mais au lieu de désespérer, il annonce pour l’avenir une alliance nouvelle.

1) Que veut dire Jérémie quand il parle d’une alliance nouvelle ?
2) Qu’est-ce qui sera véritablement nouveau dans cette alliance ?
3) Pourquoi fallait-il une alliance nouvelle ?

Question 1

• Jérémie ne veut pas parler d’un renouvellement d’alliance comme cela s’était fait à différentes reprises dans l’histoire du peuple; cf la tentative de réforme faite par Josias (en 622) après la découverte dans le Temple d’un livre de Loi (voir 2 R 22-22); au début de son ministère, Jérémie avait soutenu cette réforme.
• Il s’agit bien d’une alliance, c’est-à-dire du projet de Dieu de partager sa vie en faisant d’Israël “son peuple”.
• Mais c’est une alliance “nouvelle”, différente de celle conclue autrefois au Sinaï et que le peuple a été incapable d’observer.

Question 2

• Lire la note de BJ sur Jr 31, 31 + et, en particulier, les trois points indiqués pour caractériser l’alliance que Dieu annonce maintenant par Jérémie.
• La première alliance était liée à la libération du peuple en Égypte; ici Dieu libère son peuple du péché (v. 34) et il lui permet ainsi de vivre l’alliance.
• L’alliance du Sinaï engageait le peuple tout entier (cf. Jr 31, 29 +) alors que dans la nouvelle alliance, Dieu s’adresse à chacun personnellement.
• De plus, cette alliance nouvelle sera offerte à tous les hommes et non plus seulement à Israël.
• Au Sinaï, la Loi indiquant la volonté de Dieu était placée devant l’homme (sur des “tables de pierre”); désormais elle est inscrite sur le “coeur” de chacun et c’est la présence de l’Esprit de Dieu qui permet de vivre la réalité de l’alliance.

Question 3

• A l’époque de Jérémie, dans les relectures de l’histoire du peuple, on a pris conscience des nombreuses ruptures d’alliance qui ont marqué cette histoire.
• Jérémie parle de l’échec de l’alliance du Sinaï (v. 32) et il a été témoin lui-même de l’échec du renouvellement opéré par le roi Josias (Jr 31, 31 +).
• Jérémie est un des prophètes qui a exprimé le plus fortement l’incapacité de l’homme à vivre dans la fidélité à Dieu; il a conscience qu’un renouvellement ou un changement de structures ne saurait suffire (cf. Jr 10, 23; 13, 23).
• Pour que l’homme soit fidèle à Dieu, il faut un changement du “coeur” de l’homme, ce que Dieu seul peut faire.
• Malgré son analyse lucide – et pessimiste – , Jérémie affirme sa confiance dans le dessein de Dieu : ce que Dieu a commencé, il le mènera à terme.
• A l’avenir, Dieu fera quelque chose de nouveau : voici venir des jours …

7 a. – “Visite guidée“ de Jr 31, 31 +

I. Après l’échec de l’antique alliance : Jr 31,32; cf. Ez 16,59;
après la tentative avortée de Josias (voir 2 R 22-23) pour restaurer l’alliance,
le dessein de Dieu est annoncé par Jérémie sous un jour nouveau.

II. Après une catastrophe (la ruine de Jérusalem, l’Exil) qui ne laissera subsister
qu’un “reste” cf Is 4, 3 +; Dieu conclura à l’avenir une alliance nouvelle
(Jr 31,31)

III. Comme toute alliance, on retrouve :

– la fidélité des hommes à la Loi;
– la présence divine qui assure paix et prospérité matérielle : Ez 36, 29-30;
– cet idéal s’exprime par la formule “Je serai votre Dieu et vous serez mon
peuple” : Jr 31,33; cf. 24,7; 32,38; Ez 11, 20 …

IV. Mais Jérémie annonce une alliance Nouvelle : la nouveauté porte sur
trois points :

1) l’initiative divine du pardon des péchés

Jr 31, 34 “ils me connaîtront tous parce que je vais pardonner leurs péchés…” cf. Ez 36,25.29; Ps 51, 3-4.9 (où le pardon est demandé à Dieu, cf. le v. 12 ).

2) la responsabilité et la rétribution personnelle : Jr 31,29 +.

Ez 14,12 + (lire cette note de BJ et la résumer); dans les temps anciens, solidarité; au temps de l’Exil, Jr et Ez mettent l’accent sur la responsabilité individuelle; le texte d’ Is 52-53 (Chant du Serviteur), viendra nuancer l’apport précédent par la solidarité du Juste qui accepte de souffrir pour les pécheurs; le NT prolonge ces lignes. Voir encore Ez 18, cf. 18,21 +.

3) l’intériorisation de la religion : Jr 31,33

la loi sera écrite sur leur “coeur”, et non plus sur des tables de pierre; sur le “coeur” pour connaître, cf. Jr 24,7; 32,39; voir aussi Jr 4,4 +; sous l’influence de l’Esprit de Dieu : cf. Ez 36,26-27; Ps 51,12; capable de “connaître” Dieu : Os 2,22 +.

V. Cette alliance Nouvelle (annoncée par Jr) est proclamée de nouveau par Ez 36, 25-28; par Is 55,3; 59,21; 61,8, cf. Ba 2,35, (mais sans reprendre le mot “nouvelle”);

VI. elle est vécue dans le Ps 51;

VII. elle sera inaugurée par le sacrifice du Christ : Mt 26, 28 p;

VIII. et les Apôtres annoncent son accomplissement : 2 Co 3,6; Rm 11,27; He 8, 6-13; 9, 15s; I Jn 5, 20 +.

8. – Is 54, 1 – 10 : “mon alliance de paix ne chancellera pas”

Au peuple en exil, alors que tout semble perdu, un prophète ose affirmer que l’amour du Seigneur dure toujours. C’est lui qui maintenant console son peuple et qui lui annonce une alliance de paix qui ne chancellera pas.

1) Situez ce passage dans son contexte littéraire et historique.
2) Quel est le message du prophète dans ces versets ? A quelles images fait-il appel pour
exprimer sa pensée ?
3) Travaillez plus particulièrement sur les v. 9-10 : comment concernent-ils notre thème ?

Question 1

• Les chapitres 40-55 forment la deuxième partie du Livre d’Isaïe. Ils sont l’oeuvre d’un prophète anonyme parmi les exilés de Babylone. Son ministère peut se situer entre 550 et 539.
• Depuis 587, Jérusalem est détruite, le Temple est en ruines; une partie importante du peuple est déporté à Babylone.
• Mais à partir de 550, l’espérance peut renaître : les victoires de Cyrus commencent à fragiliser la position de Babylone en devenant le maître de tous les pays que Babylone avait jusque-là dominés.
• En 539, les troupes de Cyrus entrent à Babylone et quelques mois plus tard (en 538), Cyrus publie un édit permettant le retour des exilés dans leur pays.

Question 2

• Lire la note de BJ sur Is 54, 1 (titre).
• C’est une invitation à la joie et à l’espérance.
• Parmi les images utilisées pour exprimer ce bonheur prochain, on peut relever celle de fécondité de Jérusalem (v. 1), l’élargissement de la ville (v. 2-3), l’amour renouvelé du Seigneur (v. 5-8).
• Notez également les titres qui sont donnés à Dieu dans ce passage : ton créateur, ton époux (cf. Os 1, 2 +), ton rédempteur (cf. Is 41, 14 +).
• Lire et travailler la note de BJ sur le v. 8.

Question 3

• Remarquez les références à Noé et à l’engagement pris alors par le Seigneur (cf. Gn 9, 11).
• L’alliance dont parlait Gn 9 concerne “toute chair” (Gn 9, 15), ce qui est bien dans la ligne universaliste du Deutéro-Isaïe.
• L’amour et l’alliance du Seigneur avec son peuple sont plus stables que les montagnes et les collines (v. 10); cf. aussi le renvoi à Is 49, 14-16.
• Notez que cette ”alliance de paix” n’est pas fondée sur la conversion du peuple mais sur l’amour du Seigneur (cf. v. 8 et la note BJ).

9. – Gn 9, 1 – 17 : “Je mets mon arc dans la nuée …”

Reprenant les vieux textes concernant le Déluge, la tradition sacerdotale fait de cet épisode le commencement d’une ère nouvelle : Dieu s’engage librement à l’égard de toute sa création.

1) Situez notre texte dans son contexte. Que contient ce passage biblique ?
2) Travailler plus particulièrement les v. 8 – 17 : avec qui cette alliance est-elle établie ?
Quelles en sont les conditions ? etc.
3) Comment comprendre le signe de l’alliance (v. 12 – 16) ?

Question 1

• Lire la note de BJ sur Gn 6, 4 (titre) ou celle de la TOB sur Gn 6, 1.
• Le passage que nous étudions forme la dernière partie du récit “sacerdotal” du Déluge. On pourrait lire ce récit en entier en suivant les indications données dans les notes mentionnées ci-dessus.
• notre passage comprend deux parties : Gn 9, 1 – 7 (noter l’inclusion : v. 1 et 7) et Gn 9, 8 – 17. La première partie concerne le nouvel ordre du monde après le Déluge : le péché n’a pas aboli le dessein de Dieu mais il y laisse cependant sa marque (cf. les notes de BJ sur 9, 2 et 6); la seconde partie (Gn 8 – 17) se rapporte à l’alliance.

Question 2

• Ce passage peut se subdiviser en deux : l’alliance (v. 8 – 11) et le signe donné (v. 12 -17).
• C’est la réalisation de la promesse faite par Dieu en Gn 6, 18 + (cité en marge par BJ).
• L’alliance est établie avec Noé et ses fils et avec tous leurs descendants; bien plus, avec tous les êtres animés qui sont sortis de l’arche (v. 8-10. 12. 17); cf. encore la note de BJ sur Gn 9, 9.
• Sur le lien entre l’homme et la création, lire la note TOB sur le v. 19.
• Cette alliance est pour toujours : v. 11 et les références marginales avec flèche donnée en BJ.
• Notez que pour l’auteur sacerdotal, cette alliance est pure gratuité de la part de Dieu. Comparez la fin de l’autre récit du Déluge (Gn 8, 21 – 22 et la note BJ).

Question 3

• Remarquez l’inclusion : v. 12 et 17.
• Lire la note TOB sur le v. 12 (cf. aussi celle de BJ sur v. 8) : dans la tradition sacerdotale, chaque alliance reçoit un signe.
• Le mot qui désigne l’arc est ailleurs dans la Bible celui d’un instrument pour la guerre. Ici Dieu le suspend dans la nuée, tourné vers le haut; il ne menace plus la terre.
• Cet arc dans le ciel “rappelle” à Dieu l’alliance qu’il a instituée (v. 15).

10. – Gn 15, 1 – 21 : l’alliance avec Abraham

L’alliance avec Noé s’étendait à tous les peuples de la terre, et même à toute la création. Gn 15 (et Gn 17) nous parle d’un engagement de Dieu à l’égard d’Abraham et de sa descendance. Au Sinaï, l’alliance sera proposée à Israël.

1) Situez ce chapitre dans l’histoire d’Abraham. Que contient notre passage ?
2) En Gn 15, 7 – 12 et 17 – 21, comment l’alliance nous est-elle présentée ?
3) Un autre récit de l’alliance du Seigneur avec Abraham nous est rapporté en Gn 17,
1 – 14 : comparez les deux récits.

Question 1

• Le cycle d’Abraham s’étend de Gn 12, 1 à 25, 18; il est marqué par l’appel du patriarche et sa réponse ainsi que par les promesses que le Seigneur lui fait au sujet de sa descendance et de la possession de la terre. (cf. Gn 12, 7 +).
• Pour notre texte, lire les notes de BJ et TOB (Gn 15, 1 : sur le titre).
• Lire aussi la note donnée en BJ sur Gn 12, 1 (titre) qui situe notre passage dans le parcours de la foi d’Abraham.
• Gn 15 peut se diviser en deux parties (v. 1- 6 et v. 7 – 21); la première parle de la foi du patriarche (lire les notes de BJ et TOB sur le v. 6); la seconde se rapporte au don de la terre.

Question 2

• Après la promesse du Seigneur (v. 7) et la question d’Abraham (v. 8) vient le rite de l’alliance par lequel Dieu s’engage solennellement (v. 9 – 10 et 17 – 18).
• Sur ce rite ancien d’alliance, lire la note de BJ sur le v. 17; cf. aussi les notes de la TOB sur les v. 17 et 18.
• Notez que Dieu seul prend l’engagement, sous le symbole du feu qui passe entre les animaux partagés : l’alliance dépend donc de lui seul.
• Cette alliance est donc un serment solennel de Dieu à l’égard d’Abraham et de sa postérité (v. 18).

Question 3

• La BJ nous signale sur le titre de Gn 15 qu’un autre passage est parallèle à celui que nous lisons ( = Gn 17).
• En effet, Gn 17, 1 – 14 reprend les promesses de la descendance (v. 2 et 5) et de la terre (v. 8).
• Ici encore il est question d’une alliance que Dieu institue entre Abraham et lui; une alliance qui s’étend à toute sa descendance (v. 7 – 8). Elle concerne particulièrement Isaac et sa race après lui (v. 19).
• L’alliance est une initiative de Dieu, mais l’homme est invité à l’accueillir dans l’obéissance (v. 9 – 14).
• Sur la circoncision qui devient le signe de cette alliance, lire les notes de BJ ou TOB sur le v. 10.
• Notez encore les formules “pour être ton Dieu” (v. 7) et “je serai votre Dieu” (v. 8).

11. – 1 Co 11, 17 – 34 : le sacrement de l’alliance nouvelle

1) Pourquoi Paul parle-t-il ici de l’Eucharistie ? Comment en parle-t-il ? Quelle est
l’importance de ce texte de Paul ?
2) Qu’est-ce que Paul oppose à la manière de faire des Corinthiens ? Expliquez les
v. 23 – 27.
3) Que signifie “faire mémoire” ? Pourquoi s’agit-il de nouvelle alliance ?

Question 1

• Lire tout le contexte : 1 Co 11, 17 – 34. Voir aussi la division de la Lettre indiquée en BJ : à partir de 1 Co 7, 1ss, Paul répond à des questions qui lui ont été posées par des Corinthiens (1 Co 7; 8 – 10; 11 – 14).
• Dans 1 Co 11, 17 – 34, Paul aborde la question du Repas du Seigneur; il fait mention de ce qu’il a appris sur la manière dont il se déroule à Corinthe (v. 17-22), puis il rappelle l’enseignement qu’il avait donné (v. 23-27); il en vient enfin à des recommandations pratiques (v. 28-34).
• Noter dans ce passage la répétition des mots : réunion, se réunir (v. 17. 18. 19. 33. 34) et ce qui détruit cette unité (v. 21-22).
• Le Repas du Seigneur devient l’occasion de souligner les inégalités (v. 22) s’il n’y a pas de partage (cf. 11, 21 +) et si on ne s’attend pas (v. 33 et note TOB).

Question 2

• A la manière de faire des Corinthiens (égoïsme et indifférence), Paul oppose le don inouï de Dieu (Jésus livré pour nous : cf. Rm 8, 32).
• Ce que Paul rappelle ici, ce n’est pas son opinion personnelle, c’est ce qu’il a reçu du Seigneur. Sur la signification de ces mots, lire les notes de BJ et TOB sur 11, 23; cf. aussi le renvoi à 1 Co 15, 3 et les notes.
• C’est une tradition, c’est-à-dire quelque chose d’important, de fixé; quelque chose dont Paul n’est pas maître : il l’a reçu et il transmet. Comparer ce passage avec 1 Co 7, 6. 8. 10. 25 !
• La tradition parle de deux gestes de Jésus, au cours du dernier repas, et de deux paroles qui les accompagnent et en donnent la signification.
• Cette tradition que Paul rappelle ici (en 57/56), il l’avait transmise aux Corinthiens (en 50-52 et il l’avait lui-même reçue (à son entrée dans l’Église, vers 36-37 ?)
• Ainsi nous avons un témoignage de célébrer le Repas du Seigneur qui remonte aux toutes premières années de l’Église.

Question 3

• Faire mémoire, au sens biblique, ce n’est pas un acte intérieur; c’est agir d’une certaine manière.
• Pour comprendre ce terme, il faut relire Ex 12, 14 + (cité en marge par BJ) : en célébrant la Pâque, les Juifs font mémoire de la sortie d’Égypte; ils se relient vitalement à cet acte de salut, un acte de Dieu, toujours présent.
• En parlant d’alliance nouvelle, Jésus annonce la réalisation de la promesse faite autrefois par Dieu par l’intermédiaire de Jérémie. Cf. ce qui est dit de la nouveauté de cette alliance dans Jr 31, 31 – 34.

13. – Mt 26, 17 – 29 : “Ceci est mon sang de l’alliance …”

1) Dans quel cadre, les Évangiles nous présentent-ils le récit de l’institution eucha-
ristique ?
2) Comparer ce récit de Mt avec le texte de S. Paul en 1 Co 11, 23 – 27 : quelles res-
semblances et quelles différences pouvez-vous noter ?
3) Quels sont les textes de l’AT qui ont aidé les premiers chrétiens à comprendre la
signification de l’Eucharistie ?

Question 1

• Noter comment le récit progresse : au v. 17, le premier jour des pains sans levain (cf. déjà Mt 26, 2); au v. 20, le soir venu (cf. Ex 12, 6); au v. 26, pendant le repas (cf. encore 26, 30 et notes BJ et TOB).
• Ce dernier repas de Jésus avec les disciples nous est présenté comme un repas pascal (v. 17 et note TOB); d’autre part, il est certain que Jésus est mort dans le cadre de la Pâque juive.
• Noter aussi l’importance donnée à la trahison de Judas (v. 20. 25) ainsi que le contexte (26, 14-16 et 30-35) : annonce du reniement et de la fuite des disciples.
• Mais Jésus reste parfaitement maître de la situation : v. 18 et note TOB.

Question 2

• Après avoir lu le texte de Mt 26, 26 – 29, lire 1 Co 11, 23 – 27 (les autres participants restant sur le texte de Mt).
• Ce qui est semblable aux deux textes : Jésus, dans le cadre d’un repas, après avoir dit une bénédiction, fait deux gestes (rompre le pain et passer la coupe) et prononce deux paroles (ceci est mon Corps; alliance … mon sang).
• Ce qui est propre à Paul : Seigneur Jésus, (cf. 1 Co 12, 3) mon Corps pour vous, en mémoire de moi, nouvelle alliance.
• Ce qui est propre à Mt : en particulier mon Sang de l’alliance, pour beaucoup (cf. Mt 20, 28 +), en rémission des péchés …
• Dans les deux textes, l’Eucharistie est célébrée dans un climat d’attente : jusqu’à ce qu’il vienne (1 Co 11, 26; cf. 16, 22); jusqu’au repas dans le Royaume (Mt 26, 29).

Question 3

• Dans la tradition attestée par Paul (et Lc), voir spécialement Jr 31, 31 +.
• voir aussi Ex 12, 14 + : comme la Pâque était pour les Juifs le mémorial de la libération d’Égypte, l’Eucharistie est pour les chrétiens le mémorial du salut donné en Jésus.
• Le texte de Mt nous renvoie à Ex 24, 8 + : dans l’Eucharistie, Jésus porte à son accomplissement ce que Dieu avait fait autrefois pour le peuple au Sinaï.
• Lire encore Is 53 : dans l’Eucharistie, Jésus accomplit le texte du Serviteur (Is 52, 13 – 53, 12).
• Ces deux textes (de Paul et de Mt) témoignent à la fois de la tradition qui remonte jusqu’à Jésus et du travail de réflexion des premières communautés chrétiennes pour exprimer la signification de ce qu’elles célébraient.

14. – He 8, 1 – 9, 28 : Jésus, “médiateur d’une alliance nouvelle”

Nous ne sommes pas très habitués à lire cette épître du Nouveau Testament. C’est assurément un passage difficile. Et cependant tellement riche pour la compréhension de l’alliance.

1) Situez ces chapitres dans l’ensemble de la Lettre.
2) Cherchez à suivre la pensée que l’auteur exprime dans les ch. 8-9.
3) Que nous apporte ce texte pour notre compréhension de l’alliance dont Jésus est le
médiateur ?

Question 1

• Dans la BJ, notre passage est situé au centre de la IIIe Partie (l’authentique sacerdoce de Jésus Christ) : He 5, 11 – 10, 18.
• Cette IIIe Partie est elle-même subdivisée en trois : He 7, 1-28; 8, 1 – 9, 28; 10, 1-18; notre passage est donc au centre de toute cette Lettre.
• Sur la structure de cette Lettre, voir aussi l’introduction à He en TOB.
• De plus, en He 8, 1 , l’auteur prend la peine de nous avertir qu’il arrive au point capital.

Question 2

• Sur He 8-9, comparez les sous-titres de BJ avec ceux de la TOB; notez en particulier ceux que la TOB donnent sur les v. 15 et 24 du chapitre 9.
• Dans ces chapitres 8-9, l’auteur fait un parallèle entre la fête du Kippour et le sacrifice de Jésus. Cette fête de Kippour marquait le sommet de l’année liturgique juive (cf. la note de TOB sur Lv 16).
• Relevez ce qui est dit respectivement du Grand-Prêtre juif et de Jésus dans He 9, 6 – 10 et 9, 11 – 14.
• Lire attentivement les notes de BJ sur He 9, 2; 9, 9 et 9, 11.

Question 3

• Nous trouvons d’abord la citation entière de Jr 31, 31-34 en He 8, 8 – 12. C’est la plus longue citation biblique dans le Nouveau Testament. Elle sera encore reprise, partiellement, en He 10, 16 – 17.
• Notez également comment cette citation est introduite (v. 6 – 8) et conclue (v. 13).
• Voir les notes de la TOB sur He 8, 10. 11. 12; en BJ, on peut se reporter à la note donnée sur Jr 31, 31 (titre).
• Jésus est le médiateur de cette alliance nouvelle (He 8, 6 et 9, 15; cf. la note de BJ sur He 8, 6).
• Pour comprendre le développement d’He 9, 15 – 23, lire la note de BJ sur He 9, 15 (titre) qui explique la double traduction possible du mot grec (diathèkè ); cf. aussi la note TOB sur He 9, 15.

15. – Ap 21, 1 – 22, 5 : “comme une jeune mariée parée pour son époux”

Dans un grand triptyque qui forme la dernière grande vision de l’Apocalypse, l’auteur évoque la Jérusalem nouvelle. Le don que Dieu avait commencé à révéler autrefois à Israël en faisant alliance avec ce petit peuple, prend maintenant sa dimension définitive.

1) Ce texte peut se diviser en trois tableaux : 21, 1 – 8; 21, 9 – 29; 22, 1 – 5 : proposez un
titre pour chacun des tableaux et expliquez votre choix
2) dans ces tableaux, l’auteur emprunte ses thèmes à l’AT : pouvez-vous les reconnaître ?
3) Quel est l’apport de ce texte pour notre thème de l’alliance ?

Question 1

• Le premier tableau est marqué par la répétition de l’adjectif “nouveau” (4 fois dans les v. 1-5); sur la signification de ce mot, – une nouveauté, pas simplement chronologique mais qualitative – on peut lire la note de TOB sur Ap 2, 17.
• C’est la création nouvelle (ciel et terre), désormais débarrassée de tout mal : cf. la note BJ sur le mot “mer” en Ap 21, 1.
• Ap 21, 9 – 29 nous décrit la Jérusalem nouvelle; sa perfection est exprimée par les chiffres (3; 4; 12 et ses multiples : 144; 12.000) ainsi que par la qualité des matériaux (or, pierres précieuses). Notez également les dimensions : 12.000 stades équivalent à 2.200 km ! Sur sa forme carrée, et même cubique, voir v. 16.
• En Ap 22, 1 – 5, il est question d’eau et d’arbres : c’est un jardin.

Question 2

• Pour le renouvellement de la création, voir les notes de BJ et TOB sur le v. 1; voir aussi les références marginales, spécialement Is 65, 17; 66, 22.
• Sur la présence de Dieu (v. 3), lire la note TOB et le renvoi à Lv 26, 11 – 13; on peut aussi lire Ex 25, 8 et la note de BJ sur la fin de ce verset.
• La description de la Jérusalem nouvelle doit beaucoup à Ez 40 – 48; cf. la note BJ sur Ap 21, 9 ainsi que les références marginales.
• Notez aussi les emprunts à Is 54, 11- 12 et 60, 1-2. 3. 11.
• Remarquez l’union qui est faite ici entre les 12 tribus (cf. TOB sur v. 2) et les 12 apôtres (note BJ sur v. 14).
• Dans Ap 22, 1-5, l’auteur utilise surtout Ez 47, 1 – 12 et Gn 2 – 3 (cf. notes TOB sur v. 2 et 3).

Question 3

• L’image des épousailles : Ap 21, 2 et note BJ; lire les références de cette note qui renvoient à plusieurs textes d’Isaïe et à Os 2, 16 +. Cf. encore Ap 21, 9.
• En Ap 21, 3, nous trouvons la formule d’alliance (cf. notes BJ sur 21, 3 et 7).
• Remarquez la traduction du v. 3 en TOB (ses peuples), appuyée sur de bons manuscrits; elle donne une perspective universaliste à l’alliance.
• Toujours sur le v. 3 : voir la note TOB (Emmanu-El ; Dieu-avec-nous : tel est bien le but de l’alliance).
• Notez aussi le thème de l’eau/Esprit (21, 6 et note BJ; cf . 22, 1-2 et note sur v. 1.)

DIEU SUR NOS CHEMINS

egliseLe ciel, c’est le ciel du Seigneur;
aux hommes, il a donné la terre”, dit un psalmiste (Ps 115, 16). Si ce verset de psaume exprime bien la répartition des espaces, la Bible dans son ensemble témoigne bien davantage de la volonté – et de la joie – de Dieu d’être parmi les hommes.

Cette présence de Dieu au milieu de nous passe bien souvent inaperçue. Trop de préoccupations immédiates nous accaparent et nous empêchent souvent de reconnaître sur nos chemins ce Dieu qui nous attend et qui nous invite à le rencontrer.

En parcourant l’Ancien et le Nouveau Testament, les récits ne manquent pas qui nous racontent comment Dieu s’est révélé à des hommes et à des femmes dans une rencontre qui a marqué toute leur existence.

Rencontre parfois soudaine, inattendue, parfois recherchée. Mais toujours une rencontre qui les dépasse et les entraîne sur des chemins qu’ils n’avaient pas imaginés. Car rencontrer Dieu, c’est découvrir quelque chose de son mystère. Quelque chose de ce qu’Il est et de son dessein de salut sur le monde et, en particulier, sur l’humanité.

Rencontrer Dieu sur nos chemins, c’est aussi, par le fait même, se sentir engagé dans le projet de Dieu; c’est prendre conscience de la place qu’il nous a faite, de la responsabilité qu’il veut nous confier. Tout au long de l’histoire, le Dieu de la Bible est « un Dieu qui veut avoir besoin des hommes ».

* * * * *

Un souhait : que ce parcours à travers quelques textes de la Bible nous rende davantage conscients de la présence de Dieu dans notre histoire; qu’il nous aide à découvrir ses appels et à y répondre dans la foi et la confiance comme l’ont fait les hommes et les femmes dont ces textes nous parlent.

1.- Gn 28, 10 – 22 : Une maison de Dieu et la porte du ciel

Pour échapper à la colère de son frère, Jacob doit quitter le pays et fuir à Harrân. Mais sur le chemin le Seigneur se manifeste à lui et lui promet son aide.

1) Situer ce texte dans l’histoire de Jacob.
2) Que contient notre texte ?
3) Qu’apprenons-nous de Celui qui se révèle ainsi à Jacob ?

Question 1

– Notre texte appartient à la deuxième partie de Gn : l’histoire patriarcale (Gn 12-50) qui est organisée autour de trois personnages : Abraham (12, 1- 25, 18), Jacob (25, 19 – 37, 1) et Joseph (37, 2 – 50 26).
– Avec Gn 25, 19 commence l’histoire de Jacob (la naissance des deux frères jumeaux) ; la parole concernant Jacob (v. 23) et un petit récit (v. 29-34).
– Vient ensuite le « vol de la bénédiction » (Gn 27), qui sera une des causes de son départ (27, 41-45) ; une autre raison du départ est donnée en 27, 46 -28, 5.
– Après différentes péripéties du séjour chez Laban (Gn 29 – 30) et sur son chemin de retour (Gn 31-34), nous retrouverons Jacob à Béthel en Gn 35, 1, où le récit fait le lien avec notre texte.

Question 2

– C’est le récit du voyage de Jacob : le départ en 28, 10 et l’arrivée chez Laban en 29, 1. Mais presque tout notre texte est consacré à un seul épisode : ce qui se passe à cette halte où le Seigneur, dans un songe, se manifeste à Jacob.
– Deux parties : le songe (v. 10-15) et ce qui se passe au réveil (v. 16-22).
– Noter l’importance donnée au « lieu » (3 fois dans le v. 11), un lieu encore inconnu pour Jacob et pour le lecteur.
– Ce lieu est le cadre du songe (v. 12-15), puis de ce que fait Jacob : à son réveil : 16-17 ; à son lever : 18-19 ; le vœu : 20-22.
– Sur le nom de ce lieu (19), lire v. 17b ; cf. aussi Gn 35, 1.

Question 3

– Noter la présence des deux termes pour parler de Dieu : Dieu (Elohim) dans les v. 12. 17. 20. 22 ; YWHW dans les v. 13. 16. 21 : un récit plus ancien adapté ensuite à la foi du Dieu révélé lors de l’Exode ( ?).
– Dieu rejoint Jacob en chemin, alors qu’il doit fuir (à cause du vol de la bénédiction) ; Dieu l’assure de sa présence jusqu’à son retour.
– Noter les références aux promesses faites à Abraham et à Isaac : dans la marge sur v. 19.
– Sur l’image de l’échelle/escalier entre le ciel et la terre et sur le va et vient des anges : lire la note BJ sur le titre.
– Sur la sainteté de Dieu : cf. Ex 19, 12 + (cité en marge du v. 17).
– Pour le geste de culte de Jacob au v. 18, lire la note BJ.

2. – Ex 3, 1 – 15 : Un buisson qui brûle sans se consumer

Une des pages les plus célèbres de l’Ancien Testament et même de toute la Bible. La révélation de Dieu à Moïse marque une étape décisive dans l’histoire du peuple d’Israël.
1) Situer ce texte. Qu’est-ce que le lecteur du livre de l’Exode sait déjà de
Moïse ?
2) Que contient ce passage ? Comment cette rencontre est-elle racontée ?
Qu’est-ce que cela nous révèle de Dieu et de Moïse ?
3) Comment cette rencontre va-t-elle transformer la vie de Moïse ?

Question 1

– Ex 2 nous présente le personnage de Moïse : le récit ne retient que deux épisodes (v. 1-10 et 11-22).
– Dans les v. 1-10, il est question des circonstances de la naissance de Moïse (cf. aussi Ex 1, 8-22) et de son nom (selon l’étymologie populaire). Lire la note BJ sur le v. 10.
– Les v. 11-22 nous montre Moïse, arrivé à l’âge adulte (cf. les précisions que donnera la tradition juive en Ac 7, 22-23 et 30 ; cf. encore Dt 31, 2). Son intervention pour défendre « un de ses frères » l’oblige à fuir et à se réfugier en Madian (voir la note sur le titre : Ex 3, 11).
– Sur la rencontre près d’un puits et le mariage qui s’ensuit, cf. les références données en marge par BJ : Gn 24, 11ss ; 29, 2ss).

Question 2

– C’et la rencontre de Dieu et la mission confiée à Moïse ; dans les v. 1-6, Dieu apparaît et se présente à Moïse ; dans les v. 7-10 il est question du projet de Dieu pour le peuple et de la mission de Moïse ; puis viennent les objections de Moïse (v. 11-15) avec la confirmation de sa mission et la révélation du nom divin.
– Au début, Moïse est un berger attiré par un feu mystérieux (v. 3).
– Le Seigneur le voit, l’appelle par son nom, marque la distance à respecter. Noter comment est soulignée ici la sainteté de Dieu ; cf. aussi les références données en marge, principalement celle à Lv 17, 1 +.
– Pour la révélation de Dieu, relever tout ce qui est dit de lui dans les v. 7-12 : qu’est-ce que l’auteur de ce texte veut-il nous communiquer ?
– Sur l’importance du nom, cf. 1 R 8, 16 et note BJ ; pour la signification des v. 13-15, voir les notes de BJ et TOB sur le titre (v. 13).

Question 3

– Moïse avait dû fuir l’Egypte – après avoir pris la défense d’un « de ses frères »- à cause de Pharaon, mais également rejeté par les siens (Ex 2, 14) : maintenant Dieu le choisit et l’envoie vers Pharaon pour libérer son peuple.
– Cette rencontre avec Dieu marque pour Moïse une étape décisive dans sa vie. Désormais au lieu de prendre soin du troupeau de son beau-père, il se voit confié par Dieu le soin de son peuple.
– Il sera berger d’Israël pendant les 40 années du désert jusqu’à la porte de la Terre : cf. Dt 34.

3. – Dt 4, 9 – 20 : « … rien qu’une voix. »

Le Deutéronome aime à nous parler d’un Dieu proche de son peuple (cf. la note de BJ sur Dt 4, 9). Un Dieu qui est au milieu des siens par sa Parole qu’il faut écouter et ne jamais oublier ; une parole qu’il faut transmettre aux descendants.

1) Situer notre passage dans le Deutéronome.
2) Sur quoi insiste notre texte ? Comment situe-t-il la religion d’Israël par rapport à celles des autres peuples ?
3) Que pouvons-nous retenir pour notre thème ? Comment ce passage prépare-t-il la révélation du NT ?

Question 1

– Le Deutéronome se présente comme le discours d’adieu de Moïse à son peuple qui va bientôt franchir le Jourdain pour entrer dans la Terre.
– Ce sont, en fait, 3 discours qui se suivent (Dt 1 – 4 ; 5 – 11 ; 29 – 30) et encadrent le Code deutéronomique (Dt 12-26). Notre texte appartient au premier discours : Dt 1,1 – 4, 40.
– Après le rappel historique (Dt 1 – 3 ; cf. la note de BJ sur Dt 1, 5), le chapitre 4 est un appel à reconnaître le don que Dieu a fait à Israël et à en tirer les conséquences (cf. et maintenant : Dt 4, 1).

Question 2

– Ce texte fait référence à la théophanie de l’Horeb racontée en Ex 19 : relire Ex 19, 9ss.
– Dieu avait alors parlé du milieu d’un feu ; Israël n’avait pas vu de forme, mais seulement entendu une voix (v. 12).
– Remarquer la distinction qui est faite entre les « Dix Paroles » entendues directement par tout le peuple et les « lois et coutumes » données à Moïse pour qu’il les enseigne à Israël (v. 13-14 et la note de BJ sur le v. 14).
– Les v. 15-18 sont un développement sur le 2ème commandement des « Dix Paroles », interdisant toutes représentations de Dieu : lire la note BJ sur le v. 15 ; cf. aussi les références marginales.
– Pour ce qui concerne le culte des astres, lire la note de TOB sur le v. 19 ; en BJ, voir le texte de Sg cité en marge : lire Sg 13, 1-9. L’auteur de Sg excuse partiellement ceux qui ont été conquis par la beauté des astres.

Question 3

– Tomber dans l’idolâtrie serait, pour Israël, oublier la révélation de l’Horeb qui est à l’origine de son histoire. Ce serait perdre la sagesse que les nations lui envient : cf. Dt 4, 6-8.
– Dieu s’est alors révélé à travers les « Dix Paroles » et les lois données par Moïse. Pour Israël, la Loi est la Lumière sur sa route (Ps 119, 105), elle est le Chemin pour le bonheur (cf. Ba 3, 13.14.37 ; 4, 1).
– Comparer ce texte avec Jn 1, 1 et 14 : que pouvons-nous en déduire ?

4. – Is 6, 1-13 : « Qui enverrais-je ? Qui ira pour nous ? »

Une autre page biblique bien connue et à laquelle nous faisons référence à chaque Eucharistie. En se manifestant à Isaïe, Dieu s’adresse à son peuple ; il veut nous rencontrer.
1) Qui est Isaïe ? Que savons-nous de son temps et des événements qui ont marqué
sa vie ?
2) Situer notre texte dans le livre d’Isaïe. Comment peut-on diviser ce passage ?
3) Quelle image de Dieu nous donne ce texte ? Pourquoi Dieu intervient-il ici ?
Comment comprendre la mission donnée (v. 9-10) et la question d’Isaïe (v.11) ?

Question 1

– Sur Isaïe, voir l’introduction à ce prophète.
– Isaïe est une des grandes figures prophétiques du 8ème siècle (avec Amos, Osée, Michée) ; il a vécu à Jérusalem et reçu sa mission vers 740 avant J.-C.
– Les grands événements : l’intervention de l’Assyrie sur la côte méditerranéenne, la destruction de Damas (732) et celle de Samarie (722/21).
– En lien avec cette campagne assyrienne, la coalition de Damas et d’Israël et la guerre syro-éphraïmite (cf. Is 7, 1 et note BJ) qui voulait entraîner le royaume de Juda dans cette coalition anti-assyrienne.

Question 2

– Sur la place de ce chapitre d’Isaïe, lire la note BJ sur Is 6, 1 (titre).
– Le récit de la vocation d’Isaïe marque ainsi le début du « Livre de l’Emmanuel » (Is 6 – 11) ; plus précisément, Is 6, 1 à 9, 6 : cf. les notes de BJ sur Is 5, 8 (titre) et sur Is 5, 25 (titre).
– Deux parties : v. 1-7 (la vision du Seigneur) et v. 8-13 (la mission confiée à Isaïe) ; cette 2ème partie peut se subdiviser en v. 9-10 et v. 11-13.

Question 3

– Dieu se manifeste comme un Grand Roi : relever tout ce qui souligne cet aspect royal.
– La vision a lieu dans le Temple ; la manteau remplit le Hékal (cf. note BJ sur ce terme et le renvoi à 1 R 6 ; voir aussi la note BJ sur 1 R 6, 2).
– Pour le bruit et la nuée (v. 4), lire la note BJ et les références indiquées en marge.
– Sur les Séraphins, voir la note BJ ; lire encore la note BJ sur le v. 3 : que veut dire « Saint » dans la Bible ? Comparer aussi Is 6,8 avec 1 R 22, 19-22 : quel éclairage ?
– Comment comprendre la réaction d’Isaïe ? Cf. les notes BJ sur les v. 5 et 7.
– Pour la signification des v. 9-10 : remarquer la construction soignée de ce passage et les mots mis en évidence. Lire les notes BJ et TOB sur le v. 10 ; lire aussi les références marginales, précédées d’une flèche, données en BJ.
– Le prophète est l’intercesseur du peuple devant Dieu (cf. note TOB sur v. 11).

5.- I s 7, 10 – 17 : Le Seigneur lui-même donnera un signe

La naissance d’un fils, que Dieu promet à Achaz – et au peuple – dans une situation difficile de son histoire, devient l’annonce d’un don, bien plus grand, qu’il veut faire – et qu’il fera – à toute l’humanité.

1) Situer ce texte dans son contexte littéraire et dans son cadre historique.
2) Proposer une division de ce texte. Que propose Isaïe au roi ? Comment comprendre la réponse d’Achaz (v. 12) ? Que contiennent les v. 13-17 ?
3) Qui est « la jeune femme » et qui est « le fils » qu’elle va enfanter ? Quelle importance a eu ce texte dans l’espérance d’Israël ?

Question 1

– Notre texte fait suite à Is 7, 1-9 (cf. v. 10) ; le premier oracle invitait le roi à se confier entièrement dans le Seigneur (cf. 7, 9b et la deuxième partie de la note BJ).
– Cet oracle fait partie du « Livret de l’Emmanuel » : Is 6, 1 – 12, 6 ou, plus exactement Is 7, 1 à 11, 9. Voir aussi l’introduction à Isaïe (premier paragraphe).
– Au point de vue historique : il s’agit de la guerre syro-éphraïmite (cf. la note BJ sur Is 7, 1 ; cf. encore le renvoi à 2 R 16, 5-

Question 2

– Deux parties : v. 10-12 : l’offre d’un signe faite à Achaz ; v. 13-17 : l’annonce de la naissance de l’ « Emmanu-El ».
– Sur la demande d’un signe, lire la note de BJ sur 1 S 14, 10 + ; ici le Seigneur donne à Achaz toute latitude (v. 11b) ; en TOB, lire les notes sur le v. 10.
– Pour la réponse du roi, lire la note TOB sur le v. 12 ; noter le reproche du prophète, au v. 13 : fatiguer mon Dieu (comparer avec v, 11 : demande au Seigneur, ton Dieu).
– La naissance d’un fils, dans ce contexte menaçant, est le signe que Dieu donne à la maison de David : il est toujours « Dieu-avec-nous » : cf. note TOB sur Dt 2, 7.

Question 3

– Lire les notes de BJ et TOB et relever ce que vous comprenez, et éventuellement les questions qui restent en suspens.
– Distinguer la signification de cet oracle dans la bouche d’Isaïe pour ses premiers destinataires (au 8ème siècle avant J.-C.) et la signification que ces mots prendront dans la suite, dans le judaïsme (cf. la traduction des LXX), puis dans le christianisme.
– Au temps d’Isaïe, ce texte est une actualisation de la promesse faite à David (2 S 7) ; dans le NT, il trouvera un accomplissement inouï en la personne de Jésus.
– Sur le nom symbolique : comment Dieu est-il avec nous : au temps d’Isaïe ? au temps du NT ? et aujourd’hui ?

6. – Ez 1, 1 – 28 : « une forme ayant apparence humaine. »

Une page de la Bible qui nous déconcerte. Sans doute, le texte qui nous est parvenu est actuellement surchargé – ce qui ne facilite pas notre approche -. Essayons pourtant de le lire et d’y découvrir une Parole pour nous aujourd’hui.

1) Qui est Ezéchiel ? Que savons-nous de sa vie, de son temps ?
2) Lire d’abord les v. 4-6. 13. 22 : que découvrons-nous ? Qu’apportent en plus les
versets 7-11. 14-21 et 23-25 ?
3) Qu’y a-t-il de nouveau dans les v. 26-28 ? Quel est l’apport de ce texte d’Ezéchiel
pour notre thème ?

Question 1

– Ezéchiel se trouve à Babylone, parmi les déportés de 598 (cf. v. 1) ; il est de famille sacerdotale (v. 3) et il est appelé à être prophète : « la parole du Seigneur lui est adressée »(v. 3).
– Sur l’expression « la main du Seigneur fut sur lui » (cf. note BJ sur v. 3 ; lire les références indiquées).
– Sur Ezéchiel, voir encore, dans votre Bible, l’Introduction à ce prophète.

Question 2

– Le v. 4 nous donne le début de la vision dans le cadre d’un orage (vent, nuée, feu, lumière) comme d’autres théophanies : cf. Ex 19, 16 et la note BJ sur le titre.
– Sur les v. 5-6 : voir Ex 25, 8 + (cité en marge) : il s’agit des animaux fantastiques qui gardaient les palais et les temples : cf. aussi la note BJ sur le v. 10. Cela sera repris en Ap 4, 6-8 : cf. la note BJ sur Ap 4, 6.
– Le v. 13 reprend l’élément du feu : cf. Ex 19, 18 (cité en marge).
– Au-dessus des animaux, le trône de Dieu (v. 22) ; voir la note de BJ ; comparer encore avec ce qui est dit en Ex 24, 10 (cité en marge).
– Pour les v. 7-11 et 14-21, comparer avec Ez 10, 8-22 (cité en marge) ; cf. les notes TOB sur Ez 1,5 et 10 ; cf. encore la note BJ sur Ez 1, 4 (titre).
– Sur les v. 23-25, lire le Ps 29, 3-10 (cité en marge d’Ez 10, 5).

Question 3

– Sur l’apport des v. 26-28, lire la note BJ sur le v. 28 ; lire également celle de TOB (spécialement la deuxième partie de cette note).
– Noter cependant les précautions du prophète : «la ressemblance… ; quelque chose qui ressemblait à… »
– Sur la mention de l’arc-en-ciel (v. 28), lire Gn 9, 13-15 (cité en marge).
– La réaction du prophète est celle que nous trouvons habituellement dans la Bible lors d’une manifestation divine ; comparer avec Ex 24, 10-11.
– Avec Ezéchiel, Dieu n’est plus lié au Temple de Jérusalem ; il peut se manifester au milieu du peuple déporté, même sur une terre « impure » (étrangère).
– Ezéchiel insiste sur sa mobilité (cf. note sur 1, 4 – titre) ; de plus, la mention de l’arc-en-ciel peut signifier le pardon de Dieu, sa fidélité à l’égard de l’alliance.

7. – Mt 1, 18 – 25 : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie… »
Un texte bien connu mais que nous pouvons méditer encore une fois. Un texte qui nous rappelle la place que Dieu donne aux hommes dans son plan de salut. Savons-nous comme Joseph entendre son appel et répondre avec foi ?

1) Situer ce texte de Mt dans son contexte : quelle est la signification de ce passage ?
2) Comment peut-on diviser notre texte ? Qu’est-ce que l’Evangéliste nous apprend au sujet de Joseph et de Marie ?
3) Comment ce texte évangélique éclaire-t-il notre thème ?

Question 1

– Mt 1 & 2 forment le prologue de l’Evangile de Matthieu (cf. note TOB sur Mt 1, 1) ; plusieurs scènes qui laissent déjà pressentir ce que sera la vie de Jésus.
– Après la généalogie qui présente Jésus comme « fils de David et fils d’Abraham », notre texte forme le « deuxième volet d’une même démonstration » (A.Vögtle) : il nous dit comment, malgré la naissance virginale, Jésus peut appartenir au peuple d’Israël.
– Notre texte est comme l’explication du v. 16b ; il nous dit quelle est la place et la vocation de Joseph dans le dessein de Dieu.

Question 2

– Notre texte peut se diviser en 4 parties : les circonstances de la naissance de Jésus (v.18-19) ; l’intervention de l’Ange du Seigneur (v. 20-21) ; la réflexion de l’Evangéliste (v. 22-23) ; l’exécution par Joseph de la parole de l’Ange (v. 24-25).
– Marie est fiancée – mariée – à Joseph (v. 18 et note de BJ et celle de TOB sur v. 19) ; or elle est enceinte avant leur cohabitation.
– Joseph est son époux ; il est un homme juste : sur cette justice de Joseph, lire les notes de BJ et TOB sur la fin du v. 19.
– L’Ange du Seigneur (cf. note BJ et TOB sur v. 20) révèle à Joseph, « fils de David », quelle est sa vocation et celle de Marie dans le plan de Dieu (cf. note TOB sur v. 21) : l’enfant vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom… ; les v. 24-25 montrent la fidèle exécution de cette parole de l’Ange.
– Sur la réflexion de l’Evangéliste (v. 22-23), lire les notes de BJ et TOB. Une telle relecture d’Is 7, 14 suppose, bien évidemment, la foi pascale.

Question 3

– L’intervention de Dieu vient bouleverser les projets de mariage de Joseph et de Marie.
– Matthieu souligne l’importance de Joseph, fils de David, pour insérer Jésus dans la lignée davidique ; il met aussi en lumière la « justice » de Joseph et sa disponibilité pour ce projet de Dieu (comme Lc 1, 28-35 le fait pour celle de Marie).
– Comme le « oui » d’Abraham en Gn 12, 4, ici celui de Joseph, ne s’exprime pas en paroles mais en actes (v. 24).

8. – Lc 5, 1 – 11 « Je ferai de toi un pêcheur d’hommes. »

Découvrir la présence de Dieu dans sa vie alors qu’il vaque à ses occupations quotidiennes, c’est l’expérience que fait Simon ; une expérience qui va changer sa vie et celle de ses compagnons.
1) Situer ce texte dans l’Evangile selon saint Luc.
2) De quoi parle ce texte ? Sur quoi l’Evangéliste veut-il insister ?
3) Pour notre thème : qui est Jésus pour Simon au début du récit ? et à la fin ?

Question 1

– Notre texte est placé après la première partie du ministère de Jésus en Galilée (cf. Lc 4, 14) qui comprend la scène de Nazareth (4, 16-30 ; cf. la note BJ sur le v. 16), suivie de la « journée de Capharnaüm » (Lc 4, 31-44) où Luc suit le texte de Mc 1, 21-39.
– Luc place ensuite l’appel des premiers disciples ; comparer cet appel avec Mc 1, 16-20 : que pouvez-vous en déduire ?
– Après notre texte, Lc reprend la suite de Mc : la guérison d’un lépreux (Lc 5, 12-16), puis les 5 controverses (Lc 5, 17 – 6, 11 ; cf. la note TOB sur Mc 2, 1).

Question 2

– Notre texte comprend une prédication de Jésus au bord du lac (v. 1-3 ; cf. Mc 4, 1-2), le récit d’une pêche miraculeuse (v. 4-7 ; cf. Jn 21, 1-13), et enfin la réaction de Simon suivie de son appel et de celui de ses compagnons (v. 8-11).
– Lire les notes de BJ et TOB sur Lc 5, 1 (titre).
– Noter comment dans son texte, Luc met en évidence le rôle de Simon, que Jésus avait déjà rencontré en Lc 4, 38 ; il monte dans la barque de Simon (comparer avec Mc 4, 1) ; il s’adresse à Simon (qui est nommé Simon Pierre, au v. 8 : cf. note BJ).
– Lc mentionne ensuite, une seule fois, Jacques et Jean (v. 10), qui forment avec Pierre le groupe qui accompagne Jésus en Lc 8, 51 et 9, 28. Il ne parle pas d’André.
– Lc souligne également la disponibilité de Pierre (v. 3), la confiance qu’il accorde à la parole de Jésus (v. 4-5), sa réaction devant le miracle (v. 8 et note TOB).
– Noter encore la réponse de Simon et ses compagnons à l’appel de Jésus : v. 11 et note TOB.

Question 3

– Simon connaît Jésus depuis Lc 4, 38 ; il est pour lui un rabbi qui enseigne et guérit.
– Malgré son expérience de pêcheur, Simon fait confiance à Jésus : il l’appelle « Maître » : v. 5 et note TOB.
– Devant le résultat de la pêche, il découvre un autre aspect de cet homme : cf. Ex 33, 20 + et Lc 1, 12 + cités en marge de BJ.
– Remarquer également la révélation progressive de Jésus : il monte dans la barque de Simon et lui demande de s’éloigner un peu du rivage (v. 3) ; puis il lui demande d’aller au large et de jeter les filets (v. 4) ; enfin il lui donne sa vocation : devenir pêcheur d’hommes (v. 10).

9. – Mc 8, 27 – 30 et // : Qui dites-vous que je suis ?

Il a fallu du temps aux disciples pour reconnaître qui était celui qui les avait appelés. Ce n’est que peu à peu que leurs yeux se sont ouverts. Les Evangiles, écrits à la lumière de Pâques, témoignent encore de ce cheminement.

1) Situer le texte de Mc dans le récit évangélique : quelle place y tient-il ?
2) Etudier notre texte en synopse. Qu’est-ce qui est commun aux trois Evangélistes ? Qu’est-ce qui est particulier à Lc ? et à Mt ?
3) Pour les foules, qui est Jésus ? Et pour les disciples ?

10. – Jn 9, 1 – 41 : De la cécité à la foi

Comme l’aveugle-né, envoyé se laver à la piscine de Siloé, il nous faut du temps pour découvrir le don qui nous a été fait et reconnaître le visage de celui qui nous l’a offert.

1) Situer ce chapitre dans l’Evangile selon s. Jean.
2) De quoi s’agit-il dans ce chapitre ? Quel titre pourrait-on donner à ce passage ? Comment peut-on diviser ce récit ?
3) Comment Jésus se manifeste-t-il ici ? Que faut-il faire pour accueillir cette rencontre ? Quels peuvent être les obstacles ?

L’AN PROCHAIN A JERUSALEM

attenteTel est le souhait qu’échangent les Juifs pieux de la Diaspora : monter à Jérusalem, retourner dans la terre que Dieu a donnée autrefois aux pères.

D’une manière différente, des chrétiens se sentent tout naturellement attirés par ce pays que Dieu a choisi et où Jésus a vécu, homme parmi les hommes.

Un groupe qui projetait un pèlerinage en Terre Sainte : telle est l’origine de ce dossier.
Parcourir la Bible, en écoutant comment le peuple d’Israël y parle de son pays, de ses villes, du Temple : voilà une excellente manière de préparer son coeur pour cette rencontre avec ces lieux où Dieu s’est révélé à nous.
Peu à peu, ces noms de villes ou de régions évoquent pour nous des visages et des événements qui nous concernent encore aujourd’hui. On se trouve alors en terrain, sinon connu, du moins apprivoisé.
Mais quels textes choisir – il y en aurait tant – pour entrer, un peu, dans la géographie et l’histoire du peuple de Dieu. Voici une proposition.

Avec Abraham (1) nous sommes d’abord invités à parcourir cette terre qui sera le cadre géographique de la révélation de Dieu.
Mais le regard se porte rapidement vers Jérusalem : cette ville jébuséenne que David a conquise (2) et où il voulait bâtir une maison pour l’arche du Seigneur (3). Son fils, Salomon réalisera son projet en construisant le Temple (4) qui fera la joie de géné-rations de pèlerins (5).
Mais ce temple, si beau soit-il, n’est pas le gage de la présence de Dieu au milieu de son peuple, comme le dira avec force Jérémie (6) et il sera détruit en 587.
Au retour de l’Exil, la reconstruction du sanctuaire sera une des premières préoccu-pations de ceux qui profitent de l’Édit de Cyrus et reviennent en Juda (7 et 8). Quelques siècles plus tard, les Macchabées et ceux qui les soutiennent se battront pour remettre en état le Temple profané par Antiochus IV (9).

Dans les textes du NT, il sera aussi question de Jérusalem et du Temple (11 et 13), mais d’autres lieux gardent aussi pour nous le souvenir de la présence de Dieu sur notre terre. Et d’abord Bethléem où Jésus est né (10) et l’humble bourgade de Nazareth où il a passé la plus grande partie de sa vie terrestre (12).

En nous emmenant en Samarie, la dernière étude (14) nous rappelle que désormais, ni le Garizim, ni Jérusalem ne sont nécessaires pour adorer le Dieu révélé en Jésus Christ.

1. – Gn 13, 1-18 : “Tout le pays que tu vois … je te le donnerai.”

Dieu agit dans l’histoire des hommes, mais il ne s’impose pas par la grandeur et la force. Un tout petit pays, une bande de terre entre la mer et le désert : tel est le cadre qu’il a choisi pour nous révéler son dessein de salut.

1) Relever dans ce texte toutes les indications géographiques et prendre ainsi connais-
sance avec la Terre sainte.
2) Comment Abraham nous est-il présenté ? De quelles qualités fait-il preuve dans
cet épisode de la Genèse ?
3) Quel est le sommet de ce récit ?

Question 1

o Suivre sur une carte de votre Bible l’itinéraire d’Abraham : Egypte – Négev -Béthel – Aï – Hébron.
o Dans la répartition de la terre entre Abraham et Lot, Abraham reste dans le pays de Canaan (v. 12) alors que Lot choisit la plaine fertile du Jourdain, à l’est (v. 11-12; cf. Gn 13, 10 +).
o Par contraste, le texte laisse entendre que le pays de Canaan est montagneux, plus pauvre, moins irrigué que la partie qu’a choisie Lot.

Question 2

o Abraham est très riche (v. 2), ce qui est le signe de la bénédiction de Dieu (cf. Gn 12, 2). Parmi ses richesses, le texte mentionne d’abord les troupeaux : Abraham est un berger.
o Il se déplace d’un lieu à un autre (v. 1. 12. 18) : c’est un nomade.
o Le récit souligne la générosité et le désintéressement du patriarche : il laisse Lot choisir le premier (v. 9); noter les raisons du choix de Lot (v. 10-11).
o L’attitude d’Abraham est motivée par son amour de la paix (v. 7-8).

Question 3

o C’est la confirmation du don de la Terre (v. 15; cf. Gn 12, 7 +), au moment où Abraham vient de renoncer à tous ses droits face à son neveu Lot.
o Abraham prend possession du pays d’abord par le regard (v. 14), puis en le parcourant (v. 17-18).
o Noter la construction d’un autel (v. 17), comme en Gn 12, 8; il consacre ainsi une partie au Seigneur.
o Sur l’importance du don de la Terre, voir Gn 12, 7 + (cf. les références marginales de BJ sur ce texte).

Prière

Choisir quelques versets du Ps 37 qui vous rappellent l’attitude d’Abraham dans ce texte de Gn 13..

2. – 2 S 5, 1-12 et 6, 1-23 : La cité de David

Au centre du pays, entre les tribus du nord et celles du sud, Jérusalem, la ville des Jébuséens. David, reconnu comme roi par les tribus du sud, puis par celles du nord, décide de s’emparer de cette ville, pour en faire la capitale de son royaume.

1) Qu’est-ce que le texte de 2 S 5, 1-12 nous apprend de David ? Pourquoi cette
conquête de Jérusalem ? Pourquoi ce choix pour une capitale ?
2) En 2 S 6, 1-11 : pourquoi David veut-il introduire l’arche dans Jérusalem ?
Qu’est-ce qui empêche la réalisation de ce projet ?
3) En 2 S 6, 12-23, David peut réaliser son projet : quels sont ses sentiments à
l’égard de l’arche du Seigneur ?

Question 1

o Voir le contexte : après la mort de Saül, David est devenu roi sur le sud (Juda) et il règne à Hébron (2 S 2, 1ss); peu après, les tribus du nord (Israël), se rallient à lui (2 S 5, 1-3); noter les trois arguments donnés par les tribus du nord (v. 1-2).
o Mais les deux parties du royaume de David étaient encore séparées par le territoire des Jébuséens (2 S 5, 6) : d’où la décision de David de conquérir la ville.
o Jérusalem était, par sa situation géographique, une ville facile à défendre (2 S 5, 6-8 et la note BJ); la ville devient ainsi propriété personnelle du roi, n’appartenant pas au territoire des tribus (ni du sud, ni du nord).
o La reconnaissance de David par les tribus du nord et la conquête de Jérusalem marquent le sommet de l’ascension de David (2 S 5, 10. 12; cf. aussi 1 S 16, 1 +).

Question 2

o Sur le projet de David d’introduire l’arche dans la ville : 2 S 6, 1 +. Sur l’arche, voir les références de BJ données en marge de 6, 2.
o L’importance de la démarche de David est soulignée par le nombre des participants (6, 1), par le chariot neuf (6, 3), par la joie (6, 5) …
o Sur la signification de l’accident survenu à Uzza, voir la note de BJ sur 2 S 6, 7.

Question 3

o David porte le costume des prêtres (6, 14 +); cf. aussi les références données en marge par BJ.
o Il offre les sacrifices (v. 17-18), il bénit le peuple (v. 18).
o L’incident de Mikal (v. 20ss) met encore en relief les sentiments de David à l’égard de l’arche du Seigneur (v. 21).

Prière

Prendre le Ps 132 qui célèbre la translation de l’arche à Jérusalem. Choisir quelques versets qui vous parlent plus particulièrement dans l’optique de ce pèlerinage.

3. – 2 S 7, 1-17 : Une maison pour le Seigneur

David est au sommet de sa gloire; les tribus du sud et celles du nord l’ont choisi comme roi. Jérusalem est sa ville : il aimerait en faire le centre religieux aussi bien que politique pour toutes les tribus.

1) Pourquoi David veut-il construire un temple ? Que dit-il ? Voyez-vous d’autres
motivations possibles pour ce projet ?
2) Comment comprendre les deux réponses de Natân à David ? Pourquoi Dieu
refuse-t-il ? Que promet-il ?
3) Quelle est l’importance de ce texte pour David ? Et pour le peuple de Dieu ?

Question 1

o Noter ce que David dit en 2 S 7, 2 et qui exprime sa piété.
o Construire un temple fait partie des devoirs d’un roi; c’est aussi une manière de s’assurer la présence (bénéfique) de la divinité.
o La construction du temple a encore une raison socioculturelle : le peuple s’est sédentarisé alors que sa religion (l’arche sous la tente) porte encore la marque de la vie au désert.
o Pour David enfin, construire le temple, c’est faire de Jérusalem le centre de ralliement des tribus, au point de vue religieux.

Question 2

o Au v. 3, Natân donne son avis d’ami, de courtisan; à partir du v. 4, il intervient comme prophète, c-à-d. en tant que porte-parole de Dieu.
o En refusant le projet de David, Dieu rappelle que c’est lui qui a toujours eu l’initiative dans la vie de David et qu’il l’a encore (v. 8-9).
o Remarquer le jeu de mot : ce n’est pas David qui construira une maison (le Temple) pour Dieu, c’est Dieu qui fera une maison (une dynastie) à David : voir les notes de BJ et TOB sur ce passage).
o Voir aussi la note BJ sur 2 S 7, 6.

Question 3

o 2 S 7 est au centre de l’histoire de David : ce chapitre marque le sommet de son ascension. Malgré la faute de David (2 S 11) et les tragédies qui marqueront les dernières années de son règne (histoire de la succession : 2 S 9 – 1 R 1), David reste le roi que Dieu a choisi pour son peuple.
o La prophétie de Natân donnera sa stabilité au royaume du sud : noter les mots fixer, planter, affermir.
o La prophétie a été sans cesse relue au cours des siècles qui suivront; notre texte est déjà une relecture pour authentifier le règne de Salomon (cf. v. 13).
o Pour d’autres relectures, comparer avec 1 Ch 17; voir la note sur 1 Ch 17, 1 +.; cf. aussi Mt 1, 1 +.

Reprendre la prière de David, donnée en 2 S 7, 18ss, et entrer dans les sentiments exprimés ici (humilité, louange, confiance dans la Parole de Dieu … ).

4. – 1 R 6, 1-4 et 8, 1-13 : “C’est lui qui construira un Temple pour mon Nom.”

Malgré son désir, David n’a pas pu construire un Temple pour abriter l’arche du Seigneur. C’est son fils Salomon qui réalisera ce projet et fera pour l’arche un écrin magnifique.

1) Lire 1 R 6, 1-14 et relever tout ce que ce texte nous apprend au sujet du Temple ?
2) Lire 1 R 8, 1-13 : qui intervient dans le transfert de l’arche ? Pourquoi les
anciens ? Quel est le rôle de Salomon ) Et celui des Prêtres ?
3) Que représente l’arche ? Quelle est la signification de la nuée ? Pourquoi les
Chérubins ?

Question 1

o Le temps de la construction (v. 1) : la quatrième année de Salomon; cf. la note BJ sur 6, 1 +.
o Le plan du Temple : voir la note sur le v. 2 (en BJ et en TOB).
o A propos du v. 7 : comparer avec la loi sur l’autel que vous trouvez en Ex 20, 25; ici la même précaution est prise pour l’ensemble du Temple.
o Le Temple est la maison du Seigneur (v. 2), projetée par David (cf. 1 R 5, 17), celle dans laquelle le Seigneur demeurera si le roi garde fidèlement l’alliance (v. 11-13 et les notes TOB).

Question 2

o Le texte insiste sur la présence de toute la communauté d’Israël pour l’inauguration du Temple : v. 1. 2. 5. 14 …
o Par la présence de l’arche, dont l’histoire est liée à la sortie d’Égypte (v. 9. 16. 21), le Temple de Salomon devient le lieu de ralliement pour toutes les tribus : comparer avec 1 R 12, 26ss.
o Salomon convoque les anciens (v. 1); c’est autour de lui que toute la communauté se réunit (v. 2). Comme David en 2 S 6, 13. 17-18 , Salomon agit ici en prêtre : 1 R 8, 5. 14ss; les prêtres portent l’arche (v. 3. 6); cf. la note TOB (voir la note TOB sur le v. 4).

Question 3

o Pour l’arche : dans notre texte, comme dans la tradition sacerdotale (cf. Ex 25, 10ss et spécialement Ex 25, 22), l’arche est le lieu où Dieu se manifeste au milieu de son peuple. Mais la présence de Dieu n’est pas liée à l’arche.
o Sur la nuée, voir 1 R 8, 10 + (qui nous renvoie à Ex 13, 22 +); cf. aussi la “gloire” : Ex 24, 16 +. La nuée souligne la présence de Dieu dans un lieu déterminé par l’arche (v. 10). Cf. aussi Ex 40, 34-35. Mais la nuée, non plus, n’est pas liée à l’arche : cf. Ez 43, 4-5 et Ez 10, 18-19 et 11, 22-23.
o Les Chérubins : cf. Ex 25, 18 et Ez 1, 10; ils rappellent la proximité ou la présence de Dieu; ils ont peut-être été ajoutés à la tradition de l’arche par influence avec la culture cananéenne.
Prière
Prier le Ps 24 : monter au Temple, c’est rechercher la face de Dieu et une telle rencontre se prépare.

5. – Ps 46 (45) : Dieu est avec nous.

Ce Psaume est le premier des Cantiques de Sion (cf en BJ, l’introduction aux Ps, sous Hymnes). Composé de trois strophes suivies d’un refrain, ce cantique exprime l’assurance joyeuse de la présence protectrice de Dieu pour Jérusalem.

1) Quelle est la certitude exprimée par le psalmiste dans les v. 2-4 ?
2) En vous aidant des notes et des références marginales données en BJ préciser à
quoi le psalmiste fait ici allusion; expliquer les images et les symboles utilisés
dans les v. 5-8.
3) Quelle est la leçon de la troisième strophe (v. 9-12) ?

Question 1

o Dieu est pour nous (v. 2), avec nous (refrain) : cf. Emmanu-El en Is 7, 14 +; 8, 10.
o Cette présence de Dieu est plus puissante que tous les bouleversements : cf. la note sur le v. 4 et les références indiquées.
o Voir encore Is 54, 10 (cité en marge); sur les grandes eaux comme symbole du danger, voir la note BJ sur Ps 18, 5 +.

Question 2

o Sur l’intervention divine à l’origine de ce Psaume, voir la note BJ sur le v. 6; cf. aussi 2 R 19, 35. Pour compléter, lire la note sur 2 R 18, 13 et sur Is 17, 12-14.
o Sur le thème du matin, signifiant l’heure de la délivrance, du salut : Ps 17, 15 +
o L’image du fleuve (v. 5) fait peut-être allusion au canal creusé par Ezéchias par assurer l’eau à Jérusalem (voir 2 R 20, 20 +); cf. aussi Si 48, 17-21.
o Le psalmiste présente la source de Jérusalem comme le fleuve du paradis de Gn 2, 10 (cité en marge par BJ).

Question 3

o Dans les v. 9-10, le psalmiste nous invite à méditer sur les hauts faits de Dieu : il a sauvé Jérusalem.
o Il s’est révélé comme Celui qui brise la guerre (cf. Ps 74, 6); lire encore Is 2, 4-5 où la même idée est étendue au profit de toutes les nations.
o Au v. 11, c’est Dieu qui parle : comparer avec Dt 32, 39.
o La victoire sur Sennachérib révèle le Seigneur comme le maître des nations.

Prière

Reprendre ce Psaume et le prier au nom de l’Église (prière chrétienne).

6. – Jr 7, 1-15 et 21-28 : “C’est ici le Temple du Seigneur ! ”

La présence de Dieu dans le Temple n’est pas pour le peuple une “assurance tous risques”. Aussi scandaleux que cela puisse résonner aux oreilles de ses contemporains, Jérémie annonce que Dieu peut (laisser) détruire le Temple.

1) Préciser les circonstances de cette parole de Jérémie ? Quels événements le
peuple vient-il de vivre ? Que recherche-t-il dans le Temple ?
2) Que dénonce Jérémie ? Que demande-t-il ? Rejette-t-il le Temple ?
3) Pourquoi l’annonce de la ruine du Temple est-elle ressentie comme un blas-
phème ? Jérémie est-il le premier à parler ainsi ?

Question 1

o Sur les circonstances, voir Jr 26, 1-19; cf. la fin de la note BJ sur Jr 7, 1 +. C’est alors une période sombre pour Juda, au début du règne de Joiaqim (lire 2 R 23, 29ss), imposé par le Pharaon à la suite de la mort de Josias.
o A l’occasion d’une fête où les Judéens (v. 2) viennent au Temple, Jérémie profite pour lancer cet appel énergique à la fidélité.
o Un siècle plus tôt, lors de la campagne de Sennachérib en 701, Isaïe avait annoncé la protection du Seigneur et l’inviolabilité du Temple (cf. les références dans les notes de BJ sur Jr 7, 1 +).

Question 2

o Jérémie dénonce un culte purement extérieur (venir se prosterner dans le Temple sans une véritable vie selon l’alliance).
o Il dénonce également la fausse confiance, quasi-magique, que certains placent dans le Temple (v. 4. 10).
o Il rappelle la destruction de Silo, comparable au Temple, puisque c’était jadis le sanctuaire de l’arche (v. 12-14), ainsi que la ruine du royaume du nord (v. 15).
o Il insiste sur la pratique de l’alliance : comparer Jr 7, 6-9 avec le Décalogue (Ex 20, 2-3 +); remarquer aussi la place importante donnée aux devoirs à l’égard du prochain.
o Jérémie ne refuse pas le Temple, mais il place le culte après l’observation de la Loi : cf. Jr 7, 21ss et la note BJ sur 7, 22 +.

Question 3

o Parce que c’est le Temple du Seigneur (v. 2), celui qui porte son Nom (v. 10. 11. 14).
o Le Dt (qui avait servi de base à la réforme de Josias quelques années auparavant) parle du Temple et de Jérusalem comme des “lieux choisis par le Seigneur pour y faire habiter son Nom” (cf. Dt 12, 5ss). Leur destruction serait donc ressentie comme une faiblesse, une impuissance de la part du Seigneur
o Sur les autres paroles contre le Temple : voir Jr 26, 18ss.

Prière
Prier le Ps 74. Pour le psalmiste, la ruine du Temple est ressentie comme un défi à la grandeur du Seigneur qu’il évoque dans les v. 12-17.

7. – Is 54, 1-17 : L’amour fidèle du Seigneur pour Jérusalem

En 587, Jérusalem est prise et détruite : tout semble alors perdu. Pourtant en exil, un prophète annoncera un jour que l’amour du Seigneur pour sa ville dure toujours et qu’il va la reconstruire.

1) Quelles images le prophète utilise-t-il pour évoquer les malheurs de Jérusalem ?
Et pour parler du bonheur qui l’attend ?
2) Quels titres le prophète donne-t-il ici à Dieu ? Comment parle-t-il des sentiments
de Dieu pour Jérusalem ?
3) Expliquer plus particulièrement les v. 9-10 en utilisant les références marginales
que donne ici la BJ.

Question 1

o Lire la note sur le titre : ce sont des images traditionnelles.
o Dans le v. 1, Jérusalem est présentée comme une femme stérile qui devient mère : cf. 1 S 2, 5; Ps 113, 9.
o Dans les v. 1. 6-8 : comme une femme répudiée, puis reprise : cf. Is 49, 14-15 et Os 1, 2 +.
o V. 3-4 : l’image de la tente qu’il faut élargir; cf. 33, 20 : cette image rappelle le passé d’Israël et les promesses faites aux pères, cf. Gn 28, 14.
o Noter le passage de l’image de la femme à la tente (v. 2-3), puis à la ville (v. 11ss).

Question 2

o Faire la liste des différents titres donnés à Dieu et rechercher ceux qui vous paraissent les plus riches, les plus neufs, etc.
o Sur YHWH Sabbaôt : voir 1 S 1, 3 +.
o Sur le Saint d’Israël : cf. Is 6, 3 +.
o Sur le Rédempteur (goël) : lire la note sur Is 41, 14 +.
o Sur Dieu Époux : cf. Os 1, 2 +.
o Pour les sentiments de Dieu, voir encore Is 54, 8 et la note BJ.

Question 3

o La référence à la parole de Dieu après le déluge (v. 9) signifie que l’amour miséricordieux de Dieu pour Israël dépasse l’histoire de ce peuple; il s’enracine dans le dessein créateur de Dieu : voir Gn 9, 11; cf. aussi Gn 8, 21-22.
o D’autre part, la promesse de Dieu à Noé est faite pour “toute chair” : cf. Gn 9, 15, ce qui est bien dans la ligne universaliste du Deutéro-Isaïe.
o La fidélité de Dieu sera plus stable que les montagnes (v. 10); comparer avec Is 49, 14-16.

Prière

Avec le Ps 126, chantons la fidélité du Seigneur pour Jérusalem et pour son peuple.

8. – Is 60, 1-22 : “Lève-toi, Jérusalem ! ”

Ce poème date du retour de l’Exil. Il évoque la gloire que le Seigneur, espère-t-on , va redonner bientôt à la ville.

1) Quel est le sens général de ce passage ? Quelle est la situation de la ville d’après
ce texte ? D’où vient la joie de l’auteur ?
2) Travailler sur les noms symboliques donnés en Is 60, 14. 18, en vous aidant des
notes et des références données par la BJ.
3) Comment le NT a-t-il relu cette page du livre d’Isaïe ?

Question 1

o C’est un oracle de salut pour Jérusalem : illuminée par la gloire du Seigneur, la ville attire à elle tous les peuples des alentours; cf. Is 45, 14 (cité en marge).
o Jérusalem est invitée à se relever (v. 1); ses fils et ses filles (v. 4. 9) ne sont pas encore rentrés de l’exil; ses murailles ne sont pas encore rebâties (v. 10). C’est donc la situation de la ville peu après l’Édit de Cyrus autorisant le retour (en 539). Comparer avec l’oracle d’Ag 2, 2-9 (daté de 520).
o Remarquer que presque tous les verbes sont au futur.
o La joie de Jérusalem lui vient d’abord du Seigneur (v. 1. 2. 19-22); il y a aussi tout le mouvement des peuples vers la ville : repérer sur une carte les noms géographiques (Madian – Épha – Saba – Qédar – les îles – Tarsis).
o Les v. 10-18 annoncent une reconstruction grandiose du Temple et de la ville.

Question 2

o Partir de la note de BJ sur Is 1, 26 (citée en marge de Is 60, 14) qui explique la signification des changements de nom.
o Noter le passage fréquent de la ville à l’épouse (reconstruction / reprise de la femme délaissée) : cf. Is 60, 14-15 et la note BJ nous renvoyant à Is 62, 4. 12.
o Jérusalem sera désormais la ville de YHWH / du Saint d’Israël : v. 15. 19. 20; cf. Ez 48, 35.

Question 3

o Mt 2, 1ss s’inspire très probablement de ce texte (Is 60, 6) dans l’épisode des Mages : voir la note de BJ sur Mt 2, 11 +.
o Mais c’est surtout l’Apocalypse (Ap 21-22) qui relit notre texte pour représenter la Jérusalem céleste : voir Ap 21, 1 + ainsi que Ap 21, 25 + et 22, 5.

Prière

Prendre le Ps 87 : pour le psalmiste, Jérusalem est appelée à devenir la capitale spirituelle de toutes les nations.

9. – 1 M 4, 36-61 : Purification et Dédicace du Temple

C’est pour défendre la sainteté du Temple que les Macchabées avaient pris les armes. Aussi dès qu’ils le purent, leur premier souci fut de purifier le sanctuaire et de rétablir le culte du Seigneur.

1) À quelle époque se situent les événements rapportés ici ? Que s’était-il passé
auparavant ?
2) Ce passage peut se diviser en trois parties : v. 36-40; 41-51 et 52-59 : donnez
un titre à chacune des parties.
3) Que représentait le Temple pour la vie juive à l’époque des Macchabées ?

Question 1

o La Dédicace eut lieu en décembre 164; les événements qui précèdent doivent se situer dans le courant de la même année : voir 4, 52 +.
o Trois ans auparavant avait eu lieu dans le Temple le premier sacrifice à Zeus : voir 1 M 1, 59 et la note BJ.
o Cette profanation faisait partie d’une tentative beaucoup plus large d’assimilation du peuple juif : voir 1 M 1, 41ss et la note sur 1, 44 +.
o La purification du Temple en 164 avait été rendue possible par les victoires des Macchabées (1 M 2, 1ss).

Question 2

o Les v. 36-40 décrivent l’état lamentable des lieux après trois ans d’abandon : d’où le deuil mené (v. 39-40). Comparer avec le Ps 74, 2-7 (cité en marge).
o Dans les v. 41-51, nous avons la reconstruction avec les problèmes que cela posait (voir la note sur le v. 46); noter le souci de la pureté.
o Les v. 52-59 disent la joie (v. 55. 56. 58. 59) d’avoir pu rétablir le culte du Seigneur. Noter la volonté d’en garder la mémoire : v. 59 et la note de BJ:

Question 3

o Sur ce que représente alors le Temple : voir 4, 36 et les références aux deux Livres des Macchabées.
o Noter en 1 M 2, 7 et 3, 43, le lien qui est fait entre le peuple / la Ville sainte / le Temple; cf. aussi l’Introduction de BJ à 2 M : l’auteur veut intéresser les Juifs d’Alexandrie au sort du Temple; voir aussi 2 M 10, 8 + et 15, 37 +.
o Cette restauration du Temple sous les Macchabées est à l’origine de la fête juive de la Dédicace : cf. la note de BJ sur 1 M 4, 59 +.

Prière

Prendre le Ps 116 : ce psaume fait partie du “Hallel” que l’on chantait chaque année à la fête de la Dédicace.

10. – Lc 1, 1-20 : Né à Bethléem

Bethléem est une petite ville au sud de Jérusalem. Sa célébrité lui vient avant tout de deux de ses enfants : David et Jésus qui y sont nés.

1) Pour Luc cette scène de la naissance de Jésus est un parallèle à celle où il racontait
la naissance de Jean-Baptiste : comparer ces deux textes. Quelles circonstances
entourent ces deux naissances ? Que révèlent-elles de ces deux enfants ?
2) Plus précisément, qu’est-ce que ce texte nous apprend de Jésus ? Quels titres lui
sont donnés dans ce récit ?
3) Sur quoi Luc insiste-t-il en rapportant la naissance de Jésus à Bethléem ?

Question 1

o Luc raconte en parallèle la naissance et la circoncision de Jésus et de Jean-Baptiste; cette mise en parallèle lui permet de faire ressortir l’importance de la naissance de Jésus (20 versets pour celle de Jésus, contre 2 versets pour celle du Baptiste; au contraire, pour la circoncision Luc en parle en 1 verset pour Jésus, contre 8 pour Jean-Baptiste.
o Alors que Jean-Baptiste naît dans la maison familiale où Élisabeth est entourée par ses voisines et ses proches (v. 58), Jésus naît au cours d’un voyage (v. 4-6), dans des conditions précaires (v. 7) et Marie est seule pour prendre soin de l’enfant (v. 7).
o Sur la signification des bergers à la crèche, dans la pensée de Luc, voir la note de TOB.

Question 2

o Jésus est fils de Marie (v. 5-6; cf. 1, 26ss), le premier-né (voir les notes de BJ et TOB sur ce mot).
o L’ange le nomme : Sauveur, Christ Seigneur (2, 11 : voir la note de BJ et celles de la TOB).
o Il naît dans la pauvreté (2, 7); ses parents obéissent à l’ordre de l’empereur (2, 1ss), mais l’ange du Seigneur annonce cette naissance comme une grande joie pour tout le peuple (v. 10-12). Noter encore la mention de la “gloire du Seigneur” (v. 9 : voir note TOB et en BJ le renvoi à Ex 24, 16 +).

Question 3

o Luc mentionne deux fois Bethléem dans ce récit (v. 4 et 15) et il précise : la vil-le de David (v. 4. 11).
o Sur cette désignation inhabituelle de Bethléem, voir la note TOB sur Lc 2, 4.
o Voir encore les références marginales de BJ qui nous renvoient à 1 S 16, 1-13 et Jn 7, 42.

Prière

On pourrait conclure cette étude en reprenant le “Gloire à Dieu”.

11. – Lc 2, 22-38 : Jérusalem et Nazareth

Jérusalem et Nazareth : tel sera, selon Luc, tout le cadre de la vie privée de Jésus. Jérusalem avec son Temple, les prophètes, les docteurs; Nazareth, petite bourgade de Galilée.

1) D’après ce texte de Luc qu’elle est l’importance de Jérusalem ? Et celle de Na-
zareth ?
2) Qui sont les personnes qui entourent Jésus durant cette période de sa vie ?
Comment Luc nous les présente-t-il ?
3) Quelle est la signification pour Luc des deux scènes de Jésus à Jérusalem ?

Question 1

o Sur la présentation de Jésus au Temple : voir Lc 2, 22 + ainsi que les notes TOB.
o Au sujet de Lc 2, 41ss : tout Juif pieux qui le pouvait, montait à Jérusalem pour la fête de Pâque : voir note TOB.
o Luc mentionne trois fois le Temple : v. 27. 37 et 46.
o Nazareth est leur ville (v. 39); c’est le lieu de l’observance quotidienne de la Loi (v. 22); c’est le cadre familial dans lequel Jésus a grandi (2, 40. 51-52) Lire la note TOB sur Lc 2, 40.

Question 2

o Jésus nous est présenté au sein d’une vraie famille : ses parents (v. 27. 41. 43); son père et sa mère (v. 33. 48). Voir la note TOB sur 2, 27. C’est une famille parmi d’autres : 2, 44.
o Luc souligne que les parents de Jésus sont des Juifs fidèles à la Loi : v. 22. 23. 27. 39; cf. aussi les notes de BJ et TOB sur 2, 22.
o Ils sont pauvres : v. 24 et notes BJ et TOB.
o Sur Syméon, lire v. 25ss et les notes; il attend la consolation d’Israël (voir note TOB sur v. 25); comme Anne, il est prophète (note TOB sur la fin du v. 25).
o Au sujet d’Anne : lire v. 36ss et les notes TOB.
o Syméon et Anne symbolisent le “reste” d’Israël de ceux qui attendent la délivrance de Jérusalem (v. 38 et notes BJ et TOB).

Question 3

o Dans la construction de Luc (le parallélisme entre Jésus et Jean-Baptiste), la présentation au Temple est propre à Jésus : il monte de l’humble bourgade de Nazareth au Temple de Jérusalem où il est reconnu (par Syméon et Anne) comme le Messie.
o Jésus parmi les docteurs : cf. 2, 49 et notes BJ et TOB; c’est ici que Luc place la première parole de Jésus (v. 49 et note TOB). Comparer l’incompréhension des parents avec celle des apôtres plus tard (Lc 9, 35; 18, 34).

Prière
Avec le Cantique de Syméon, remercions le Seigneur pour le salut qu’il a préparé pour tous les peuples.

12. – Mc 6, 1-6 : Jésus de Nazareth

Devant l’histoire, Jésus apparaît comme l’homme de Nazareth. Et ce n’est que justice : la plus grande partie de la vie terrestre du Fils de Dieu s’est déroulée dans cette petite bourgade de Galilée.

1) En quelques versets, Marc nous dit beaucoup de choses sur Jésus : relevez-les et
éventuellement complétez l’information par ce qu’il disait dans les chapitres
précédents.
2) Que vous apporte la référence marginale à Mt 8, 10) donnée en BJ ?
3) Quelle est la signification de ce passage de Marc ? Quelle actualité avait ce texte
pour les premiers lecteurs/auditeurs ? Et pour nous aujourd’hui ?

Question 1

o Jésus vient dans sa patrie : cf. Mc 1, 9
o Il est entouré de ses disciples (cf. Mc 3, 13-19), ce qui est habituel chez Marc.
o Il enseigne dans la synagogue et son enseignement frappe par son autorité : cf. Mc 1, 21-22; de même, ses actes de puissance : cf. 1, 23ss; 2, 1-12.
o Pour ses concitoyens, il est le charpentier; on connaît sa famille : 6, 3; cf. 12, 46 + (cité en marge).
o Il se présente lui-même comme un prophète : v. 4

Question 2

o Résumer les principales données de cette note (sur Mt 8, 10).
o Réfléchir sur Mc 1, 15 : se convertir = croire à la Bonne Nouvelle. Qu’est-ce que la foi ? Que suppose-t-elle ? Qu’est-ce qui peut être un obstacle (cf. dans notre texte) ?
o Sur le rapport foi – miracle : pourquoi Jésus exige-t-il d’abord la foi ?
o Comment les Évangélistes nous présentent-ils la foi des disciples ? Quelles leçons pour nous ?

Question 3

o Sur ce récit, voir les notes TOB sur les v. 1 et 3.
o L’incrédulité que Jésus rencontre de la part des siens laisse déjà présager la fin tragique de sa mission. pour les lecteurs de Marc, il sont avec Jésus, comme les disciples (v. 1); ils assistent à ce rejet de Jésus et la même éventualité est envisagée pour eux (v. 11).
o Ce texte nous rappelle la réalité de l’Incarnation de Dieu, la difficulté qu’elle représente pour la raison humaine; elle ne peut être reçue que dans la foi.

Prière

Méditer ensemble sur ce que représente pour nous croire en Jésus de Nazareth.

13. – Jn 2, 13-25 : Vers le Temple définitif

Même après la restauration du Temple au retour de l’Exil, les Juifs attendaient pour l’ère messianique un Temple nouveau. dans la littérature apocalyptique, ce Temple devait venir du ciel au moment où Dieu viendrait habiter au milieu de son peuple. Tel est sans doute l’arrière-plan du texte de Jean.

1) Les Synoptiques placent la purification du Temple au terme de la mission de Jésus
alors que Jean la situe au début : qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Qu’apporte le contexte de Jean à cet épisode ?
2) Comment est composé ce récit de Jean ? Cette structure a-t-elle une importance
pour le sens du récit ?
3) Comment Jean voit-il le Temple nouveau ?

Question 1

o Sur la place de cet épisode chez les Synoptiques, voir les références marginales.
o Cette liberté des Évangélistes nous indiquent qu’ils n’entendent pas d’abord nous donner un récit anecdotique; comme le dit expressément Jn 20, 30-31, ils veulent parler de Jésus et nous amener à croire en lui.
o Sur le contexte de l’épisode en Jean : Jésus est proclamé Messie par le Précurseur (Jn 1, 19ss); il se révèle comme tel à Cana (2, 1-12) et il annonce son “Heure”; en 2, 13ss, il se révèle comme Fils (cf. v. 16) et il annonce sa résurrection.
o C’est la venue du Messie dans son sanctuaire : cf. Ml 3, 1-4 (cité en marge par BJ)
o Noter encore que Jn réunit ici la purification du Temple et la question de l’autorité de Jésus (ailleurs chez les Synoptiques).

Question 2

o D’abord une introduction (v. 13); sur l’expression “la Pâque des Juifs”, voir la note TOB su Jn 11, 55.
o Ensuite le récit de la purification (v. 14-16 : voir note TOB sur v. 14), suivie d’un commentaire de l’Évangéliste (voir note TOB sur v. 17).
o Vient alors la discussion avec, au centre, le v. 19 (cf. note TOB); elle est suivie d’un commentaire (v. 21-22 et les notes BJ et TOB).
o Enfin un sommaire de conclusion sur la foi et les signes : v. 23-25.
o Cette construction met en évidence deux niveaux de compréhension ( celle d’avant Pâques, puis la compréhension de l’Église à la lumière de la Résurrection), cf. les notes TOB sur les v. 17 et 22).

Question 3

o Lire la note de BJ sur Jn 2, 21 +.
o Le Temple nouveau est lié à la mort et à la Résurrection de Jésus, comme Jésus le dira à la Samaritaine (Jn 4, 21).
o C’est de lui que viendra l’Esprit (Jn 7, 37-39 et 19, 34); voir encore Ap 21, 22 et les notes de BJ et TOB sur ce texte.

Prière : Prendre le Cantique d’Ep 1, 3-14 (en lui / en Christ/ … ).

14. – Jn 4, 1 – 42 : Jésus et la Samarie

Après avoir consacré le chapitre 3 à la rencontre de Jésus avec Nicodème à Jérusalem, Jean nous montre ici Jésus en Samarie. Une question parmi bien d’autres divise Juifs et Samaritains, celle de savoir où il faut adorer le Seigneur.

1) Où est située cette scène de Jn ? Comment progresse le dialogue dans les v.7-16 ?
Quelle révélation Jésus fait-il à cette femme ?
2) Expliquer les v. 17-26 : quel est le thème abordé par la Samaritaine ?
3) Qu’apportent les v. 27-38 ? Et la finale (v. 39-42 ) ?

Question 1

o Jésus est en route de la Judée vers la Galilée; il lui faut traverser la Samarie (voir Lc 9, 52-55, cité en marge par BJ), où il va demeurer deux jours (v. 40).
o Fatigué de la route (v. 6), il demande à boire à une femme (les notes de BJ et TOB sur Jn 4, 9); noter l’incompréhension de la femme : v. 9 et 15 ; cf. Jn 2, 19 +.
o Dans les v. 7-15, le verbe “donner” revient 7 fois : on passe de l’eau du puits (cf. en TOB la note sur Jn 4, 14; en BJ, voir la note sur Jn 4, 1 +) à l”l’eau que je donnerai “ (v. 10. 13. 14).

Question 2

o Dans les v. 18-19, la femme reconnaît en Jésus un prophète; elle en profite pour lui poser la question qui divise Juifs et Samaritains (v. 19-20 et les notes TOB).
o Remarquer la reprise ici des mots “adorer/adorateurs” (8 fois dans les v. 20-28)
o Dans la déclaration de Jésus (v. 21ss), noter la solennité du ton et relever ce qui vous paraît le plus important : voir les notes TOB sur Jn 4, 24 et 26; cf. aussi Jn 8, 24 + (cité en marge par BJ).
o Avec la présence de Jésus, le Messie (v. 25-26), cette question disputée entre Juifs et Samaritains trouve maintenant réponse, mais sous une forme inattendue (v. 22-23 et les notes TOB).

Question 3

o Il y a passage du dialogue Jésus / Samaritaine à celui de Jésus / disciples.
o Aux v. 31-34 : l’incompréhension des disciples; pour Jésus, la volonté du Père est plus importante que la nourriture du corps : cf. Jn 6, 38-40 et la note BJ sur Jn 4, 34 +.
o Les v. 33-38 préparent déjà la finale des v. 39-42. Voir note TOB sur le v. 35 et 38
o Le passage de Jésus en Samarie (v. 4) et la venue des Samaritains vers Jésus (v. 30), leur invitation (v. 40) et leur foi (v. 41-42), annoncent la mission chrétienne d’après Pâques (cf. Ac 8, 14, 17, cité par BJ et TOB en marge de Jn 4, 38).

Prière

Lire Ep 2, 1-22 et prier à partir de ce texte de Paul.

LES CHOIX DE DIEU

discipesl1Vos pensées ne sont pas mes pensées
et mes voies ne sont pas vos voies.
Autant les cieux sont au-dessus de la terre,
autant mes pensées sont au-dessus de vos pensées. Is 55, 8-9

Lire la Bible, c’est écouter la Parole de Dieu ; c’est écouter ce que Dieu veut nous communiquer, ce qu’il partage de lui-même, de son projet sur le monde et sur l’humanité.

Quand un ami nous parle vraiment ; je veux dire : quand il nous livre quelque chose de lui-même, de sa vie, c’est un privilège, un cadeau qu’il nous fait.

Que dire alors de cette Parole de Dieu, offerte sans réserve à celui qui veut bien prendre le temps de rencontrer ainsi le Seigneur ?

Devant une parole humaine qui nous est partagée, nous sommes souvent surpris, et en même temps comblés : cette parole nous permet de mieux comprendre, de mieux connaître, celui qui ainsi s’est livré à nous.

Comment ne serions-nous pas surpris par ce que Dieu a à nous dire ? Suivons le conseil des Pères de l’Eglise qui invitaient les croyants à se familiariser peu à peu avec « les mœurs de Dieu » en fréquentant assidûment sa Parole.

1. – Gn 4, 1 – 16 : Le Seigneur agréa Abel et son offrande …

Avez-vous déjà lu ce récit – bien connu – de la Bible ? En plaçant aux origines de l’humanité une tradition qui devait concerner les Qénites (cf. note BJ sur Gn 4), les auteurs sacrés veulent nous parler de Dieu et des hommes, de nos rapports avec Dieu et avec nos semblables.

1) Que disent ces versets ? Quelle signification prend ce récit à sa place actuelle ?
2) Relever dans ce récit tout ce qui concerne Dieu.
3) Quel(s) enseignement(s) pouvons-nous tirer de ce texte ?

Question 1

– La naissance de Caïn et d’Abel ; Caïn, le cultivateur et Abel l’éleveur de petit bétail.
– Les deux offrent au Seigneur des produits de leurs activités (v. 4a), mais l’attitude du Seigneur est différente (v. 4b-5).
– Dans les v- 5-7 : les paroles du Seigneur à Caïn. Au v. 8, le meurtre d’Abel, le frère (cf. v. 2. 8 bis.9 bis. 10. 11). Les v. 9-15 nous donnent un long dialogue entre le Seigneur et Caïn ; v. 16 : la conclusion.
– Sur tout le passage, lire la note BJ sur Gn 4, 1 (titre). Ce récit vient après Gn 3, 12-13 (cf. la fin de la note BJ sur Gn 4, 1) ; cf. aussi Gn 4, 23-24 et note BJ.
– Derrière ce récit, les relations entre les semi-nomades, à la limite du désert, et les agriculteurs habitant le sol fertile.

Question 2

– Le Seigneur est à l’origine de la vie (v. 1) ; on lui offre des offrandes qu’il peut ou non agréer (v. 3-5) ; sur la liberté de Dieu (v. 4b-5a), lire la note BJ sur v. 5 ; cf. aussi Ex 33, 19.
– Le Seigneur s’adresse à Caïn (v. 6-7) pour le mettre en garde ; il lui parle encore après son acte. Comparer la question de Gn 4, 9-10 avec Gn 3, 9-11 : que découvrez-vous ?
– Le Seigneur punit Caïn (v. 11-12), mais également le protège (v. 15 et note).
– Quelle « image » de Dieu retenez-vous de ce texte ?

Question 3

– La présence de Dieu à l’homme, tout au long du récit : plutôt inattendue après Gn 3, 23-24 !
– La jalousie met fin à la première fraternité humaine (v. 5-8). La tentation n’est pourtant pas insurmontable : v. 6-7 et note BJ.
– Le rapport avec le sol qui a reçu de la main de Caïn le sang (la vie) de son frère ; cf. 3, 19.
– Caïn chassé par Dieu (v. 11) et cependant marqué de sa miséricorde (v. 15 et note).

2. – Gn 25, 19 – 34 : « L’aîné servira le cadet »

« Esaü n’était-il pas le frère de Jacob ? oracle du Seigneur ; or j’ai aimé Jacob et j’ai haï Esaü » est-il écrit dans le prophète Malachie (Ml 1, 2-3). Cette parole que reprend saint Paul dans Rm 9, 12-13 exprime bien la totale liberté des choix de Dieu.

1) Que contient ce passage de Genèse ? De quoi s’agit-il ?
2) Qu’et-ce que ce texte nous apprend sur le Seigneur ?
3) Quelles leçons pouvons-nous tirer de ce texte biblique ?

Question 1

– Il est question d’Esaü et de Jacob : cf. la TOB qui place tous ces versets sous un seul titre.
– Dans la BJ, ce passage est divisé en deux parties : v.19-28 : la naissance d’Esaü et de Jacob, et v. 29-34 : la question du droit d’aînesse.
– A travers ces récits on veut expliquer les noms des deux fils d’Isaac (v. 26 et v. 30 et les notes sur ces versets) ; c’est aussi l’histoire des deux peuples dont ils sont les ancêtres : cf. la note BJ sur le v. 23.
– Jacob et Esaü sont des jumeaux ; ils sont nés de Rébecca, longtemps stérile (v. 21).
– Ces versets nous donnent deux explications différentes de l’importance de Jacob par rapport à Esaü : v. 25-26 et v. 31-34.
– Noter aussi la présentation des deux enfants (v. 27) et les préférences des parents (v. 28).

Question 2

– Le Seigneur est le maître de la vie (v. 21) ; cf. les autres cas semblables dans la Bible : Gn 30, 2 . 22 ; 1 S 1, 19-20 ; Lc 1, 13 …
– On le prie (v. 21) ; on peut aussi le consulter : lire les notes BJ sur Ex 33, 7 et 1 S 14, 41 (citées dans la note sur le v. 23).
– La réponse donnée par la Seigneur (v. 23) concerne l’avenir des enfants et leur descendance.
– Cette réponse marque aussi le choix de Dieu (pour le cadet) : cf. la note BJ sur Gn 4, 5 ; cf. encore le renvoi à Ml 1, 2-5 et à Rm 9, 12.

Question 3

– Reconnaître la gratuité des dons que Dieu nous a faits. Savoir aussi se réjouir des dons qu’il a accordés à d’autres.
– Ne pas gaspiller ces dons de Dieu pour des valeurs purement matérielles (v. 29-34)).
– La référence marginale à He 12, 16 + applique ce passage au don que Dieu nous a fait dans le Christ.

3. – Dt 7, 1 – 16 : « C’est toi que, le Seigneur ton Dieu a choisi … »

Israël est le peuple élu parmi tous les peuples : pourquoi ? Cette question, le peuple élu lui-même se l’est posée. La réponse qu’en donne le Deutéronome peut continuer à nous interpeller.

1) Situer ce passage dans le Deutéronome. Que contient-il ? Comment peut-on le subdiviser ?
2) Qu’est-ce que ce texte nous apprend sur Dieu ? et sur le peuple d’Israël ?
3) Qu’est-ce que le peuple élu de Dieu doit comprendre ? Que doit-il faire ?

Question 1

– Ce passage fait partie d’un discours de Moïse introduisant le Code deutéronomique (Dt 12 – 26) : Dt 4, 44 à 11, 32. Lire la note BJ sur Dt 4, 44 (titre).
– Voir aussi la note BJ sur Dt 5, 32 (titre) : dans le chapitre 7, l’auteur du Deutéronome aborde le thème de l’élection d’Israël et ses conséquences.
– Dans les v. 1-5 : il est question de ce qu’Israël devra faire à son entrée dans la terre (cf. Ex 23. 32-33 et 34, 12-16, cités en marge du v. 2).
– Le v. 6 justifie ce comportement : Israël est un peuple consacré au Seigneur, choisi pour lui appartenir.
– Les v. 7-11 parlent des fondements de l’élection. Les v. 12-16 énumèrent les bénédictions qui répondront à la fidélité du peuple.

Question 2

– Dieu a choisi Israël parmi toutes les nations (v. 6).
– Ce choix ne dépend pas d’Israël ; il est purement gratuit (v. 7) ; il est la conséquence d’une histoire passée (v. 8).
– C’est lui qui a fait sortir ce peuple d’Egypte (v. 8) et qui va lui donner la terre (v. 1-2).
– Dieu aime ce peuple et il est fidèle aux promesses faites autrefois aux pères (v. 8).
– Il est le vrai Dieu ; un Dieu juste : v. 9-10 et les références marginales sur ces versets.
– Il s’engage à protéger, à bénir Israël, si celui-ci est fidèle (v. 12-16).

Question 3

– Israël doit comprendre la totale gratuité de son élection.
– C’est Dieu qui a eu l’initiative et qui l’a toujours.
– Ce choix de Dieu entraîne pour le peuple choisi des conséquences très concrètes dans la vie de tous les jours.

4. – Jr 18, 1 – 12 : Comme l’argile dans la main du potier …

Le travail d’un potier : un vase qui sort de ses mains, une belle image pour évoquer l’œuvre de Dieu. Pour Jérémie, cette visite chez le potier sera l’occasion de mieux prendre conscience de la liberté de Dieu.

1) Que contient ce passage de Jérémie ? Comment pouvez-vous diviser ces versets ?
2) Qu’est-ce que ce texte m’apprend sur Dieu ? sur sa manière d’agir à l’égard de son peuple ? Qu’est-ce qu’il me dit sur l’homme ?
3) Comment ce texte peut-il m’interpeller ?

Question 1

– Sur ce passage, lire la note de BJ sur Jr 18, 1 (titre) ; relire également Jr 17, 15-18 : quels liens voyez-vous entre ces deux textes ? Jr 18 ne pourrait-il pas être la « réponse » du Seigneur aux questions que se pose le prophète ?
– Comparer cette « vision » avec celle de Jr 1, 11-13 et Jr 24, 1-2 : ce que voit Jérémie est ici le point de départ d’une réflexion sur la liberté de Dieu à l’égard de son peuple.
– Jr 18, 1-4 raconte la visite chez le potier ; les v. 5-6 donnent la question de Dieu à Jérémie ; les versets suivants forment un développement. Le v. 12 pourrait introduire les v. 13-17 : cf. la note BJ sur v. 13 (titre).

Question 2

– Dieu répond à son prophète, à ses questions (Jr 17, 15-18).
– Dieu parle à travers des événements quotidiens : ici, le travail d’un potier (v. 3-4).
– Ce texte affirme la totale liberté de Dieu : v. 6 et le renvoi à Is 29, 16 + (cité en marge).
– Les v. 7-10 soulignent que les oracles de Dieu ne sont pas des oukases mais des interpellations qui s’adressent à des libertés humaines pour les inviter au salut : cf. Ez 18, 21-26 ; Jon 3, 10 (en marge dans BJ).
– Jérémie parle du « cœur mauvais » qui refuse d’écouter Dieu ; cf. en TOB la référence à Jr 3, 17 où la note cite : Jr 7, 24 ; 9, 13 ; 11, 8 ; 13, 10 ; 16, 12 ; 18, 12 ; 23, 27.

Question 3

– Comme Jérémie, nous sommes appelés à croire que Dieu est bien présent à la vie de son peuple.
– Admirer la patience de Dieu ; sa mesure du temps n’est pas la nôtre !
– Le rappel de notre liberté, de notre responsabilité, que Dieu respecte.
– Le quotidien comme parole de Dieu, un signe qui peut éclairer nos questions.

5. – Is 44, 24 – 45, 13 : « C’est moi qui l’ai suscité dans la justice ».

Le choix de Cyrus pour réaliser les promesses de restauration faites par le Seigneur suscite des questions dans le peuple, des incompréhensions. La réponse du prophète : est-ce l’argile qui commande au potier et lui dicte ce qu’il doit faire ?

1) Situer notre passage. Que contient ce texte ? A qui ces paroles sont-elles adressées ?
2) Qu’est-ce que ce texte peut nous apprendre concernant Cyrus ?
3) Comment ce texte me parle-t-il de Dieu ?

Question 1

– Nous sommes dans le Livre de la Consolation (cf. Is 40 et la note sur le titre).
– Is 40-48 forme la première partie de cet ensemble (Is 40 – 55) ; la figure de Cyrus est évoquée déjà en Is 41, 1-5, mais son nom n’apparaît que dans notre texte.
– La BJ divise notre texte en trois parties : 44, 24-28 ; 45, 1- 8 ; 45, 9-13.
– Sur Is 44, 28 : cf. la note BJ ; noter également : Yahvé, ton rédempteur …
– Dans Is 45, 1-8, le Seigneur s’adresse à Cyrus : voir note sur le titre.
– Is 45, 9 – 13 s’adresse à ceux qui critiquent le Seigneur au sujet du choix de Cyrus (cf. v. 13).

Question 2

– Dans ce passage, Cyrus est nommé par deux fois (44, 28 et 45, 1) ; sur Cyrus, voir encore Is 41, 1-5 et la note sur le titre.
– Cyrus est appelé par Dieu « mon berger » (44, 28) et « son oint/messie » (45, 1) : à quoi vous font penser ces titres ?
– Le Seigneur marche devant lui (45, 2) pour lui ouvrir le chemin et lui donner la victoire ; il réalise ainsi ce qu’il avait annoncé par les prophètes, ses envoyés (44, 26).

Question 3

– Relire Is 44, 24 – 28 et la note sur v. 24 (titre).
– Noter la liaison qui est faite entre l’action créatrice de Dieu (44, 24b. 27 ; 45, 12)
et son action dans l’histoire (44, 25-26. 28 ; 45, 13).
– Relever tout ce que ce texte nous dit de Dieu par rapport à Cyrus en 45, 1-7.
– Sur le monothéisme exprimé dans ce texte : 45, 5-6 ; cf. aussi 44, 6 +, cité en
marge.
– Au sujet de la liberté de Dieu, voir particulièrement 45, 9-11 et le renvoi à Is 29,
16 + (en marge dans BJ).

6. – Is 52, 13 – 53, 12 : « par lui, la volonté du Seigneur s’accomplira ».

Un texte bien connu et pourtant toujours mystérieux ! De qui parle le prophète ? Cette question que pose à Philippe l’eunuque en Ac 8, 34 n’a pas encore trouvé une réponse pour le texte lui-même.
1) Situer notre texte. Que contient ce Quatrième Chant du Serviteur ? Comment pourrait-on le diviser ?
2) Qu’est-ce que ce texte nous apprend sur le « Serviteur » ?
3) Quel est le message de ce texte ? Que nous apprend-il au sujet de Dieu et de son dessein de salut ? Quel apport pour notre thème ?

Question 1

– Ce texte appartient au Deutéro-Isaïe (Is 40-55), le prophète anonyme qui s’exprime en exil dans les années 550-539.
– Notre passage est le Quatrième Chant du Serviteur : lire la note BJ sur Is 42, 1 + ; ce Chant parle de la « passion » du Serviteur.
– Sur une division de ce texte, voir la deuxième partie de la note BJ sur Is 52, 13 (titre) ; cf. encore une division légèrement différente en TOB : en 52, 13-15, c’est Dieu qui parle ; en 53, 1-6, ce sont les foules (nous), puis dans le v. 7-10, le prophète ; enfin en 53, 11-12, le Seigneur reprend la parole.
– P. Grelot propose de voir dans ce texte deux poèmes : Is 52, 13-15 qui se continue en 53, 11c-12, et entre ces deux parties le deuxième poème (53, 1-11ab) dans lequel le prophète parle d’abord au nom des foules (v. 1-6 : nous), puis du Serviteur (v. 7-11a).

Question 2

– C’est un homme écrasé (52,14), mais qui sera placé très haut (52, 13).
– Sur l’image utilisée en 53, 2, cf. la note BJ.
– Comparer 53, 3 avec Ps 22, 7-8 (cité en marge).
– Mais ce Serviteur est innocent (53, 4-6.12) ; cf. encore l’image du v. 7 et la note de BJ.
– Il est condamné et exécuté (53, 8-9), mais à cause de sa souffrance et de sa mort, il sera glorifié et sauvera les multitudes (53, 11-12).

Question 3

– Sur la signification de ce texte, voir la première partie de la note BJ sur 53, 12.
– A l’époque du Deutéro-Isaïe, la Bible ne parle pas encore d’espérance de résurrection : la rétribution doit avoir lieu ici-bas. Dans ces conditions, la souffrance est ressentie comme le signe d’une rupture avec Dieu ; quand elle touche un innocent, elle est donc totalement incompréhensible.
– Ici le prophète présente cette souffrance comme faisant partie d’un dessein mystérieux du Seigneur (52, 15 ; 53, 1 et note BJ) ; cf. encore 53, 11c-12.
– Alors que le Deutéro-Isaïe insiste souvent sur la puissance du Seigneur, ici le salut ne vient pas par la force, mais par la souffrance et la mort d’un juste que le Seigneur appelle « son Serviteur » (52, 13 ; 53, 11c).
– Sur l’importance de ce texte pour le NT, cf. les nombreuses citations précédées d’une flèche dans la marge de BJ.

7. – So 3, 9 – 20 : « Le Seigneur, ton Dieu, est au milieu de toi ».

Le ministère de Sophonie couvre les premières années du règne de Josias (probablement vers 740-730). Juda est encore sous le joug assyrien. Mais Dieu va intervenir, car son « Jour » est proche. Mais ce Jour n’apportera le salut qu’à ceux qui sauront « se faire pauvres devant le Seigneur, comme on l’est devant Assur » (A. Gélin).

1) Situer ce passage dans le livre de Sophonie. Que contiennent ces versets ?
2) Travailler plus particulièrement So 2, 11-13 et 2, 14-18 ? A qui le prophète s’adresse-t-il ? Que lui promet-il ?
3) Relever ce que ce texte nous apprend de Dieu ? Quel apport voyez-vous pour notre thème ?

Question 1

– Après So 1, 2 – 2, 3, où il est question du « Jour du Seigneur » (cf. la note BJ sur So 1, 14), viennent des oracles contre les nations (2, 4-15), puis ceux contre Jérusalem (3, 1-8) ; notre passage parle des promesses.
– Les v. 9-20 sont composés de morceaux différents : noter les changements de pronoms personnels (je/ils, dans les 9-10 ; je/tu il(s), dans les v. 11-13 ; tu/Il (le Seigneur), dans les v. 14-17 ; je/tu/ils, dans les v. 18-19 ; et enfin je/vous, au v. 20). Mais dans la composition de la Bible, ces différentes parties forment un tout : les promesses.
– Ces promesses concernent tout les peuples (3, 9-10), mais tout particulièrement le « Reste » d’Israël (v. 11-13) et Sion/Jérusalem (v. 14-17), vers qui le Seigneur ramènera les déportés (18-20).

Question 2
– Sur So 2, 11-13, lire la note de BJ et le renvoi à la note-clef donnée en So 2, 3.
– Relever tout ce qui est dit du « Reste » : au v. 11 ; puis dans les v. 12-13.
– Lire la note-clef sur la pauvreté en So 2, 3 + : dégager ce qui est dit concernant Sophonie.
– Les v. 14-17 sont adressés à la Fille de Sion // Fille de Jérusalem (v. 14) : comme le montre la reprise au v. 16, il s’agit de Jérusalem /Sion présentée sous une figure féminine (cf. « Marianne », « Britannia », « Helvetia » …) ; cf. encore les références marginales en BJ sur So 3, 14.
– Noter l’accumulation des termes pour parler de la joie (v. 14) ; il ne s’agit pas simplement d’une joie intérieure, mais d’une joie exubérante.
– La cause de cette joie : la présence du Seigneur « au milieu de toi » (litt. en ton sein) : v. 15 et 17. Cette présence est signe de pardon (v. 15) et de l’amour de Dieu pour son peuple (v. 17).

Question 3

– Le Seigneur est Dieu pour tous les peuples (v. 9-10).
– Dieu écarte les orgueilleux, mais laisse subsister un peuple humble et modeste, le peuple « pauvre » au sens de Sophonie.
– Le prophète annonce le pardon de Dieu (v. 15) et le retour des exilés (v. 18-20).
– Sophonie nous présente le Seigneur comme un Dieu jeune et dynamique (v. 17), un jeune roi qui aime la jeune fille Sion et qui danse pour elle. (C.-A. Keller)

8. – Lc 6, 12 – 16 et Mc 3, 13 – 19 : « il en choisit douze qu’il nomma apôtres ».

Le choix des Douze représente une étape importante dans le ministère de Jésus. En choisissant douze parmi les disciples qui le suivent, Jésus nous révèle quelque chose du projet qui l’habite.

1) Comparer les contextes de Lc avec celui de Mc : quelles ressemblances et quelles différences pouvez-vous relever ?
2) Sur quoi Lc a-t-il mis l’accent dans ce choix des Douze ?
3) Que signifie ce choix des Douze ?

Question 1

– Chez Mc, après un groupe de controverses (Mc 2, 1 – 3, 6 ; cf. aussi la note TOB sur Mc 2, 1) l’évangéliste nous montre Jésus suivi par une grande multitude (disciples et foule : Mc 3, 7-12),
– Dans cette foule qui le suit, Jésus fait un choix parmi les disciples (v. 13) ; il fait les Douze (cf. v. 14 et note BJ), pour être avec lui et pour partager sa mission.
– Sur l’importance des lieux chez Mc, cf. la note TOB sur 3, 13.
– Dans les versets qui suivent, Mc note la démarche de la parenté de Jésus (v. 20-21 ; cf. la note de TOB sur v. 20 et encore celle sur le v. 31).
– Chez Lc, le choix des Douze suit directement les controverses (Lc 5, 17 – 6, 11) et cette scène marque un tournant dans le ministère de Jésus : descendant avec eux, Jésus retrouve la foule et adresse le discours dans la plaine (Lc 6, 20 et notes BJ et TOB sur le titre).

Question 2

– Luc insiste sur la longue prière de Jésus qui précède ce choix (v. 12 et note TOB ; en BJ, cf. le renvoi à Lc 3, 21 +, en marge).
– Chez Lc, la prière de Jésus marque tous les moments importants de son ministère. Par cette longue prière, Lc marque l’union de Jésus avec son Père dans ce choix.
– Lc parle d’un choix fait parmi les disciples ; les Douze reçoivent le nom d’apôtres : cf. notes BJ et TOB sur v. 13.

Question 3

– Sur la signification du choix des Douze : cf. Mc 3, 14 et note BJ ; cf. aussi Gn 49, 28a.
– Mc met l’accent sur la liberté du choix de Jésus : ceux qu’il voulait … (v. 13)
– Parmi ceux qui sont ainsi choisis, certains sont connus du lecteur de Mc (Simon et André, Jacques et Jean) et de Lc (Simon, Jacques et Jean) ; les autres sont encore pour lui des inconnus. Comparer aussi la liste donnée en Mt 10, 2-4.
– Sur le changement de nom de Simon, cf. la note TOB sur Lc 6, 14.
– Tous les évangélistes mentionnent le choix de Judas, cf. Mc 3, 19 : celui qui le livra (# livrera).

9. – Mt 10, 25–30 et Lc 10, 21–24 : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre… »

Qui peut révéler le mystère de Dieu sinon Dieu lui-même et le Fils qu’il nous a envoyé ? Or ce don, Dieu le fait aux tout-petits.

1) Comparer ces deux textes : qu’est-ce qui est semblable ? quelles différences trouvez-vous ?
2) Expliquez le texte de Mt 11, 25 – 30. Que contient ce passage ?
3) Expliquez le texte de Lc : sur quoi cet évangéliste a-t-il mis l’accent ?

Question 1

– Dans les deux Evangiles, la parole de Jésus sur la révélation aux tout-petits (Mt 11, 15-16 et Lc 10, 21-22) est quasi identique. Le contexte cependant est différent.
– Chez Mt, cette parole vient à la suite de la question posée par Jean-Baptiste (11, 2ss) et du jugement de Jésus sur cette génération (11, 16-19) et sur les villes où il s’est manifesté (v. 20-21). Elle est suivie des v. 28-30 (propres à Mt).
– Chez Lc, le contexte est celui de l’envoi et du retour des 72 disciples (Lc 10, 1-20) ; dans les v. 23-24, Jésus continue de s’adresser aux 72 disciples.

Question 2

– On peut diviser ce passage en trois : v. 25-26 ; v. 27 ; v. 28-30.
– Sur le contexte de Mt, ce qui a été révélé aux tout-petits, cf. la note BJ sur le v. 25.
– Pour la signification de ce passage, voir les notes de BJ (sur v. 27) et TOB (sur v. 25 et 27) : le renvoi aux livres sapientiaux ou/et à celui de Daniel.
– Pour Mt 11, 28-30, voir les références à Si 24, 19 et 51, 23-30 (en marge dans BJ). Lire aussi les notes de BJ sur les v. 28 et 29 ; cf. encore la note de TOB sur v. 30.
– Comparer encore ce passage avec Mt 5, 17-20 : ce que Jésus demande est-il moins exigeant ? Voir la fin de la note TOB sur Mt 10, 30.

Question 3

– Chez Lc, il y a ce lien très fort avec ce qui précède : le choix des 72, leur mission et la joie des envoyés à leur retour et la parole de Jésus (v. 17-20).
– Lc relie également les v. 21-22 avec une autre parole de Jésus (v. 23-24), que Mt place ailleurs : voir la note TOB sur Lc 10, 21 (titre).
– Sur le don fait aux tout-petits, lire la note TOB sur la fin du v. 22.
– Sur la béatitude des v. 23-24, cf. note TOB sur v. 23 ; voir encore la note BJ sur Mt 13, 17 où il est question du « mystère ».
– Noter l’insistance de Lc sur la joie de Jésus : cf. note TOB sur v. 21 ; en BJ : Lc 1, 14 + (cité en marge) ; également l’importance donnée à l’Esprit, cf. BJ :Lc 4, 1 + (en marge).

10. – Mt 20, 1 – 16 : Les derniers et les premiers.

Une parabole qui surprend et qui dérange ! Et si Jésus avait quelque chose à nous dire qui bouscule un peu notre manière de penser et de juger ? Ne serait-ce pas cela la Bonne Nouvelle ?

1) Etudier cette parabole. Comment est-elle construite ? Sur quoi porte l’enseignement ?
2) Replacer cette parabole dans son contexte : à qui Jésus s’adresse-t-il ? Comparer la parabole de Jésus avec la parabole rabbinique (en annexe).
3) Quel message Jésus veut-il nous donner par cette parabole ? Lire Lc 15, 11-32 : est-ce le même enseignement ?

Question 1

– Une parabole est une histoire qui donne à penser : sur quoi Jésus veut-il interpeller ses auditeurs ?
– Ce texte peut se diviser en trois parties : l’embauche, tout au long du jour (v. 1-7) ; la paye et la contestation (v. 8-12) ; la réponse du maître de la vigne (v. 13-15).
– Comme c’était l’usage, la paye a lieu le soir même : Lv 19, 13 ; Dt 24, 14-15 (cités en marge).
– Noter que lors de la paye, le narrateur ne s’intéresse qu’aux derniers et aux premiers (v. 8-12).
– Remarquer également les trois éléments de la réponse du maître de la vigne : v. 13 ; v. 14-15a ; v. 15b. Quel élément de la réponse vous semble le plus important ?

Question 2

– Mt suit ici le texte de Mc 10, mais il insère dans cet ensemble cette parabole qui lui est propre.
– Après le 4ème grand discours de son Evangile (Mt 18), Jésus est maintenant en marche vers la Judée (cf. la note TOB sur Mt 19, 1) ; il arrivera à Jérusalem en Mt 21, 1.
– Dès Mt 19, 3, l’Evangéliste souligne la présence des Pharisiens et leurs intentions à l’égard de Jésus.
– Notre parabole est reliée à ce qui précède : cf. 20, 1 « car il en va du royaume … » ; voir aussi Mt 19, 30 et 20, 16 (inclusion) : quel lien avec notre parabole ?
– Sur quoi porte l’enseignement de la parabole rabbinique ? Et celle de Jésus ?

Question 3

– Comparer Lc 15, 1-2 avec Mt 20, 11 : murmurer !
– Comparer Lc 15, 29-30 avec Mt 20, 12 : quelle similitude ?
– Comment faut-il qualifier la manière d’agir du maître de la vigne ? ; lire la note TOB sur 20, 15 ; cf. aussi celle sur le v. 16.
– A qui ai-je tendance à m’identifier dans cette parabole de Mt ?

11. – Jn 15, 1 – 17 : « C’est moi qui vous ai choisis … »

Parler de la vigne, c’est évoquer toute l’histoire de Dieu avec son peuple : le soin et l’amour de Dieu pour Israël et la réponse bien souvent décevante du peuple. Mais Jésus peut dire : « Moi, je suis la Vigne véritable » et il nous invite à être les sarments.

1) Situer ce passage dans l’Evangile de Jn. Comment peut-on diviser notre texte ?
2) Relever les mots et les expressions qui reviennent plusieurs fois. Sur quoi Jésus veut-il insister ?
3) Qu’est-ce que ce texte de Jn nous apprend sur le choix de Dieu ?

Question 1

– Nous sommes dans la 2ème partie de l’Evangile de Jn (Jn 13 – 20) ; ici Jésus ne s’adresse plus au monde, mais aux siens (cf. 13, 1 et note BJ).
– Après le Discours d’adieu (cf. 13, 31 et note BJ) qui se termine en 14, 31, on passerait normalement à Jn 18, 1, mais l’Evangéliste introduit ici ce développement sur la Vigne.
– Sur l’image de la vigne dans la Bible, voir les notes de BJ et TOB sur Jn 15, 1 ; cf. encore le renvoi à Is 5, 1 et la note de BJ sur ce passage.
– Notre passage peut se diviser en 2 parties : 15, 1-8 : la vigne et 15, 9-17 : les applications.

Question 2

– « Je suis la vigne … » : v. 1 et 5 ; porter du fruit : v. 4 (3 fois). 5.6.8. 16 ; demeurer en : v. 4 (3 fois). 5.6.7.9.10 (2 fois). 16 ; amis : 13. 14. 15 ; cf. encore aimer :9 (2 fois), 12 (2 fois). 17 ; amour : 9. 10 (2 fois). 13.
– Noter les enchaînements : Père – Jésus – disciples : v. 9-10 ; lire les notes TOB sur les v. 9. 10. 12.
– Il faut demeurer en lui : v. 9-10 (cf. la note TOB sur v. 4) ; garder ses commandements (v. 10 ; cf. les v. 14 et 17). On peut comparer cette demande avec Mc 3, 35.

Question 3

– Sur le v. 16, voir la référence marginale à Dt 7, 6 + ; lire et travailler aussi les notes TOB sur ce v. 16.
– Lire 1 Jn 4, 10 : quel éclairage nous apporte ce texte ? Cf. encore sur le v. 16 le renvoi (en marge) à Jn 15, 2 +.
– Sur serviteurs et amis : voir la note TOB sur v. 15.
— Le choix de Dieu porte d’abord sur Jésus (v. 1) : il est lui, la Vigne véritable. Mais il veut associer ses disciples (v. 5) : cf. le Christ total, la Tête et les membres, dont parle s. Paul en 1 Co 12, 12ss (cité en marge dans la TOB sur v. 5).

12. – Ac 9, 1 – 22 : « Cet homme m’est un instrument de choix … »

Saul était un Juif fervent, un Pharisien attaché aux traditions de ses pères et sûr de sa vérité. La rencontre avec le Ressuscité sur le chemin de Damas va bouleverser sa vie : de persécuteur, il deviendra apôtre et il sera lui-même persécuté.

1) Qu’est-ce que le lecteur de ce texte sait déjà de Saul ? Qu’est-ce qu’il apprend dans ce récit ?
2) Comment Jésus se manifeste-t-il à Saul ?
3) Comment les v. 10-16 soulignent-ils le caractère déroutant de l’appel de Saul ?

Question 1

– Sur ce que l’auteur des Actes a déjà dit de Saul, lire Ac 7, 58 ; 8, 1. 3. Cf. aussi les références marginales en BJ sur Ac 8, 3, spécialement celles tirées des lettres de Paul.
– Dans notre texte, il est question d’une mission de Saul à Damas, auprès des Juifs devenus chrétiens (cf. 9, 2 et note BJ) ; voir aussi Ac 22, 4 et note BJ.
– Sur l’importance que l’auteur des Actes attribue à cet événement, lire les notes de BJ et TOB sur Ac 9, 1 (titre).

Question 2

– Sur la révélation faite à Saul, lire Ga 1, 12-17 et les notes BJ ; noter dans ce texte de Ga les liens que Paul fait entre sa vocation et celle de Jérémie (Jr 1, 5) et du « Serviteur » (Is 49, 1) ; lire encore les notes de TOB sur Ga 1, 12.
– « Je suis Jésus que tu persécutes … » : comment comprendre cette parole (v. 5) ? ; lire la note BJ. Voyez-vous un lien entre cette parole de Jésus à Paul et l’expression paulinienne du « corps du Christ » : (1 Co 12, 12 et note BJ) ?

Question 3

– Pour Ananie, Saul est persécuteur de ses frères chrétiens de Jérusalem (cf. 1 Tm 1, 12-17) ; sur l’expression « les saints » (v. 13), lire les notes de BJ et TOB.
– Il est venu à Damas pour enchaîner « ceux qui invoquent ton nom » : cf. la note TOB ; cf encore Ac 2, 21 et note BJ.
– pour le Seigneur, Saul est « celui qu’il a choisi pour porter son nom auprès des nations païennes » : v. 15 et note BJ ; cf. aussi la note TOB sur « porter mon nom ».
– Lire aussi Ga 1, 16 et note BJ.
– Voir encore Ac 22, 21 (cité en marge) : lire la note sur ce passage avec les textes où Paul parle lui-même de son envoi aux païens : Ga 1, 16 + ; 2, 7-8 ; cf. aussi note TOB sur Ga 2, 9.

13. – 1 Co 1, 17 à 2, 5 : « Voilà ce que Dieu a choisi … »

Nous sommes tellement habitués à voir un crucifix que nous avons de la peine à comprendre ce que Paul veut dire quand il parle du « langage de la croix ». C’est pourtant là que ce trouve le cœur du message chrétien.

1) Comment ce passage se relie-t-il à ce qui précède et à ce qui suit ?
2) Que contiennent ces versets de Paul ? Suivre la pensée de l’apôtre dans ce passage.
3) Qu’est-ce que ce texte apporte pour notre thème ?

Question 1

– Nous sommes dans la 1ère partie de la lettre où Paul réagit aux nouvelles qu’il vient de recevoir de Corinthe (1 Co 1, 11 et notes BJ et TOB). Plus loin, il répondra à des questions qui lui sont posées (7, 1).
– Il s’agit des partis dans la communauté de Corinthe (1, 10 – 4, 21) ; cf. aussi les notes BJ sur 1, 12 et 3, 22-23.
– Former des partis autour des prédicateurs, c’est confondre l’Evangile avec une sagesse humaine ; l’Evangile est une sagesse, mais sagesse de Dieu (2, 6-7 et notes BJ).
– Paul termine en revenant sur le rôle des prédicateurs : 1 Co 3-4.

Question 2

– Lire les notes de BJ et TOB sur 1, 25 qui donnent la division (en trois parties) de notre passage.
– Paul parle d’abord (1. 18-25) du message chrétien qui peut apparaître comme une folie (pour les Grecs) ou un scandale (pour les Juifs) ; il s’adresse ensuite directement aux Corinthiens (v. 26-31) ; puis il rappelle les conditions dans lesquelles il a évangélisé Corinthe (2, 1-5).
– Sur les v. 18-25 : comment comprendre « le langage de la croix » (v. 18) ? et « un messie crucifié » (v. 23) ? Lire les notes BJ et TOB sur les v. 22-25.

Question 3

– Noter l’insistance de Paul sur le choix de Dieu dans les v. 26 – 31 : les répétitions « ce que Dieu a choisi … »
– Sur le v. 30, lire les notes BJ et TOB.
– Sur la communauté de Corinthe, on peut lire ce que dit Ac 18, 1-11 ; cf. les introductions aux Lettres aux Corinthiens.
– Le fait que Dieu s’est révélé dans la croix du Christ : qu’est-ce que cela peut nous dire de Dieu ? de sa manière d’offrir le salut ?

annexe pour étape 10 : Une parabole rabbinique que proposa Rabbi Zeera, en 325, aux funérailles d’un jeune rabbin

A quoi Rabbi Bun, fils de Rabbi Hiyah, est-il semblable ?
A un roi qui avait engagé beaucoup d’ouvriers.
L’un de ces ouvriers était plus diligent que nécessaire dans son travail.
Que fit le roi ?
Il le prit comme compagnon pour se promener çà et là.
Le soir venu, les ouvriers vinrent recevoir le salaire, et il le paya autant qu’eux.
Les ouvriers se plaignirent et dirent :
« Nous avons travaillé toute la journée, et il a reçu le même salaire que nous. »
Le roi répondit : « Cet homme a fait plus en deux heures que vous durant toute la journée. »
Ainsi également, Rabbi Bun a fait plus dans la Loi en 28 ans qu’un maître réputé n’est capable d’en faire en cent ans.

(cité par J. DUPONT, dans Ass. Seigneur 56, p. 21)

PAUVRETE ET RICHESSE DANS LA BIBLE

st paulQuand on lit l’Ancien Testament, on est souvent frappé par la place et l’importance accordées à la richesse. Elle nous est présentée comme une bénédiction que Dieu donne volontiers à ses amis (Gn 13,2; 24,35; 26,13-14; 30,43… Dt 28, 3-12; Ps 1,1-3; Jb 42, 10-12…)
Dans cette même perspective, il est normal que la pauvreté apparaisse comme l’effet d’un jugement de Dieu et par là comme un châtiment (par ex. Dt 28, 15-46).

Pourtant, un jour, Jésus dira :”Heureux vous, les pauvres… malheur à vous, les riches…” (Lc 6,20.24). Comment en est-on arrivé à ce changement ? Par quel cheminement ? à travers quelles expériences la pensée biblique a-t-elle progressé pour dépasser le scandale de la pauvreté et découvrir en elle l’attitude idéale de l’homme devant Dieu ?

Il y a pauvreté et pauvreté, on s’en doute. Mais c’est en partant de la situation très concrète et nullement désirée du pauvre, de l’humble, de l’opprimé, que s’est peu à peu dégagée cette attitude que Jésus recommandera un jour à ceux qui veulent le suivre.

Différentes lignes de réflexion

Une étude complète du thème de la pauvreté dans la Bible demanderait une longue recherche sur plusieurs lignes :

la ligne sapientiale : les Sages voient souvent la pauvreté comme une conséquence de la paresse; cependant leur expérience les empêche de considérer la richesse comme un bien absolu. L’idéal pour eux sera bien exprimé en Pr 30, 8-9…

la ligne de la rétribution qui voit dans la richesse et la pauvreté un jugement de Dieu. Mais ce point de vue, souvent contredit par l’expérience, (le pauvre n’est pas toujours pécheur, ni le riche toujours l’ami de Dieu), conduira aux questions de Jérémie et de Job. La découverte, tardive dans la Bible, d’une rétribution dépassant le cadre de cette vie, permettra de poser des jalons qui rendent possible malgré tout la foi en la justice de Dieu.

Une autre ligne à étudier serait celle de la législation : paradoxalement pour un milieu où la pauvreté était ressentie comme une conséquence du péché, la législation biblique insiste souvent sur la protection que l’on doit accorder au faible et au pauvre. Dès les temps antiques, en Mésopotamie comme en Egypte, la défense de la veuve, de l’orphelin, de l’esclave est considérée comme un des devoirs du roi. Le Code de l’Alliance reprend ces prescriptions et les Prophètes les rappelleront le cas échéant. Par eux, la condition inférieure des pauvres est présentée comme une atteinte à la solidarité du peuple de Dieu. C’est donc au nom de l’Alliance qu’ils demanderont le respect des droits de pauvres. Leur influence se retrouve dans la législation du Deutéronome (Dt 12-26) et dans la Loi de Sainteté (spécialement Lv 19).

Chez les Prophètes

Ne pouvant étudier tous les aspects de la pauvreté dans l’Ancien Testament, nous avons choisi de concentrer notre étude sur quelques textes des Prophètes. Nous verrons donc comment ceux-ci ont dénoncé l’écart scandaleux qui s’était creusé de plus en plus au sein du peuple après la sédentarisation. Mais nous verrons aussi comment ils ont su découvrir le sens religieux de la pauvreté et voir dans l’ attitude quotidienne du pauvre le modèle de celle que l’homme, comme individu ou comme peuple, devrait toujours avoir devant Dieu.
Cette lecture des Prophètes nous préparera à accueillir le message du NT, dont nous reparlerons plus tard.

Sophonie : un tournant important

Pour notre recherche, nous partirons de la note-clé de BJ sur So 2,3 +. Sans prétendre suivre absolument le développement de la pensée d’ Israël sur la pauvreté, nous essaierons néanmoins de replacer les textes dans leur ordre chronologique le plus probable.
La législation ancienne d’Israël (par ex. le Code de l’Alliance) s’efforçait de protéger les faibles et la solidarité du clan permettait d’atténuer la situation difficile des pauvres. Mais à la suite de la sédentarisation et du développement économique, cette législation ancienne allait se révéler inadaptée pour lutter contre les abus. C’est pourquoi les prophètes, porte-parole de Dieu, prennent le relais des lois en attendant que ces exigences passent dans les textes législatifs postérieurs (par ex. dans le Dt et le Lv).

Amos n’est pas le premier prophète à réclamer la justice pour les faibles et les petits. Avant lui, Natân dénonçait sans ménagement l’injustice commise par David (2 S 12) et Elie, celle d’ Achab (1 R 21). Mais Amos est le premier des Prophètes “écrivains” ( = ceux dont les paroles ont été recueillies par des disciples et conservées dans un livre qui porte leur nom), dont la prédication nous soit parvenue. C’est donc par lui que nous commencerons ce parcours dans l’AT.

Une dernière remarque avant de commencer l’étude des textes eux-mêmes :

Dans nos langues modernes, la pauvreté signifie un manque de biens; elle est une notion économique. Ainsi en français, le mot vient du latin (pauper = celui qui a peu de bien).

L’hébreu voit davantage dans la pauvreté une situation de dépendance et de faiblesse. Ainsi pour la Bible, le pauvre est moins un indigent qu’un inférieur, un petit, un opprimé; la pauvreté est une notion sociale.
“C’est pour cela que lorsque les pauvres chercheront à spiritualiser leur condition, ils ne feront pas leur idéal du détachement des biens de ce monde, mais de la soumission volontaire et aimante à la volonté de Dieu.” (A. GEORGE)

1) Amos, le défenseur des pauvres

Le ministère prophétique d’Amos se situe à la fin du long règne de Jéroboam II (783-783). Au regard de l’historien, c’est une époque glorieuse et prospère pour le Royaume du Nord. Mais aux yeux de Dieu et de son prophète, cette brillante situation est jugée de manière bien différente. Si des riches profitent de cette prospérité et deviennent de plus en plus riches, d’autres en font les frais, s’endettent de plus en plus et sont exploités. La solidarité du peuple élu n’est plus qu’un mot. C’est ce mal qu’Amos va dénoncer. Cf aussi Introduction à Amos en BJ ou TOB.

Lire Am 1,3 – 2,

1) A qui sont adressés ces différents oracles ? Que pouvez-vous en déduire ?
2) Noter la structure de ces oracles. Quels sont les crimes qu’Amos dénonce chez
les nations païennes (Am 1, 3 – 2,3) ?
3) Comment Amos souligne-t-il la gravité particulière des fautes d’Israël ?

Question 1

– Localiser sur une carte les différentes nations visées par les oracles d’Amos : le prophète regarde tout autour du peuple de Dieu; voir les notes de BJ ou de TOB sur Am 1,3 .
– Lire ce que contient l’Introduction à Am en BJ au sujet des oracles d’Am 1-2 ; quelle est la doctrine d’Amos au sujet de Dieu ?

Question 2

– Relever les formules stéréotypées de ces oracles : d’abord l’ annonce du jugement de Yahvé; sur la formule “pour 3 et pour 4”, voir les notes en BJ ou TOB; vient ensuite le motif “parce qu’ils ont fait…” ; puis la punition “je déchaînerai le feu…”
– Noter que pour Juda, il y a deux fois “parce que ”; et pour Israël, quatre fois !
– Au sujet des crimes dénoncés chez les voisins d’Israël, on pourrait parler de crimes contre le droit des gens, particulièrement graves (sur ces versets, voir les notes en BJ ou TOB) . Pour Juda et Israël, les manquements dénoncés sont directement liés à l’Alliance (cf. les notes en TOB sur Am 2,4 et 6).
– On peut aussi remarquer que le crime pour lequel Moab sera puni ne concerne en rien Israël ; cf. la note BJ sur Am 2,3.

Question 3

– Il le fait en citant Israël en dernier : voir la fin de la note BJ sur Am 1,3 et celle sur Am 2,6.
– Au sujet des crimes dénoncés : ils vendent le pauvre (2,6), voir la note BJ et comparer avec la Loi en Ex 23, 6-8 !. “Ils écrasent la tête des petites gens” : (2,7 et note BJ). “Père et fils vont à la même fille” (Am 2,7 et notes BJ et TOB). Les vêtements pris en gage et le culte : voir les notes BJ et TOB sur Am 2,8.
– Les fautes d’Israël sont aggravées par le fait de l’élection ( cf. Am 3,2) et des bienfaits dont il a été l’objet de la part de Dieu (Am 2,9-11 : “et moi j’avais fait…” cf. note TOB sur 2,9).
– A remarquer tout particulièrement le dernier don de Dieu mentionné ici (v.11) et refusé par le peuple :lire les références données en marge du v. 12.

2) Devant la Sainteté de Dieu Is 2,6-22

Quelques années après la prédication d’Amos, Isaïe dénonce à son tour, dans le Royaume du Sud, des fautes assez semblables à celles d’Israël.
Les circonstances qui ont entouré la rencontre d’Isaïe avec Dieu (cf. Is 6) ont profon-dément marqué le prophète et sa prédication. Pour Isaïe, Dieu est le Roi, le Seigneur Sabaôt, le Saint. Devant lui, le prophète a pris conscience de son péché et de celui de son peuple. La sainteté du Seigneur au milieu de son peuple est une exigence de justice et d’humble soumission. Seule une telle attitude peut apporter au peuple le salut et la paix. Voir encore les Introductions à Isaïe en BJ ou TOB.

Lire Is 1,1 à 5,30

1) Isaïe, comme Amos, dénonce les abus commis contre les pauvres et les petits :
relever quelques passages qui vous paraissent significatifs.
2) Lire plus spécialement Is 2,6-22 : à quoi s’attaque ici le prophète ? éclairer votre-
recherche par les notes et les références marginales.
3) Comment voyez-vous dans ce passage la conception qu’ Isaïe se fait de Dieu ?
Faites-en l’application à notre thème.

Question 1

– Voir l,17 et les notes de BJ sur 1,10 et 1,17.
– Sur Is 1,23, voir la note TOB.
– Lire encore sur Is 3,14-15 la note de TOB (v. 15 ) ainsi que les références indiquées.
– Le chant de la Vigne (5,1-7) : particulièrement le v. 7.
– Sur Is 5, 8-10, voir en BJ les références marginales, spécialement celles qui nous renvoient à Amos et à Michée; en TOB, la note sur la fin du v.8.

Question 2

– Voir sur ce texte les notes de BJ et de TOB; à noter le retour des mêmes formules (v. 9.11.17; v. 10. 19. 21).
– Sur les devins et les magiciens : voir Is 2, 6 + et Is 8,19 (cité dans la note).
– Noter les reprises aux v. 7-8 : “son pays est plein de…”; sur les chars et les chevaux, voir les références marginales,
– Lire les v. 12-16 : le v. 12 donne le thème; les v. 13-16 l’illustrent : cf. note TOB sur le v. 12.

Question 3

– Relire dans la BJ l’introduction à Isaïe; chercher ce qui est dit sur sa conception de Dieu. Si c’est possible, lire également en TOB (Le message du Prophète).
– Relever dans Is 2,6-22 tout ce qui est dit de Dieu, noter plus particulièrement les formules qui reviennent comme un leitmotiv.
– Isaïe est le prophète de la foi : c’est dans le Seigneur, et en lui seul, que l’homme doit de confier, et non dans les richesses, la puissance militaire, ou pire encore dans les idoles. Pour Isaïe, le péché est avant tout l’orgueil : cf. note TOB sur 2,12.
– Ainsi avec Isaïe, non seulement les faibles et les pauvres trouvent en Dieu un défenseur, mais on commence à deviner que la pauvreté-humilité est la seule attitude juste de l’homme devant Dieu.

3) La pauvreté de coeur : So 2,3

Pour Amos, le pauvre était avant tout l’opprimé, la victime de l’injustice dont le prophète se faisait le défenseur. Chez Isaïe, nous avons retrouvé cette approche, mais la conception qu’Isaïe se fait du Seigneur Sabaôt, lui faisait pressentir que souvent richesses et orgueil vont de pair. Avec Sophonie, nous faisons un pas de plus : nous passons du sociologique au religieux; la pauvreté devient chez lui une valeur positive, parce qu’elle est puissance d’accueil, ouverture, disponibilité à Dieu. Comment s’est fait cet approfondissement de la notion de pauvreté ?

Lire So 1,1 – 3,20

1) A partir de l’Introduction à Sophonie en BJ (ou en TOB), chercher à résumer le
cadre historique de la prédication du prophète ainsi que les principales idées de son
message.
2) Que signifie “Chercher le Seigneur” en So 2,3 ? Expliquer cela à partir de So
1,2 – 2,3 et des notes de votre Bible.
3) Lire So 3,11ss : comment Sophonie décrit-il ici la pauvreté ?

Question 1
– Pour le cadre historique : nous sommes au temps de Josias (So 1,1), donc entre 640 et 609; mais le ministère de So se place plutôt avant la réforme tentée par Josias à la suite de la découverte du Dt (en 622). So est donc un peu antérieur à Jérémie.
– Depuis 722, le Royaume du Nord est ruiné; en 701, Jérusalem a été sauvée de justesse (cf. 2 R 19,35-36), mais le Royaume du Sud est maintenant sérieusement diminué (2 R 18,13-16) et il est sous la domination assyrienne. Mais pour So, ce n’est pas l’Assyrie qu’il faut craindre (ni Babylone qui prendra bientôt la relève), mais le Seigneur dont le “Jour” est proche (So 1,4 +). Et si l’on veut échapper à la ruine, “il faut se faire ‘pauvre’ devant Dieu comme on l’est devant Assur.” (A. GELIN)
– Pour les idées principales, on pourrait relever les expressions qui reviennent plusieurs fois en So. Par ex. “le Jour du Seigneur” : So 1,7.8.10.14.15. 18… ; “ le reste de …” :So 2,7.9; 3,13; “le Seigneur au milieu de toi” : So 3,5.15.17. Voir encore en TOB, Introduction : Les grands thèmes du livre.

Question 2
– Au “jour du Seigneur” tout proche, le Seigneur va s’en prendre à tous ceux qui cherchent leur force en dehors de lui : voir les sous-titres de BJ pour So 1,4.8.10.12; cf. aussi en TOB la note sur So 2,3.
– Comparer So 1,6 et 2,3. Consulter les références marginales avec une + ; voir spécialement Os 4,3 +; Ex 3,16 +; Jr 5,12 +; Am 5,18 +.
– Sur So 2,3, voir en BJ So 2,1 + et 2, 3 + (qui est la note de départ de notre thème) : lire cette note et en tirer ce qui est — Comparer So 2,3 avec Am 5,4.-6 et 5, 14.15 et montrer ce que So apporte de nouveau.

Question 3
– So 3,11ss (cité dans la note de So 2,3) : on trouve ici la description de la “pauvreté”.
– Voir comment So oppose au peuple pécheur et détruit, le “reste” sauvé.
– Mettre en parallèle le v. 11 avec le v. 12 : “j’écarterai // je laisserai subsister; des orgueilleux triomphants // un peuple humble et modeste; tu cesseras de te pavaner // cherchera refuge…”.
– La BJ donne deux références marginales : quelles différences y a-t-il entre le “serviteur” d’Is 53,9 et le “reste” de So 3,13 ? (il n’a pas commis de violence / ils ne commettront plus…)
– Cf. Ap 14,5 : pour l’expression “langue trompeuse”; cf. note BJ sur ce verset.

4) Une communauté de pauvres : le Troisième Isaïe

Au retour de l’Exil, les Juifs qui reviennent au pays trouvent une situation difficile à bien des égards (cf. sur ce point les Introductions au Troisième Isaïe en BJ ou en TOB) : difficultés matérielles, découragement, relâchement au point d vue religieux. Ce n’est pas ce que l’on espérait après le message d’Is 40-55 ! Pourtant dans cette situation, des hommes cherchent à établir la communauté idéale annoncée par Sophonie. Trois textes sont particulièrement intéressants pour notre thème : Is 57, 15; 61,1-2 et 66, 1-2. Mais il vaudrait la peine de lire Is 56-66.

1) Is 66,1-2 : lire Is 65-66 et dresser la liste des actions et des attitudes conformes, selon
ce texte, à ce que Dieu attend de son peuple; puis expliquer plus particulièrement
Is 66,1-2.
2) Comparer Is 66,1-2. 5-16 avec Is 57, 14-21 et noter ce qui vous parait intéressant.
3) Lire Is 61, 1-21 et montrer comment la situation politique et économique (évoquée
dans l’introduction) se reflète dans ce passage.

Question 1

– Etre attentif aux expressions qui disent ce que Dieu attend, mais aussi à celles qui dénoncent un certain comportement : “chercher le Seigneur “ (65, 1-10); “invoquer son nom” (65,1); “écouter… répondre” (65,12; 66,4); “trembler à sa parole” (66,2.5; cf. note TOB sur 66,2); “ne pas suivre une voie mauvaise”(65,2ss; 65,12; 66,3-4. 17); “ne pas abandonner le Seigneur pour d’autres dieux” (65,3.11…)
– Pour Is 66,1-2, voir les notes de BJ et de TOB. Voir aussi 1 R 8,27 (cité en marge de BJ) : lire 1 R 8, 16 et la note de BJ et faire le lien avec notre texte.

Question 2

– Pour Is 57, 14-21 et la note de BJ sur le titre; cf. aussi en TOB, la note sur Is 56,9 (titre), la troisième partie : C (qui traite d’ Is 57, 14-21).
– La comparaison avec Is 66 : la grandeur de Dieu (57,15 et 66,1); son attitude à l’égard des humbles (57,15b et 66,2); pardonnant, guérissant ((57,17-18), repeuplant Sion (66,7-9) et la comblant (66,10-13).
– Le salut de Dieu dépend aussi des hommes : 57, 20-21 et 66, 1P. 14b-16.

Question 3

– Qui est le prophète d’Is 61 ? Ce n’est pas Jésus, mais le prophète anonyme qui s’adresse aux exilés dont la situation est évoquée ici; voir spécialement 61,1-4. 7-9.
– Remarquer comment sont décrits les “pauvres” à qui cette bonne nouvelle est adressée et ce que Dieu leur promet.
– Comparer Is 61, 1-2 avec la citation de ce même texte en Lc 4, 18-19 : quelle différence pouvez-vous relever ? Voir la note TOB sur ce passage en Lc 4,19.

5) Le Messie humble : Za 9,9-10

La deuxième partie du livre de Zacharie (Za 9-14) est l’oeuvre d’un prophète anonyme, dont le ministère doit se situer au début de la période grecque. Depuis le retour de l’Exil (538), les Juifs ont pu rebâtir le Temple (515), puis les murs de Jérusalem et ils sont autorisés à vivre selon leur Loi. Mais la souveraineté politique n’est pas rétablie et l’espoir soulevé par les prophètes est déçu.
Or, avec la victoire d’Alexandre le Grand sur les Perses, les choses commencent à changer. Ne serait-il pas un nouveau “Cyrus” (cf. Is 45,1 +), envoyé providentiellement pour le bien d’ Israël ? Voyons ce qu’en pense le prophète que nous appelons le Deutéro-Zacharie.

Lire Za 9 – 14

1) Repérer dans ce texte les passages qui concernent plus directement le Messie attendu :
quelles images le prophète utilise-t-il pour en parler ?
2) Expliquer Za 9,9-10 par les notes de votre Bible.
3) Que nous apporte de neuf Za 9,9-10 par rapport à So 2,3 au sujet de notre thème ?

Question 1

– On peut partir de l’Introduction à Zacharie en BJ et surtout en TOB ; on y présente en particulier trois images du Roi Messie.
– Le Roi-Messie : Za 9,9-10 (cf. 2ème question).
– Le Berger : Za 11, 4-17 et 13, 7-9 : cf. les notes sur Za 11,4 + et sur Ez 34,1 +.
– Le “Serviteur” : voir Za 12, 9-14, cf. 12,10 + ; une image du Messie dans la ligne d’ Is 52-53.

Question 2

– Comparer Za 9,9 avec So 3,1 4 : joie de la présence du Messie.
– juste : Za 9,9 +; cf. Is 45,21-25; remarquer l’opposition entre les idoles incapables de sauver (45,20) et le Seigneur qui sauve .
– victorieux (litt. sauvé ), voir la note de TOB, c-à-d. sauvé par Dieu.
– humble (en héb. ‘ani) : cf So 2,3 +.
– monté sur un âne : Za 9,9; voir les références. Contrairement à l’âne, monture des Patriarches et des Juges, le cheval et le char sont souvent dénoncés par la Bible comme signes d’orgueil, de sécurité en soi : cf. Ps 20, 8-9.
– Ephraïm : Za 9,10 +; cf. Jr 3,18 +; Ephraïm désigne les tribus du Nord, comme Juda désigne celles du Sud. Le Messie régnera donc sur tout le royaume de David.
– La paix : Za 9,10; cf Is 11, 6 + (en marge); sur ce mot, voir encore Jr 6,14 +.
– Sa domination… : Za 9,10 + : le règne du Messie s’étendra sur les frontières idéales de la Palestine et même au-delà : voir la note TOB sur la fin du v. 10.

Question 3

– Reprendre la note de BJ sur So 2,3 + ; Za 9,9 applique au Messie lui-même l’ idéal de ”pauvreté” de Sophonie. Non seulement le Messie est envoyé aux pauvres (Is 61,1-2), mais il sera lui-même un pauvre (‘ani = humble) : Za 9,9 +.
– Noter les prolongements suggérés par les deux références de Mt (citées en marge) : sur Mt 21, 5, voir les notes de BJ et TOB; de même sur Mt 11,29 : notes BJ et TOB.

Pauvreté et richesse dans les Evangiles

Après avoir étudié les grandes ligne de l’évolution du thème “Pauvreté-Richesse” dans l’Ancien Testament, et plus exactement chez les Prophètes, voici maintenant quelques pistes de travail pour continuer l’étude dans les Evangiles.

Les textes choisis ne veulent pas – et ne peuvent pas – traiter ce problème de manière exhaustive, mais cette démarche devrait nous permettre de mieux prendre conscience de l’importance de la pauvreté dans le message de Jésus et de la place que Jésus lui reconnaît, non pour elle-même sans doute, mais comme ouverture aux valeurs du Royaume qu’il proclame.

Ces quelques études sont choisies dans les trois premiers Evangiles, et plus parti-culièrement dans celui de Luc. Plusieurs sont des textes synoptiques; cependant par souci de simplicité, on n’a pas voulu ici utiliser d’une manière habituelle la comparaison entre les différents Evangiles. Mais il est évident qu’une telle démarche peut être faite avec fruit et qu’elle aidera à mettre davantage en relief la portée des textes étudiés.

L’ordre dans lequel les études sont proposées peut également être discuté. Il paraît cependant préférable de lire quelques textes sur le thème avant d’aborder les deux textes-clés que sont les Béatitudes selon Lc et Mt. Sur ce dernier point aussi , on peut hésiter, mais personnellement je partirai du texte de Lc pour aborder ensuite celui de Mt. De toute manière, ni Lc, ni Mt ne nous transmettent les béatitudes telles que Jésus a pu les dire; mais ils nous montrent tous deux comment les chrétiens de leur église respective ont compris cet appel de Jésus et quelle place importante ils donnaient à ce message dans leur catéchèse.

Pour les animateurs qui voudraient approfondir ces étapes, tout en se contentant d’un matériel simple, je conseillerai le Cahier Évangile No. 24 : “Le message des Béatitudes”, rédigé par le P. Jacques DUPONT, qui est un spécialiste de la question.

6) Le Messie pauvre : Lc 2

Dans sa réponse à Jean Baptiste, Jésus se présente comme le Messie des pauvres. Mais pour saint Luc, cela a commencé bien avant : dès sa naissance, celui qui est le Christ Seigneur (Lc 2,11) vient au monde dans la plus grande simplicité et seuls des bergers accourent vers lui.

Lire Lc 2, 1-21

1) Relever dans ce texte quelques aspects de la pauvreté de Jésus à sa naissance.
2) Lc présente la naissance de Jésus en parallèle avec celle de Jean Baptiste : com-
parer Lc 1,57-66 avec 2,1-21 : que découvrez-vous ?
3) Les bergers reçoivent un signe, comme Zacharie et Marie : que pensez-vous
du signe donné aux bergers ? (sur le mot “signe” , cf Mt 12,38 +).

Question 1

– La naissance a lieu au cours d’ un voyage (v.3-6); les circonstances de la naissance (v.7); cf. aussi la note TOB sur 2,7.
– Les visiteurs chez Lc sont des bergers : voir la note de TOB sur ce mot.
– Or il s’agit bien de la naissance du Sauveur, Christ Seigneur (v.11), qui reçoit le nom de Jésus; sur le sens de ces mots, voir les notes de BJ et de TOB.
– A noter l’opposition entre le pouvoir de César Auguste qui met en branle tout l’univers (v.1-3) et l’aspect simple et pauvre de la naissance de Jésus !

Question 2

– Le parallèle avec la naissance du Baptiste fait encore ressortir la pauvreté de celle de Jésus.
– Jean Baptiste naît dans la maison paternelle ; Jésus au cours d’un voyage dans un abri de fortune (cf. note BJ ou TOB sur le v.7).
– Elizabeth est entourée(1,58. 65.66); Marie est seule : c’est elle qui prend soin de l’enfant (2,7).
– Pour Jean Baptiste, il y a les voisins et les proches (1,58) au lieu des bergers (2,8) qui, pour Luc, annoncent les pauvres et les pécheurs qui plus tard iront vers Jésus.
– Et pourtant Jean Baptiste est le précurseur (1,76) alors que Jésus est le Christ Seigneur (2,11 et la note BJ ainsi que celle de TOB sur Lc 2,40.

Question 3

– Habituellement les signes sont des prodiges accordés par Dieu pour authentifier sa parole ( cf. Jg 6, 17.36ss); ici le signe est banal, quotidien.
– Comparer avec Is 9,5 + (cité en marge).
– C’est dans le dénuement de l’enfant de la crèche qu’apparaît, pour celui qui croit, le salut de Dieu.: cf. plus tard l’annonce du salut dans le Messie crucifié !
– C’est pourtant ce signe qui conduit les bergers à croire au message reçu (2,15-20).

Pour prolonger la réflexion, on pourrait rechercher en Lc 1-2 d’autres mentions de la pauvreté de Jésus, comme par ex. 1,22 + : Jésus se soumet à toutes les obligations de la Loi; voir aussi 2, 24 + ou encore 2,51 (vie cachée).

7) La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres : Lc 4, 16-30

Luc souligne que Jésus était rempli de l’Esprit Saint quand il commence son ministère : avec lui, c’est le temps de la grâce du Seigneur qui fait irruption. Jésus a un programme pour son ministère et il l’inaugure à Nazareth.

Lire Lc 4,16 –30

1) Que veut souligner Luc par cette scène inaugurale du ministère de Jésus ?
pourquoi en ce lieu ?
2) Comparer Lc 4,18-19 avec Is 61, 1-2 : que remarquez-vous ? quelle est la signifi-
cation de cette citation d’ Isaïe pour le ministère de Jésus ?
3) Quelle est la réaction de l’auditoire ? Pourquoi ? Quelle signification cela a-t-i
pour Lc ?

Question 1

– En Mt et en Mc, le début du ministère de Jésus est relié l’emprisonnement de Jean Baptiste, mais non en Lc.
– Jésus est à Nazareth (cf. Mt 4,13 +); pour Luc, c’est le premier discours de Jésus et il a lieu dans la synagogue : cf. Lc 4,15 et Ac 13, 14-41. 42-48; 17,2-9; 18,4).
– Jésus va à la synagogue “comme il en avait l’habitude”, comme tout Juif pieux et il participe à la prière commune.
– Jésus lit le passage d’Isaïe qu’il a trouvé ce passage est sa première proclamation : comparer avec Mc 1,14-15 et Mt 4,17 ; pour Lc, Jésus inaugure l’année de grâce du Seigneur.

Question 2

– Luc cite le texte d’ Isaïe selon la traduction grecque (LXX); c’est une citation libre qui mélange Is 61 avec Is 58,6.
– Jésus omet la finale du dernier verset cité (“ et un jour de vengeance pour notre Dieu”.) Sa citation se termine ainsi sur l’annonce de l’année de grâce : cf. Lv 25, 10-13. On pense à la remarque de Dante : Luc est le scribe de la mansuétude de Dieu.
– Le texte d’Isaïe n’est pas simplement cité; Jésus le déclare accompli, et cela aujourd’hui et par lui.
– Comparer ce texte avec Is 42,1-2 : Jésus est le Serviteur du Seigneur envoyé à Israël pour annoncer pardon, guérison, libération.

Question 3

– Sur la réaction de l’auditoire, voir Lc 4,16 +; selon Mc et Mt, le rejet de Jésus à Nazareth se place à la fin du ministère galiléen.
– Luc nous donne ici un résumé de ce que sera la vie publique de Jésus (v.22) : sa proclamation de l’ âge messianique est d’abord accueillie avec attention, puis mise en doute (v.23) : “c’est le fils de Joseph”; enfin, elle est refusée avec hostilité. Cf. la note TOB sur 4,16 (titre).
– V. 25-27 : lire 1 R 17,9 et 2 R 5, 14 : Noter l’opposition entre Israël (4, 25.27) et les païens, ici Sidon et la Syrie : cf. Ac 13, 46.
– V. 28-29: Jésus est rejeté “hors de la ville” : l’annonce de ce qui se passera à Jérusalem : cf. Lc 20,15 et Ac 28, 25-28.
– Sur le v. 30, voir Jn 8,59 (cité en marge).

8) Les richesses et le Royaume : Lc 18, 18 – 30

Si Jésus est le Messie des pauvres, celui qui veut marcher à sa suite doit être prêt à renoncer à tout : telle est la réponse de Jésus à l’homme riche qui vient vers lui.
Comme chez Mt et Mc, cet épisode fait suite à la parole de Jésus sur les enfants : les deux paroles soulignent bien les conditions pour entrer dans le Royaume.

Lire Lc 18, 18

1) La BJ a divisé ce passage en trois sections : forment-elles un tout ? Qu’est-ce qui
fait le lien entre eux ?
2) Lire Lc 18, 18-23 : que signifie la question de l’homme riche ? Quelle est la ré-
ponse de Jésus ?
3) Comment les v. 24-30 sont-ils reliés à l’histoire de l’homme riche ?

Question 1

– Ces trois sections parlent des richesses et l’obstacle qu’elles représentent pour le Royaume; remarquer les trois scènes et les personnages : Jésus et le notable (18-23); Jésus et ceux qui écoutent (24-27); Jésus et Pierre (28-30). A noter l’inclusion avec les mots “vie éternelle” au v. 18 et au v.30.
– On peut noter aussi le contexte plus large (18,15-34) : les deux péricopes parlent des conditions pour entrer dans le Royaume et la troisième annonce de la passion (qui suit immédiatement) peut être considérée comme la réponse à la question du v. 18 : la crucifixion est le miracle de grâce par lequel Dieu rend possible pour les hommes l’entrée dans le Royaume. Mais cela doit être reçu, comme seuls les enfants savent le faire; pour le moment ( = avant Pâques), les Douze sont incapables de comprendre (v.34).

Question 2

– Voir la même question en Lc 10,25 et la réponse de Jésus (cf. la note TOB sur ce verset).
– “hériter la vie éternelle” : fréquent dans le judaïsme tardif; cf. aussi Mt 5,4 ; 15,34; 1 Co 6,9…
– Le chemin qui conduit à la vie : pratiquer les commandements (la Parole de Dieu), car Dieu seul est bon (v. 19).
– La réponse de Jésus souligne que la volonté de Dieu n’est pas seulement négative (“ne fais pas ceci ou cela”), mais encore positive (v.22) : “distribue aux pauvres…”
– Noter les particularités de Luc : tout ce que tu as… : cf. Lc 5,11.28; voir aussi Lc 12,33 + (cité en marge dans BJ).

Question 3

– Luc ne mentionne pas le départ du riche (à la différence de Mc et Mt) : comparer Lc 18, 23-24 avec Mc10, 22-23. Ainsi la parole de Jésus s’adresse directement au riche.
– Chez Luc, ces paroles de Jésus ne sont pas seulement données aux disciples, mais “ à ceux qui écoutent” (v.26).
– Comparer encore Lc 18,27 avec Mc 10,27 : Luc omet ici “tout est possible à Dieu”.
– On pourrait également comparer Lc 18, 18-23 avec Lc 19,1-10 : les ressemblances et les contrastes entre ces deux scènes !

9) La parabole du riche insensé : Lc 12, 13 – 21

Bien souvent, il nous arrive de juger un homme sur sa fortune, sur ce qu’il gagne. La parabole de Jésus que Luc nous rapporte nous invite à remettre de l’ordre dans notre échelle de valeur. Face à la mort, les biens matériels, si grands soient-ils, apparaissent singulièrement fragiles.

Lire Lc 12, 13 – 21

1) Rechercher les différents enseignements sur la richesse que Luc a réunis ici autour
de cette parabole : 12, 13 – 34.
2) Sur Lc 12, 16-21 : en quoi cet homme est-il un insensé ? qu’aurait-il dû faire ?
3) La BJ donne en marge les citations de Si 11,19 et de 1 Co 15,32 : quel éclairage
ces textes nous apportent-ils ?

Question 1

– Sur ce groupement fait par Luc, voir la note TOB sur Lc 12,13 (titre).
– Noter le lien entre le refus de Jésus d’arbitrer la question d’héritage et notre parabole : cf. le v. 15.
– Remarquer la mise en garde contre la cupidité-avarice (pléonexia = avoir toujours davantage); voir sur ce point, ce que Paul écrit en Col 3,5.
– Aux v.22-32, Luc ajoute une mise en garde contre l’inquiétude pour les biens quotidiens, et aux v. 33-34 un conseil sur le véritable trésor : cf. BJ 12,33 + et en TOB note sur Lc 12,33.
– L’importance que Luc attribue à ce sujet est mise en relief par l’exemple de Jésus, la parabole et les paroles de Jésus qui en sont un commentaire.

Question 2

– Cet homme surestime la valeur des richesses, qui pourtant ne sont d’aucune utilité devant la mort (v.15.
– Il planifie son avenir, comme si tout dépendait de lui seul et de ses biens; ainsi il oublie Dieu “qui fait mourir et vivre” : comparer avec Ps 39, 6-7; 49, 8-9.
– Dans le contexte de Luc, le riche s’inquiète de la nourriture et du vêtement (v.22-32) comme le font les païens, au lieu d’utiliser ses biens pour “s’enrichir en vue de Dieu” : 12, 33-34 cf. la note TOB sur Lc 12,16 (titre).

Question 3

– Sur Si 11,19, voir la note en BJ.
– Comparer Si 11, 18 et Lc 12,16 : quelle est la faute du riche en Si ? Luc ne va-t-il pas plus loin ?
– Sur 1 Co 15,32 : le riche ne fait preuve d’aucune espérance (Lc 12,19) au-delà de cette vie; or pour Paul, la Résurrection du Christ et la vie qu’elle ouvre aux croyants doit être au centre de leur foi et de leur vie : cf. 1 Co 15,1 +.

Lire le Ps 49 (48) et le prier.

10 ) Les Béatitudes en Mt et Lc

Luc et Matthieu nous transmettent ces paroles de Jésus. Mais les différences entre les deux Evangiles apparaissent à la première lecture. C’est une invitation pour nous à découvrir l’enseignement de Jésus tel que l’ont compris et exprimé deux communautés chrétiennes du premier siècle.
Lire Mt 5, 1-12 et Lc 6, 20-26

1) Que nous apporte la comparaison des deux textes ? Où sont-ils placés ? A qui
ces paroles sont-elles adressées ? Quelles formes ont-elles ? Quelles sont les dif-
férences les plus marquantes ? etc…
2) A qui Jésus s’adresse-t-il en Lc ? La situation des gens est-elle heureuse ou
doivent-ils attendre quelque chose ? Quand seront-ils comblés ?
3) Comparer les béatitudes de Lc avec celles de Mt 5,3.6.11 : comment comprenez-
vous les différences de Mt ? La même tendance se retrouve-t-elle dans les autres
béatitudes selon Mt
4) Deux ‘ sortes’ de béatitudes : laquelle préférez-vous ? y a-t-il un risque à choi–
sir l’une des deux formes ?

Question 1

– Les Béatitudes sont placées au début d’un discours de Jésus (Mt 5,1 et Lc 6,17); chez Mt, Jésus s’adresse aux disciples; chez Lc, l’auditoire semble plus large (cf. 6,17s).
– Pour la forme : “heureux ceux qui…(Mt); heureux vous (Lc); mais chez les deux, nous trouvons de la même manière d’abord des formules brèves, au présent, puis à la fin, une formule plus longue, au futur.
– Sur le sens de “Heureux… Malheureux…”, voir les notes BJ et TOB sur Mt 5,3 +.

Question 2

– Jésus s’adresse à la foule des disciples venus pour l’entendre (6,17s); il s’adresse à des gens qui sont pauvres, qui ont faim maintenant, qui pleurent maintenant, qui sont persécutés ( cf. “en ce jour.là”.
– Il annonce un changement à venir : le Royaume apparaît comme le renversement des situations présentes : le “maintenant” est le temps de l’épreuve, de l’expérience chrétienne; cf. aussi Ac 14,22.
– Le renversement coïncide avec la mort du disciple : comparer avec Lc 16,19ss.

Question 3

– Dans les Béatitudes communes à Mt et à Lc, les ajouts de Mt vont dans le sens d’une spiritualisation (pauvres en esprit; affamés de justice; quand on dit faussement du mal) : Mt vise ainsi une attitude, des dispositions de coeur.
– Même tendance à spiritualiser dans les béatitudes qui lui sont propres.
– Comparer le texte de Mt avec Mt 11,25-30; 12, 15-21; 21,4 : n’est-ce pas l’image de Jésus que Mt a voulu Donner dans les Béatitudes ?
– Sur les miséricordieux : voir Mt 18,21-35 et 6, 14.15; sur le mot justice, cf. TOB sur Mt 5,6 et 5,20.

Question 4

– Les textes de Mt et de Lc nous invitent à reconnaître le travail des communautés entre Jésus et les Evangiles : tradition commune, mais aussi sensibilité et besoins différents.
– Mais l’enseignement de Jésus , c’est à la fois le texte de Mt et celui de Lc.

11 ) Heureux, vous les pauvres : Lc 6, 20-26

Les Béatitudes nous sont rapportées par Mt et par Lc avec des différences assez notables, mais dans les deux Evangiles ces paroles de Jésus forment l’ouverture de son ensei-gnement. Ce qui montre bien l’importance que leur donnent la tradition et les auteurs des Evangiles. Nous lirons d’abord celles de Luc, qui nous donne 4 Béatitudes, suivies de 4 antithèses.

Lire Lc 6, 20 –26

1) Que signifie “Heureux… Malheureux…” ?
2) A qui Jésus s’adresse-t-il ? qui sont ceux qu’il déclare “heureux” ? et ceux
qu’il appelle “malheureux” ?
3) Comment comprenez-vous le “maintenant” des v. 21 et 23 ? Quand commencera
l’avenir promis par les verbes au futur ?

Question 1

– Voir surtout la note TOB sur Lc 6, 20 : dans la Bible, les Béatitudes sont de formules pour exprimer soit l’annonce prophétique d’une joie future, soit une action de grâce pour une joie présente, soit la promesse d’une récompense. Mais toujours, il s’agit d’une joie accordée par Dieu.
– Voir les autres béatitudes que l’on rencontre dans les Evangiles : Mt 13,16; 16,17; Lc 11,28; 12,.37.38.43; 14,14; Jn 13,17 et 20,29.
– “malheureux” ne signifie pas malédiction ni condamnation irrévocable; c’est une plainte, une menace, un appel vigoureux à la conversion : cf. Lc 10,13; 11,42-52… ; cf. aussi la note TOB sur Lc 6, 24.
– Noter la construction différente des 3 premiers “heureux” et “malheureux” et du dernier “heureux êtes vous…” et “malheureux êtes-vous…”

Question 2

– Sur les auditeurs de Jésus pour ces paroles, voir Lc 6,13 et 17 : il y a les Douze, mais aussi une grande foule de disciples, et beaucoup venus pour l’entendre (v.18).
– Dans l’esprit de Lc, Jésus n’adresse pas les menaces aux disciples : (noter l’opposition : “mais malheureux vous…” ainsi que la reprise du discours aux disciples : v. 27 (voir note TOB).
– Sur les destinataires, voir TOB sur 6,20 (pauvres). A noter l’opposition entre “pauvres-affamés- pleurs” et “riches-repus-rire”.
– Les pauvres sont ceux qui ont faim maintenant, mais que Dieu rassasiera, ceux qui pleurent, mais que Dieu consolera (notes TOB sur le v. 21); Au contraire, les riches ont déjà leur consolation (6,24).

Question 3

– Le Royaume apparaît comme le renversement des situations présentes; cf Lc 1,51-53; 16, 19-26. Mais pour Luc, le “maintenant” est le temps de l’épreuve, le temps de l’existence chrétienne où le disciple pauvre, misérable, persécuté suit le chemin de Jésus.
– Le renversement coïncide pour lui avec la mort du disciple : comparer avec Ac 14,22 (“il faut…”, comme pour Jésus : Lc 24,26).

Lire 1 P 4, 12-16 et comparer avec la 4ème béatitude de Luc

12 ) Les pauvres de coeur : Mt 5, 1-12

Les Béatitudes, telle que nous les lisons en Mt nous sont bien connues. Ce qui ne signifie pas encore que leur message nous soit familier.
Après avoir réfléchi sur les Béatitudes de Lc, nous chercherons à découvrir le message de celles de Mt.

Lire Mt 5, 1-12

1) Quelles différences vous apparaissent d’abord entre les Béatitudes de Luc et celles
de Mt ?
2) Comment pourrait-on diviser les Béatitudes de Mt en différents groupes ?
3) Sur quoi Mt, a-t-il mis l’accent dans les Béatitudes ? Pourquoi ?

Question 1

– Mt a 9 Béatitudes contre 4 seulement chez Lc.
– Les 8 premières de Mt sont à la 3ème personne; chez Lc, à la 2ème personne, comme la 9ème de Mt. Quelle différence voyez-vous dans ces formulations ?
– Les 1ère, 4ème et 9ème de Mt se lisent aussi chez Lc (avec des différences) ; au contraire, les autres sont propres à Mt.

Question 2

– D’après le contenu : Mt 5,3-9 parle de la pauvreté et du comportement de l’ homme; Mt 5,10-12 parle de la persécution possible : voir note TOB sur Mt 5,3 (heureux).
– D’après leur forme : heureux les… ils… : pour les 8 premières qui forment un tout, marqué par l’inclusion (la même récompense pour la première et la huitième). Au contraire, en Mt 5, 10-12, nous avons “heureux vous … lorsque…”; et cette dernière béatitude est plus développée; cf. note TOB sur 5,12.

Question 3

– Sur les Béatitudes de Mt, voir la note de BJ sur Mt 5,3 +.
– Noter les différences entre Mt et Lc sur les béatitudes qui leur sont communes : en 5,3 pauvres en esprit voir Mt 5,3 + et la note de TOB; en Mt 5,6 affamés et assoiffés de justice: voir la note TOB sur ce passage; cf. aussi Mt 5,20 et note TOB..
– En Mt 5,11-12 : la persécution qui vaut d’être appelés heureux est celle endurée pour la justice et basée sur des accusations mensongères : cf. 1 P 2,20; 3,14.17; 4,14.
– Pour les Béatitudes qui sont propres à Mt : Mt 5,4 “les doux”; cf. les notes BJ et TOB. Mt 5,5 “ceux qui pleurent “: voir note TOB; les “miséricordieux” : Mt 5,5 ; cf. par contraste Jc 2,13; Mt 5,8 les “purs de coeur” : cf. Ps 24, 3-4; sur “voir Dieu” = entrer dans l’intimité de Dieu. Sur Mt 5,9 “ les artisans de paix” (non pas les “pacifiques “ et encore moins les “pacifistes”) mais ceux qui s’efforcent de ramener la paix, de réconcilier les gens autour d’eux.
– Pour Mt “pauvre en esprit” condense toutes les autres désignations qui suivent (pauvreté au sens biblique); de même la récompense : “le Royaume est à eux”), contient toutes celles qui suivent.

Pour prolonger la réflexion : cette page de Mt trace une image de Jésus de Nazareth : chercher dans l’Evangile des épisodes qui illustrent les différentes béatitudes.

L’ESPÉRANCE

esperance
L’homme vit dans le temps, mais il a de la peine à rester dans l’instant présent. Ou bien, il regarde vers le passé, il se souvient. Ou bien, il anticipe sur l’avenir, il attend.
Dans la langue grecque, le mot elpis, qui désignera l’espérance dans le Nouveau Testament s’emploie aussi bien pour l’attente du bonheur que pour l’appréhension du malheur.

Au contraire, dans l’Ancien Testament, le mot que la LXX traduira par elpis désignait toujours l’attente d’un bien. Et ce sens positif a passé ainsi dans le grec biblique.

Ce n’est pas là une simple question de vocabulaire. Derrière les mots et leurs significations, il y a la représentation de l’homme et du monde.

Pour le peuple de la Bible, l’homme n’est pas laissé à lui-même face au monde et à son avenir. Dès le début, Dieu se présente à lui comme un partenaire qui l’invite à entrer dans une histoire. Dieu révèle à l’homme un projet et lui indique les conditions pour que ce dessein puisse un jour se réaliser pleinement.

En suivant ce thème de l’espérance, dans l’Ancien puis dans le Nouveau Testament, nous pouvons voir comment des hommes ont compris et déchiffré peu à peu, à travers les événements de leur vie et ceux de leur peuple, le projet créateur de Dieu. Un projet de vie qui va jusqu’à conduire l’homme à la participation de la Vie même de Dieu.

Ce dossier propose de suivre quelques étapes de ce parcours de la Genèse à l’Apocalypse. Découvrir quelles ont été les espérances du peuple de Dieu et comment Dieu s’est servi de ces attentes humaines pour révéler toujours davantage le dessein d’un amour bien au-delà de ce que nous pouvons espérer et même imaginer. (cf. Ép 3, 20)

1) Gn 3, 1-24

Depuis le temps de saint Irénée Gn 3, 15 a été appelé le Proto-évangile. Au coeur du drame du Paradis, cette parole éveille une espérance qui résonnera jusqu’à l’Apocalypse.

1) Situer Gn 3 dans le récit des origines. Que contient ce chapitre ?
2) Étudier plus spécialement les versets 14-19 : que retenez-vous ?
3) Comment comprendre le v. 15 ?


Question 1

– Gn 3 fait partie d’un récit qui commence en Gn 2, 4b : voir les notes de la TOB ou BJ sur le titre.
– Gn 2, 4b-15 nous présente le cadre et les acteurs du drame qui sera raconté en Gn 3.
– Gn 3 peut se diviser en 4 tableaux : tentation et péché (v. 1-7); la comparution des coupables (v. 8-13); la sentence (v. 14-19); un épilogue (v. 20-24).
– Sur le serpent, voir les notes BJ ou TOB sur Gn 3, 1.

Question 2

– Noter l’ordre de comparution : le serpent (v. 14), la femme (v. 16) et l’homme (v. 17).
– Sur la condamnation, lire la note BJ sur le v. 16.
– Remarquer la malédiction du serpent (v. 14) et celle du sol (v. 17); mais il n’y a pas de malédiction sur l’homme et la femme.
– Sur le lien entre le sort de l’homme et celui de la création, voir Os 4, 3 + et Is 11, 6 + (cités en marge du v. 17).

Question 3

– L’inimitié entre la femme et le serpent qui se prolongera entre leurs descendances.
– La postérité de la femme blessera le serpent à la tête alors que le serpent la blessera au talon : cf. note TOB sur Gn 3, 15.
– Sur l’interprétation de la LXX (qui témoigne de la lecture de ce texte que faisaient les Juifs dans les derniers siècles de l’Ancien Testament), voir la note de BJ sur Gn 3, 15; cf. aussi la fin de la note TOB sur Gn 3, 15.
– BJ et TOB donnent en marge de ce texte les références à l’Apocalypse : 12, 13-16 et 12, 17 : que vous apportent ces références ? Voir en particulier la note de TOB sur Ap 12, 17.

2)Gn 13, 1-18

Pour des clans en voie de sédentarisation, la possession d’une terre apparaît comme une espérance. À Abraham, qui a renoncé à la meilleure part, le Seigneur promet un pays.

1) Situer Gn 13 dans l’histoire d’Abraham.
2) Quel “visage” d’Abraham nous est présenté dans ce récit de Gn 13 ?
3) Étudier plus particulièrement ce qui concerne la promesse de la terre.

Question 1

– Après l’appel du patriarche (Gn 12, 1-3) et sa réponse dans la foi (Gn 12, 4), Abraham arrive dans le pays de Canaan (Gn 12, 5); il s’installe dans la partie sud du pays (Gn 12, 9).
– A cause d’une famine, Abraham doit alors descendre en Égypte (cf. la note sur Gn 12, 10).
– En Gn 13, Abraham est de nouveau en Canaan et il remonte du Négev jusqu’à Béthel (13, 3; cf. 12, 8).
– Dans la suite des récits, nous retrouvons le patriarche dans le pays de Canaan, et le plus souvent dans la partie sud de ce pays.

Question 2

– Relever tout ce que ce récit nous apprend au sujet d’Abraham : il est accompagné de Lot (13, 1; cf. 12, 4); les deux sont riches (13, 2 et 13, 5) et même trop riches pour pouvoir continuer à habiter ensemble (13, 6; cf. Gn 36, 7).
– Abraham est un homme de paix (Gn 13, 8) : bien qu’étant l’aîné et le porteur de la promesse (12, 7), il laisse son neveu choisir le premier (13, 9).

Question 3

– C’est à Abraham, qui a renoncé à la meilleure part du pays, que le Seigneur renouvelle la promesse du don de la terre (Gn 13, 14ss).
– La BJ nous donne en marge la référence à Gn 12, 7 + (où se trouvent les autres références bibliques qui concernent cette promesse).
– Remarquer en Gn 13, 15 et 17 : “tout le pays… je te le donnerai à toi et à ta postérité”; comparer avec la promesse de Gn 12, 7.
– En Gn 15, 18, on trouvera la mention des limites du pays; Dieu donne alors le pays à la postérité.
– En Gn 17, 8, il sera question de “tout le pays de Canaan… à perpétuité”; cf. Gn 26, 3ss.
– Voir encore Gn 23 + (cité en marge de Gn 12, 7) : c’est la première réalisation de la promesse de la terre.

3) Jr 32, 6-27

Cette page du livre de Jérémie n’a pas été écrite en un seul jour (voir les notes de BJ et TOB sur le titre). Dans notre étude, nous en retiendrons le récit autobiographique de l’achat du champ et la prière du prophète (v. 2-27).

1) De quoi parle ce texte ? Quel est le sens de ce qui est demandé ici à Jérémie ?
2) Lire la prière de Jérémie (Jr 32, 17-25) : qui est le Dieu de Jérémie ?
3) Quelle est l’espérance de Jérémie ? Sur quoi prend-elle appui ?

Question 1

– Jérémie achète un champ à la demande de son cousin (cf. Lv 25, 25) au moment où la ville de Jérusalem va être investie par les ennemis (voir le début de la note BJ sur Jr 32, 1 +).
– Le Seigneur l’avertit de la venue de son cousin (v. 6) et Jérémie voit dans ce marché qui lui est proposé la volonté de Dieu (v. 8).
– Il fait l’achat en bonne et due forme (v. 9-10).
– Il prend des mesures pour que les documents puissent se conserver longtemps (v. 13.15).
– Par cet achat, dans une telle circonstance, Dieu demande à Jérémie de poser un acte prophétique (cf. la note sur Jr 18, 1 +) qui exprime concrètement ce que dit le v. 15.

Question 2

– Noter le lien entre la prière et ce qui a précédé (v. 16). Jérémie a obéi à la Parole mais il voudrait comprendre.
– A l’origine la prière de Jérémie ne devait comprendre que les v. 17 et 24-25; remarquer les différentes invocations (v. 17. 18. 20. 21. 22); cf. aussi les références marginales sur ces invocations.
– Le Seigneur est le créateur de l’univers (v. 17); il est aussi à l’origine d’Israël (v. 21-22).
– Il est le Dieu qui fait grâce, mais aussi celui qui punit les fautes (v. 18-19; v. 23b).

Question 3

– En achetant ce champ à ce moment-là (cf. v. 24-25), Jérémie témoigne de son espérance : malgré la gravité de la situation actuelle, il croit qu’il y aura – après un long temps – un avenir pour le peuple, pour le pays (v. 15; cf. v. 36ss).
– L’espérance de Jérémie s’appuie sur la puissance de Dieu (v. 17; cf. v. 27).
– Elle s’appuie également sur l’amour et la fidélité du Seigneur à l’égard de son peuple (v. 18ss).

Ez 36, 16-38

“Donne-nous, Seigneur un coeur nouveau…” C’est là un refrain bien connu qui nous vient d’Ézéchiel. Au peuple en exil à Babylone, le prophète partage son espérance.

1) Comment peut-on diviser ce texte d’Ézéchiel ?
2) Pourquoi le Seigneur va-t-il intervenir ? Que fera-t-il pour son peuple ?
3) Expliquer plus particulièrement les v. 26-30 en vous servant des notes et des réfé-
rences marginales de la BJ.

Question 1

– Les v. 16-21 rappellent l’histoire passée et expliquent pourquoi le peuple est maintenant en exil (v. 19). Mais ce malheur du peuple rejaillit sur le Seigneur, il “profane le NOM” (v. 20-21).
– Les v. 22-32 annoncent ce que le Seigneur va faire maintenant.
– Les v. 33-36 et 37-38 dégagent les conséquences de cette action du Seigneur (reconstruction, repeuplement).

Question 2

– Sur le pourquoi de cette intervention, remarquer l’opposition entre ce qu’a fait le peuple (profané mon saint NOM : v. 20-21) et ce que fera le Seigneur (je sanctifierai mon grand NOM : v. 23).
– Pour la signification de ces termes, cf. Ez 20, 39 + (cité en marge en BJ) et les références que vous trouvez à cet endroit.
– Ce que le Seigneur fera est exprimé dans les v. 24. 25. 26 :
– v. 24 : rassemblement et retour au pays : cf. Ez 36, 19.
– v. 25 : purification par aspersion d’eau; cf. Jr 4, 1 + (cité en marge en BJ).
– v. 26-27 : une transformation profonde de tout l’être.

Question 3

– Sur la signification du mot “coeur” dans la Bible, voir la note de BJ sur Gn 8, 21 +; voir aussi Jr 4, 4 + (cité en marge)
– Dans le v. 26, “esprit” est simplement parallèle à “coeur”; mais au v. 27, il sera question de “mon esprit” : cf. la note de BJ ainsi que la référence marginale à Jr 31, 31 +.
– Redevenu fidèle au Seigneur (v. 27), le peuple habitera de nouveau le pays donné aux pères et vivra dans l’alliance (v. 28 et note TOB) avec ses conséquences (la prospérité (v. 29-30 : voir la note TOB sur le v. 29; cf. aussi en BJ la note sur Os 2, 24 +).

5) Is 49, 14-26

Au peuple en exil à Babylone, un autre prophète (dont on ne connaît pas le nom) annonce aussi le pardon et le retour sur la terre. Il fonde son message d’espérance sur la puissance et la miséricorde du Seigneur pour son peuple.

1) Situer ce passage dans le Livre d’Isaïe et proposer une division de ces versets.
2) Comment Sion est-elle présentée dans les v. 14-21 ? Relever les contacts avec
d’autres passages du Deuxième et du troisième Isaïe.
3) Travailler plus particulièrement les v. 14-16 : qu’est-ce que ces versets nous
apportent de neuf ? Quel intérêt pour notre thème ?

Question 1

– Ce texte appartient au Deuxième Isaïe (cf. dans l’Introduction : Is 40-55); ces chapitres peuvent se diviser en deux parties : Is 40-40 et 49-55.
– Noter les ressemblances entre Is 49, 13 et Is 40, 1 (cité en marge).
– Le Seigneur répond ici à la plainte de Sion (49, 14), comme il répondait auparavant à celle de Jacob (40, 27 : cité en marge) — Notre texte pourrait se diviser en trois parties : v. 14-21; 22-24; 25-26.

Question 2

– Sion est personnifiée; elle est présentée comme une femme abandonnée, oubliée (cf. Is 54, 6).
– C’est une ville détruite, ruinée (v. 17. 19), privée de ses habitants, ses enfants (v. 20. 22ss).
– Mais elle sera rebâtie et étendue (v. 17. 20; cf. Is 54, 1-3, cité en marge).
– Elle sera repeuplée : v. 18 (cf. Is 60, 4); v. 21; v. 22ss (cf. .Is 60, 4. 9)
– Tout cela sera l’oeuvre du Seigneur : v. 26 (cf. Is 60, 16) qui est le Rédempteur : cf. Is 41, 14 +.

Question 3

– Travailler la note de BJ sur Is 54, 8 + (citée en marge d’ Is 49, 14).
– L’amour de Dieu pour son peuple est comparé à celui d’un homme pour son épouse : cf. Os 2, 16-17. 21-22; Jr 2, 2
– En Os 11, 8-9 et Jr 31, 20, on trouvait l’amour d’un père pour ses enfants.
– Ici c’est Dieu qui est présenté comme une mère, mais son amour est encore plus grand et il est fidèle à jamais (v. 15; cf. Is 44, 21); cf. encore Os 11, 9 et note BJ.

6) 2 M 7, 1-42

Au cours de la persécution d’Antiochus Épiphane, entre 167 et 164, des Juifs ont préféré mourir plutôt que de désobéir à leurs lois religieuses. C’est dans ce contexte de persécution qu’a jailli, pour la première fois dans la Bible, l’espérance de la résurrection.

1) Situer notre récit. Quelle est l’importance que lui donne l’auteur ?
2) Comment s’exprime dans ce récit l’espérance des Juifs fidèles à la Loi ?
3) Sur quoi s’appuie leur espérance ?

Question 1

– Notre récit fait partie de l’histoire de la persécution sous le règne d’Antiochus Épiphane (cf. 2 M 4-7); sur les circonstances de cette persécution, lire les introductions aux Livres des Macchabées dans votre Bible.
– Le chapitre 7 est le deuxième exemple de fidélité que l’auteur nous propose, après celui du vieillard Éléazar (cf. 2 M 6, 24-27).
– L’auteur développe beaucoup plus longuement ce second exemple, de la mère et de ses sept fils.

Question 2

– La fidélité à la Loi est exprimée plusieurs fois (v. 2. 9. 11. 23. 24. 30. 37), mais ici, elle n’est plus un but en soi (comme elle l’était dans le récit d’Éléazar).
– Ici apparaît pour la première fois l’espérance de la résurrection des corps : 2 M 7, 9. 11. 14. 23. 29. 36; lire la note BJ sur 2 M 7, 9 +.
– Les martyrs espèrent la vie éternelle (v. 9); ils espèrent retrouver leurs membres (v. 11), retrouver l’esprit et la vie (v. 23), une vie intarissable (v. 36).
– Remarquer aussi l’espérance exprimée par la mère, au v. 29.

Question 3

– Sur la notion de résurrection, voir la note de BJ sur 2 M 7, 9 +.
– C’est l’oeuvre du Roi du monde (v. 9), du Créateur qui est à l’origine de toute chose (v. 22-23); cf. aussi le v. 28.
– L’espérance des martyrs prend appui sur la compassion de Dieu (v. 6), sur sa miséricorde pour son peuple (v. 23. 29), sur son pardon (v. 32-33. 37-38).

7) Lc 2, 22-38

Chez Luc, la Présentation de Jésus au Temple est la rencontre de deux mondes. En prenant dans ses mains l’enfant Jésus, Syméon accueille la venue de l’Alliance nouvelle.

1) Situer ce passage dans l’ensemble des chapitres de Lc 1-2.
2) Comment Lc nous présente-t-il ici les parents de Jésus ? Que dit-il de Syméon
et d’Anne ?
3) Relever dans cette page tout ce qui concerne notre thème : de quelle espérance
s’agit-il ? Comment s‘exprime-t-elle ?

Question 1

– Un premier ensemble formé par les annonces de naissance de Jean-Baptiste (Lc 1, 5-25) et de Jésus (Lc 1, 26-38), suivi de la scène de la Visitation (Lc 1, 39-56) qui réunit les deux mères (et les deux enfants).
– Un deuxième diptyque nous rapporte la naissance et circoncision de Jean (Lc 1, 57-66) puis de Jésus (Lc 2, 1-21).
– L’Évangile de l’enfance se termine par deux scènes dans le Temple (Lc 2, 22- 38 et 2, 41-50) avec deux refrains sur la croissance de l’enfant (Lc 2, 39-40 et 2, 51). Alors que Jean n’est jamais présenté dans le Temple (cf. Lc 1, 80), Lc nous y montre Jésus à deux occasions. Cf. encore la note de TOB sur Lc 2, 22 (titre).

Question 2

– Lc nous présente les parents de Jésus comme de fidèles observateurs de la Loi de Moïse (Lc 2, 22), du Seigneur (v. 23-24).
– Leur offrande est celle des pauvres : Lc 2, 24 et notes BJ et TOB; voir aussi les références à Lv 12, 8; cf. aussi Lv 5, 7.
– Noter également Lc 2, 33 (voir note TOB); cf. aussi Lc 2, 35 et note BJ.
– On peut noter aussi le parallèle avec Samuel (cf. 1 S 1, 24-28).
– Syméon et Anne sont des vieillards (v. 26 et 29; v. 36-37). Anne est appelée prophétesse (v. 36) et elle incarne le modèle de la veuve fidèle (v. 37; cf. le renvoi à 1 Tm 5, 5). Cf. encore les 2 notes de TOB sur Lc 3, 37.

Question 3

– Syméon attend la consolation d’Israël (v. 25 et la note TOB).
– Anne parle de l’enfant à “tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem (v. 38 et notes de BJ et TOB avec le renvoi à Lc 1, 68).
– C’est l’espérance d’Israël exprimée dans les termes du Deutéro-Isaïe : voir les v. 29-32 et les notes TOB sur Lc 2, 28 et 2, 32. Lire les références marginales à Is 40-55 données dans les marges de BJ et TOB.
– Mais cette espérance concerne aussi les païens (v. 30 et 32) et elle s’accomplit par la présence de Jésus, le Christ du Seigneur (v. 26 et notes BJ et TOB).
– Dans la chronologie de Lc 1-2, la Présentation au Temple est l’accomplissement de la promesse des ”70 Semaines” de Dn 9, 25 (les 6 mois (Lc 1, 26) + les 9 mois jusqu’à la naissance + les 40 jours (cf Lv 12, 3) = 490 jours ou 70 semaines.

8) 1 Th 4, 13 – 5, 11

Depuis la mort et la Résurrection de Jésus, l’espérance des croyants prend une dimension nouvelle. C’est ce que Paul explique aux chrétiens de Thessalonique dans cette Lettre qui est le plus ancien document du Nouveau Testament.

1) Ce texte de Paul forme-t-il une unité ? Quel est son contenu ?
2) Étudier plus spécialement 1 Th 4, 13-18 : comment pouvez-vous diviser ce
passage ?
3) Quelle est l’espérance de Paul ? Sur quoi s’appuie-t-elle ?

Question 1

– La BJ donne ici deux titres; au contraire, dans la TOB, tout le passage est placé sous un seul titre.
– Mais on peut remarquer les introductions en 4, 13 et 5, 1 avec chaque fois le mot “frères”.
– En 4, 13-18, Paul répond à un problème immédiat des Thessaloniciens (voir la note de BJ sur le titre).
– En 5, 1-11, l’apôtre parle de la venue du Seigneur : elle est certaine, mais nul n’en connaît la date (voir les notes de BJ sur 5,1 : sur le titre et sur le verset).

Question 2

– Sur tout ce passage, lire la note de BJ sur le titre ou celle de TOB sur 4, 13.
– Au v. 13, Paul indique le sujet dont il va parler; noter la distinction entre “vous” et “les autres qui n’ont pas d’espérance” (voir note TOB sur v. 13).
– Le v. 14 contient une affirmation du credo : la mort et la Résurrection de Jésus, et cela pour nous : lire la note TOB; en BJ, voir surtout la référence à Rm 8, 11 +, citée en marge.
– V.15-17 : Paul explique (“en effet”) sa foi en utilisant un langage emprunté à l’apocalyptique (voir note BJ sur 4, 15-16; en TOB, voir la note sur 4, 17 et le renvoi à Ex 19, 9-25). Noter en particulier la fin du v. 17 (cf. notes BJ et TOB).
– Dans le v. 18, Paul invite les Thessaloniciens à grandir ensemble dans cette foi et cette espérance; cf. encore 1 Th 5, 11.

Question 3

– L’espérance de Paul – et celle des Thessaloniciens – : “être avec le Seigneur toujours” (4, 17; cf.5, 10 et note BJ et TOB); elle s’appuie sur leur foi : “nous croyons…” qui est aussi la foi de Paul et des autres apôtres.
– Le contenu de cette foi : la mort et la Résurrection de Jésus (v. 14) et l’attente de la venue du Seigneur, du Jour du Seigneur (5, 2; lire la note BJ sur 5, 1 et le renvoi à Ac 1, 7 +).
– A noter la dimension communautaire : 4, 17; cf. aussi 4, 14 et la fin de la note TOB sur le mot “réunira” (v.14).
– Voir encore l’expression de 5, 8 et la note TOB.

9) Ép 2, 11-22

Dans le Christ, grâce à sa mort sur la croix, l’espérance n’est plus limitée au seul peuple d’Israël; elle est désormais offerte à tous les hommes, juifs ou païens.

1) Situer ce passage dans la première partie de la Lettre (Ép 1-3). Comment peut-on
diviser Ép 2, 11-22 ?
2) Comment ce texte nous parle-t-il de la situation des païens avant la venue du
Christ ?
3) Qu’est-ce qui est apporté par le Christ ? Comment cela concerne-t-il notre thème ?

Question 1

– Ép 1 commence par une “bénédiction” (1, 3-14; cf. note TOB sur 1, 3).
– A partir de 1, 15, nous trouvons le début de la Lettre : action de grâces (v. 15-16), intercession (v. 17-19) et l’évocation de la place du Christ et de l’Église (v. 20-23; cf. note BJ sur 1, 23).
– Dans Ép 2-3, Paul va évoquer le “mystère” dont il est le ministre (cf note TOB sur Ép 3, 3; en BJ, voir la note donnée sur Rm 16, 25 +, citée en marge).
– En Ép 2, 1-10 : la situation des hommes (juifs et païens) sans le Christ (cf 2, 5 et note BJ) et l’insistance sur le salut par grâce (v. 5 et 8).
– Ép 2, 11-22 peut se diviser en trois parties : 11-13; 14-18; 19-22; cf. la note de BJ sur Ép 2, 19.

Question 2

– Voir la note BJ sur Ép. 2, 11 : les païens n’avaient pas la circoncision, signe de l’alliance (cf. Gn 17, 10 et les notes BJ et TOB).
– Expliquer les différentes expressions du v. 12 en utilisant les notes de BJ et TOB; voir aussi la référence à Rm 9, 4-5, cité en marge et les notes sur ce texte.
– Un mur séparait les Juifs des païens (v. 14 et note BJ et TOB).
– Les païens étaient “loin” (2, 13 et 2, 17-18); voir la note TOB sur le v. 17 et spécialement la deuxième partie de cette note.

Question 3

– Par sa croix, le Christ a opéré le rapprochement entre Juifs et païens : 2, 13 et note BJ; 2, 16 et notes BJ et TOB. Sur le rapprochement, voir aussi Ga 3, 28 +, cité en marge par BJ.
– Il a donné accès auprès du Père en un seul Esprit (v. 18 : lire les notes de BJ et TOB).
– Noter l’importance du v. 19 (cf. note BJ); voir aussi en BJ la note sur Ac 9, 13 +, cité en marge de Éph.. 2, 19.
– Remarquer dans les v. 19-22 la dimension du “déjà là” et celle du “pas encore” (vous êtes… pour devenir…); cf. aussi l’image de la construction.
– Voir encore la prière de Paul qui conclut ce développement en Ép. 3, 14-21.

10) 1 Jn 2, 28 – 3, 10

Ce passage est le seul emploi du mot “espérance” dans la Première Lettre de Jn. Et ce terme prend ici une signification particulière, bien dans la ligne de la théologie johannique.

1) Comment peut-on diviser ce passage de la Lettre.
2) Étudier plus particulièrement 1 Jn 3, 1-3 : comment comprendre les affirmations
de l’auteur ?
3) Quels liens trouvez-vous entre 1 Jn 3, 1-3 et les versets qui suivent (v. 4-10) ?

Question 1

– Le v. 28 peut être à la fois la conclusion du passage qui précède (2, 12ss) et le début d’un nouveau développement : cf. “petits enfants” comme en 2, 12. 18. Ainsi 2, 28-29 forment une première unité (introduction) : demeurer en Lui, mais dans l’attente de l’Avènement.
– 1 Jn 3, 1-3 interrompt le développement (on pourrait passer de 2, 29 à 3, 4) et forme une digression sur la vocation d’enfant de Dieu.
– Les v. 4-6 développent le thème “ne pas pécher”.
– Les v. 7-13 (“petits enfants”) : pratiquer la justice.

Question 2

– Cette digression en fait un développement des mots “nés de Lui” : v. 29; cf. aussi Jn 1, 12, cité en marge dans TOB; en BJ, la même référence est donnée sur 3, 1.
– Sur 1 Jn 3, 1a, lire les références marginales de BJ et de TOB
– Ainsi le sort du croyant est lié à celui de Jésus : 3, 1b ; cf. les références de BJ et la note de TOB; cf. encore Jn 1, 10.
– Mais cette réalité (enfant de Dieu) n’est pas quelque chose de statique; elle est comme une semence qui donnera un jour tout son fruit (v. 2 et note TOB) : l’avenir du chrétien est polarisé par le visage du Christ, le Fils unique de Dieu. (M. Morgen).
– Cette espérance engage à une conformité avec le Fils (v. 3; cf. les références marginales en BJ).

Question 3

– Les v. 4-10 développent ce qui était dit au v. 3.
– Cette conformité au Christ est une lutte contre le péché, en “demeurant en Lui” (v. 6 et note TOB, qui renvoie à celle sur 3, 9; en BJ, voir la référence marginale à 1 Jn 1, 3 +).
– L’imitation du Christ demande aussi de “pratiquer la justice” (v. 7; cf. aussi v. 10).
– Remarquer l’opposition dans les v. 8-10 : voir note BJ sur 3, 8.
– Sur la signification du mot “semence” au v. 9, voir les notes BJ et TOB.

11) 1 P 1, 3-21

Adressée à des chrétiens qui sont “en chemin” (cf. la note BJ sur 1 P 1, 1 +), au milieu d’un monde païen qui leur est hostile, cette Lettre de Pierre les invite à contempler l’héritage qui leur est promis, au terme de leur exil (v. 17).

1) Les v. 3-9 de notre texte forment une bénédiction solennelle : relever les principales
idées de ce passage.
2) que nous apprennent les v. 10-12 sur le mystère chrétien ? Repérer dans les v. 13-21
les allusions à la tradition de l’Exode : quel intérêt cela a-t-il ?
3) Ce passage nous parle de l’espérance dans les v. 3. 13 et 21 : que pouvons-nous
retenir pour notre thème ?

Question 1

– Lire les notes de BJ et TOB sur le v. 3; en BJ, cette note nous renvoie à Gn 14, 20 +.
– On peut comparer cette bénédiction avec celle d’Ep 1, 3-14 ; dans le Nouveau Testament, la formule de bénédiction (empruntée au monde juif) est devenue chrétienne (voir la fin des notes BJ et TOB).
– La bénédiction peut se diviser en trois strophes (v. 3-5; 6-7; 8-9).
– La première strophe parle de la paternité de Dieu à l’égard de Jésus, mais également des croyants “engendrés de nouveau” (cf. la note TOB sur v. 4 et le renvoi à Jn 3, 5, cité en marge); dans la deuxième strophe, il est question de la joie du salut, malgré les épreuves; sur la troisième strophe, voir Jn 20, 29 (cité en marge dans TOB); voir aussi la note BJ sur le v. 9.

Question 2

– Dans les v. 10-12, remarquer le rôle de l’Esprit du Christ, chez les prophètes (v. 11) et chez les messagers de l’Évangile : lire la note de BJ sur le v. 11 et celles de TOB sur les v. 11-12.
– Pour les allusions à l’Exode, voir la note TOB sur le v. 13; en plus des références, voir encore Ex 12, 11. Cf. aussi au v. 16 la citation de Lv 19, 2.
– Le thème du rachat (cf. Is 52, 3 et Is 41, 14 +) et l’image de l’agneau (cf. Jn 1, 29 +).
– Noter particulièrement le v. 21 : de même que la foi d’Israël s’adressait au Dieu-qui-a-fait sortir d’Égypte, celle des chrétiens se tourne vers Dieu-qui-a-ressuscité-Jésus. Cf. Rm 8, 11 +.

Question 3

– Au v. 3 : pour une vivante espérance : lire la note TOB, qui souligne le parallèle avec l’héritage réservé dans les cieux, du v. 4.
– Dans les v. 13-21, le mot héritage fait inclusion (v. 13 : espérez pleinement dans la grâce… et v. 21 : votre foi et votre espérance. ).
– L’espérance se fonde sur la révélation de Jésus Christ (v. 13 ; cf. v. 7 et TOB.
– Comme la foi, l’espérance est fondée en Dieu (v. 21), sur ce qu’il a déjà fait pour nous en Jésus.

12) Rm 8, 18-30

Le salut révélé en Jésus Christ dans sa mort et sa Résurrection atteint l’homme dans sa totalité : c’est tout son être, corporel aussi bien que spirituel qui est ainsi appelé à être vivifié par l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus (cf. Rm 8, 11).

1) Situer ce passage dans la Lettre aux Romains. Comment peut-on diviser les
versets de notre texte ?
2) D’après ce texte de Paul, quelle est la situation du croyant ?
3) Expliquer les liens entre l’attente de l’homme et le sort de la création.

Question 1

– Pour le plan de BJ, voir la note sur Rm 5, 1 + (note sur le titre); en TOB, voir le plan donné dans l’Introduction.
– Le salut annoncé en Rm 5, 1-11 (lire ce passage et les notes BJ et TOB sur 5, 2) est traité ici en Rm 8.
– Rm 8 peut se diviser en deux parties : l’Esprit dans la vie des croyants (v. 1-17) et le rôle de l’Esprit pour l’avenir (v. 18-30).
– Les v. 31-39 forment la conclusion de tout l’ensemble Rm 5-8.
– Les v. 18-30 forment trois unités, commençant chaque fois par un verbe de communication (v. 18-21; 22-27; 28-30).

Question 2

– Paul parle d’abord des souffrances du temps présent (v. 18; cf. le v. 17 et la note TOB), mais il les situe face à la gloire (sur ce terme, voir Rm 5, 2-5 et la note sur Rm 3, 23 + (cité en marge).
– Cette gloire est la révélation des fils de Dieu (v. 19 et note TOB).
– Il y a un “déjà donné” (v. 15-17) et un “pas encore”, marqué par un triple “gémissement” (v. 22. 23. 26). Noter l’image de l’enfantement (v. 22 et note TOB).
– Dans les v. 28-30 : le dessein de Dieu, reproduire l’image de son Fils (v. 29 et notes BJ et TOB).
– Remarquer les cinq verbes qui décrivent le parcours (v. 30).

Question 3

– Sur le lien que fait la Bible entre le sort de l’homme et la création, voir les notes de BJ et TOB.
– Lire également les références marginales données en BJ qui nous renvoient à Gn 6, 20 + et à Os 4, 3 +.
– Le point de vue de Paul est, comme celui de la Bible, anthropocentrique : “la création n’est pas considérée en elle-même, mais dans son lien avec les enfants de Dieu” (J.-P. LÉMONON).

13) He 5, 11 à 6, 20

Ce “sermon sacerdotal”, comme A. VANHOYE aime à appeler cet écrit du Nouveau Testament n’est sans doute pas le plus facile. Et pourtant, c’est un texte important, puisqu’il est le seul qui nous parle explicitement du sacerdoce du Christ. L’auteur en fait même le point capital de son enseignement.

1) Situer notre passage dans son contexte et montrer son importance.
2) D’après ce texte, que pouvons-nous savoir des chrétiens à qui cet écrit est adressé ?
3) Qu’est-ce que ce texte nous apprend sur l’espérance ?

Question 1

– L’auteur aborde ici la troisième partie de son développement : cf. la division de BJ; pour la TOB, voir l’Introduction.
– Il veut parler ici d’un sujet difficile (5, 11; cf. 6, 1) qui concerne le sacerdoce du Christ.
– Il avait amorcé ce sujet en 5, 10 (cf. les notes de BJ et TOB).
– Noter l’importance de ce sujet pour l’auteur; il est situé au coeur de son “sermon” et il occupe à lui seul les chapitres 6 à 10.
– Sur le thème du sacerdoce du Christ, on peut lire ce qu’en dit l’Introduction de la TOB.

Question 2

– Ce sont des chrétiens déjà anciens (5, 12); cf. aussi la note TOB sur 5, 11.
– Ils connaissent déjà les éléments élémentaires de la doctrine, que l’auteur peut laisser de côté, pour aborder un point plus difficile (6, 1-3).
– Remarquer les allusions à la vie théologale de ces chrétiens : v. 10-12 (charité à l’égard de Dieu et des “saints”, espérance, foi).

Question 3

– Dans les v. 11-12, l’espérance est une tension (pour le plein épanouissement … jusqu’à la fin); elle demande persévérance (v. 12) pour atteindre l’héritage.
– Le fondement de l’espérance est Dieu lui-même : v. 17-18 et les notes BJ et TOB sur le v. 18.
– Expliquer les v. 19-20 : Jésus, grand prêtre pour l’éternité, entré en précurseur pour nous, au-delà du voile; lire pour cela He 9, 1-14.
– Sur l’image de l’ancre pour désigner l’espérance : cf. les notes de BJ et TOB sur le v. 19.

14) Ap 21, 1 à 22, 5

L’Apocalypse – et du même coup, toute la Bible – se termine sur cette vision de l’auteur qui nous parle de la Jérusalem nouvelle dans le cadre des cieux nouveaux et d’une terre nouvelle.

1) Ce texte peut se diviser en trois tableaux (21, 1-8; 9-29; 22, 1-5). Donner un titre
à chaque tableau à partir des mots qui s’y trouvent.
2) Pour chacun de ces tableaux, quels sont les textes de l’Ancien Testament qui
trouvent ici leur aboutissement ?
3) Que nous apporte cette dernière page de la Bible pour notre thème sur l’espérance ?

Question 1

– Remarquer l’emploi du mot “nouveau” (4 fois dans les v. 1-5) : pour l’auteur, il s’agit du renouvellement de tout (cf. v. 5).
– Le deuxième tableau est consacré à la description de la ville; sa perfection est exprimée par le nombre 12 (3 fois 4) et ses multiples (12.000; 144), ainsi que par la qualité des matériaux.
– Noter aussi la dimension (12.000 stades = 2220 km) et sa forme (un cube : cf v. 16).
– Le troisième tableau nous parle d’eau et d’arbres : c’est un jardin.

Question 2

– Pour la disparition des éléments, lire la note de TOB sur 21, 1 ; pour la mer, voir spécialement celle de BJ sur 21, 1 +.
– Sur la Jérusalem nouvelle, lire les deux notes de TOB sur 21, 2; cf. les textes d’Is 60; 62; 65 ainsi que d’Ex 25.
– La description de la ville (cf. la note BJ sur 21, 9) emprunte beaucoup à Ez 40-48; cf. les références à Ez 40-48 dans la marge.
– Pour les pierres précieuses, voir la note BJ sur 21, 19 ainsi que les renvois à l’Ancien Testament.
– Ap 22, 1-5 utilise Ez 47, 1-12 ainsi que Gn 2; voir les notes TOB sur 22, 1-2.

Question 3

– Cette page synthétise plusieurs aspects de l’espérance que nous avons trouvés dans les études précédentes.
– Ainsi la présence immédiate de Dieu à son peuple; noter ici la présence de Dieu et de l’Agneau (21, 22; 22, 1. 3).
– Le thème de la Vie, de la Lumière.
– Le renouvellement de tout et le triomphe définitif de Dieu sur le mal (21, 1; 22, 5).

L’ESPRIT DE DIEU

esprit2 Le vent, le souffle, l’esprit : à première vue, des réalités bien différentes. Et pourtant dans la Bible, ces termes sont parfois difficiles à distinguer : le mot hébreu “ruah” peut désigner les trois, tout comme d’ailleurs le mot “pneuma” en grec.

Des images

Le vent, une réalité invisible mais dont les effets sont parfois patents. Qui n’a vu des arbres tourmentés par la tempête et même déracinés ? Ou des voiles gonflées par le souffle et entraînant un navire sur les vagues ?

Des expressions

“Ce n’est que du vent ! “Une oeuvre qui ne manque pas de souffle ! “Voilà un souffle nouveau !

“Le mot “ruah” “désigne sans doute à l’origine l’air, l’atmosphère, l’espace large entre ciel et terre. Élément mystérieux, invisible et pourtant indispensable à la vie. Réalité impalpable mais qui s’impose parfois avec la force de la tempête; réalité cosmique dont l’homme dépend et qu’il ne peut jamais mener à sa guise. Une force vitale dans l’univers, donc. Si les voisins d’Israël en parlent en langage mythique (cf. le dieu Shou en Egypte), la pensée biblique tient évidemment à rattacher cette réalité au Dieu unique créateur de l’univers.” (DEB, Esprit)

Dans la Bible, ce mot évoquera parfois le souffle que Dieu donne à l’homme, (comme aussi à l’animal) et qui, à la mort, retourne vers Dieu (cf. Qo 12, 7).
Mais à partir de l’expérience quotidienne et historique ce mot va se charger de significations nouvelles; il va évoquer des réalités invisibles, ineffables : la présence et l’action de Dieu dans la création et dans l’histoire.

Dans l’Ancien Testament, l’Esprit apparaît souvent comme une force donnée par Dieu à des hommes qui doivent assumer une mission particulière au sein du peuple.
Le Livre des Juges parle plusieurs fois de l’Esprit qui “fond sur “ un homme et en fait un libérateur; un peu plus tard, il est question de l’Esprit donné par Dieu à Saül et surtout à David.
Pour Isaïe, le roi idéal sera celui sur qui “repose l’Esprit du Seigneur”. Aussi n’est-il pas étonnant que le don de l’Esprit est tout particulièrement attendu pour le Messie et les temps de sa venue.
On s’en doute, au cours des siècles, la représentation que l’on se fait de ce don de Dieu est devenu plus “spirituel” : c’est l’Esprit de Dieu qui re-crée l’homme de l’intérieur, qui lui donne “un coeur nouveau” et un “esprit nouveau”. Bref, le don de l’Esprit est lié fortement à l’alliance nouvelle annoncée et attendue.

Le Nouveau Testament reprend et complète les grandes expressions de l’Ancien : avec la venue de Jésus, les attentes prophétiques trouvent désormais leur accomplissement. Par son ministère, ses actes de puissance et sa parole, Jésus manifeste la présence de l’Esprit du Seigneur; dans le mystère de sa mort et de sa Résurrection, il répand cet Esprit, son Esprit, sur tous ceux qui se tournent vers lui.

Un parcours

Impossible dans un dossier de quelques pages de présenter tous les textes importants sur le thème de l’Esprit.
Après un premier texte où l’Esprit est l’équivalent du souffle de Dieu qui anime tout vivant (1) , deux études nous invitent à découvrir l’Esprit comme un don que Dieu fait aux anciens associés aux responsabilités de Moïse (2) et, plus tard, à l’un des personnages du livre des Juges (3).
Cinq études sont ensuite consacrées aux textes prophétiques : l’Esprit dont Dieu gratifie le roi de la descendance de David (4); l’Esprit donné au mystérieux “Serviteur du Seigneur” (5) et enfin celui qui permet à un prophète du retour de l’Exil d’annoncer aux “pauvres” la Bonne Nouvelle (6). Les deux textes suivant sont tirés du livre d’Ezéchiel et ils mettent en lumière la force rénovatrice et même créatrice de l’Esprit de Dieu (7 et 8).
Dans le Nouveau Testament, les textes choisis de Mc et de Lc nous montrent l’Esprit à l’oeuvre en Jésus durant son ministère (9 et 10).
Trois textes de l’Evangile selon Jean nous permettent de découvrir la richesse de l’apport du Quatrième Évangile pour notre thème (11.12.13).
Mais parler de l’Esprit, c’est évoquer la Pentecôte : le récit de Luc dans les Actes des Apôtres sera la 14ème étude.
Enfin, comment parler de l’Esprit sans donner la parole à Paul : ce que nous ferons avec Rm 8 (15).

Comme on le voit, nous suivons dans ce dossier l’ordre des textes dans une Bible (qui n’est pas nécessairement l’ordre chronologique des différents textes étudiés). Aux utilisateurs de choisir parmi les textes proposés et de les mettre dans l’ordre qu’ils jugeront le meilleur pour leur propos.

1) Gn 2, 4b – 25 : “il insuffla dans ses narines une haleine de vie “
2) Nb 11, 16-30 : “Puisse tout le peuple être prophète !”
3) Jg 13, 1 – 25 : “L’Esprit su Seigneur fut sur lui.”
4) Is 11, 1-9 : “Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur”
5) Is 42, 1-7 : La vocation du Serviteur du Seigneur.
6) Is 61, 1-11 : “L’Esprit du Seigneur est sur moi…”
7) Ez 36, 23-27 : “…je mettrai en vous un esprit nouveau…”
8) Ez 37, 1-14 : “Fils d’homme, ces ossements vivront-ils ?”
9) Mc 1, 9 -13 : L’Esprit comme une colombe.
10) Lc 4, 16-30 : “Aujourd’hui cette Écriture est accomplie”.
11) Jn 3, 1-21 : Renaître d’eau et d’Esprit.
12) Jn 7, 37-44 : “De son sein couleront des fleuves d’eau vive…”
13) Jn 14 – 16 : Les promesses du Paraclet.
14) Ac 2, 1-41 : L’Esprit de Pentecôte.
15) Rm 8, 1-17 : Vivre selon l’Esprit.

1) Gn 2, 4b – 25 : “il insuffla dans ses narines une haleine de vie…”

La Bible parle souvent de l’homme comme d’un être de “chair et de sang” (cf. par exemple Mt 16,17 et les notes BJ et TOB). Notre texte se sert d’une autre image pour parler de l’homme, celle de la glaise et du souffle de Dieu, image qui souligne bien à la fois la fragilité de l’homme et le soin que le Seigneur prend de lui.

1) Que contient ce passage de la Genèse ? Relever tout ce que fait le Seigneur.
2) Comment nous est présentée ici la création de l’homme ?
3) Utiliser les références marginales de la BJ : qu’apportent-elles pour notre étude ?

Question 1

– Le Seigneur fait le ciel et la terre (v. 4b), c’est-à-dire, tout.
– Le v. 5 évoque la situation avant la création; il n’y a rien, sinon de la poussière et de l’eau (glaise et eau : les matériaux nécessaires au potier).
– Le v. 7 parle de la création / formation de l’homme.
– Les v. 8-15 parlent du jardin que Dieu fait pour l’homme; voir les notes de BJ et TOB.
– Au v. 16-17 se trouve le commandement du Seigneur, puis vient la “création” de la femme : v. 18-25 ; cf. la note BJ sur 2, 18 + et aussi celle sur 2, 4b.

Question 2

– Dans la première partie du v. 7, Dieu modèle l’homme comme un potier : cf. la note de TOB.
– L’homme est ainsi tiré de la terre (sur le jeu de mot entre Adam-adamah, voir la note BJ.
– La seconde partie du v. 7 parle de l’insufflation : l’homme est donc de la glaise + le souffle de Dieu.
– Sur ce souffle, voir les notes de BJ et TOB; en BJ, voir aussi le renvoi à Gn 6, 17 +.

Question 3

– Selon Qohélet, l’homme est composé de poussière et de souffle : voir les notes BJ et TOB sur Qo 3, 21 + et 12, 7 +.
– En Sg 15, 8.11 : même conception de l’homme qu’en Gn 2, 7 (cité en marge).
– En Jb 34, 14s : le souffle / esprit de Dieu est à l’origine de toute vie; voir Gn 6, 3 (cité en marge).
– 1 Co 15, 45 : Paul fait un parallèle entre Adam et le Christ : le souffle /esprit donné lors de la création annonce le don de l’esprit offert grâce à la Résurrection.

2) Nb 11, 16-34 : “Puisse tout le peuple être prophète…”

Pour l’Ancien Testament Moïse est le prophète par excellence (cf. Nb 12, 6-8), mais notre texte ne le montre pas jaloux de son privilège. Au contraire, il souhaiterait que tout le peuple puisse être animé par l’Esprit du Seigneur.

1) Situer ce texte dans son contexte : quelle est alors la situation du peuple d’Isarël ? Pourquoi ?
2) Étudier plus spécialement les versets qui parlent du don de l’Esprit (v. 11-12; 14-17 et 20-30). Que demande Moïse ? Quelle est la réponse du Seigneur ?
3) Qu’est-ce que les v. 26-29 nous apportent pour notre thème de l’Esprit ?

Question 1

– Il s’agit des étapes du peuple au désert (Nb 11-14; 20-25) en route vers la Terre de la promesse, après le séjour au Sinaï (cf. Nb 10,11 et 10, 33).
– Chacune des étapes est marquée par la révolte, la désobéissance du peuple : voir Ex 14, 11 + (cité en marge de Nb 11, 1).
– Notre passage combine deux épisodes différents : celui où le peuple demande de la viande et celui du don de l’esprit aux anciens : voir en BJ la note sur Nb 11, 4 +.
– On peut noter l’opposition entre la chair / viande (cailles) et l’ Esprit.

Question 2

– Moïse est découragé; la charge de tout le peuple est trop lourde pour lui tout seul; il demande de l’aide; cf. Ex 18, 13-27 et Dt 1, 9-11.
– Dieu lui demande de se choisir des collaborateurs, des anciens, c’est-à-dire des chefs de famille qui partageront sa charge.
– Le nombre de 70 indique un nombre important : ce sera plus tard celui de la Grande Assemblée, le Grand Sanhédrin (cf. la note TOB sur Mc 8, 31).
– Ces anciens reçoivent une part de l’Esprit de Moïse (v.17; voir la note TOB sur ce verset); lire encore 2 R 2, 9 (cité en marge en BJ).
– Ils se mettent à prophétiser (v. 25 et note TOB); en BJ, lire 1 S 10, 9-13; 19, 20-24.

Question 3

– L’Esprit est donné même aux deux qui étaient restés dans le camp; il peut agir à distance.
– La réaction de Josué amène la parole de Moïse, qui est le sommet du texte : cf. Jl 3, 1-2: Ac 2 (cités en marge); on pourrait ajouter Jr 31, 34.
– A noter au v. 29 : “son (de Dieu) Esprit”, et non une part de celui de Moïse.
– On pourrait encore ajouter le “vent envoyé par le Seigneur” (v. 31) : vent trahit aussi ici le mot ruah (esprit).

3) Jg 13, 1-25 : “ L’Esprit du Seigneur fut sur lui…”

Samson, un héros populaire, placé un peu par hasard dans le livre des Juges, bien qu’il ne soit pas vraiment un libérateur de son peuple (voir Jg 13, 5 et la note BJ). Chez lui, l’Esprit reçu de Dieu produit des effets assez surprenants !

1) Situer notre texte. De quoi est-il question dans ce passage ?
2) Qui est l’ange du Seigneur ? Comment Manoah et sa femme découvrent-ils son identité ?
3) Le v. 25 parle de l’Esprit du Seigneur qui est à l’oeuvre en Samson : de quoi s’agit-il ? Comparer avec Jg 14, 6.19; 15, 14; cf. 16, 20.30. Qu’est-ce que cela nous apprend sur la signification de l’Esprit dans la Bible ?

Question 1

– Le livre des Juges contient des récits en rapport avec l’entrée dans la terre et la vie des différents clans et tribus à cette période.
– Ici il est question des luttes avec les Philistins : cf. 13, 1 et 13, 5 (voir la note).
– Mais Jg 13 est aussi un récit d’annonce de naissance (v. 2-3 et les références marginales sur ces versets).

Question 2

– Sur l’ange du Seigneur, voir Jg 13, 3 et la note BJ qui nous renvoie à Gn 16, 7 +.
– Suivre dans notre récit la découverte progressive de l’ange du Seigneur, dans les v. 3.6. 8. 11. 15-16. 17-18. 20-21 et 23.
– Remarquer le refus de donner son nom (v. 18) ; cf. Gn 32, 30 et Ex 3, 14 + (cités en marge de la BJ).
– Le lien entre le Seigneur et la flamme (v. 20) : cf. Lv 9, 24; Ez 1, 28 (cités en marge).
– Voir encore Ex 33, 20 +, (cité en marge de Jg 13, 22).

Question 3

– Lire tous ces passages de l’histoire de Samson où il est question de l’Esprit : pourquoi cet Esprit lui est-il donné ? quel est l’effet de ce don ?
– A noter que l’Esprit est donné à Samson dès son enfance (v.25).
– Samson est consacré – nazir – dès le sein de sa mère (13, 5.7); voir la note de BJ sur Jg 13, 14.

4) Is 11, 1-9 : “ Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur. ”

Avant d’être appliqué au Messie attendu – et à Jésus -, ce texte d’Isaïe devait exprimer l’espérance que le prophète plaçait dans l’accession au trône du jeune roi Ezéchias.

1) Rechercher le contexte de ce passage. Les versets d’Is 11, 1-9 forment-ils une seule unité ou deux ?
2) De qui parle ce texte ? Quelle espérance veut-il exprimer ?
3) Qu’est-ce que ce texte d’Isaïe nous apprend au sujet de l’Esprit ?

Question 1

– Ce texte est la finale du livret de l’Emmanuel (cf. Is 6, 1 +) et de la première partie du livre d’Isaïe (Is 2-11).
– Is 2, 1 à 11,9 est un ensemble composé de textes antérieurs à l’avènement personnel d’Ezéchias à la tête du royaume de Juda, que l’on date vers 716-15.
– Sur Is 11,10 et 12, 1, voir les notes de BJ.
– La TOB divise ce texte en deux parties : 1-5 et 6-9 (avec deux sous-titres), mais tout le texte est au futur et parle du pays (v. 4 et 9) et de la connaissance du Seigneur (v. 2 et 9).

Question 2

– Il est question d’un personnage royal (v. 1 et note BJ); il pourrait s’agir d’un poème pour l’accession au trône d’Ezéchias, à la mort d’Achaz.
– Les v. 2-5 décrivent le gouvernement d’un roi sage et juste.
– A noter dans les v. 3b-5, l’importance donnée à la justice : le roi doit être le défenseur des faibles et leur assurer la justice (voir notes TOB sur 11, 3 et 4).
– Les versets 6 à 9 évoquent, avec des images paradisiaques, les conséquences d’un règne juste : voir note de BJ sur 11, 6.

Question 3

– C’est l’Esprit du Seigneur; il est donné au roi pour qu’il puisse assurer à son peuple la justice et la paix.
– L’Esprit reposera sur lui : cf. 1 S 16, 13 et la note TOB sur Is 11, 2; comparer avec le don ponctuel de l’Esprit qui était fait aux Juges (Jg 13, 25; 14, 6.19; 15, 14).
– Travailler la note de la BJ sur Is 11, 2 + (qui est une des notes-clefs pour le thème de l’Esprit.
– Voir aussi en BJ la note sur Is 11, 3 +.

5) Is 42, 1-7 : la vocation du Serviteur du Seigneur

Le texte que nous étudions est le premier des Chants du Serviteur de YHWH (voir la note en BJ sur Is 42, 1 +). Ces Chants, insérés dans l’ensemble du Deutéro-Isaïe devraient être un peu plus tardifs que les oracles d’Is 40-55. On les date généralement du retour de l’Exil, lors de la difficile réadaptation en Palestine.

1) Ce texte peut se diviser en deux parties : relever les indices qui justifient ce découpage.
2) Quelle est la mission de ce Serviteur ? Comment doit-il la réaliser ? A qui est-il envoyé ?
3) Qu’est-ce que ce texte nous apprend sur l’Esprit ?

Question 1

– Voir la note de BJ sur Is 42, 1 + ; il s’agit du premier des “Chants du Serviteur”. On attendrait une formule d’introduction (“ainsi parle le Seigneur”) , qui a peut-être été omise par l’insertion du poème dans l’ensemble d’Is 40-55.
– Noter le début d’un nouvel oracle au v. 5.
– Dans l’oracle des v. 1-4, Dieu parle de son Serviteur (mon serviteur ) à la troisième personne (“sur lui / il…); au contraire dans les v. 5-7, le Seigneur s’adresse directement au Serviteur (“je t’ai appelé…)

Question 2

– Il est appelé “mon serviteur // mon élu ; comparer avec le Ps 89, 4 où les deux titres sont donnés à David.
– Dans la Bible le titre de serviteur du Seigneur est donné à Abraham (Gn 26,24), à Moïse (Ex 14,31), à Josué (Jos 24,29 +), à David (2 S 7, 5.8); il est aussi donné aux prophètes, cf. Am 3, 7; Jr 7, 25.
– Elu est aussi appliqué très largement (au peuple, aux Lévites, à David), mais il ne concerne jamais directement un prophète.
– La mission du Serviteur : v. 1.3.4. parlent du “droit “ (qui redresse les torts et rétablit l’ordre divin des choses , selon H. Cazelles); sur ce mot, voir encore la note de TOB sur Mt 12, 18.
– Pour les destinataires, voir le v. 6 : le peuple ( = Israël) et les nations; Israël est le témoin du dessein de Dieu devant les nations; l’oeuvre du Serviteur est de le rendre manifeste.

Question 3

– L’Esprit est donné au serviteur; voir note sur Is 42, 1 +.
– C’est par l’Esprit du Seigneur que le Serviteur pourra réaliser sa mission.
– Quel lien y a-t-il entre le don de l’Esprit et ce qui est dit aux v. 2-4 ?
– Sur la signification des images utilisées au v. 3, voir la note TOB.
– Lire Mt 12, 18-21 et voir comment l’évangéliste relit ce texte AT.

6) Is 61, 1-11 : “L’Esprit du Seigneur est sur moi…”

Pour ceux qui étaient revenus de l’Exil, la situation en Palestine n’était pas aussi brillante que l’avaient laissé espérer les oracles du Deutéro-Isaïe. C’est à des hommes découragés que s’adresse le prophète anonyme du retour pour leur demander d’oser espérer encore.

1) Diviser ce texte et dégager le sens général du passage
2) Travailler plus spécialement sur Is 61, 1-4 et relever ce qui vous paraît significatif.
3) Que nous apporte ce texte pour notre thème de l’Esprit ?

Question 1

– Is 61 fait partie d’un petit ensemble (Is 60-62) : voir les notes BJ et TOB sur Is 60, 1 +.
– La BJ divise ce passage en 5 parties : v. 1-3; v. 4; v. 5-7; v. 8-9; v. 10-11 : voir la note BJ sur Is 61, 1 +.
– .La TOB donne une division en trois parties : le prophète présente sa mission (v. 1-4); il s’adresse à ses frères (“vous”) leur promettant une situation meilleure (v. 5-9); de là, un chant de louange (v. 10-11).
– Le sens général de ce passage est un message de joie (bonne nouvelle) et d’espérance à cause de la vocation d’un envoyé de Dieu pour les “pauvres”.

Question 2

– Ces versets forment un récit de vocation; comparer avec Is 6, 1ss ou Jr 1, 4ss; c’est peut-être ici la réponse du prophète à ceux qui mettent en cause son autorité : l’Esprit du Seigneur est sur lui !
– Sa mission concerne les “pauvres” : sur la signification de ce terme, voir les autres du v.1 (coeurs meurtris, captifs, prisonniers); cf. aussi les v. 2-3.
– A noter que la mission de ce prophète est entièrement positive : comparer avec celle d’Isaïe (Is 6, 10ss) ou de Jérémie (Jr 1, 10).
– Sur l’année de grâce (v.2), voir la note TOB ou en BJ le renvoi à Lv 25, 10 + (cité en marge).

Question 3

– Celui qui parle a reçu l’Esprit de Dieu : cf. Is 42, 1 et Is 11, 2.
– Mais ce texte parle aussi d’une onction; or l’onction était d’abord réservée aux rois, puis après l’Exil, aux grands-prêtres : voir en BJ la note sur Ex 30, 22 + ou celle, moins développée de la TOB.
– La proclamation du v. 2 pourrait aussi se comprendre comme un édit de libération proclamé par un roi au jour de son accession au trône.
– Ici l’envoyé du Seigneur se présente donc comme prophète et roi : est-ce un signe de la substitution du roi par le prophète au retour de l’Exil ?
– Sur la signification de ce texte dans le NT, voir Lc 4, 18-19.

7) Ez 36, 16-38 : “… je mettrai en vous un esprit nouveau…”

On situe généralement cette page d’Ezéchiel après 587 : le malheur s’est abattu sur Jérusalem, le peuple est en exil à Babylone. Pourtant le prophète est sûr : Dieu n’a pas dit son dernier mot, et malgré le péché d’Israël, il reste fidèle et il va encore prendre soin de son peuple.

1) Lire Ez 36, 16-38 et repérer dans ce texte le développement de la pensée du
prophète.
2) Travailler sur les v. 22-32 : pourquoi le Seigneur va-t-il agir ? Que va-t-il faire ?
3) Que nous apportent en plus les v. 25-27 ? Voyez-vous une progression ?

Question 1

– En Ez 36, 16-21, Dieu s’adresse au prophète; il parle du péché d’Israël (v. 17) et de ses conséquences pour le peuple (v. 18-19), mais aussi pour son “saint Nom” (v. 20-21).
– En Ez 36, 22-38, on trouve trois fois la formule “ainsi parle le Seigneur “ (v. 22.33.37).
– Noter le premier oracle (v. 22-32) plus long et remarquer l’inclusion (v. 22 et 32).
– Les deux derniers oracles complètent les promesses de renouveau : voir notes TOB sur les versets 35 et 38.

Question 2

– Dieu agit à cause de son Nom (voir en BJ la note sur 1 R 8, 16); en TOB, cf. Am 2, 7.
– Réfléchir sur l’expression sanctifier / profaner le Nom de YHWH : qui est le sujet des verbes ?
– Comment comprendre le v. 23b (cf. aussi v. 36). Voir la note TOB sur 36, 20. Comparer avec Ex 14, 4. 18.
– L’exil et la dispersion d’Israël “profanent” le Nom du Seigneur; au contraire, le retour et le rassemblement sur la terre (v. 24), la prospérité du peuple (v. 28-30; cf. la note TOB sur le v. 29), montrent la sainteté du Nom.

Question 3

– La profanation du Nom de YHWH est la conséquence du péché du peuple (v. 17-18); le rétablissement de sa sainteté ne peut se faire que par le retour sur la terre (v. 24).
– Mais il faut aussi que Dieu purifie son peuple (v. 25); dans les rites de purification, l’eau joue un rôle important (la TOB donne en marge les références à Ez 47, 1 et à Nb 19, 9).
– Cependant pour Ezéchiel, il faut plus qu’un rite extérieur (eau); il faut des changement “radicaux” : Dieu doit re-faire l’homme (cf. Ez 11, 19 et les références données en marge; cf. aussi Jr 4, 4 +); c’est une re-création.
– “coeur nouveau “, “esprit nouveau “: ici les deux mots sont utilisés dans un parallélisme pour signifier l’homme renouvelé intérieurement.
– Ez 36, 27 apporte un élément nouveau : mon Esprit : voir la note de BJ et plus spécialement la deuxième partie de cette note.

8) Ez 37, 1 – 14 : “Fils d’homme, ces ossements vivront-ils ? “

Un des textes les plus célèbres d’Ezéchiel ! Le prophète répond aux problèmes et à la situation du peuple. En exil, alors que tout semble perdu, il invite le peuple à reconnaître son Dieu, un Dieu “qui dit et qui fait ”.

1) Situer ce texte et proposer une division.
2) Quelle est la vision du prophète et quelle est sa signification ? Qu’est-ce qui est
annoncé dans les v. 4-10 ? et dans les v. 12-14 ?
3) Ce texte utilise plusieurs fois le mot “esprit” / “souffle” en donnant à ce terme des significations différentes : pouvez-vous les identifier ?

Question 1

– Ez 37 fait partie de l’ensemble Ez 33 -37 comprenant plusieurs oracles d’espérance après la ruine de Jérusalem (cf. Ez 33, 1 +) : voir spécialement Ez 34; 36 et 37.
– Ez 37, 1-14 commence par la formule “la main du Seigneur fut sur moi “ qui introduit les grandes visions du prophète, cf. Ez 1, 3 +.
– Deux parties : v. 1-10 et v. 11-14.
– Dans la première partie, les v. 1-3 forment l’introduction, puis suivent deux ordres (v. 9 et v. 14).
– Dans la deuxième partie (v. 11-14), le v. 11 donne l’explication de la vision : c’est ainsi que le peuple en exil se voit (lire la note de BJ sur le v. 11; cf. 33, 10 +); le prophète est alors invité à répondre à cette lamentation (v. 12-14).

Question 2

– Le prophète voit une vallée couverte d’ossements (humains), complètement desséchés, comme après un désastre; c’est l’image que le peuple détruit et exilé se fait de lui-même : humainement il n’y a plus d’espoir.
– A noter l’ignorance du prophète lui-même quant au sort du peuple (v. 3).
– La restauration du peuple viendra du Seigneur; comparer les deux ordres pour ‘recréer’ le peuple avec Gn 2, 7 (modelage du corps + le souffle)
– Les v. 12-14 annoncent le retour sur la terre; noter l’image “de vos tombeaux… sur le sol d’Israël “; c’est Dieu qui fera “remonter ”(v. 12-13), comme autrefois : Gn 50, 24; Ex 3, 17; Jg 6, 13…

Question 3

– En Ez 37, 1 l’Esprit de YHWH est sur le prophète.
– Dans les v. 5.6.8, il s’agit du souffle de vie qui doit animer de nouveau ces ossements.
– Dans les v. 9 et 10, l’esprit (mentionné 4 fois) est rendu aux corps inanimés du v. 8; Cf. Ps 104, 30 (cité en marge).
– A noter encore au v. 9 : “viens des quatre vents “ : l’esprit doit venir de partout, des quatre points cardinaux.
– Enfin au v. 14, il est question de “ mon Esprit “ : l’Esprit de Dieu qui renouvelle Israël et fait de lui “son peuple “ (v. 12-13); sur cet Esprit de Dieu, voir la note de BJ sur Ez 36, 27 +.

9) Mc 1, 9-13 : L’Esprit comme une colombe

Chez Marc, c’est par son baptême reçu au Jourdain que Jésus – dont le nom avait été mentionné en 1, 1 – nous est présenté pour la première fois : une scène très courte mais riche de significations.

1) Comment Mc nous présente-t-il Jésus ? Pourquoi vient-il vers Jean-Baptiste ?
2) Étudier les récits du baptême et de la tentation : que retenir de ce que Mc nous dit
ici ?
3) Qu’est-ce que ce texte de Mc nous apprend sur l’ Esprit ?

Question 1

– Mc n’a pas – comme Mt et Lc – un “évangile de l’enfance” ; son récit commence directement avec le baptême de Jean-Baptiste (cf. Ac 10, 37-38).
– Jésus apparaît ici comme celui que Jean-Baptiste annonçait en Mc 1, 7-8.
– A noter également le lien entre Mc 1, 4-5 et 1, 9; sur le baptême donné par Jean, voir la note de BJ sur Mt 3, 6 + (cité en marge de Mc 1, 4); en TOB, voir la note sur Mc 1, 4.
– Comme la tradition synoptique, Mc lie baptême et tentation.

Question 2

– Dans les v. 9-11 noter les deux parties : le baptême de Jésus par Jean (v. 9) et la manifestation de Dieu qui fait suite (v. 10-11).
– Chez Mc, la voix céleste s’adresse directement à Jésus : voir note TOB sur v. 11, qui souligne les allusions à Ps 2, 7; Gn 22, 2. 12. 16 et à Is 42, 1. En BJ, voir les notes sur le texte parallèle de Mt .
– Comparez Mc 1, 10-11 avec Mc 15, 38-39 : que découvrez-vous ?
– Sur le récit de la tentation (1, 12-13), lire les notes en BJ et en TOB ainsi que les références signalées dans ces notes.

Question 3

– Jean-Baptiste annonçait la venue de celui qui baptiserait dans l’Esprit (1, 8); à son baptême dans le Jourdain, Jésus reçoit l’Esprit qui descend sur lui (1, 10).
– Noter le lien entre la ‘déchirure des cieux’ et la descente de l’Esprit : cf. Is 63, 11 et 19; en TOB, voir la note sur le v. 10.
– Sur la signification de “comme une colombe “, voir note TOB sur Mt 3, 16.
– Remarquer également le lien entre l’Esprit et la tentation / épreuve : 1, 12.
– Pour la tentation (désert, 40 jours…), voir notes sur Mt 4, 1 en BJ ou TOB. Lire encore He 2, 18 (cité en marge par la TOB).
– Comparer notre texte “Jésus poussé par l’Esprit… tenté par Satan “ avec Mc 3, 22-30; cf les notes TOB sur Mc 1, 12 et sur 3, 27 et 29.

10) Lc 4, 16-30 : “Aujourd’hui cette écriture est accomplie. “

Avec la scène de Jésus à Nazareth, Luc inaugure vraiment le ministère de Jésus. La citation d’Is 61, 1-2 (Lc 4, 18-19) lui donne son contenu et les v. 25-27 sa dimension. C’est un message que ses concitoyens ne peuvent accepter et qui pourtant va se réaliser (v. 28-30).

1) La visite de Jésus à Nazareth tient une place importante dans l’Evangile de Lc :
comment la situe-t-il ? sur quoi insiste-t-il ?
2) Travailler sur les v. 16-22 et relever ce qui vous paraît le plus significatif.
3) Qu’est-ce que ce texte nous apprend au sujet de l’Esprit ?

Question 1

– Sur cette visite, voir les notes de BJ ou TOB sur Lc 4, 16 (sur le titre); ces notes attirent notre attention sur le travail rédactionnel de Lc.
– La visite est précédée d’un petit sommaire (4, 14-15) : lire les notes BJ sur ces versets.
– En Lc 4, 15, Lc parle de l’enseignement de Jésus, mais il ne dit rien sur le contenu de cet enseignement ; comparer les textes parallèles de Mt et Mc.
– La scène de Lc peut se diviser en deux parties : 4, 16-22 et 4, 23-27.
– Après la scène à Nazareth, Lc nous montre Jésus à Capharnaüm (4, 31ss) où l’accueil sera favorable (4, 31 et 37), puis il élargit encore le cadre de la mission de Jésus (4, 43-44) On peut comparer cette présentation du ministère de Jésus avec celui des apôtres : Ac 1, 8 et la note TOB sur ce verset.

Question 2

– Jésus est chez lui (v. 16 et 24); il est à la synagogue “selon sa coutume “ (v. 16) pour la célébration du sabbat (voir notes de BJ et TOB.
– Noter la construction très soignée du passage : il se leva – on lui remit le livre – il le déroula / texte d’Is 61 / il roula le livre – le rendit – il s’assit.
– Comparer le texte lu par Jésus avec celui de votre Bible : le texte cité omet (guérir ceux qui ont le coeur brisé), mais ajoute (apporter aux opprimés la libération = Is 58, 6). de plus la citation d’ Is 61, 1-2 laisse tomber le dernier stique (voir note TOB).
– Le commentaire qu’en donne Jésus est résumé au v. 21; voir la note TOB sur ce verset, soulignant l’importance de l’”aujourd’hui “.

Question 3

– Le ministère de Jésus est l’action de l’Esprit : cf. 4, 14 (voir en BJ et TOB les notes sur Lc 4, 1 +. Cf. Ac 10, 38.
– Mais surtout, Jésus s’approprie ici le texte d’Is 61, 1s ( voir la note TOB sur 4, 18) : c’est en lui, aujourd’hui, que ce texte s’accomplit.
– Le don de l’Esprit est mis en lien avec l’annonce de la Bonne Nouvelle aux pauvres; sur ce mot, cf. So 2, 3 +.
– Mais cette annonce n’est pas uniquement verbale (cf. Ac 1, 1 : ce que Jésus a fait et enseigné).

11) Jn 3, 1 – 21 : Renaître d’eau et d’Esprit

L’entretien de Jésus avec Nicodème permet à l’Evangéliste de nous montrer une première confrontation entre Jésus et le judaïsme. Mais malgré son ouverture, Nicodème, “qui vient de nuit” ne peut entrer dans le mystère du Fils de l’Homme ( v. 10 et note TOB).

1) Replacer ce texte dans l’Evangile de Jean. Comment ce passage est-il construit ?
2) Travailler sur Jn 3, 1-12 : comment la pensée s’enchaîne-t-elle ?
3) Que nous apporte ce texte de Jn pour notre recherche sur l’Esprit ?

Question 1

– Après la “première semaine” (Jn 1, 19 – 2, 1; cf. note BJ sur Jn 2, 1 +) où Jésus s’est manifesté à ses disciples (2, 11), nous trouvons en Jn 3-4 une triple manifestation de Jésus : à Nicodème (aux Juifs) en Jn 3; à la femme auprès du puits (aux Samaritains) en Jn 4, 1-42; enfin à l’officier païen (aux païens) en Jn 4, 43-54.
– Jn 3, 1-21 peut se diviser en deux parties : v. 1-12 avec Jésus et Nicodème (Je / Tu); puis en 3, 13-21 une parole révélatrice sur la place unique du Christ (v.13) et sa manifestation (v. 14-17), devant laquelle tout homme est placé (v. 18-21).
– A noter aussi dans ce texte la formule typiquement johannique (v. 3. 5. 11) introduisant chaque fois un développement de plus en plus long.

Question 2

– Sur Nicodème, voir ce que nous dit Jn (v. 1-2 et la note de TOB ainsi que les références marginales en BJ ou TOB. Il parle au nom d’un groupe juif (nous : v. 2), un judaïsme qui s’interroge sur la place de Jésus sans réussir à accueillir la révélation d’un messie crucifié (cf. v. 14ss).
– Après l’introduction (v. 1-2) viennent deux paroles solennelles de Jésus (v. 3 et 5-8); chaque fois Nicodème répond par un “comment” (v. 5 et 9).
– La première parole de Jésus joue sur l’ambivalence du mot grec anôthen (d’en-haut ou de nouveau) ; voir note TOB sur v. 3 et en BJ le renvoi à Jn 2, 19 + (en marge).
– Sur la “seconde” naissance, voir la fin de la note TOB sur Jn 3, 3.
– La seconde parole explique comment renaître “d’en haut” ; un engendrement qui ne peut être que l’oeuvre de Dieu (cf. Jn 1, 13 et la note TOB).
– Les v. 5-6 font allusion au baptême chrétien : voir en BJ note sur 3, 5 + et le renvoi à Rm 6, 4 +.

Question 3

– Sur renaître d’Esprit, voir en BJ la note sur Jn 1, 33 + (cité en marge de Jn 3, 5); lire les principales références données dans cette note.
– Sur la signification des mots “chair” et “esprit” dans les v. 5-6, cf. la note TOB; pour Jn, la “chair” représente l’homme naturel, encore fermé à la révélation divine; cf. Jn 8, 15 et les notes BJ et TOB. Comparer Jn 3, 5-6 avec Mt 18, 3.
– Au v. 8 l’évangéliste utilise encore une fois le mot “pneuma”, mais en lui donnant une signification différente (le vent) : cf. notes sur ce verset en BJ et TOB.

12) Jn 7, 37 – 44 : “De son sein couleront des fleuves d’eau vive.”

Au moment le plus solennel de la fête des Tentes, Jésus se révèle à son peuple comme la source unique de la vie. C’est un appel décisif, une invitation à croire en lui adressée à tous, à la foule encore indécise comme à ceux qui ont déjà décidé sa mort (cf. Jn 7, 1).

1) Replacer ce texte dans son contexte et chercher à suivre la progression de notre
passage.
2) Travailler sur Jn 7, 37-44 en utilisant les notes de votre Bible.
3) En Jn 7, 39, l’Evangéliste explique la parole que Jésus vient de prononcer : qu’est-
ce que ce verset nous apporte pour notre thème ?

Question 1

– Avec Jn 6 se termine le temps de Jésus en Galilée ( voir Jn 6, 1 et note TOB).
– En Jn 7-8 commence le dernier séjour de Jésus en Judée (cf. Jn 7, 1 et note TOB); Jésus sera encore à Jérusalem pour la fête de la Dédicace (Jn 10, 22 et note TOB).
– Jn souligne que Jésus monte à Jérusalem dans le cadre de la fête des Tentes; sur cette fête et son importance, cf. en BJ Ex 23, 14 + et Za 14, 16-19 (cités en marge de Jn 7, 2); dans la TOB, voir la note sur Jn 7, 2 (la fête des Tentes est une fête d’action de grâce, mais aussi avec une dimension prophétique).
– Jn note la progression dans le chapitre 7 : Jésus reste en Galilée (v. 1-9); il monte à Jérusalem discrètement (v.10 et note TOB); au milieu de la fête – qui dure 7 jours – il enseigne dans le Temple (v. 14ss); notre passage se situe le dernier jour (v. 37 et note TOB).
– Après avoir évoqué son origine (7, 25-29) et son départ (7, 33-36), Jésus annonce ici le don de l’Esprit : c’est un résumé de tout le dessein de Dieu en faveur des hommes.

Question 2

– La célébration de la fête des Tentes était marquée par un rite d’eau (eau puisée à Siloé et portée solennellement dans le Temple); cf. les notes sur 7, 37 (TOB) et 7, 38 (BJ).
– Sur la déclaration de Jésus (v. 37-38), lire la note de TOB sur v. 38; on pourrait lire cette déclaration un peu différemment (celui qui croit en moi, de son sein couleront des fleuves d’eau vive) : comparer avec Jn 4, 14; cf. aussi Is 58, 11.
– Pour éclairer le texte de Jn, lire Ex 17, 1-7 (cf. 1 Co 10, 4) et Ez 47, 1-12 ainsi que les notes BJ et TOB sur Ez 47, 1 : voir les références marginales données en Ez 47, 1.

Question 3

– Sur la citation de l’Ecriture (v. 38b), voir la note TOB.
– Pour la signification du mot “glorifié”, lire la note de TOB sur 7, 39; en BJ voir Jn 12, 28 et 32 , ainsi que les notes sur ces versets.
– Ce passage de Jn peut être complété par Jn 19, 30 (voir les notes TOB), Jn 19, 34 (voir notes BJ et TOB) et par Jn 20, 22 (voir note TOB).

13) Jn 14 – 16 : Les promesses du Paraclet

Dans le Discours après la Cène en Jn, nous trouvons plusieurs textes où Jésus annonce à ceux qu’il va quitter la venue d’un “Paraclet”. Faut-il traduire ce terme par “consolateur”, “défenseur”, “intercesseur” ? Devant la difficulté, plusieurs préfèrent transcrire simplement le mot grec utilisé par l’Evangéliste.

1) Lire les textes concernant le Paraclet (cf. feuille annexe, p. 18) : relever ce que vous
découvrez dans ces passages au sujet du Paraclet.
2) Que signifie ce mot “Paraclet” ? Pourquoi est-il promis aux disciples ?
3) Quel est l’apport particulier de ces textes pour notre recherche sur l’Esprit ?

Question 1

– Jésus promet un autre Paraclet (Jn 14, 16); cf. 1 Jn 2, 1 (et la note TOB).
– Le Paraclet est l’Esprit de vérité (Jn 14, 17; 15, 26; 16, 13); il est l’Esprit Saint (16,25).
– Il est donné / envoyé par le Père (14, 15 et 25); il est envoyé par Jésus (15, 26; 16, 7).
– Il sera avec les disciples pour toujours (Jn 14, 16).
– Il leur enseignera toutes choses, les fera ressouvenir de ce que Jésus a dit (14, 26); il les fera accéder à la vérité toute entière (16, 13).
– Il rendra témoignage de Jésus (15, 26); il le glorifiera (16, 14) et il confondra le monde (16, 8-11).

Question 2

– Sur la signification de ce mot, voir la note TOB sur Jn 14, 16; le mot appartient au vocabulaire juridique : celui qui est appelé auprès de quelqu’un pour l’aider, pour le défendre; d’où avocat, auxiliaire, défenseur, mais aussi consolateur.
– Il n’est utilisé que dans la littérature johannique pour parler de l’Esprit (Jn) ou du Christ (1 Jn 2, 1 et note TOB ; cf. aussi Jn 14, 16).
– Il est donné aux disciples pour toujours (Jn 14, 16 et note TOB) et il continue la mission de Jésus (14, 26 et note TOB sur “en mon nom”). Jn insiste beaucoup sur sa fonction d’enseignement : faire comprendre la signification profonde de ce que Jésus avait fait et dit , cf. Jn 2, 22 et 12, 16 (Jn 14, 26 et note sur la fin du verset).
– Voir aussi Jn 16, 13 et note TOB : grâce à lui, les disciples connaîtront la vérité plénière du Verbe incarné.
– Mais le Paraclet a aussi un rôle juridique : Jn 16, 8-11 (voir les notes BJ et TOB).

Question 3

– Dans le Discours après la Cène, ces textes sur le Paraclet font de celui-ci le successeur de Jésus, comme dans les discours d’adieux où un chef spirituel, avant de mourir, donne ses dernières recommandations et désigne souvent un successeur.
– Jn rapproche fortement Jésus et l’Esprit : cf. 14, 16 (voir note BJ; cf. aussi 14, 26 +.
– Comme Jésus était le Verbe / Parole de Dieu (Jn 1, 1 et notes BJ et TOB), l’ Esprit, “envoyé par le Père au nom de Jésus ” (14, 26 et note TOB), achève l’oeuvre de Jésus (16, 14 et note TOB).
– En soulignant les liens avec le Père et avec Jésus, Jn ”nous permet de découvrir le caractère personnel de l’Esprit de Dieu” (E. Cothenet).

14) Ac 2, 1- 41 : L’Esprit de Pentecôte.

Pour les Juifs, la Pentecôte était la fête du don de la Loi et de la naissance du peuple de Dieu au Sinaï. Pour Lc, la Pentecôte de l’an 30 ouvre des perspectives nouvelles grâce au don de l’Esprit du Seigneur Ressuscité.

1) Situer ce texte des Actes et proposer une division du passage.
2) Quelle signification Lc donne-t-il à ce récit (v. 1-13) ? Sur quoi insiste-t-il ?
3) Dans le récit de Lc, il est plusieurs fois question de l’Esprit ; relever ce que ce texte
nous apporte de particulier sur notre thème.

Question 1

– Ac 2, 1 mentionne le jour de Pentecôte ( litt. la Cinquantième : cf. notes BJ et TOB), ce qui nous renvoie à la Pâque (où se terminait le premier Livre de Lc : Lc 24, 51).
– Ac 1, 3 parle des 40 jours (cf. note TOB), puis vient l’Ascension (Ac 1, 9) ouvrant le temps de l’Eglise (v. 11); à noter encore la promesse de Jésus en Ac 1, 5 et 8.
– C’est cette promesse, attendue par le petit groupe mentionné en Ac 1, 14 et que l’on retrouve en 2, 1 ( cf. note TOB sur Ac 2,2), qui se réalise à la Pentecôte.
– Ac 1-2 nous présente le personnage principal du Livre des Actes (cf. Ac 1, 8 et note TOB), comme Jésus nous était présenté en Lc 1-2.
– Le passage peut se diviser en 3 parties : l’événement de Pentecôte (v. 1-13); l’explication donnée par Pierre, (v. 14-36) ; les effets du discours de Pierre (v. 37-41).

Question 2

– Sur la signification qu’avait pour les Juifs la fête de la Pentecôte, voir note TOB ou BJ sur Ac 2, 1; voir aussi en BJ le renvoi à Ex 23, 14 + (en marge).
– Après Pâque, qui rappelait la libération d’Egypte, la fête de Pentecôte commémorait le don de la Loi et la constitution du peuple de la première alliance.
– Noter l’insistance de Luc sur “ils étaient réunis tous ensemble “ (cf. A 1, 14; 2, 44 et note TOB); comparer avec Ex 19, 8; cf. Ex 24, 3 et 7. De même la description de l’événement (v. 2), rappelle la théophanie du Sinaï (Ex 19, 6ss).
– “parler en d’autres langues “(v. 4) et note TOB ; en BJ : les notes sur Ac 2, 4 et 2, 6.
– Le v. 5 cite les bénéficiaires de cette manifestation de Dieu et de la première proclamation de l’Evangile (v. 14ss) : ce sont des Juifs ( v. 5 et note TOB; v. 8-11 et note TOB sur le v. 11. Pour Lc, c’est la première étape de la mission de Ac 1, 8 (cf. notes BJ/TOB)

Question 3

– L’Esprit apparaît “comme des langues de feu “ (Ac 2, 3 et notes) ; cf. Lc 3, 16 et note TOB
– Ils sont “tous remplis de l’esprit Saint “ : une expression propre à Lc (cf. Lc 1, 15. 41. 67; 4, 1; Ac 4, 8. 31; 6,5; 7, 55; 13, 9. 52). Noter l’abondance du don de Dieu.
– L’Esprit fait parler (v. 4) et entendre : Pentecôte est “le miracle d’une communication réussie” (C. L’Eplattenier).
– Voir encore la place donnée à l’Esprit dans la suite du récit : dans la proclamation de Pierre (Ac 2, 17-18); le lien fait entre la résurrection de Jésus et le don de l’Esprit (2, 33) ainsi qu’avec le baptême (Ac 2, 38; cf. les notes sur Ac 1, 5 en BJ et TOB.

15) Rm 8, 1-17 : Vivre selon l’Esprit

Dans la Lettre aux Romains, Paul nous présente une synthèse impressionnante de sa pensée et de sa théologie du salut. A tout homme, qu’il soit Juif ou païen, le salut est offert en Jésus Christ. En lui, la révélation de l’amour gratuit de Dieu nous atteint.

1) Replacer ce passage de Paul dans l’ensemble de la Lettre et proposer une division du
chapitre 8.
2) Rm 8, 1-17 utilise souvent le mot “esprit” ; quelles significations Paul donne-t-il à
ce terme ?
3) Dans ce que Paul dit ici de l’Esprit, qu’est-ce qui vous paraît le plus neuf ?

Question 1

– Après l’ouverture de la Lettre (1, 1-17), Paul montre que tous (Juifs et païens) sont pécheurs (1, 8 – 4, 25); Rm 5 – 8 traite du passage de la mort à la vie; les ch. 9-11 sont une réflexion particulière sur la situation d’Israël; enfin en Rm 12-15, nous trouvons des exhortations sur les rapports avec autrui; Rm 16, pour certains, forme une nouvelle lettre; pour d’autres, elle est la conclusion de ce qui précédait.
– L’ensemble de Rm 5-8 comprend trois parties : la solidarité en Adam et dans le Christ (Rm 5-6); la Loi et son incapacité à donner le salut (Rm 7); la libération par le don de l’Esprit (Rm 8).
– En TOB, Rm 8 est divisé en trois parties : 8, 1-17; 8, 18-30; 8, 31-39; cf. aussi la division proposée en BJ en 5 parties (subdivision des deux premières parties de TOB).

Question 2

– Le mot “esprit” se lit 17 fois en 8, 1-17 ! (21 fois dans Rm 8). Les traductions hésitent parfois entre “esprit” et “Esprit” : voir en BJ, la note sur Rm 1, 5 + (la fin de la note).
– Sur l’expression “la loi de l’Esprit” (8, 2), cf. la note TOB et celle de BJ qui nous renvoie à Rm 3, 27 +.
– Plusieurs passages ici opposent chair et esprit : marcher selon la chair /Esprit (v. 4); sous l’empire de la chair /Esprit (v. 5.9); chair tend vers la mort, l’Esprit vers la vie (v. 6).
– Sur la signification du mot “chair” pour Paul : voir en BJ Rm 7, 7 + (spéc. le 3o).
– Paul parle de l’Esprit de Dieu (v. 9.14), de l’Esprit du Christ (v.9), de l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus (v. 11); il oppose “esprit d’esclavage” à l’”esprit d’adoption filiale” (v. 15).

Question 3

– Paul exprime la nouveauté de la vie chrétienne, nouveauté liée à l’Alliance nouvelle, par la présence de l’Esprit (cf. note TOB sur 8, 2).
– Il souligne très fortement la dépendance entre la Résurrection du Christ et celle des hommes : cf. Rm 8, 11 et note BJ qui renvoie à Rm 1, 4 + et 8, 29 +.
– L’Esprit d’adoption filiale nous permet d’appeler Dieu “Père” (8, 14-16); voir en TOB la note sur “Abba” (v. 15); en BJ, la note se trouve sur Mc 14, 36 +.

(Textes pour étude no. 13)


Les promesses du Paraclet

Jn 14, 15-17

(15) “Si vous m’aimez, vous vous appliquerez à observer mes commandements; (16) moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. (17) C’est lui, l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas.”

Jn 14, 25-26

(25) Je vous ai dit ces choses tandis que je demeurais auprès de vous; (26) le Paraclet, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit.

Jn 15, 26-27

(26) Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi; (27) et à votre tour, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.

Jn 16, 7-15

(7) Cependant je vous ai dit la vérité : c’est votre avantage que je m’en aille; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous; si au contraire, je pars, je vous l’enverrai. (8) Et lui, par sa venue, il confondra le monde en matière de péché, de justice et de jugement : (9) en matière de péché, en ce qu’ils ne croient pas en moi; (10) en matière de justice, en ce que je vais au Père et que vous ne me verrez plus; (11) en matière de jugement, en ce que le prince de ce monde a été jugé. (12) J’ai encore bien des choses à vous dire mais, actuellement, vous n’êtes pas à même de les supporter; (13) lorsque viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité toute entière, car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. (14) Il me glorifiera car il recevra de ce qui est à moi et il vous le communiquera. (15) Tout ce que possède mon Père est à moi; c’est pourquoi, je vous ai dit qu’il vous communiquera ce qu’il recevra de moi.

(Traduction TOB)

L’APOCALYPSE

Un livre qui fascine et qui rebute

Aucun livre de la Bible ne provoque des prises de positions aussi marquées. Certains se sentent attirés par l’Apocalypse et son mystère, spécialement au tournant de ce nouveau millénaire. A preuve, toute la floraison d’ouvrages (livres et films) qui ont paru autour de ce thème depuis les années 70.
D’autres, au contraire, sont rebutés par cet ouvrage, réputé hermétique, avec ses images et ses symboles déroutants pour notre culture moderne.

Un livre de la Bible

Pourtant l’Apocalypse fait partie de la Bible. Sans doute, ce livre a-t-il eu quelques difficultés pour se faire admettre dans le canon des Écritures, mais aujourd’hui personne ne songerait à publier une Bible sans y inclure ce texte qui couronne à la fois le Nouveau Testament et la révélation biblique toute entière.

Une apocalypse

Faut-il rappeler que le mot “apocalypse” n’a pas la signification que lui donne le langage courant ! Le mot “apocalypse” vient d’un verbe grec qui signifie tout simplement “révéler , c-à-d. ôter le voile de ” et il se traduit donc par “révélation” (cf Ap 1, 1 et les notes BJ et TOB sur ce verset).
En langage biblique, apocalypse désigne une révélation que Dieu fait aux hommes, concernant des choses cachées que lui seul peut connaître.
Dans l’Ancien Testament, le genre littéraire, apocalyptique, commence à apparaître dans certaines parties des livres d’Ezéchiel, de Zacharie et de Daniel.
Mais ce genre a connu un large succès dans la littérature juive intertestamentaire dans les siècles qui précèdent et suivent immédiatement le début de l’ère chrétienne.
Dans le Nouveau Testament, ce genre littéraire se rencontre dans ce que l’on appelle communément “l’apocalypse synoptique” (Mt 24 et les parallèles en Mc et Lc) et, bien sûr, dans le livre qui nous intéresse ici.

Un relais du prophétisme

Dans l’Ancien Testament, la Parole de Dieu était donnée à son peuple par le ministère des prophètes. Le prophète est un homme qui a reçu mission d’interpréter pour son temps la volonté de Dieu, révélée autrefois par Moïse, et de rappeler au peuple les conditions de l’alliance conclue au Sinaï. Quelques textes anciens donnent au prophète le nom de “voyant” ( cf 1 S 9, 9). Par le charisme reçu, cet homme pouvait “voir”, dans la vie du peuple et des individus, ce qui était ou n’était pas en cohérence avec le projet de Dieu, et il avait mission de le proclamer haut et fort.
Dans le Nouveau Testament, la fonction prophétique demeure, mais elle consistera surtout à expliquer le sens profond des Écritures à la lumière de l’événement pascal.
Le genre apocalyptique apparaît comme un prolongement du prophétisme tout en introduisant des aspects nouveaux. D’une part, il est tourné davantage vers l’avenir et, d’autre part, il présente principalement son message sous la forme de visions.

L’Apocalypse de Jean

Ce livre qui clôt le Nouveau Testament nous livre une révélation faite à Jean (cf Ap 1, 1-2), qui se présente lui-même comme un prophète (Ap 1, 3; 10, 7; 11, 18; 22. 6. 9. 18), chargé de transmettre à ses frères chrétiens un message d’espérance.
En effet, comme les autres apocalypses, celle de Jean a vu le jour dans une situation de crise. A la fin du premier siècle, les communautés chrétiennes d’Asie Mineure (cf les Lettres aux 7 Églises : Ap 1, 4 – 3, 22), se trouvent confrontées au pouvoir impérial et au culte de Rome et de l’empereur.
Dans ces Églises, certains pensent que l’on peut concilier la foi chrétienne avec une conduite alignée sur les exigences du monde païen et idolâtre.
Pour l’auteur de l’Apocalypse, au contraire, être chrétien exige de choisir une vie sans compromissions, quelles qu’en soient les conséquences. Ce qui, pour lui, éclaire ce choix, c’est la mort et la Résurrection de Jésus, la victoire de l’Agneau immolé mais debout (cf Ap 5, 6).
Comme autrefois, aux jours de l’Exode ou lors de la persécution d’Antiochus IV dans une histoire plus récente, les chances du peuple de Dieu apparaissent dérisoires face à celles de l’empire romain. Et pourtant, Jean en est sûr, la victoire sera du côté de ceux qui suivent l’Agneau et elle est déjà acquise dans le Christ dont il faut attendre ardemment le Retour.

Un livre christologique

De la première à la dernière ligne, l’Apocalypse se donne comme la “révélation de Jésus Christ ”, c-à-d. qui vient de Jésus et qui le concerne. Le livre s’ouvre et s’achève par une vision du Christ; il parle de Jésus, de sa mort, de sa Résurrection et de sa Venue (comme nous le disons encore à chaque Eucharistie).
Par les nombreux titres donnés au Christ, ce livre témoigne de la foi et de l’amour de nos frères chrétiens du premier siècle pour Jésus Ressuscité et de la place centrale qu’il tenait dans leur culte et dans leur existence de chaque jour.

Un livre actuel

L’actualité de l’Apocalypse n’est pas, comme le voudraient aujourd’hui certains, dans la description et les calculs concernant la fin du monde.
Son actualité, c’est de rappeler au croyant, tout au long des siècles, – et singulièrement aujourd’hui -, que les pouvoirs politiques, économiques ou autres, si puissants soient-ils, ne sont que transitoires. Et que par conséquent, jamais, aucun d’eux ne peut se présenter à nous comme un Absolu.
Actuel, le livre l’est encore dans son écriture, dans notre monde si marqué par l’audio-visuel, puisque comme le disait J. -P. CHARLIER “l’Apocalypse est le plus beau traité de théologie qui se puisse écrire en images”.

1) Ap 1, 1-20

Cette introduction à l’Apocalypse nous met en présence d’une liste impressionnante de titres christologiques : un beau témoignage de la foi et de la réflexion théologique des premières communautés chrétiennes.

1) Commencer par la vision (v. 9-20) : qu’est-ce qui est dit du visionnaire ? Et de celui
qui lui parle ?
2) Jean reçoit l’ordre d’écrire (v. 19) : étudier l’adresse de la lettre (v. 4-8) et relever ce
qui vous paraît le plus significatif.
3) Comment comprendre le titre (v. 1-3) ?

Question 1

Sur la présentation du visionnaire, comparer Dn 7, 15; 8, 15. 27. Le nom de Jean se lisait déjà en 1, 1. 4; sur son identité, voir les Introductions à l’Apocalypse.
Sur le v. 9, lire les deux notes de TOB.
Cette vision se passe sous l’intervention de l’Esprit (cf. 4, 2; 17, 3; 21, 10) et elle a lieu le”Jour du Seigneur” (voir la note TOB; en BJ, cf. la note sur Ac 20, 7, cité en marge).
Sur la réaction du visionnaire : v. 17 ; voir les références données en marge.
Pour évoquer celui qui parle, remarquer les approximations (comme, semblable à, pareil à). Noter les rapprochements avec Dn (cf. les références de votre Bible); voir aussi la note BJ sur le v. 13.
Dans les v. 17b-18 : remarquer les titres divins appliqués au Christ (v. 17b) et ceux qui sont directement rattachés à la révélation chrétienne (v. 18).

Question 2

o Comparer avec les adresses des Lettres de Paul (auteur, destinataire, salutation).
o Les 7 Églises sont nommées au v. 11; pourquoi 7 ? Voir note TOB sur le v. 4.
o On trouve la salutation grecque (grâce) et juive (paix), comme chez Paul.
o “Celui qui est …” cf. Ex 3, 14 +; lire surtout la note TOB sur le v. 4.
o Dans les v. 4b-5, on peut reconnaître une formule trinitaire (Père-Esprit-Fils); sur ce qui est dit de Jésus, voir la note TOB sur le v. 5.
o Noter en 5b-6 les allusions à l’Exode.

Question 3

o Sur la signification du mot “apocalypse” : voir la note sur v. 1. Révélation de Jésus Christ peut signifier à la fois “donnée par Jésus Christ” et “concernant Jésus Christ”.
o Ce qui doit arriver bientôt : lire Ap 22, 6s. 16 (cités en marge) : il s’agit de la venue du Seigneur (voir note TOB).
o “Heureux …” (v. 3) : la première béatitude de l’Apocalypse (cf. note BJ) pour celui qui lit et pour ceux qui écoutent : c’est la situation de la communauté réunie pour la lecture de la lettre.

2) Ap 2 – 3

Les sept Lettres d’Ap 2 – 3 nous font connaître un peu la situation concrète des Églises d’Asie Mineure à la fin du premier siècle. Mais à travers elles, c’est aux fidèles de toutes les Églises que le Ressuscité s’adresse.

1) Lire et repérer les structures de ces Lettres; relever les éléments qui se retrouvent dans
chaque lettre.
2) Que peut-on apprendre sur la situation des Églises à partir de ces Lettres ?
3) Comment ces Lettres nous parlent-elles du Christ ?

Question 1

o Le même schéma comprenant l’adresse (à l’ange de l’Église de X, écris), suivie d’une auto-présentation du Christ; puis vient le jugement (je connais/sais) et l’appel à la conversion (2, 5. 16; 3, 3. 19) ou à rester fidèle (2, 10; 3, 11); enfin l’invitation à écouter et une promesse. Voir note BJ sur 2, 1 (titre).
o L’adresse et l’invitation à écouter sont exactement les mêmes dans toutes les Lettres.
o Remarquer : ce que l’Esprit dit aux Églises : ce message concerne bien toutes les Églises (les 7 Églises).
o On peut noter aussi les liens entre ces Lettres et le reste de l’Apocalypse : voir en particulier les références marginales indiquées sur les auto-présentations du Christ et sur les promesses.

Question 2

o Il est question de souffrances (2, 2 .3. 9-10) qui peuvent aller jusqu’à la mort (2, 13; cf. 3, 10).
o Sur l’opposition aux Juifs, voir 2, 9 (et la note TOB); 3, 9.
o Sur les conflits avec le pouvoir impérial : 2, 13 et les notes BJ et TOB.
o La tentation du syncrétisme : 2, 14 et 2, 20; sur les manques de fidélité (se prostituer), voir notes BJ et TOB sur 2, 14.
o La présence des Nicolaïtes (2, 6 : cf. note TOB; 2, 15 : cf. note BJ).
o Tout cela amène un relâchement (2, 4; 3, 2-3), d’où les appels au repentir et à la constance (2, 10).

Question 3

o Toutes les Lettres, sauf celle à Philadelphie, reprennent dans l’auto-présentation des titres donnés au Christ dans la vision d’Ap 1 (voir les références marginales).
o Le Christ est avant tout celui qui parle aux Églises, pour dénoncer le péché et pour encourager.
o Il est celui qui vient (cf. les promesses).
o On peut relever des allusions à la liturgie : à l’Eucharistie (2, 17 et note TOB; 3, 20; cf. 2, 7) et au baptême (2, 17 et note TOB; 3, 4 et note TOB).

3) Ap 4 – 5

Cette grande vision ouvre la première partie de l’Apocalypse (Ap 4-11). Les chapitres 4 et 5 nous invitent à découvrir “Celui qui siège sur le trône” et “l’Agneau immolé et debout”, qui seul peut ouvrir le livre scellé de sept sceaux.

1) Lire Ap 4 et expliquer cette vision.
2) Qu’est-ce que Ap 5 apporte de nouveau ? Quelle signification ?
3) Que signifie le livre scellé ? Pourquoi l’Agneau peut-il l’ouvrir ?

Question 1

o La vision nous est présentée comme une entrée dans le monde céleste (une porte ouverte dans le ciel : v. 1) et ceci dans une situation d’extase (en esprit : v. 2). Sur l’invitation à monter, cf. Ex 24, 1. 12 (où une invitation semblable est faite à Moïse).
o C’est la vision d’un trône et de “celui qui siège dessus” : v. 2 et note TOB.
o Noter les emprunts à Is 6 et Ez 1 et 10, mais également la liberté que prend l’auteur avec ces références bibliques; voir les notes TOB sur les v. 2-7. Cf. aussi Ex 24, 10 et la note BJ sur Ap 4, 6.
o Noter la présence de l’Esprit (v. 5 et note TOB, préférable à celle de BJ sur ce point); cf. aussi l’évocation du Dieu trois fois Saint (v. 8), Créateur de tout (v. 11).

Question 2

o Il y a d’abord ce livre entièrement (7 sceaux) scellé (5, 1 et note TOB) et la question de l’ange (v. 2).
o La réaction du voyant et la parole de l’Ancien (v. 4-5); c’est le Messie (cf. Gn 49, 9), descendant de David (cf. Is 11, 1. 10) qui seul peut ouvrir les sceaux : voir la note TOB sur 5, 5.
o Vient alors la vision de l’Agneau : cf. Jn 1, 29 et les notes de BJ et TOB; voir également les notes sur Ap 5, 6 qui nous expliquent la richesse de cette présentation.
o Comparer la louange adressée à l’Agneau (5, 9-10) avec celle d’Ap 4, 11. C’est un cantique nouveau : cf. la note TOB qui renvoie à Ap 2, 17.
o Ici les anges (5, 11) et toutes les créatures (v, 13) se joignent à la louange.

Question 3

o L’image du livre vient d’Ez 2, 9-10 (voir note TOB sur 2, 9).
o Sur l’interprétation du livre en Ap 5, lire la note de TOB et BJ sur Ap 5, 1.
o Si on comprend ce livre comme l’Ancien Testament, on peut comparer notre passage avec Lc 24, 27 où le Christ ressuscité ouvre les Écritures aux deux disciples découragés.
o Lire encore 2 Co 3, 14-15 et les notes (cité en fin de la note TOB sur Ap 5, 1).

4) Ap 6, 1 – 8, 1

Ces chapitres nous font entrer dans le premier des trois grands “septénaires” de l’Apocalypse, celui des sceaux avec sa fameuse vision des quatre cavaliers et de la foule immenses des élus.

1) Lire ce passage et chercher comment est construit ce premier septénaire.
2) Quelle est l’impression qui se dégage de ces chapitres 6 et 7 ?
3) Relever et expliquer les allusions à l’Ancien Testament utilisées par l’auteur.

Question 1

o Voir les notes TOB sur 6, 1; en BJ, cf. les notes sur 6, 1 et 2.
o Il y a d’abord l’ouverture des 4 premiers sceaux (v. 1-8) avec la venue des 4 chevaux; noter la symétrie de ce passage : v. 1-2; 3-4; 5-6; 7-8.
o Avec le 5ème sceau, c’est la vision des martyrs sous l’autel (cf. notes TOB et BJ) et de leur prière.
o Vient alors le 6ème sceau : le Jour du Seigneur (voir notes TOB et BJ sur 6, 12) devant lequel toutes les grandeurs humaines disparaissent (v. 15-17).
o Enfin en Ap 7, nous trouvons l’annonce du salut (v. 1-8), puis la description des élus et de leur triomphe (v. 9-17).

Question 2

o Remarquer l’utilisation de la couleur blanche : 6, 2. 11. 7, 9.
o Sur Ap 6, 2, lire la note donnée en TOB; sur 6, 11 et 7, 9, voir les notes BJ.
o Ainsi seuls les 2ème, 3ème et 4ème chevaux sont nettement négatifs, et leur pouvoir de destruction est limité (un quart : 6, 8b).
o En Ap 6, 11, la prière des martyrs est exaucée : voir Ap 3, 10 + (citée en marge).
o Sur les chiffres d’Ap 7, 4-8, voir les notes BJ et TOB sur le v. 4; pour la foule immense d’Ap 7, 9 (cf. Gn 15, 5, cité en marge), bien lire la fin de la note TOB sur 7, 4.
o Noter en Ap 7, 14-17 les références marginales qui nous renvoient à Ap 22, 14 et 21, 3-4 (avec les verbes au futur : une réalité encore à venir).
o Ainsi dans un monde marqué par la guerre (6, 3-4), les inégalités économiques (6, 5-6) et la mort (6, 7-8), la présence de la Parole de Dieu, le témoignage de ceux qui en vivent et leur prière, laissent espérer autre chose.

Question 3

o La vision des chevaux est empruntée (librement) à Zacharie (Za 1, 8 et 6, 1-8; cf. note BJ sur Za 1, 8); ici ils symbolisent les malheurs dont les prophètes menaçaient autrefois le peuple infidèle (noter dans la marge les renvois à Ez ).
o Sur l’évocation du Jour du Seigneur (6, 12ss), voir les références marginales à l’AT, mais aussi les renvois à l’”apocalypse synoptique” : cf. Mt 24, 29.
o Sur 7, 2ss, comparer avec Ez 9, 4ss; Is 44, 5 1 +.
o Noter encore les allusions à l’Exode (Ap 7, 4 et Ex 12, 7-14) et au Nouvel Exode (Ap 7, 6-17 et Is 49, 10).

5) Ap 8 – 9

L’ouverture du septième sceau nous fait passer dans le septénaire des trompettes qui s’étend jusqu’à Ap 11. Nous nous arrêtons ici sur la première partie de ce septénaire.

1) Comment est composée cette première partie du septénaire des trompettes; relever les
éléments qui vous paraissent intéressants.
2) Quels sont les textes AT qui éclairent ce passage de l’Apocalypse ?
3) Comme le précédent, le septénaire des trompettes est à la fois jugement et salut :
trouvez-vous en Ap 8-9 des signes d’espérance ?

Question 1

o Sur le silence, lire la note de BJ sur 8, 1 ainsi que les références marginales.
o V. 2-5 : la liturgie des anges; sur les “7 anges”, voir dans la note BJ sur Ap 4, 5 + ce qui est dit sur les “Anges de la Face”.
o Dans les v. 6-12, nous trouvons les 4 premières trompettes et les fléaux qui reprennent les “plaies” d’Égypte (cf. les références à Ex 7 – 10, citées en marge).
o Ap 8, 13 annonce les trois dernières trompettes. Pour la signification du mot “malheur”, se reporter à la note de la TOB sur Lc 6, 24.
o En 9, 1-12 : l’ange de l’abîme (v. 1- et 11), tombé du ciel (cf. 9, 1 et notes BJ et TOB) et les sauterelles : voir les notes TOB sur 9, 1 et 11; en BJ : voir note sur 9, 3.
o Ap 9, 13-19 : les 4 anges et leur armée pour détruire le 1/3 des hommes (. 15 et 18); A noter aussi dans les v. 20-21, l’effet escompté pour ces fléaux : cf. Am 4, 6 + (cité en marge par BJ). Mais, comme autrefois Pharaon, les hommes ne comprennent pas.

Question 2

o Voir les notes BJ et TOB sur Ex 7, 8 , concernant les “plaies” d’Égypte; comme autrefois, les “plaies” faisaient suite aux cris des Israélites, ici ces fléaux répondent à Ap 6, 10-11. Les forces qui s’opposent au plan de Dieu ne peuvent qu’être détruites.
o Ici l’auteur s’inspire de Jl 1-2 où une invasion de sauterelles servait à illustrer la venue du Jour du Seigneur (cf. Jl 2, 1 +); cf. aussi Ex 10, 1-20.
o Ap 9, 13-19 pourrait s’inspirer d’Ex 38-39 (Gog et Magog).

Question 3

o La liturgie d’Ap 8, 3-5 (qui précède le septénaire des trompettes, comme Ap 4-5 précédait celui des sceaux), évoque les rites juifs d’apaisement et de pardon : cf. Ex 30, 1-10 (cité en marge).
o Dans 8, 6-12, seuls sont touchés les éléments de l’univers, et encore seulement le 1/3 (cette fraction est nommée 12 fois dans ce passage); la comparaison avec des passages comme Ez 5, 2-3 et Za 13, 8-9, montre que la punition est ici modérée.
o Le fléau d’Ap 9, 1-11 ne touche que ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu (v. 4); de plus, il ne s’agit pas de mort (v. 5) et la peine est limitée à 5 mois (v. 5 et 10).
o Dans les v. 13-19, le fléau est plus sévère (v. 15 et 18), mais ici encore les v. 20-21 indiquent que ces malheurs ne sont pas voulus pour eux-mêmes.

6) Ap 10 – 11

Alors que l’on attendrait la sonnerie de la septième trompette, ce passage de l’Apocalypse ouvre comme une grande parenthèse. Et comme dans le premier septénaire, nous trouvons ici, après la sixième trompette, une vision de salut. La septième trompette annoncera l’accomplissement du mystère de Dieu.

1) Comment nous est présenté l’ange qui intervient en Ap 10, 1-7 ? Qu’est-ce cela peut
signifier ?
2) Expliquer la scène du petit livre (10, 8-11) et celle de la mensuration du Temple en
Ap11, 1-2.
3) Que représentent les deux témoins (11, 3-13) ? Que font-ils ? Qu’apporte la sonnerie
de la septième trompette ?

Question 1

o Remarquer que les attributs de cet ange sont plus divins qu’angéliques : nuée, arc-en-ciel/gloire (cf. note TOB sur Ap 4, 3), soleil, feu. Comparer avec la présentation du Fils de l’Homme en Ap 1, 14ss.
o Sa voix est pareille au rugissement du lion : cf. Am 1, 2 et 3, 8 (cité en marge); cf. aussi les 7 tonnerres : voir note TOB sur 10, 3; en BJ, note sur 10, 4.
o Il jure par le Créateur de l’univers (v. 5-6 : cf. note BJ sur v. 5) et sa proclamation annonce l’accomplissement du “mystère” de Dieu : voir note BJ sur le v. 7.
o Ce mystère est en conformité avec le message des prophètes, qui est “bonne nouvelle”, malgré son aspect de jugement.

Question 2

o Le petit livre dans la main de l’ange (v. 2. 8) est ouvert (v. 2 et notes BJ et TOB)
o Pour la manducation du livre, voir note BJ sur 10, 8 (titre), qui nous renvoie à Ez 2, 8-3, 3. Cette parole est à la fois jugement et salut (note TOB sur v. 9).
o Le livre est donné à Jean. Jusqu’ici (en Ap 5-9), la révélation avait été l’oeuvre du Christ et des anges; désormais, elle devient la mission de Jean et de l’Eglise (v. 11).
o Pour Ap 11, 1-2, voir Ez 40, 3 +; chez Ézéchiel, c’était une annonce que le Temple serait reconstruit (cf. Ez 40, 1 +).
o Mais ici, le parvis extérieur est laissé aux nations : cf. notes TOB sur les v. 1 et 2.

Question 3

o Ils prophétisent (v. 3); pour la signification de ce mot dans le NT, voir la note BJ sur Ac 11, 27 (spécialement la deuxième partie de cette note).
o Sur leur présentation, lire note TOB sur le v. 3 ou celle de BJ sur v. 4.
o Ils ont part au sort de leur Seigneur (v. 8) : mort et résurrection; c’est le mystère pascal et il porte des fruits (v. 13).
o Pour Ap 11, 11, voir l’allusion à Ez 37 où la résurrection a une dimension communautaire, celle du peuple de Dieu.
o La septième trompette nous ramène à une liturgie céleste : des voix (v. 15), les 24 anciens (v. 16); cf. Ap 4-5.
o C’est la proclamation de la royauté du Christ (v. 15); cf. l’utilisation du Ps 2.
o Sur la vision de l’arche d’alliance, voir les notes de BJ et de TOB sur le v. 19.

7) Ap 12, 1-18

La scène de la Femme et du Dragon est bien connue et elle a suscité des lectures très différentes. Mais quelle est sa signification dans le livre ?

1) Relever tout ce qui est dit de la Femme et expliquer en vous servant des références et des
notes données dans votre Bible.
2) Qu’est-ce qui est dit ici du Dragon ? Et de son adversaire ?
3) Comment est présentée la descendance de la Femme ? Quelle signification ?

Question 1

o Lire la note donnée en BJ sur le titre.
o Sur la Femme, voir la note BJ sur 12, 1 et celle de TOB sur 12, 2. Elle représente ici le peuple saint, l’Église encore persécutée par Satan, pour un temps (cf. 12, 14 et les notes BJ et TOB).
o Elle s’enfuit au désert (v. 6 et note BJ) où elle est nourrie par Dieu (v. 6 et note TOB). Noter le thème des ailes (v. 14); cf. note TOB ainsi que le renvoi à Ex 19, 4 et Is 40, 31.
o Sur les v. 15-16, voir la note BJ sur le v. 15 et la citation de Nb 16, 30-34.
o Pour l’image de l’enfantement, voir Mi 4, 9-10 et Is 66, 7-8.

Question 2

o Relever les différents termes utilisés pour désigner le Dragon : le Dragon (v. 3. 4. 7. 13. 16. 17); le Serpent (v. 9. 14. 15); le Diable (v. 9; 12); Satan, le Séducteur (v. 9); l’Accusateur (v. 10). Sur ces mots, voir les notes BJ sur 12, 3 et TOB sur 12, 4 et 9. Cf. encore Mt 4, 1 + (cité en marge dans BJ).
o Pour la description du Dragon, voir 12, 3-4 et la note TOB sur le v. 4.
o Il est vaincu, chassé du ciel (v. 7-9).
o Sur Michel, lire les notes BJ et TOB sur 12, 7; voir encore les références données au livre de Dn.

Question 3

o C’est un enfant mâle (v. 5 et note BJ); il a le pouvoir sur toutes les nations (v. 5 et note TOB; voir spécialement le renvoi à Ps 2, 9).
o Il est enlevé auprès de Dieu : v. 5 et notes de BJ et TOB sur la fin de ce verset.
o Lire aussi le v. 17 et les notes de BJ et TOB.
o Sur la signification de ce passage, bien lire le cantique des v. 10-12 qui chante la victoire de Dieu et de l’Agneau.

8) Ap 13, 1-18

La vision des deux Bêtes veut évoquer la situation difficile des chrétiens dans l’empire romain à la fin du premier siècle. Mais le même combat se présente toujours aux croyants face à des réalités humaines qui se voudraient absolues.

1) Relever tout ce qui est dit de la première Bête : qu’est-ce que cela nous apprend à son
sujet ?
2) Comment est présentée la deuxième Bête ?
3) Comment comprendre ce chapitre 13 de l’Apocalypse ?

Question 1

o Cette première Bête monte de la mer : voir la note BJ sur le titre; cf. aussi en BJ la note sur Ap 21, 1 +. Les sept têtes représentent sa prétention à la souveraineté universelle.
o Comparer la description donnée au v. 2 avec Dn 7 : voir note TOB sur 13, 1 et lire les références à Dn indiquées en marge de ce texte.
o Elle reçoit son pouvoir du Dragon (v. 2; cf. Ap 12; ce pouvoir est universel (v. 7), mais il est limité dans le temps (v. 5 et renvoi à Ap 11, 3 +).
o Les v. 2b-4 se présentent comme une antithèse de la liturgie de l’Agneau; sur le v. 3, voir encore les notes de BJ et TOB : cette Bête est une parodie du Christ mort et ressuscité. Sur le chiffre de la Bête (v. 18), voir les notes BJ et TOB.

Question 2

o Remarquer le parallélisme de la construction entre les v. 1-10 et 11-18 (même commencement et même conclusion par un appel à comprendre).
o Cette deuxième Bête monte de la terre; elle représente donc une réalité beaucoup plus proche des premiers destinataires de l’Apocalypse.
o Cette deuxième Bête est toute en référence à la première (v. 12. 13. 14. 15); elle n’existe que par la première et ne peut agir que par elle. Elle incite à adorer la Bête (v. 12); l’image (l’icône) de la Bête pourrait désigner une représentation du pouvoir impérial qu’il faut adorer en signe de loyalisme (cf. lettre de Pline à Trajan).
o Remarquer que dans les v. 11-18, le mot “Bête” désigne toujours la première sauf au début du v. 11.
o Sur cette deuxième Bête, voir la note TOB sur v. 11; noter particulièrement les renvois à Ap 16, 13; 19, 20 et 20, 10.

Question 3

o Relever les oppositions : d’un côté, le pouvoir du Dragon et des deux Bêtes; de l’autre, celui de Dieu et de l’Agneau; voir la note BJ sur le v. 14.
o Noter les expressions “lui fut donné” (v. 5. 7. 14. 15) : le pouvoir des Bêtes est sous le contrôle de Dieu; cf. aussi les “42 mois” (v. 6).
o Le pouvoir des Bêtes s’étend sur les habitants de toute la terre (v. 8. 16-17) et donc aussi sur les “saints” (v. 7 et 10); sur le mot “saints”, voir la note BJ sur Ac 9, 13 +.
o C’est donc un temps d’épreuve pour les “saints” (v. 10 et notes TOB et BJ) à vivre dans la persévérance et la foi.

9) Ap 14, 1 – 15, 8

Après la vision du Dragon et des deux Bêtes, c’est maintenant celle de l’Agneau et de ses compagnons, alors que se prépare le “septénaire des coupes”

1) Lire et expliquer Ap 14, 1-5.
2) Comment comprendre Ap 14, 6-20 et, en particulier, les deux images de la moisson et
de la vendange ?
3) Que peut-on retenir d’Ap 15 ?

Question 1

o On retrouve ici l’Agneau debout (cf Ap 5, 6), mais il est ici sur le mont Sion (cf. les références marginales à Ab 17 et Jl 3, 15); il est entouré par ses compagnons.
o Les compagnons de l’Agneau sont ceux qui portent son nom et celui du Père : comparer avec Ap 13, 17 !
o Ici, ce sont eux qui chantent le cantique nouveau (voir sur ce mot la note TOB sur Ap 2, 17) : comparer cette scène avec celle d’Ap 5, 9.
o Sur les v. 4-5, lire les notes de BJ et TOB. Ils suivent l’Agneau, comme le faisait autrefois, au désert, l’Israël fidèle (voir la note BJ).

Question 2

o Sur ce passage : remarquer “un évangile éternel” et qui est proclamé à tous les habitants de la terre (voir la note BJ sur le titre de 14, 6); c’est une invitation à “craindre Dieu et à l’adorer”.
o Le v. 8 annonce déjà Ap 18. Sur la signification de Babylone, voir les notes.
o Remarquer encore la sévère mise en garde des v. 9-11 et l’encouragement des v. 12-13 : la deuxième béatitude de l’Apocalypse (cf. Ap 1, 3 et note BJ).
o Sur la moisson et la vendange, voir les notes BJ et TOB. Cette image est reprise des Prophètes, mais il semble bien que l’auteur utilise ici les deux images dans un sens positif : la moisson du bon grain (cf. Mc 4, 29; Mt 13, 24-30). Dans la Bible, la vigne est toujours une désignation pour le peuple de Dieu; ici la vendange, les fruits de la vigne, pourrait s’appliquer à ceux qui ont été jusqu’à verser leur sang, les martyrs (cf. A. Feuillet, cité en CE 11, p. 29-30).

Question 3

o Ce passage comprend deux parties : la vision des vainqueurs de la Bête (v. 2-4) et la préparation immédiate du “septénaire des coupes” (v. 5-8).
o Au regard humain, l’empire (la Bête, le Dragon) semble l’emporter, mais aux yeux des croyants, les choses sont bien différentes.
o Les vainqueurs sont présentés comme le peuple d’Israël après le passage de la mer en Ex 15 : voir les notes BJ et TOB sur le v. 3.
o Sur les v. 5-8, voir la note BJ (sur le titre).
o Comparer le v. 8 avec Ex 40, 34-35; 1 R 8, 10; Is 6, 4 (cités en marge).

10) Ap 16, 1-21

Le “septénaire des coupes” introduit la venue du grand Jour de Dieu (16, 15) qui annonce la chute de Babylone et la victoire de l’Agneau sur le Dragon.

1) Comment est composé ce chapitre ? Proposer une division de ce passage.
2) Expliquer les trois premières coupes.
3) Relever les éléments nouveaux des v. 8-21.

Question 1

o Lire la note TOB sur 16, 1; en BJ, voir la note sur le titre d’Ap 15, 5.
o L’auteur reprend la plupart des éléments dans le passage de l’Exode qui parlait des “plaies” d’Égypte comme le signalent les références marginales à Ex 7-10.
o Ap 16 peut se diviser en deux parties : les trois premières coupes (v. 1-7) et les 4 suivantes (v. 8-21).
o Noter ici la progression des fléaux par rapports aux septénaires précédents : ici, il n’y a plus de limitation dans l’effet des fléaux (comme en Ap 8, 7ss : un tiers) ou dans la durée (comme en Ap 13, 5 : pendant 42 mois).

Question 2

o La première coupe produit un ulcère malin et pernicieux (cf. Jb 2, 7; Lv 13, 18ss; 13, 24ss); ceux qui en sont frappés sont donc exclus de la vie en société alors que la marque de la Bête (Ap 13, 16-17) devait justement les intégrer dans l’empire.
o La deuxième coupe transforme en sang la mer d’où était montée la première Bête (13, 1).
o Par la troisième coupe, la violence du sang versé se retourne contre ceux qui l’ont versé (v. 5), comme le fait remarquer l’ange. C’est le mal qui produit son effet destructeur.
o Comparer le v. 7 avec Ap 6, 10.

Question 3

o Comme pour les “plaies” d’Égypte autrefois, ces fléaux devraient amener les hommes à se convertir (v. 9. 11); cf. aussi le renvoi à Am 4, 6 + donné en marge de BJ.
o Mais c’est un endurcissement, pareil à celui de Pharaon, et le rejet de la faute sur Dieu (blasphème) : v. 9. 11. 21.
o Au v. 10, le trône de la Bête, reçu du Dragon (13, 2) – qui est aussi le trône de Satan (cf. Ap 2, 13 et note TOB) – est plongé dans les ténèbres.
o L’Euphrate est la frontière est de l’empire romain : v. 12 et note BJ.
o Dans le v. 13, on retrouve la “trinité diabolique” (voir notes BJ sur Ap 13, 11 et 14)
o Pour la signification de Harmaguédon, voir les notes BJ et TOB
o Avec la septième coupe, la terre (séisme) et le ciel (grêle) s’unissent contre la grande cité et ceux qui l’habitent (voir note BJ sur le v. 20; lire aussi la note TOB et les références qui y sont indiquées).

11) Ap 17 – 18

Nous arrivons au coeur du “septénaire” des coupes : la punition de Babylone, la Femme d’Ap 17-18 – qui s’oppose à celle d’Ap. 12, annonce le début de la victoire totale de Dieu et de l’Agneau.

1) Comment le chapitre 17 nous présente-t-il la Prostituée ? Qui est-elle ? Qui est la Bête
qui la porte ?
2) Comment est construit le chapitre 18 ? Le diviser et repérer les utilisations de l’Ancien
Testament.
3) A quoi s’en prend l’auteur de l’Apocalypse dans ces chapitres 17-18 ?

Question 1

o Lire les notes BJ et TOB sur 17, 1. Dans beaucoup de textes bibliques une femme est choisie comme la personnification d’un peuple.
o Ici Babylone est présentée sous la figure d’une prostituée : relever ce qui est dit de la femme dans les v. 1-7); sur sa prostitution (v. 2 et notes BJ et TOB); elle est ivre du sang des saints (v. 6 et note BJ).
o Sur la Bête, voir v. 3 et note TOB, qui nous renvoie à Ap 13, 1 + : la Bête représente le pouvoir impérial. Elle peut singer l’Agneau (v. 8 et note TOB); elle monte de l’abîme.
o Sur l’identification des 7 rois (v. 9-11), lire les notes de TOB et BJ; les rois des v. 12ss sont les rois vassaux de Rome, qui contribueront à sa ruine (v. 16-17).

Question 2

o Dans les v. 1-3 le châtiment de Babylone est annoncé; aussi ceux qui appartiennent à Dieu (mon peuple : v. 4) sont invités à s’en séparer, comme autrefois Lot (Gn 18, 20) et les exilés à Babylone (Is 48, 20; 52, 11; Jr 51, 6. 9).
o Sur la punition au double (v. 6) : comparer avec ce qui était prévu par le Code de l’alliance pour les affaires frauduleuses (Ex 22, 6-8).
o Les v. 9-19 contiennent une triple complainte : des rois de la terre (v. 9), des marchands (v. 11) et des marins (v. 17). Relever le même schéma et les répétitions : pleurer / se tenir à distance / Hélas ! Hélas ! / la grande cité / il a suffi d’une heure. Sur cette lamentation, comparer encore Jr 50-51 et Ez 26-28.
o Dans les v. 20-24, nous lisons l’exécution du châtiment par le geste prophétique de l’ange (cf. v. 21 et note BJ); c’est la fin de tout ce qui faisait le charme de la vie (v. 22-23 : comparer avec les références données à Jr).

Question 3

o La Bête représente pour l’auteur de l’Apocalypse le pouvoir impérial romain; mais au-delà de celui-ci, c’est tout pouvoir politique qui se présente comme un absolu et que le croyant devra toujours refuser.
o Ap 18 souligne encore le luxe, la richesse, la confiance en soi : autant de réalités qu’engendre souvent le pouvoir (voir spécialement les v. 12-14) et que dénonce aussi l’auteur de l’Apocalypse.

12) Ap 19 – 20

Après la chute de Babylone, c’est maintenant la victoire du Christ sur la Bête et sur le Dragon : toutes les forces hostiles à Dieu devront un jour disparaître.

1) Lire ces chapitres et en repérer les différentes parties.
2) Expliquer Ap 19, 11-21 : qui combat qui ? avec quelles armes ?
3) Quels sont les éléments nouveaux que vous trouvez en Ap 20 ?

Question 1

o Sur Ap 19, 1-10, lire la note de BJ sur 19, 1 (titre) : nous trouvons deux chants de triomphe; noter les 4 “alléluia” (les seuls que l’on trouve dans le NT); cf. aussi v. 5 ce qui en est presque la traduction : louez votre Dieu.
o Le premier chant (v. 1-4) parle du jugement de la Prostituée; le deuxième (v. 5-9) révèle la face positive : les noces de l’Agneau (v. 7-9 et les notes et références marginales de BJ).
o En Ap 19, 11 – 20, 15 remarquer les 7 fois “je vis…” (19, 11. 17. 19; 20, 1. 4. 11. 12); nous avons ainsi 7 “visions” qui précèdent la grande “vision” d’Ap 21, 1ss.

Question 2

o Sur la présentation du cavalier céleste, voir les notes de BJ et TOB sur les v. 11-13.
o Parmi les références marginales indiquées, lire particulièrement celles d’Is 11, 3-4 et de Sg 18, 14-18.
o Sur le v. 15, on peut lire la note de BJ et les références marginales.
o Le cavalier céleste combat la Bête et le faux prophète (v. 20; voir Ap 17, 12-14, cité en marge) et ceux qui les suivent.
o Pour les v. 17-18 et 21b, voir les renvois à Ez 39 (cf. aussi la note TOB sur le v. 18); sur Ez 38-39, voir les notes sur le titre d’Ez 38 : ces chapitres veulent évoquer la victoire de Dieu sur les ennemis de son peuple.

Question 3

o C’est maintenant la défaite du Dragon lui-même (v. 2 et note BJ).
o Cette défaite se passe en deux temps (v. 2-3 et 7-10), mais elle n’en est pas moins assurée et définitive (cf. note TOB sur v. 3).
o Noter la répétition des “1000 années” : 6 fois (v. 3 bis. 4. 5. 6. 7); sur les interprétations que l’on a voulu donner à ce chiffre, lire la note TOB sur 20, 2 et celle de BJ (voir spécialement le 20).
o Pour la signification du v. 11b, on peut lire la note de TOB.
o Les livres du v. 12 viennent de Dn 7, 10 + et 12, 1 +.
o Comparer le v. 14 (cf. les notes) avec les références marginales à 1 Co 15, 26. 54.

13) Ap 21, 1 – 22, 5

Dans un grand triptyque, l’auteur de l’Apocalypse nous présente maintenant la Jérusalem nouvelle. C’est la Cité qui réalise pleinement le projet que Dieu avait fait sur l’humanité et qu’Israël avait commencé à percevoir dans le don de l’Alliance.

1) Comment la Jérusalem nouvelle nous est-elle présentée en Ap 21, 1-8 ? Relever ce qui
vous paraît le plus significatif.
2) Comparer la description de la Jérusalem nouvelle avec celle imaginée par Ézéchiel :
quelles différences pouvez-vous relever ?
3) Que nous apporte en plus le troisième volet du tableau (Ap 22, 1-5) ?

Question 1

o Lire la note BJ sur Ap 21, 1 (titre); choisir quelques unes des références AT qui éclairent ce passage de l’Apocalypse.
o Ciel nouveau et terre nouvelle : voir la note BJ; en TOB, lire la note sur Ap 2, 17 qui explique l’adjectif “nouveau” (kainos ) utilisé ici; ce terme désigne une nouveauté, non pas seulement chronologique, mais qualitative.
o Voir encore la note BJ sur la fin du v. 1.
o Sur le thème des fiançailles, lire la note BJ sur 21, 2 et le renvoi à Os 2, 16 +.
o Dans le v. 3, remarquer la formule d’alliance (cf. notes BJ et TOB); sur ce verset, voir aussi Is 7, 14 + (cité en marge).
o Pour le symbole de l’eau, voir note BJ sur 21, 6; cf. aussi les références de TOB.

Question 2

o Ap 21, 9ss utilise largement Ez 40-48 (voir la note BJ sur le titre d’Ap 21, 9).
o Mais ici, la ville descend du ciel, de chez Dieu (v. 10 et note BJ); elle dépasse également et de beaucoup celle d’Ézéchiel par sa grandeur et sa splendeur. Sur sa forme cubique (v. 16b et note TOB), cf. 1 R 6, 20 (la forme du Saint des Saints !).
o Remarquer l’union entre les noms des 12 tribus d’Israël (v. 12 et note TOB) et de ceux des 12 apôtres (v. 14 et note BJ); comparer aussi avec Ep 2, 20.
o Mais surtout, alors qu’Ézéchiel consacrait plusieurs chapitres à décrire le Temple (Ez 40-44), ici, il n’y en a plus (v. 22 et notes BJ et TOB). Désormais la présence immédiate de Dieu est offerte à tous. Cf. aussi v. 25 et notes BJ et TOB.

Question 3

o Au sujet du fleuve de vie, comparer avec Ez 47, 1-12; voir les notes BJ et TOB sur Ap 22, 1.
o Cette eau est ici le symbole de l’Esprit (cf. Jn 7, 37-39); elle provient du trône de Dieu et de l’Agneau.
o L’efficacité de cette eau est bien supérieure à celle dont parlait Ézéchiel 47, 12.
o Sur le v. 3, lire la note TOB : ainsi désormais l’accès à l’arbre de vie est rouvert.

14) Ap 22, 6 – 21

Ce passage forme l’épilogue du livre. Certains pensent que ces versets contiennent deux conclusions (v. 6-15 et 16-21); la première serait celle de la partie prophétique du livre (Ap 4-22) tandis que la deuxième (v. 16-21) aurait été ajoutée quand les 7 Lettres auraient été introduites dans le livre.

1) Qui parle dans ces versets ? Pouvez-vous distinguer les différentes voix ?
2) Qu’est-ce que ce passage nous dit du Christ ? Sur quoi l’auteur insiste-t-il ?
3) Qu’est-ce qui est dit des croyants ? Que doivent-ils faire ? Que peuvent-ils espérer ?

Question 1

o Comparer le début du v. 6 avec celui du v. 10; voir aussi la note BJ sur 22, 6.
o Au v. 8, c’est le visionnaire lui-même qui prend la parole.
o Au v. 16, c’est clairement Jésus qui parle; voir Ap 1, 11s (cité en marge); noter encore dans ce verset 16 la mention des “Églises”, comme dans les Lettres.
o Mais on entend aussi la voix de l’”Épouse” au v. 17.
o Voir encore la deuxième partie du v. 20; cf. les notes BJ et TOB.

Question 2

o Relever et expliquer les nombreux noms qui sont donnés au Christ dans ce passage : ainsi – Alpha et Oméga : cf. Ap 1, 8 +; – Premier et Dernier : lire Is 41, 4 (et la note BJ); 44, 6; – le Rejeton de la race de David : voir la note TOB, qui renvoie à la note sur Ap 5, 5; – l’Étoile radieuse du matin : cf. Ap 2, 28 +.
o Mais le Christ est surtout Celui qui vient (cf. Ap 1, 4 +) et dont on attend ardemment la venue; relever les emplois du verbe “venir” (7 fois dans ces versets).
o Voir encore la note BJ sur le v. 17 ainsi que le renvoi à 1 Co 16, 22 et 1 Th 5, 1 +.

Question 3

o Noter ici les deux dernières béatitudes de l’Apocalypse (v. 7 et 14).
o Il faut garder ces paroles (v. 7), mais ne pas les garder secrètes (v. 10 ; cf. v. 20).
o Sur les v. 18-19, lire la note BJ sur le v. 18.
o Le croyant – comme l’Épouse – (v. 17 et note BJ) désire de tout son coeur cette venue du Seigneur (v. 17a et 20b).
o Le Seigneur apporte le salaire (cf. Ps 62, 13 cité en marge de BJ), mais ce qu’il offre est d’abord un don inestimable (v. 17b).
o Cette venue du Seigneur est déjà réalisée dans la liturgie et, tout particulièrement, lors de la célébration de l’Eucharistie. Mais elle reste également une réalité toujours à venir.

LE THEME DE L’EXODE

Le thème de l’Exode est au centre de la foi d’Israël. Quand nous lisons en Dt 26,5-11 ce que certains appellent “le plus ancien credo” du peuple de Dieu, nous pouvons mesurer l’importance de ce thème dans la vie d’Israël.

Sans doute, Israël n’est pas le seul peuple à offrir à la divinité les premiers fruits de ses champs ou les premiers-nés de ses troupeaux : la même coutume se retrouve dans beaucoup, sinon dans la plupart, des religions primitives. Par un tel geste d’offrande, l’homme veut reconnaître le don qui lui a été fait. Au-delà des réalités de la vie, de la fécondité, de la fertilité, il découvre une puissance à laquelle il rend grâce pour qu’elle continue à lui être favorable.

Mais la différence entre l’offrande des prémices en Israël et celle qui était faite par les autres peuples réside précisément dans le “credo” qui accompagne le geste. Pour le fidèle israélite qui dépose sa hotte dans le sanctuaire, le Dieu qu’il remercie n’est pas une puissance quelconque, une force anonyme qui assure simplement la fertilité des champs ou la fécondité des troupeaux, mais c’est le Seigneur qui s’est révélé dans l’histoire, spécialement le Dieu qui a libéré les pères de l’oppression des Égyptiens et qui les a fait monter jusqu’à ce pays qu’il avait promis à Abraham.

Ce Dieu a donc un “visage”, il a des traits bien différents des divinités de Canaan. Il est entré dans l’histoire de ce groupe d’hommes; il a commencé à se faire connaître et il continue de guider et d’entourer ce peuple qu’il a choisi.

De même que pour nous chrétiens, le centre de notre foi est le Dieu-qui-a-ressuscité-Jésus-d’entre-les morts (cf. 1 P 1,21), pour l’Ancien Testament, le coeur du credo sera toujours la foi à ce Dieu-qui-a-fait-sortir-le-peuple-d’Égypte.

Notre démarche

Nous allons d’abord nous plonger dans le Livre de l’Exode (spécialement les ch. 1-24) pour méditer sur quelques aspects de cet événement fondamental – et fondateur – de la foi d’Israël.

Nous verrons ensuite comment, au cours de son histoire, le peuple de Dieu a sans cesse médité dans sa tradition et célébré dans son culte cet événement, si bien que durant les heures les plus sombres de son histoire, c’est en termes d’”exode” que le peuple pense sa délivrance; c’est au Dieu de l’Exode, au Libérateur, au “Go’el” que s’adressent la foi et la prière d’ Israël.

Nous jetterons enfin un regard sur le Nouveau Testament pour constater que ce thème de l’Exode se retrouve encore sous de multiples aspects, mais plus spécialement dans la Passion, accomplie dans le cadre de la Pâque juive qui commémorait le souvenir de la délivrance d’Égypte. C’est dans ce cadre-là que Jésus a inauguré un passage nouveau vers la libération définitive, son Passage vers le Père, où tous les hommes sont appelés à le rejoindre.

INTRODUCTION AU TRAVAIL DU THEME DE L’ EXODE

On pourrait partir du mot “exode” et voir ce que ce terme évoque pour chacun des participants; puis chercher à préciser le sens de ce terme, tel que nous le comprenons.

L’EXODE dans la Bible : un livre, mais d’abord un événement qui est à l’origine de ce livre comme de toute l’histoire et de la foi d’Israël. Un événement qui prend place entre l’histoire des Patriarches et celle de l’installation en Canaan. Un nom reste indissolublement lié à cet événement, c’est celui de MOÏSE.

Pour l’ historien , l’événement fondateur d’ Israël pourrait être placé au 13e siècle : un départ (ou plusieurs départs) de semi-nomades qui s’étaient établis dans la région orientale du delta du Nil. Par ce départ, ces hommes voulaient probablement échapper à des travaux de corvée imposés par le Pharaon.

Dans la Bible, l’événement est rapporté par plusieurs traditions, d’abord orales, puis mises par écrit au cours de l’histoire du peuple. La présentation des événements varie selon les textes (exode-fuite, dans certains; exode-expulsion, dans d’autres), mais dans cet événement, que l’historien peut difficilement préciser, la tradition d’Israël a su découvrir une présence de son Dieu intervenant pour délivrer le peuple, pour le conduire vers l’alliance et pour le faire entrer dans la terre de la promesse.

LE LIVRE DE L’ EXODE

L’Exode nous est présenté comme la continuation de l’histoire du salut commencée en Genèse : cf. Gn 12 où nous lisons que Dieu appelle Abraham, lui promet une descendance innombrable, une terre et la bénédiction.
Dans la Genèse, nous assistons à la réalisation de la première partie de la promesse de Dieu par la naissance d’Isaac (malgré la stérilité de Sara), puis par celle de Jacob et Esaü, enfin par celle des douze fils de Jacob (Gn 12-50)

Mais les fils de Jacob restent étrangers sur la terre qui leur a été promise en héritage. Bien plus, à cause d’une famine (Gn 41,53ss), Jacob et ses fils sont obligés de chercher refuge en Égypte. Mais au moment où ils quittent la terre de Canaan, le Seigneur renouvelle sa promesse et leur annonce qu’il remonteront un jour de l’Égypte (Gn 46,1-4).

Le début du livre de l’Exode nous raconte comment cette Parole de Dieu commence à se réaliser : les fils de Jacob sont devenus très nombreux (Ex 1,6-7), trop nombreux même, ce qui provoque la peur des Égyptiens et l’oppression (Ex 1,8-22). Mais les mesures prises par Pharaon s’avèrent inefficaces et le “sauvetage” de Moïse par la propre fille du Pharaon est la première illustration du salut que Dieu est sur le point d’accomplir pour son peuple, malgré les oppresseurs et même à travers eux.
De fait, ce sera l’oppression des Égyptiens qui sera au point de départ de la réalisation de la deuxième partie de la promesse : le don de la terre.

L’artisan de cette libération sera Moïse, le “premier sauvé” (Ex 2,1-10), mais par lui, c’est Dieu qui libère, accomplissant ainsi sa promesse (cf. Gn 46,4). Quand Moïse tente de libérer ses frères de sa propre initiative, il échoue et doit prendre la fuite (cf. Ex 2,11-22). Mais ce qu’il n’a pu faire par lui-même, il le fera avec le mandat que Dieu va lui donner. Ce qui nous amène au ch. 3 de l’Exode et à notre première étape.

1) Qui est ce Dieu qui intervient ?

Lire Ex 3, 1-22

1) Lire Ex 3,1-22 et relever tout ce qui est dit de Dieu dans ce texte : qu’est-ce que cela nous apprend sur le Dieu qui intervient en Exode ?
2) La note BJ sur Ex 3,1 parle de différents récits de la vocation de Moïse : comparez-les. En particulier, recherchez quel est en chacun d’eux le but de l’intervention de Dieu et quelle est la réponse du peuple ?
3) La présence de différents récits sur le même épisode de la vie de Moïse vous pose-t-elle une question ? De quand datent ces récits ?

Question 1

– En Ex 3,1-6, noter comment Dieu rejoint Moïse dans son travail quotidien; c’est lui qui prend l’initiative de la rencontre; il appelle Moïse par son nom. La manifestation de Dieu attire Moïse, mais elle est aussi révélation de la sainteté de Dieu (cf. note BJ sur 3,6); cf. encore Jos 5,15 (cité en marge).
– Moïse ne rencontre pas un Dieu nouveau, mais celui des Pères, celui de la promesse, celui qui est descendu en Égypte avec son peuple (cf. Gn 46,4).
– Lire Ex 3,7-22 : quelle image de Dieu se dégage de tous ces verbes à la première personne ?
noter que le projet de Dieu n’est pas seulement la délivrance de l’oppression, mais aussi l’entrée dans “la terre où coulent le lait et le miel” (v.8 et 17).
– Remarquer la garantie que Dieu donne à Moïse pour sa mission (v.11); au sujet du NOM que Dieu révèle, voir note BJ ou TOB. En hébreu, le verbe “être” est un verbe “actif” et signifie “être agissant”, “être avec”; cf. Jg 6,12.

Question 2

– Lire la note sur Ex 3,1 : il y a deux récits de la vocation de Moïse. Celui d’Ex 3-4 combine des éléments des traditions les plus anciennes; celui d’Ex 6 est de tradition “sacerdotale” : sur ces questions, voir l’introduction au Pentateuque en BJ ou TOB.
– La Bible a conservé les deux récits parce qu’ils sont différents et se complètent; relever ce qui leur est semblable et ce qui est différent : sur ce point lire la note BJ sur Ex 6,2.
– Parmi les éléments nouveaux d’Ex 6, on peut noter les étapes de la révélation du NOM divin (qu’est-ce que cela signifie ?), la mention de l’alliance (6,5), le but de la libération (6,7) qui vient avant la mention du don de la terre (6,8).
– Sur la réponse du peuple, comparer Ex 4, 31 et 6,9 : pourquoi cette différence ?

Question 3

– Les événements dont il est question devraient se placer au 13e siècle; les premiers textes qui nous en parlent sont bien postérieurs et vont jusqu’au temps de l’Exil, (tradition sacerdotale) : prendre conscience de ces distances et des conséquences que cela a pour ces récits.
– Si un même épisode est raconté différemment, c’est que le même événement peut être ressenti autrement selon les points de vue, les situations et les époques. Israël devait parler différemment de son passé pendant l’époque royale, lors de l’Exil ou encore dans la période qui le suivit.
– Ces deux récits de la vocation de Moïse, avec leurs différences, nous montrent comment la Parole de Dieu rejoint le croyant dans sa vie; elle n’est pas un catéchisme abstrait, mais une interpellation qui invite à voir sa vie (heureuse ou malheureuse) sous le regard de Dieu.

2) Personne ne peut s’opposer à notre Dieu

La mission de Moïse se heurte au refus du Pharaon et introduit ainsi le thème de la lutte entre Dieu et Pharaon, qui va se dérouler en plusieurs “rounds”, (les “plaies d’Egypte : cf. Ex 7,8ss et les notes BJ ou TOB sur ce passage) : puisque Pharaon prétend ne pas connaître le Seigneur et ne pas vouloir lui obéir (Ex 5,2), Dieu va montrer qui il est.
Dans l’imbrication actuelle des sources, la demande présentée par Moïse (Ex 5,1ss) produit un durcissement de l’oppression (Ex 5,6ss); le second récit de la vocation de Moïse (P) apparaît comme la réponse de Dieu à Moïse qui a constaté l’échec de sa première démarche (5,22-6,1).

L’épisode des “plaies” est l’illustration de la résistance, finalement inefficace, du Pharaon au projet de Dieu. Une lecture, même rapide, de tout ce passage sur les “plaies” d’Égypte serait la meilleure introduction au texte que nous allons étudier.

Lire Ex 13,17 – 14,31

1) Relever dans ce passage tout ce qui est dit de Dieu et tout ce qui est dit du Pharaon : quelle est pour vous l’idée principale, le “sommet” de ce passage ?
2) Le “miracle de la mer” est un récit épique : qu’est-ce que cela signifie ? est-ce une indication pour la lecture de ce texte et pour sa compréhension ?
3) Pourquoi le passage de la mer est-il si important ? Comparer ce récit de l’ Exode avec les Ps 77,17-20; 78,13-14; 106, 9-12; 114, 3-4 : que vous apportent ces comparaisons ?

Question 1

– Faire la liste des verbes dont le sujet est Yahvé / Dieu / l’Ange de Dieu; même travail avec Pharaon / roi d’Egypte.
– Qui mène l’action : comparer 14,1-4 avec 14,5-31 (annonce et réalisation).
– Comment est soulignée dans ce texte la sollicitude de Dieu pour son peuple ? Comment la faute du Pharaon est-elle mise en relief (en 13,17; en 14,3.5-7) ?
– Remarquer comment le salut est donné au moment où tout paraît perdu (le peuple est enfermé entre la mer et la puissante armée de Pharaon) et il se produit du côté où on l’attend le moins.
– Réfléchir sur l’attitude du peuple en 14,10-12 et en 14,31.
-Pour le “sommet” du récit, noter les répétitions “les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur” en 14,4 et 14,18. Comparer avec Ex 5,2 : tout le récit veut montrer qui est le Seigneur, cf. 14,31.

Question 2

– Lire la note de BJ sur Ex 14,15. Qu’est-ce qu’une épopée ? “L’histoire écoutée aux portes de la légende ” (V. Hugo); c’est un fait historique repris et amplifié; proposer d’autres définitions…
– connaissez-vous des récits épiques ou des épopées ? Les nommer et discuter pour éclairer notre texte.
– Comment reconnaît-on un récit épique ? Intervention du merveilleux (parfois du surnaturel); polarisation du récit sur le héros et sur celui ou ceux qui s’opposent à lui; les “traits épiques”, par ex. Ex 14,13-14; 14,28…
-cf. D.V. no 12 :Dieu dans la Sainte Écriture a parlé par des hommes à la manière des hommes : la Parole de Dieu peut donc nous rejoindre aussi dans un récit épique. Ce récit n’est pas un reportage; il n’a pas été composé pour dire ce qui s’est passé avec exactitude, mais pour permettre aux générations postérieures de communier à cet événement important de la vie du peuple et à la foi dont cet événement a été l’origine. Le passage de la mer est devenu pour Israël le fait qui condense toute l’histoire de la sortie d’Égypte, la révélation du Dieu sauveur. “En toute génération, chacun doit se considérer comme étant sorti lui-même d’Égypte” (rituel juif de la Pâque).
. /.
Question 3

– Cet épisode marque le “sommet” du duel commencé lors des “plaies” d’Égypte; il est la révélation de Dieu dans le salut inespéré de ceux qui croient en lui et la destruction de ceux qui veulent s’opposer à son dessein.
– Nous avons ici un aspect encore partiel – et partial – de la révélation de Dieu que le NT complétera; voir déjà le livre de la Sagesse (Sg 10-19) ou encore la liturgie pascale.
– Mais pourquoi la mer ? La BJ nous donne ici plusieurs références de Ps, ce qui peut nous fournir une piste d’explication : ainsi Ps 106,9 : “Le Seigneur menaça la mer, elle sécha …” avec référence au Ps 89,10 + (qui nous renvoie lui-même à Jb 7,12 + : Job se plaint d’être traité comme s’il était la mer, l’ennemi héréditaire et puissant que Dieu doit sans cesse tenir à l’oeil; cf. le combat et la victoire de Dieu sur le chaos primitif – dont la mer est un élément important – sont souvent évoqués par les Ps.
– On pourrait aussi recourir à la Table des notes à la fin de la BJ et trouver ainsi Ap 21,1 et la note très importante qui s’y trouve. Ainsi la mer, dans la Bible, est une représentation majeure du mal; elle est la personnification des forces qui s’opposent au plan de Dieu. C’est pourquoi la victoire sur la mer, l’ouverture de la mer (cf. Ps 89,11), exprime la réussite totale, bien que provisoire (cf. Ap 21,1 +), du plan de Dieu.
– “Personne, pas même la mer, ne peut s’opposer à notre Dieu” : telle est la foi d’Israël qui s’exprime dans ce texte de l’Exode.
– Les références aux Ps cités sur ce passage témoignent de l’importance de la sortie d’Egypte dans la prière d’ Israël. Lire chaque fois, en plus du passage cité, au moins le titre du Ps et la note correspondante en BJ. Ainsi Ps 77,14-20 : parmi les merveilles de la sortie d’Egypte, le Ps ne retient que le passage de la mer (cf. 77,18 +) qu’il relie à la manifestation du Sinaï.
– De même pour souligner l’ingratitude du peuple, le Ps 78,11-16 rappelle quelques uns des hauts-faits de l’Exode, mais il mentionne surtout le passage de la mer (v.13) amplifié, la protection de Dieu (v.14), le miracle de l’eau au désert (v.15-16).
– Le Ps 106, 6-12 où le rappel des fautes des pères devient l’occasion de prendre conscience de notre propre péché (v.6-7), présente l’action de Dieu contre la mer comme un exorcisme : “Il menaça la mer …”; rapprocher le v. 8 du Ps avec Ex 14,18 et 31.
– Le Ps 114 : célébrer la Pâque, c’est se souvenir du Dieu qui a fait sortir d’Egypte et qui a fait entrer dans la terre : les deux faces de ce salut sont marquées par une victoire de Dieu sur les “grandes eaux” (de la mer et du Jourdain); mais le but de cette action de Dieu, c’est l’alliance (évoquée au v. 2, cf. Ex 19,6 +; voir encore les v. 4 et 6 du Ps qui font allusion au Sinaï).

3) L’alliance, but de la libération

Dès le début (Ex 3,12), la sortie d’Égypte a été présentée comme une préparation au service de Dieu. Ex 6,7 précise ce point (cf. la note BJ sur ce verset ou celle de TOB sur Ex 19,1 (titre)
Dans le miracle de la mer, le peuple a reconnu la présence de son Dieu (ex 14,31), mais il n’est pas encore au bout de son chemin : libéré de la servitude, il est maintenant invité au service (cf. Auzou) et c’est en entrant dans l’alliance qu’il s’y engage.
Nous reviendrons plus tard sur les étapes du désert (entre le passage de la mer et la montagne du Sinaï). Dans cette étape, nous voulons étudier la préparation (Ex 19) et la célébration de l’alliance (Ex 24), en laissant provisoirement de côté le Décalogue et le Code de l’Alliance (Ex 20, 1-17 et 20,22-23,32).

a) Lire Ex 19, 1 – 25

1) qu’est-ce qu’une alliance pour vous ? et pour les gens de la Bible ?
2) noter les idées principales d’ Ex 19,1-25.
3) travailler sur Ex 19, 3-8 : sur quoi ce texte veut-il insister ? quel est le rôle de Moïse ? quel est le rôle du peuple ?

Question 1

– Commencer par un échange sur ce que signifie pour nous le mot “alliance”; d’abord dans la vie d’aujourd’hui ; ensuite en référence avec la Bible.
– Pour les groupes nomades du désert, auxquels appartiennent les ancêtres d’Israël, l’alliance est une réalité humaine importante, vitale même. En effet, pour eux la solidarité, qui permet la vie de l’individu, est fondée sur le sang, sur l’appartenance à une même famille. Faire alliance, c’est créer de manière “artificielle” un type de relation que donne naturellement l’appartenance à un même sang. L’alliance permet ainsi d’établir des rapports pacifiques entre les individus et les groupes humains. Ces alliances étaient scellées par des rites (rites de sang, repas, échanges de cadeaux, etc). La Bible mentionne plusieurs alliances de ce type : voir par ex. Gn 21,27; 26,26…
– On connaît aussi dans le Proche-Orient ancien des traités d’alliance entre souverains ou peuples, alliances contractées librement de part et d’autre ou alliances imposées par le plus fort, selon les cas. Plusieurs textes bibliques paraissent s’inspirer de ces formulaires d’alliance – que nous connaissons aujourd’hui grâce à l’archéologie -, dont voici le schéma général :

– le souverain se présente (noms, titres);
– il rappelle les bienfaits dont il a comblé son vassal dans le passé;
– viennent alors les obligations imposées dont la première est la dépendance totale par rap-
– port au souverain;
– suivent enfin des bénédictions et des malédictions pour le vassal qui obéit ou refuse d’obéir.

– C’est à partir de ces réalités humaines que la Bible va exprimer les rapports que Dieu veut établir entre lui et son peuple; on reconnaît dans plusieurs textes bibliques l’influence (littéraire) des formulaires d’alliances utilisés alors dans le Proche-Orient :

– Je suis le Seigneur (présentation)
– qui t’ai fait monter d’Égypte (rappel des bienfaits du passé)
– tu n’auras pas d’autre Dieu que moi, etc. (obligations)
– bénédictions et malédictions, cf. par ex. Dt 28.

Question 2

– Ex 19, 1 – 25 forme le début du passage traitant de l’alliance du Sinaï. Après les mentions de lieu et de temps (Ex 1-2), ce texte raconte la proposition faite au peuple par le Seigneur (v. 3-8); vient alors la préparation de l’alliance (v. 9-15), suivie de la théophanie.
– Sur l’importance de l’alliance du Sinaï, lire la note de BJ sur Ex 19, 1 (titre).
– Les v- 10-25 insistent sur la grandeur et la sainteté de Dieu : la rencontre a lieu au pied de la montagne; le peuple doit se préparer pour cette rencontre; il doit respecter les limites, au risque de sa vie (v. 10 ; v. 12 et note BJ; v. 14 et note BJ.
– Au troisième jour (v. 16), c’est la rencontre avec Dieu dans le cadre solennel d’une théophanie : cf. la note sur le v. 16 (titre); voir également les textes citée en marge.

Question 3

– Les v. 3b-6 contiennent le message de Dieu au peuple par l’intermédiaire de Moïse (spécialement les v. 4-4a).
– Relever les personnages qui interviennent : Moïse, les anciens, le peuple; quelle est l’importance de chacun ? à quoi le voyez-vous ?
– On pourrait résumer Ex 19, 4-6 par ces mots : vous avez vu ce que j’ai fait pour vous (passé) , maintenant si vous faites ce que je vous demande (présent) , je ferai encore plus pour vous (futur).
– Remarquer le rôle de Moïse : il est le messager qui assure la liaison entre Dieu et le peuple, mais c’est le peuple qui doit donner la réponse à la proposition faite par le Seigneur, ce qu’il fait au v. 8, avec une belle unanimité : “tout le peuple unanime … ‘tout ce que le Seigneur a dit …’
– Comme nous le rappelait la note BJ sur En 19, 1 (titre), l’alliance conclue au Sinaï n’est pas une alliance avec Moïse, mais avec tout le peuple; cf. aussi la note sur 19, 3 (titre),
– Sur la grandeur de l’alliance, lire la note BJ sur 19,6 +; voir aussi les notes TOB sur Ex 19,5).
– noter la gratuité de l’alliance : v. 4 et Dt 7,6 + (cité en note).

b) Lire Ex 24, 1 – 18

1) Situer ce passage; que contiennent ces versets ?
2) Travailler sur Ex 24, 1 – 11 et plus particulièrement sur les v. 3-8.
3) Qu’apportent en plus les v. 12 – 128 ?

Question 1

– Nous sommes toujours dans le cadre de l’alliance du Sinaï : suite à la proposition faite par le Seigneur (Ex 19, 3-8), la rencontre avec lui le troisième jour (19, 16-25), venaient la charte de l’alliance: les Dix Paroles (Ex 20, 1-17) et le Code de l’alliance (Ex 20, 22 – 23, 19)
– Ex 24 raconte la conclusion de l’alliance.
– Dans la suite, Moïse, sur la montagne, reçoit toutes les instructions concernant la construction du sanctuaire (Ex 25 – 31) qui assurera la présence du Seigneur et il les transmet au peuple pour les réaliser (Ex 35 – 40), cf. Ex 35, 1 (titre); cf. encore Ex 40, 34-35.

Question 2

– Lire les notes sur Ex 24, 1 (titre) en BJ et en TOB; la BJ 1998 et la TOB/Pentateuque 2003, apportent quelques modifications, mais toutes ces notes mettent à part les v. 3-8.
– Les v. 1-2 présentent Moïse, Aaron et ses deux fils nommés, les 70 anciens et le peuple dans un ordre hiérarchique, par leur proximité plus ou moins grande avec Dieu.
– Dans les v. 9-11, le texte souligne le caractère exceptionnel de l’alliance : voir Dieu sans mourir : lire la note de BJ sur Ex 33, 20 (cité en marge).
– Relire les v. 3-8 et relever le rôle des différents personnages : Moïse, le peuple, les jeunes Israélites. Que font-ils ? Comment sont-ils mis en valeur par le récit ?
– Remarquer comment l’alliance est conclue : la lecture des paroles du Seigneur (v. 3 et 7) et leur mise par écrit (cf. note TOB sur v.

– Sur le rite du sang et sa signification, lire la note BJ sur le v. 8 ainsi que celle sur Lv 1, 5 (en marge).

Question 3

– Sur ces v. 12-18, lire la note de BJ sur v. 12 (titre).
– Dans la situation actuelle du texte, ces versets introduisent tout ce qui concerne le culte de Dieu (Ex 25-40) et font ainsi le lien entre l’alliance et le culte.
-Remarquer l’importance accordée à la “gloire” du Seigneur : sur la signification de ce terme, lire la note BJ sur Ex 24, 16.

4) La Loi de l’Alliance

“Maintenant si vous écoutez ma voix …” disait Dieu en Ex 19,5. Une alliance suppose des clauses, des obligations que l’on accepte. Dans l’Exode, le Décalogue (Ex 20, 1-17) – et le Code de l’ Alliance (Ex 20, 22 – 23, 19) – sont les clauses de l’alliance que Dieu veut conclure avec son peuple. Ces paroles sont des jalons posés sur la route du peuple pour qu’il puisse vivre l’alliance.

Lire Ex 20, 1 – 17

1) Situez les “Dix Paroles” dans leur contexte; quelle place tiennent-elles dans la législation
biblique ?
2) Travaillez sur Ex 20, 1-17 : quel est le contenu de ce texte ? Comment peut-on le diviser ? Quelle
différence si on omet le v. 2 ?
3) Comparez le Décalogue d’Ex 20 avec celui donné en Dt 5 : pourquoi deux Décalogues ? quelles
différences, quelles significations ?

Question 1

– Noter la place de ce texte : entre Ex 19 (proposition de l’alliance, la rencontre avec Dieu) et le Code de l’alliance (Ex 20, 22 – 23. 19), puis la conclusion de l’alliance (Ex 24).
– Les “Dix Paroles “ sont présentées comme la charte de l’alliance (cf. Ex 19, 5).
– Par l’insertion d’Ex 20, 18-21 (voir la note BJ sur le v. 18), les “Dix Paroles” sont clairement distinguées de toutes les autres lois – ici le Code de l’alliance – où Moïse sert d’intermédiaire entre le Seigneur et le peuple (c. v. 19). Cf.. encore Ex 33, 20 + (cité en marge)
– Les “Dix Paroles” deviennent ainsi la loi fondamentale de l’alliance du Sinaï.

Question 2

– Sur ce texte, lire les notes de BJ et de TOB sur Ex 20, 1 (titre).
– Les “Dix Paroles” contiennent en fait une série de 14 impératifs : 12 formules négatives (interdits) et 2 affirmatives (souviens-toi … honore… : 20, 8. 12).
– On peut les répartir en trois groupes : v. 2-6 – des Paroles du Seigneur qui parle à la première personne (Je); v. 7-12 – des paroles sur le Seigneur et sur le prochain (ici le Seigneur est mentionné à la troisième personne); enfin les v. 13-17 : paroles sur le prochain (sans mention du Seigneur).
– Remarquez l’importance du v. 2 : ce préambule révèle l’identité du Seigneur qui parle et fonde son autorité : Celui qui a libéré Israël lui ouvre, par ces paroles, un chemin de liberté.

Question 3
– Les références de nos Bibles nous indiquent une autre version des “Dix Paroles” en Dt 5, 6-21.
– Partir de la note sur Ex 20,1 en BJ et en TOB; lire le texte du Dt et relever les grandes similitudes. Pour expliquer les différences (traditions différentes du Pentateuque; époques différentes de la mise par écrit…)
– Noter les différences sur les motivations concernant le sabbat : en Ex 20 l’imitation du repos du Créateur; en Dt 5, le souvenir de la libération d’Egypte (cf. BJ Ex 20,8 + et la note sur Dt 5,15 +); voir aussi la place différente donnée à la femme parmi les biens du mari (on peut comparer Ex 20,17 et Dt 5,21).
– La répétition de ce texte fondamental lors de l’alliance du Sinaï et dans le dernier discours (le testament) de Moïse souligne l’importance donnée à ces “Dix Paroles” par la tradition biblique.

5 a) Vivre en hommes libres

“C’est pour que nous soyons vraiment libres que le Christ nous a libérés” écrivait saint Paul aux Galates (Ga 5,1). L’apôtre le savait bien, il n’est pas toujours facile de vivre en hommes libérés.
La Bible nous parle de cette expérience faite par le peuple d’Israël au désert après avoir été tiré de la servitude d’Égypte. Il est instructif de voir comment le peuple se conduit avant et après l’alliance du Sinaï.

Lire Ex 16. 1 – 36

1) Lire Ex 16, 1 – 36 : situer ce texte biblique; où se trouve le peuple ? comment nous est-il présenté ? 2) Que contient ce chapitre 16 ? De quoi parle -t-il ? Comment Dieu nourrit-il son peuple ?
3) Comment se récit fonde-t-il la loi du sabbat sur le don de la manne ?

Question 1

– Ex 16 fait partie de l’ensemble Ex 15, 22 – 18, 27 : les étapes que le peuples doit parcourir entre la mer – où il vient d’être libéré des Égyptiens – et la montagne du Sinaï – où aura lieu l’alliance avec Dieu.
– Sur cet ensemble, lire la note TOB sur Ex 15, 22 (spécialement celle donnée en TOB/Pentateuque 2002).
– En Ex, le peuple libéré vient de chanter son Dieu (Ex 15, 1-21); il est maintenant en marche vers la montagne de Dieu : Ex 15,22.23.27; 16,1; 17,1; 19,2.
– Dans ces étapes du désert, les mêmes problèmes se posent au peuple : la faim, la soif, le chemin à prendre, etc.; devant les difficultés rencontrées (les “épreuves”), le peuple murmure : Ex 14, 11 +; 15,24 et notes BJ et TOB.

Question 2

– Cf.. les titres de vos Bibles sur Ex 16, ainsi que les notes; pouvez-vous proposer d’autres titres ?
– La vie au désert est difficile; le peuple murmure, comme dans le récit précédent (cf. Ex 15, 22ss) et celui qui suit (Ex 17, 1-7); il regrette la nourriture de l’Egypte (v. 3).
– Dieu répond en donnant à manger (v. 8 et 12). Ex 16 rassemble en un récit différentes traditions sur la manne.
– Relever tout ce qui concerne la manne : c’est la nourriture que Dieu donne à son peuple, un pain venant du ciel, donné en abondance, cf.. ce qui est dit sur la quantité, le goût, la conservation, les prescriptions à son sujet…).
– Noter l’importance que prennent dans la Bible ces traditions sur la manne : lire la note BJ sur Ex 16, 1 (titre); cf.. aussi les références marginales sur Ex 16, 1.

Question 3

– Lire les v. 4-5 et 22-30.
– La double ration recueillie le sixième jour (v. 22) et l’absence de manne au septième (v. 26).
– De même la conservation merveilleuse de la manne récoltée le sixième jour (v. 24, à comparer avec les v. 19-20).
– Par cette manière de donner la manne, Dieu éduque son peuple; Israël apprend à vivre selon le rythme de Dieu (cf.. Gn 2, 2-3 et note BJ sur ce texte).

5 b) Vivre en hommes libres (suite)

Le séjour au désert est aussi un thème central dans le livre des Nombres. Dans sa marche vers la Terre promise, Israël doit, de nouveau affronter le désert, le lieu de tous les dangers, mais surtout la faim et la soif. Comme en Ex 17, 1-17, le récit que nous étudierons aborde le problème de l’eau au désert. Nous lisons ce texte tel qu’il se présente au terme d’une longue élaboration.

Lire Nb 20, 1 – 13

1) Replacer ce texte dans l’ensemble des étapes du désert : de quoi s’agit-il ?
2) Qu’est-ce qui est en jeu ici ? Qui intervient dans ce récit ? Comment Moïse et Aaron nous sont-ils présentés ?
3) Travaillez sur les références marginales données Nb 20 10 et 11.

Question 1

– Lire les notes de BJ sur Nb 20.
– Depuis Ex 19, le peuple se trouvait au Sinaï; en Nb 10, 33, il se met en route pour continuer son chemin pour aller du Sinaï vers la Terre promise.
– La tradition biblique nous présente ces étapes marquées – comme celles d’Ex 15, 22 – 18, 27 – par les problèmes très concrets que pose la vie au désert : comment se nourrir (Nb 11, 4ss), où trouver de l’eau (notre texte).
– Mais derrière ces problèmes immédiats, il y a l’attitude du peuple à l’égard du Seigneur.

Question 2

– Nous trouvons ici un problème d’eau (v. 2), comme en Ex 17, 1 – 17.
– Mais c’est aussi la remise en question de la sortie d’Egypte (v. 4-5).
– Le peuple s’en prend à Moïse et à Aaron, qui portent l’affaire devant le Seigneur (v. 6).
– Noter les reproches de Moïse et d’Aaron à l’assemblée (v. 10) ainsi que les reproches que le Seigneur leur adresse et la sanction (v. 12 et notes BJ et TOB) : ils n’entreront pas dans la Terre : cf. Nb 27, 14 ( cité en marge dans BJ).

Question 3

– Noter les nombreuses références à cet épisode qui sont citées dans la marge. Lire les références données en BJ sur le v. 10.
– Le même thème de l’eau au désert reviendra dans le Nouvel Exode, pour le retour de l’Exil : Is 43, 20; 48, 21.
– Remarquer comment l’Evangéliste réutilise ce thème : en Jn 7, 38 et notes BJ et TOB; et en Jn 19, 34.
– Sur l’interprétation que fait Paul de ce rocher en 1 Co 10, 4, lire les notes de BJ et TOB sur cette référence.

6 a) l’Exode vu par les prophètes

Si les livres de l’Exode et des Nombres nous présentent le temps du désert comme le temps où le peuple a manqué de fidélité à l’Alliance, les prophètes d’avant l’Exil soulignent davantage les aspects positifs de cette époque : le temps du désert, c’est le temps de la jeunesse du peuple, de la rencontre avec Dieu, le temps des fiançailles. Reprendre la note-clé de BJ sur Ex 13,17 +.

Lire Os 2 , 2, 16 – 25

1) Que savons-nous du prophète Osée ? de sa vie ? des événements qui ont marqué son époque ?
2) Situer le passage à étudier dans l’ensemble d’Os 1 – 3 : quel éclairage lui donne cette place ?
3) Travaillez sur les v. 16 – 25 : comment peut-on diviser ce passage ? Quelles sont les expressions les
plus frappantes pour vous ?

Question 1

– Pour situer ces textes, lire les Introductions de BJ ou de TOB consacrées à Osée; consulter aussi le tableau chronologique de BJ.
– Osée est un prophète du 8ème siècle; son ministère se déroule dans le royaume de Samarie dans les décennies qui précèdent immédiatement la ruine de ce royaume (en 722).
– Comme les autres prophètes, Osée doit surtout dénoncer le péché du peuple, mais Osée est surtout sensible à l’infidélité religieuse d’Israël.
– Osée est le premier à utiliser l’image du mariage (Dieu époux d’Israël) pour parler des rapports de Dieu avec le peuple.
– Osée est sans doute marqué par son expérience personnelle : il continue à aimer une femme qui lui est infidèle; à travers cette expérience, il devine un peu ce que peut être l’amour de Dieu pour son peuple pécheur.

Question 2

– Lire a note de BJ sur Os 1, 2 (titre) : la division, en trois parties, de ce passage nous est indiquée à la fin de la note : Os 1, 2 – 2, 3; Os 2, 4 – 25 Os 3, 1-5
– Notre texte fait partie du développement central : Os 2, 4 – 25, dont il forme la deuxième partie (annonçant le salut futur que Dieu donne).
– Sur l’ensemble 2, 4 – 25 : lire les notes BJ et TOB sur Os 2, 4.
-Après la dénonciation du péché (v. 7), vient le jugement introduit par la formule c’est pourquoi … (v. 8-10; v. 11-15).
– Le v. 16 commence lui aussi par c’est pourquoi … : mais ici, au lieu du châtiment, Dieu annonce le salut qu’il va accomplir dans son amour (héséd).12,10 et 12,14.

Question 3

– Notre passage contient un groupe d’oracles comme nous l’indiquent les changements de pronoms : je/elle, dans les v. 16-17; je/tu, dans les v. 18-19; 20-22; je/eux dans les v. 23-24.
-Noter également la répétition de la formule il adviendra en ce jour-là (v. 18 et 23); cf.. aussi ce jour-là (v. 20).
– Remarquer la dimension cosmique du salut : v. 20 et note BJ; v. 23-24 et note BJ.
– Pour la signification des v. 21-22, lire les notes de BJ et TOB; Dieu promet de faire avec son peuple une alliance plus merveilleuse de celle du Sinaï.

6 b ) Le temps des fiançailles

Un peu plus d’un siècle après Osée, c’est Jérémie qui dénonce les péchés de son peuple, mais cette fois, ce message concerne le royaume de Juda. Héritier d’Osée, Jérémie parle lui aussi du temps du désert comme du temps de la jeunesse, du premier amour d’Israël pour son Seigneur.

Lire Jr 2, 1 – 13

1) Que savons-nous de Jérémie ? de son temps ? des événements qui ont marqué son ministère ?
2) Travailler sur Jr 2, 1 – 13 : situer ce passage; comment peut-on le diviser ? quelle est la faute du
peuple ?
3) Relever dans ce passage tout ce qui rappelle l’expérience de l’Exode.

Question 1

– Lire une introduction à Jérémie en BJ ou TOB.
– Jérémie est contemporain de la réforme religieuse et politique de Josias qui règne entre 640 et 609 (cf.. 2 R 22-23). Il commence son ministère quelques années avant la découverte du “Livre de LOI” (622).
– Il va vivre tous les événements qui marqueront la fin du royaume du Sud : la prise de Jérusalem (598), la ruine de ville et du Temple ( 587), les déportations (598; 587; 582).
– Jérémie nous est connu par ses oracles, par des textes biographiques, dus à son secrétaire Baruch, et des textes autobiographiques (les Confessions : cf.. note BJ sur Jr 15, 10), où le prophète nous raconte comment il vit sa dure mission.
– La mission de Jérémie a échoué de son vivant, mais son message aura une grande influence sur les exilés à Babylone et au retour de l’exil.

Question 2

– Lire la note de BJ sur Jr 2 (titre) et celle de la TOB sur Jr 2, 4.
– Tout le chapitre 2 est une suite de dénonciation du péché d’Israël (voir le découpage et les titres de la TOB). Notre étude porte sur la première partie de cet ensemble.
– Après les v. 5-7a (le rappel de ce que le Seigneur a fait pour son peuple), vient la dénonciation du péché du peuple (V. 7b-13).
– Noter les reproches faits aux principaux responsables de cette situation, les prêtres, les pasteurs (chefs politiques) et les prophètes : v. 8-9 et notes TOB sur ces versets.
– Jérémie utilise des jeux de mots, en opposant la Gloire (ce qui a du poids, de la valeur, à l’impuissance) : v. 11 et note TOB ; il se sert également d’images, comme l’eau vive (v. 13) : l’eau vive est le don permanent que Dieu fait chaque jour à son peuple, opposée à l’eau des citernes quand l’homme veut se passer de Dieu. (cf.. Jn 4, 10 (cité en marge).

Question 3

– Pour la signification (positive) du désert chez les Prophètes, voir la note TOB sur le v. 2.
-Relire ce verset 2 et les références marginales données ici qui nous renvoient à Os 2, 16-17 + et à Ex 13. 17 +.
– Le v. 3 et le renvoi à Ex 19, 6 +.
– Noter le coeur du credo d’Israël au v. 6 : Le Seigneur qui a fait monter d’Egypte; cf.. aussi sa présence tout au long de la marche au désert.

7) Le désert, temps de la pauvreté

Le Deutéronome se rattache à la ligne des Prophètes et à leur époque (voir l’Introduction au Pentateuque en BJ ou Introduction au Deutéronome en TOB), mais sur le point qui nous intéresse, il apporte une note particulière : le désert a été pour Israël un temps d’épreuve et d’éducation de la part de Dieu.

Lire Dt 8, 1-20

1) Situer le Deutéronome, le temps de sa composition, les circonstances, l’esprit du livre…
2) Lire le chapitre 8 et le situer dans le Dt; relever les principales idées de ce deuxième discours
de Moïse (lire si possible Dt 5,1 – 11,32).
3) Revenir à Dt 8, 1-20 et en tirer ce qui vous paraît caractéristique dans ce regard du Dt sur le
passé d’Israël.

Question 1

– Lire une des Introductions au Dt; la tradition deutéronomique provient du Royaume du Nord, détruit en 722; elle contient des traditions des tribus du Nord; on y remarque l’influence des Prophètes, spécialement celle d’Osée. Le centre de cette tradition se trouve dans le Code deutéronomique : Dt 12 – 26.
– La découverte du Livre dans le Temple au temps de Josias (en 622) et la tentative de réforme amorcée sont contemporaines du début du ministère de Jérémie (cf. 2 R 22-23). Voir à ce sujet la bonne Introduction de la TOB (spécialement “Un document réformateur”).
– Le Dt est un appel à la fidélité à l’égard de l’alliance; tel qu’il se présente aujourd’hui, c’est un (ou trois) discours prononcé(s) par Moïse, juste avant sa mort, au moment où le peuple va franchir le Jourdain pour entrer dans la terre de la promesse.

Question 2

– Dt 8 fait partie du (deuxième) discours de Moïse qui introduit le Code deutéronomique
– Parcourir rapidement ce deuxième discours (Dt 5 – 11) et relever les principales idées; noter l’actualité de cette loi : cf. Dt 5,3; 11,2 et les “aujourd’hui” en 5,3; 6,6; 7,11; 9,1; 11,26.
– Sur l’amour du Seigneur pour son peuple, voir Dt 6,5 et notes en BJ et TOB.
– Le Dt parle souvent de la vie, du bonheur, que Dieu veut pour son peuple : 5,29.33; 6,2-3.
– il insiste aussi sur l’élection du peuple : Dt 7,6 + ( en TOB, notes sur 7,6 et 8).

Question 3

– Remarquer comment est présenté le don de la manne en Dt 8,2 et 16 : pour t’humilier / pour te mettre dans la pauvreté (trad. TOB); le verbe utilisé a la même racine que le mot “pauvre” (cf. les “pauvres de Yahvé”. Voir encore TOB qui renvoie à Ex 15,24 note et à 17,2 note).
– Noter pourquoi Dieu veut mettre le peuple dans la pauvreté : pour le préparer au don de la terre; il faut un coeur de pauvre pour que la richesse du don de Dieu ne devienne pas pour le peuple cause d’infidélité et, par là, de malheur.
– D’où le thème de l’éducation en Dt 8,5 (par la référence à Pr 3,11-12, on peut arriver à He 12, 5-6 qu’il serait intéressant de lire après avoir analysé le passage de Dt.
– Réfléchir sur cet apport : il faut être “pauvre” pour pouvoir user sans danger des biens de la création.

8) Le Nouvel Exode, actualisation du “credo” d’Israël

Croire au Dieu qui a libéré son peuple d’Égypte, c’est croire au Dieu qui libère : “Je suis qui je serai” (Ex 3,14 et note TOB). Tout au long de l’histoire Israël va découvrir le Dieu Libérateur.
Ceci sera particulièrement vrai au moment où le peuple se retrouve dans une situation comparable à celle de l’Égypte, au moment de l’exil à Babylone. C’est pourquoi la délivrance attendue en cette sombre période de l’histoire d’Israël va être pensée et exprimée en termes d’Exode.
Mais ce ne sera pas simplement la répétition du passé : Dieu fait toujours du neuf ! Aussi cette délivrance de l’Exil sera encore plus grandiose que la première, au point même de reléguer celle-là dans l’oubli. Cf. Jr 23,7-8.

Lire Is 40 , 1 – 11

1) Situer le message du Deutéro-Isaïe : son temps. sa théologie …
2) Lire et exploiter la note de BJ sur Is 40, 3 + : faire une “visite guidée” à partir de cette note.

Question 1

– Lire une Introduction au Deuxième Isaïe et en retenir ce qui vous paraît le plus important.
– Les ch. 40-55 du livre d’Isaïe sont attribués à un auteur anonyme, vivant en exil à Babylone au milieu de ses frères; son ministère est placé habituellement entre 550 (début des campagnes de Cyrus) et 539 (entrée des troupes de Cyrus à Babylone, suivie – en début 538 – du décret permettant le retour).
– Relever quelques formules d’Is 40-55 qui nous indiquent quelle image ce prophète se fait de son Dieu : cf. par ex. Is 42, 8 et la note BJ; voir aussi les titres de vos Bibles.

Question 2

– Pour cette “visite guidée” – que l’on peut faire en groupe – on part de la note BJ sur Is 40,3 +, indiquée dans la Table analytique des notes, en fin de BJ).
– Lire une première fois toute la note, sans se préoccuper des références auxquelles on est renvoyé; chercher à dégager les principales idées contenues dans la note.
– Ensuite lire (largement, si possible) les principaux textes auxquels on est renvoyé et chercher à comprendre pourquoi ces textes sont cités en lien avec notre étude.

Voici une manière de faire cette “visite guidée à partir de cette note :

0 . La note nous indique quelques parallèles mésopotamiens

l’annonce d’ un NOUVEL EXODE est la reprise faite par Jérémie et le Second Isaïe, d’une idée déjà présente chez Isaïe : les prodiges de l’Exode sont le gage de la protection divine :
Is 10,25-27 (voir la note BJ) : quel est l’épisode de l’Exode retenu ici par Isaïe et pourquoi ?
voir le jeu de mot entre le v. 24 (Assur est le bâton qui frappe Israël) et le v. 26 (le Seigneur
brandira sur lui le bâton, comme il l’avait fait autrefois contre la mer en Ex 14,16).

Cette idée est reprise et amplifiée par les prophètes de l’Exil :

Jr 16,14-15; cf.. le texte // en Jr 23, 7-8
Jr 31, 2 + : relever les éléments d’exode en Jr 31, 2. 8.9. 21 …
Is 46, 3-4 : lire la note sur 46, 1 +; cf.. encore la référence à Ex 19, 4.
Is 63, 9 et les références à Is 46, 3s et Ex 19, 4; cf.. aussi Is 63, 11-14.
voir encore la reprise de la même idée en Mi 7,15 ( voir la note sur Mi 7,14).

Les différents prodiges de l’Exode sont repris et amplifiés en Is 40-55.

Lire les textes auxquels nous sommes renvoyés et rechercher les rappels de l’Exode; noter aussi les différences, les amplifications, etc, que vous pourrez relever.

– le passage de la mer : Is 11,15-16; voir la note sur 11,10.

lire Is 43,16-21 : Dieu qui a ouvert un chemin dans la mer (v. 16-17) ouvrira une route plus mer- veilleu se encore pour le retour de Babylone (v. 19-20). Cf.. aussi v. 18 et note BJ.

lire Is 51, 10 et les notes de BJ sur le titre et sur le v. 10 : la victoire sur la mer est un effet de la puissance créatrice qui a triomphé du chaos, cf. les références marginales avec une +.
L’ouverture de la mer était présentée comme une victoire sur le chaos primordial (cf.. les réfé rences marginales avec une +); de même ici, au retour de l’Exil devient une nouvelle création.

-l’eau miraculeuse : Is 48, 21 à comparer avec Ex 17,1-17.


– la nuée lumineuse

Is 52, 12 : au lieu de la “colonne de feu” ou de la “nuée” du premier Exode , c’est maintenant Dieu lui-même qui conduit et entoure son peuple, lors du retour de Babylone. Ce ne sera plus une fuite (cf. Ex 12,31-34.39), mais une procession où l’on emportera, non plus l’or et l’argent des Égyptiens, mais les vases sacrés restitués par Cyrus (Is 52,12 +)

Is 4, 5-6 cf.. la note BJ : la montagne de Sion est présentée comme un nouveau Sinaï, le lieu de la pré- sence du Seigneur. Cf.. encore les références à Ex 13, 21-22.

la marche au désert

Is 40, 3-4 : Dieu ouvre une route droite, plane (cf. Is 43,19-21) pour le retour du peuple dans sa terre.

Ba 5, 7-9 complète Is 40, 3 : c’est une route sûre et ombragée; cf.. encore le renvoi à Is Is 41,19 ; d’où Is 41, 17 +.

9) Le Nouvel Exode (suite)

En parcourant ces textes du Deuxième Isaïe (étape précédente), on se rend compte de la place que tient l’Exode dans la tradition religieuse d’Israël. On voit aussi comment la découverte de Dieu et de son plan se précise et se purifie au cours de l’histoire. Mais dans les ch. 40-55 d’Isaïe nous découvrons également un autre visage de Dieu dans les “Chants du Serviteur”.

1) A partir de l’étude de l’étape précédente, comparer le Nouvel Exode avec celui du temps de Moïse : quels aspects y sont retenus ? quelles nouveautés découvrez-vous ? quelles différences pouvez-vous relever?
2) Lire Is 52, 13 – 53, 12 : situer ce texte dans les “Chants du Serviteur” : qui parle dans ces versets ? à qui ? Comment le salut nous est-il présenté dans ce te xte ?
3) Qui est ce “Serviteur” ?

Question 1

– Quelques questions pour comparer le Nouvel Exode avec celui de Moïse : quelle est la situation du peuple dans chaque cas ? comment en est-on venu là ?
– Pour le premier Exode, il y a la famine, la descente en Egypte, puis l’oppression: cf. Gn 41,57 et ss.
– Lors du second Exode, l’Exil à Babylone était la conséquence du péché du peuple (cf. Is 40,1s), de l’abandon de l’alliance. Dans les deux cas, Dieu va intervenir pour sauver son peuple, mais dans le deuxième cas, cette intervention est en même temps une révélation du pardon de Dieu.
– L’instrument du salut : dans le premier Exode, c’est Moïse; dans le second, c’est Cyrus, un païen qui ne connaît pas le Seigneur : Is 41,1 +; 45, 1 +; et cela provoque les incompréhensions du peuple exprimées en Is 45, 9-13.
– La victoire de Dieu sur le pharaon et sur les Égyptiens dans le premier Exode devient, lors du second Exode, une victoire sur les idoles : Is 41,21 + . Dans le premier, Dieu apparaissait comme le Dieu Sauveur de son peuple; en Is 40-55, il se présente comme le seul et unique Dieu : Is 42, 8 +.
– Le “visage” de Dieu : en Exode, c’est le Dieu des Pères (Ex 3,14 +); dans Is 41, 14 + Dieu se révèle comme le “Go’el” d’Israël (cf. note sur Is 41,14 +), comme le seul et unique Dieu (Is 44,6), comme le Saint, le créateur du monde et de l’histoire, le Dieu éternel (Is 43, 10-13; 44, 6; 54, 8).

Question 2

– Pour les “Chants du Serviteur”, voir la note sur Is 42, 1 (titre).
– Pour le quatrième Chant, lire la note sur Is 52, 13 (titre); en TOB note sur le v. 13.
-Sur la division de ce passage, voir la fin de la note BJ donnée sur le titre : après un oracle du Seigneur (52, 13-15), les rois ou les peuples prennent la parole : “nous” (53, 1-10); enfin le Seigneur proclame la mission de son serviteur (53, 11-12).; voir encore la note TOB sur le v. 13 qui propose de séparer Is 53, 1-10 et deux parties : 53, 1-6 (les peuples) et 53, 7-10 (le prophète).
– Dans ce passage, il est question de quelqu’un que e Seigneur appelle “mon Serviteur”(52, 14 et 53,11); quelqu’un qui est marqué par la souffrance (52, 14; 53, 2-3); alors qu’il est innocent (53, 4-6), il est mis à mort (53, 8-9). Mais cette souffrance entre dans un plan mystérieux de Dieu (v. 10 et note TOB); elle sera source de gloire pour le Serviteur (53, 11a) et de salut pour les multitudes (53, 11b-12)

Question 3

– Lire la note TOB sur Is 53, 12; remarquer en BJ les nombreuses références au NT, précédées d’une flèche : quelle signification pour vous ?
– Comment ressentez-vous le contraste entre le “triomphalisme” des textes d’Is 40-55 et le sort de ce “Serviteur” du Seigneur ?

10) Le salut des justes

Le Livre de la Sagesse est le plus récent de l’Ancien Testament. Écrit vers la fin du premier siècle avant Jésus, ce qui veut dire bien des siècles après les événements de l’Exode et les plus anciennes traditions, il porte un regard nouveau sur ce passé du peuple.
Il témoigne aussi de l’importance de ces traditions dans la vie d’Israël à l’aube du Nouveau Testament. On continue à lire et à relire les écrits du passé, on les médite pour retrouver les racines de la foi, pour comprendre qui est le Dieu qui est intervenu dans l’histoire des Pères et qui demeure toujours présent à son peuple.

Lire Sg 16, 5 – 29

1) Que représente pour vous le livre de la Sagesse. Situer le passage à étudier dans son contexte.
2) Travailler sur Sg 16, 5 – 14 : de quoi s’agit-il ? Comment l’auteur traite-t-il ici le thème de l’Exode ? Comparer avec Jn 3, 14-17.
3) Lire Sg 16, 15 – 29 : quelles allusions à l’Exode pouvez-vous reconnaître ?

Question 1

– Sur le livre de la Sagesse, lire les introductions en BJ ou en TOB.
– C’est le dernier livre de l’AT; écrit directement en grec dans les dernières décennies avant notre ère.
– Le livre se divise en trois parties : Sg 1 – 6; 7 – 9; 10 – 19.
– Notre passage appartient à la troisième partie, qui est une relecture de l’histoire de l’Exode.
– Cette partie se compose de 7 “antithèses” et de deux grandes digressions (Sg 11, 15 – 12, 27 et Sg 13, 1 – 15, 19. Cf.. la note de BJ sur Sg 11, 4 (titre).
– Remarquer la liberté que l’auteur prend avec les récits bibliques dont il s’inspire; comment par exemple, il mêle des éléments empruntés aux “plaies” d’Egypte avec des événements du désert : par ex. en Sg 11,6-8.; comment il modifie : Sg 10, 15 +; comment il grossit : Sg 10,16 +; ou il omet : Sg 11,4 +…

Question 2
– La troisième “antithèse”oppose des éléments empruntés aux “plaies” d’Egypte (sauterelles, taons, moustiques : cf.. note BJ sur 16, 9) à l’épisode du “serpent d’airain” : Nb 21, 4-9.
– Noter comment l’auteur grossit les malheurs des Égyptiens (cf. note TOB sur v. 9) alors qu’il diminue ce que disait Nb 21 des malheurs d’Israël.
– Remarquer surtout l’interprétation que l’auteur donne de l’épisode des serpents (v. 6 et note TOB; v. 7 et notes BJ et TOB; v. 12; v. 13 et notes BJ et TOB).
– Sur l’interprétation qu’en fait l’Evangéliste : lire Jn 3, 14-17; cf.. la note BJ sur v. 14 (spécialement la fin de cette note); voir aussi les notes TOB sur le v. 14.
– Cf. encore les références marginales renvoyant à Is 45, 14 + et à Jn 3,14-17 ?

Question 3

– L’auteur oppose ici la destruction de la nourriture des Égyptiens au don de la manne pour le peuple au désert.
– Sur les libertés que prend l’auteur, lire la note BJ sur le v. 16.
– Pour la qualité du don fait par Dieu à son p euple, voir en particulier les v. 20-22 et les notes BJ et TOB.
– Remarquer aussi les leçons qu’en tire l’auteur en Sg 16, 25-26 (et note TOB) et 27-28 (et note BJ).
– On pourrait encore comparer ce passage avec Jn 6.

11) De la Pâque juive à la Pâque chrétienne

La mort de Jésus s’est déroulée dans le cadre de la Pâque juive, durant la fête où les Juifs célébraient leur libération d’Égypte. Comme les Évangiles nous le montrent, ce moment a été choisi par Jésus et il donne une signification particulière à sa mort.

Lire Jn 13, 1-20

1) Lire la note de BJ sur Jn 13,1 : montrer comment l’Évangéliste fait des rapprochements entre
la Pâque d’Égypte et la Passion de Jésus.
2) Comparer le Nom que Jésus révèle dans sa Passion avec celui que Dieu a révélé à Moïse.
3) Comparer la Pâque ancienne, le Nouvel Exode et la Pâque de Jésus : quels éléments retrouvez-vous
dans les trois ? quelle évolution voyez-vous ? qu’y a-t-il de nouveau ?

Question 1

– Rechercher en Jn 13, 1-20 les rapprochements avec l’Exode.
– La note sur Jn 13,1 + nous renvoie à Ex 12, 1 + et à Jn 1, 21 +.
– Ex 12, 1 + nous donne la signification de la Pâque dans la tradition juive; voir Ex 12,14.
– La note BJ sur Jn 1,21 + nous signale l’importance du thème de l’Exode dans le Quatrième Évangile : on y trouve Jn 3, 14 (serpent d’airain); Jn 6,14 (peuple nourri au désert; cf. aussi Jn 6, 30ss. 48.58.); Jn 7,40 (la promesse de l’eau/Esprit, cf. Jn 7,38 +).
– La note BJ signalait aussi que Jn 1,21 appartient à “la première semaine” du ministère de Jésus en Jn : cf. Jn 1,29.35.43; 2,1 et la note BJ sur ce dernier texte.
– Pour “la dernière semaine” du ministère : cf. Jn 12,1, aboutissant à la Pâque de Jésus : parcourir les citations données en Jn 12, 1 +; cf. aussi Jn 19, 36 +.
– Voir aussi une Introduction à Jn (en BJ) avec un plan possible de l’Évangile.
– Le thème de l’Agneau-Serviteur se trouve dans les deux “semaines” : en Jn 1,29 + et Jn 13, 1ss; 18,28 et 19,36 +.

Question 2

– Le nom JE SUIS : Jn 13,19; la référence marginale nous renvoie Jn 8,24 + (lire cette note ainsi que les références à Ex 3,14 + et Is 43,11).
– Jn 8,24 nous conduit à Jn 8,28 + : le sens de cette formule “Je Suis” dans l’AT. Comparer la manière dont Dieu s’est manifesté dans l’ AT et sa révélation en Jésus.
– Le “Je Suis” d’Ex 3,14 est le Dieu mystérieux, le Dieu Saint, mais en même temps, il est proche de son peuple opprimé (il voit, entend, intervient, sauve, conduit à l’alliance, donne la Loi…)
-C’est à partir de toutes ces références que l’on peut comprendre ce que l’Evangéliste veut nous dire de Jésus en mettant dans sa bouche cette parole : “Je Suis”.

Question 3

– On pourrait faire ensemble un tableau avec une colonne pour la Pâque ancienne, une pour le Nouvel Exode et une pour la Pâque de Jésus, et rechercher qui sont les personnages qui sont intervenus, la date, les événements historiques, etc.
– Être spécialement attentif à la manière dont Dieu est intervenu dans ces événements : en faveur de qui ? qu’a-t-il apporté ? comment s’est manifestée sa puissance ?…
– Qu’est-ce que cela nous apprend de Dieu ? Quel “visage” y découvrons-nous ? Y a-t-il des constantes ? y a-t-il des différences ? Pourquoi ?
– Chercher pour chacun de ces trois “exodes” un titre qui pourrait résumer le visage de Dieu qui s’y révèle, par ex le Libérateur ; le Dieu sans égal; l’Agneau de Dieu…

12) Le sacrement de la Nouvelle Alliance

Jésus meurt en l’an 30 pendant les fêtes de la Pâque juive. Vingt-cinq ans plus tard, Paul écrit aux chrétiens de Corinthe :”Le Christ notre Pâque a été immolé…” (1 Co 5,7); dans la même lettre, saint Paul nous donne la plus ancienne forme du récit de l’institution eucharistique.

Lire 1 Co 11, 23-27

1) Quand Paul écrit-il cette Lettre? Dans quel contexte parle-t-il de l’Eucharistie ? Comparer 1 Co 11, 23 avec 1 Co 15,3 : que pouvons-nous conclure?
2) Comparer le récit eucharistique de 1 Co avec celui de Mt 26,26-29.
3) Pouvez-vous identifier les principaux textes de l’AT qui sont à l’arrière-plan des récits de la Cène de Paul et de Matthieu ?

Question 1

– Lire 1 Co 11, 17-34; parcourir toute la Lettre et rechercher les différentes parties de cette Lettre. Voir encore l’Introduction BJ ou TOB à 1 Co.
– On peut faire un résumé de la chronologie de Paul : en 30, mort de Jésus et les premières proclamations chrétiennes de la Résurrection; vers 36 (?), conversion de Paul; en 50-52, Paul évangélise Corinthe ; en 56 ou 57, il écrit la Lettre que nous étudions, rappelant aux Corinthiens ce qu’il leur avait dit de vive voix en 50-52.
– Situer le passage de notre étude dans la Lettre : Paul parle-t-il toujours sur le même ton ? Comparer par exemple avec ce qu’il écrit en 1 Co 7, 1.8.10. 12…
– Comparer 1 Co 11,23 avec 15,3 : noter l’emploi des mêmes termes : ”j’ai transmis … j’ai reçu …” : sur ces mots, voir la note en BJ et en TOB sur 15,3 .
– Ainsi Paul rappelle (en 57/56) ce qu’il avait transmis (en 50-52) et qu’il avait lui-même reçu dans l’Église (à sa conversion ou, en tout cas, lors de sa première mission ( à partir de 45).
– Il y a donc dans l’Église une tradition ferme sur la foi au Christ mort et ressuscité (1 Co 15,3-5) et sur la célébration du Christ mort et ressuscité (1 Co 11,23-27), et cela dès les années 50 !

Question 2

– Les 4 récits de l’Institution eucharistique que nous possédons forment deux “familles” de textes: Lc et 1 Co, d’une part; Mc et Mt, d’autre part.
– Ce qui est commun à Mt et à Paul : un dernier repas avec Jésus (Seigneur); geste sur le pain, le rompre + “Ceci est mon Corps” ; un geste sur la coupe + “alliance … mon sang” ; “jusqu’à…”
– Ce qui est propre à 1 Co : le Seigneur Jésus (cf. 1 Co 12,3 !) : c’est la confession chrétienne dans sa formulation la plus brève; la nuit où il était livré… : rappel des circonstances de la mort, mais surtout du don de Dieu (livré par Dieu pour nous); le “corps qui est pour vous” : une application liturgique au groupe qui célèbre l’Eucharistie; “faites en mémoire de moi “ , voir Ex 12,14; “la nouvelle alliance…” : cf. Jr 31,31 +, le seul texte AT qui parle de Nouvelle alliance.
– “chaque fois… jusqu’à ce qu’il vienne ” : l’Eucharistie n’est pas seulement le rappel du dernier repas de Jésus; c’est aussi l’attente de sa Venue.
– Ce qui est propre à Mt : spécialement “ceci est mon sang de l’alliance” : cf. Ex 24, 8; ”répandu pour beaucoup”, cf. Mt 20,28 + (cité en marge). Voir encore sous Question 3

Question 3

– Ex 24, 8 + : Jésus reprend ici les paroles prononcées par Moïse au Sinaï, mais il est à la fois le médiateur et la victime; c’est sa vie qu’il partage avec nous.
– Jr 31,31 + (voir la note qui nous indique ce qui est nouveau dans la promesse de Dieu faite par Jérémie et inaugurée par Jésus.
– Pour Is 53,12 : voir la note BJ sur Mt 20,28.

13) Vers la libération définitive

Pour entrer un peu dans le monde de l’Apocalypse, voici quelques indications que l’on peut tirer de la TOB (Introduction à l’Apocalypse) et du Cahier Évangile no. 11.

Apocalypse = révélation (ôter le voile); c’est une littérature qui s’est développée à partir du second siècle avant J.-C. Elle constitue un développement particulier du Prophétisme, qui est pratiquement éteint à cette époque.
L’Apocalypse de Jean adopte le langage des auteurs d’apocalypse, mais elle s’en distance aussi : voici quelques points de comparaison entre le Prophétisme, l’Apocalyptique et l’Apocalypse de Jean.

1) Le prophète parle sous son vrai nom, comme témoin de Dieu, interpellant l’homme dans l’aujourd’hui de son histoire.

L’auteur d’apocalypse utilise habituellement un pseudonyme; il met son oeuvre sous le patronage d’un homme illustre du passé à qui Dieu a révélé ses secrets “par avance” (Adam, Moïse, Hénoch…)

L’Apocalypse de Jean est signée; l’auteur se présente lui-même comme le témoin du Christ vivant qui vient maintenant dans l’histoire des hommes et qui est la seule autorité qui puisse assurer ce message.

2) Le prophète utilise parfois des visions, mais il s’exprime surtout par des oracles : il transmet la Parole de Dieu.

L’auteur d’apocalypse est censé divulguer des secrets confiés autrefois mais dévoilés maintenant que la fin est proche : il utilise des images mystérieuses.

L’Apocalypse de Jean utilise aussi des images, mais la plupart d’entre elles se laissent décrypter par un bon connaisseur de la Bible et elles devaient encore être beaucoup plus transparentes pour un lecteur du premier siècle.

3) Le prophète prêche dans des circonstances difficiles; le ton est souvent dur mais il y a une espérance : la conversion est possible, le châtiment de Dieu veut amener au repentir.

Les apocalypses sont fondamentalement pessimistes : le monde (“ce monde-ci”) est tout entier sous la coupe de Satan. On ne peut attendre qu’une seule chose : que Dieu détruise ce monde et crée “un monde nouveau”. “Les apocalypses apportent en des temps difficiles un Évangile dont la vertu principale est de donner d’attendre, avec foi, la prochaine manifestation du salut”. (Prigent)

Dans l’Apocalypse de Jean, il y a le déferlement de Satan et l’attente de la création nouvelle, mais tout est centré sur le Christ : le jour de la victoire est déjà arrivé; l’Agneau est immolé, mais debout et vainqueur. Il ne s’agit pas seulement d’attendre avec foi, mais de s’engager pour que ce que Jésus a accompli une fois pour toutes, devienne chaque jour plus vrai dans notre histoire.

4) Le prophète proclame que Dieu a un plan sur le monde, mais que ce plan divin ne supprime pas la liberté, la décision : l’histoire est un dialogue entre Dieu et ses créatures, jalonné par des alliances, des chutes et des fidélités.

Les apocalypses sont déterministes : leurs auteurs pensent que tout a été écrit dans des livres célestes. Dès lors, il n’y a ni hasard, ni liberté.

L’Apocalypse se rapproche ici encore des prophètes; comme eux, elle exhorte, menace. “Il (l’auteur) ne décrit pas l’inexorable exécution d’un plan éternel, mais le cheminement des hommes avec leur Dieu, qui les accompagne, leur parle et attend leur réponse.” (Prigent)
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1) Parcourir l’Apocalypse et rechercher les références à l’Exode (citations, allusions à Ex et à Is 40-
55) ; quelles sont les plus importantes, à votre avis ?
2) Quelle analogie voyez-vous entre la situation du peuple de Dieu en Exode et celle de l’Église de
l’Apocalypse ?

Question 1

– Les principales citations d’Ex sont : le NOM de Dieu (Ex 3,14) : Ap 1, 4 +, repris en 1, 8 +; 4,8; 11,17; 16,5; à noter “celui qui vient” et non pas “ et qui sera”.
– Les “plaies” d’Égypte d’Ex 7-10 en Ap 8-11 et 16; voir Ap 16, 5 +; l’auteur introduit dans les “plaies” des éléments provenant d’autres passages de la Bible, par ex. d’ Ez.
– Le cantique de Moïse (Ex 15) qui devient le Cantique de Moïse et de l’Agneau : Ap 15, 1-4 et la note sur 15, 1 +.
– Les signes de la présence de Dieu (tabernacle, tente de réunion, arche d’ alliance…) en Ap 11,19. Lisez 2 M 2, 5-8 (cité en marge); Ap 15,5; cf. aussi Ap 21, 22 +.
– L’agneau : Ap 5,6 + ; 15,3; 21, 9ss : noter l’Agneau immolé mais debout.
– Quelles sont les citations qui vous paraissent les plus importantes; préciser ce qui est nouveau en Ap par rapport à Ex.
– A partir d’ Is 40-55, voir en particulier les affirmations du monothéisme (Is 44,6 +) avec les nombreuses références en marge, mais surtout Is 42, 8 +.
– Les appels à sortir de Babylone : Is 48,20 et 52,11 cf. Ap 18,4.
– Le cantique nouveau : Is 42,10; 43, 19 cf. Ap 14, 3 +.
– L’agneau d’Is 53, 7ss : Ap 5,6 + et la marge qui renvoie à Jn 1, 29 +.

Question 2

-Lors de l’Exode, la Bible présentait les merveilles de Dieu pour son peuple opprimé en Égypte, puis face aux difficultés du désert.
– L’ Apocalypse est écrite pour le peuple de Dieu “en exode” dans le monde, à la suite de Jésus, affrontant les persécutions de la Rome païenne. Le salut que Dieu a donné dans le passé, la manière dont il a formé son peuple dans l’Ancien Testament, sont pour l’auteur de l’Apocalypse une prophétie, une préfiguration de ce qu’Il est maintenant en train de réaliser.
– Du Dieu du buisson (JE SUIS), aux affirmations du Deutéro-Isaïe et à celles de Jésus en Jn, on arrive “au Dieu qui est, qui était et qui vient” de l’Ap, manifestant la présence perpétuelle et agissante de Dieu qui domine l’histoire.
– L’arrachement de la servitude : en Ex, les “plaies” sont des miracles destinés à briser l’obstination du pharaon; ce ne sont pas des faits inconnus, mais des “gestes” de Dieu. Dans l’Ap, l’empire romain persécuteur, incarne pour l’Église primitive, le rôle de l’Égypte. Les châtiments divins de l’AT illustrent pour l’auteur de l’Apocalypse la justice triomphante de Dieu et lui permettent de croire en la victoire du Ressuscité.
– Le but de la libération d’Égypte était la formation du peuple de Dieu : l’Exode conduit au Sinaï et à l’alliance (Ex 19,3-8). L’Apocalypse reprend plusieurs fois le texte d’Ex 19; elle fait aussi allusion à la théophanie du Sinaï quand Dieu vient à la rencontre de son peuple.
– La deuxième partie de l’Ex (Ex 25-40) était consacrée au culte par lequel Dieu demeure au milieu de son peuple; la liturgie tient également une grande place dans l’Apocalypse et le livre se termine par une vision de la demeure de Dieu avec les hommes (Ap 21,3), qui se réalisera dans l’avenir et pour laquelle l’auteur prie : VIENS, SEIGNEUR JÉSUS ! (Ap 22, 20)