DU SACERDOCE LEVITIQUE A CELUI DE JESUS


Dans toutes les cultures et sociétés, on rencontre depuis les temps immémoriaux, sous des formes diverses, des hommes qui remplissent une fonction de médiateurs entre leurs semblables et les forces qui les dépassent. En effet, parmi les relations constitutives de la personne humaine, il y en a une qui est fondamentale, même si on n’en a pas toujours conscience, c’est la relation à Dieu, la relation à la transcendance.

Par son élection, le peuple de la Bible a sans doute connu sur ce point un parcours un peu particulier. Cependant on retrouve dans la Bible bien des éléments qu’Israël partage avec le reste de l’humanité. Ainsi dans les textes les plus anciens, nous voyons les chefs de famille ou de clan offrir eux-mêmes des sacrifices à leur divinité : c’est ce que font Noé (Gn 8, 20), Abraham (Gn 12, 7), Jacob (Gn 28, 18), puis plus tard, au temps des « juges », Gédéon (Jg 6, 25ss), Manoah (Jg 13, 16) et bien d’autres. Plus tard encore ce seront les rois : David (2 S 6, 13), Salomon (1 R 8, 62) qui offrent des sacrifices avant que le sacerdoce soit confié à des spécialistes du culte.

Mais d’autres textes font mention des Lévites, les « fils de Lévi », un groupe qui semble prendre une place particulière dans le culte. Et de fait, dans les bénédictions que nous lisons en Dt 33, Moïse avant de mourir, précise les droits et responsabilités de cette tribu. Mais l’histoire du sacerdoce biblique n’est pas facile à reconstruire ; en effet les textes qui nous connaissons sont presque tous tardifs : même s’ils nous parlent de Moïse et d’Aaron, ils conservent souvent un état du sacerdoce tel qu’il a existé en Israël après l’Exil.

Notre parcours

Dans ce dossier nous tenterons de poser quelques jalons de cette histoire du sacerdoce ancien, préparant ainsi la révélation du sacerdoce nouveau inauguré par Jésus.

Nous commençons par Dt 33, la bénédiction de Moïse pour la tribu de Lévi (1). Bien des siècles plus tard, la centralisation du culte, à l’époque de Josias (622) va conférer aux prêtres établis à Jérusalem une place privilégiée (2) ; une place qu’Ezéchiel, lui-même prêtre du Temple, soulignera encore davantage dans sa vision du Temple à rebâtir (3).

Et de fait, dans le culte qui se réorganise au retour de l’Exil, le Grand Prêtre apparaît peu à peu comme le chef religieux et politique du peuple ; c’est lors du Yom Kippour que son rôle se manifeste dans toute sa grandeur (4), comme en témoignera encore le Siracide au 2ème siècle (5).

Mais si le Temple et le culte qui s’y déroule prennent de plus en plus de place, un autre courant se manifeste également dans la période postexilique : d’autres voient dans l’alliance que Dieu avait conclue avec le peuple le fondement d’un sacerdoce plus large que celui de Lévi, un sacerdoce qui concerne tous les membres du peuple (6).

Dans le NT, lorsque nous trouvons les mots « prêtre » ou « grand prêtre », il s’agit presque toujours du sacerdoce et des prêtres juifs (une fois en Ac 14,13 de prêtres païens). Les seules exceptions se lisent en 1 P 2, 9 et en Ap 1, 6 ; 5, 10 ; 20, 6) et surtout dans la Lettre aux Hébreux où l’auteur donne à Jésus le titre de Prêtre et de Grand Prêtre.
En exploitant largement les textes de l’AT, la Lettre aux Hébreux montre comment Jésus, inaugure un sacerdoce nouveau qui renouvelle et remplace celui de l’AT. A première vue, rien dans la vie de Jésus ni dans son ministère ne laissait apparaitre une telle dimension. En Israël, on ne devient pas prêtre, on naît prêtre. Or Jésus est issu de la tribu de Juda et non de celle Lévi.

Cependant si Jésus accomplit l’AT, comme la foi chrétienne l’affirme dès l’origine, comment pourrait-il laisser de côté cet aspect si important que représente le sacerdoce dans la Loi de Moïse et dans l’histoire d’Israël ?

Il y avait déjà dans la tradition évangélique quelques paroles de Jésus qui préparaient la réflexion qu’entreprendra l’auteur de la Lettre aux Hébreux : ainsi la parole que Jésus avait prononcée sur la coupe lors de la Cène (7) et les paroles concernant le Temple (8).

Dans la Lettre aux Hébreux, le sacerdoce de Jésus devient le thème central. L’auteur commence par rappeler que le rôle du prêtre est celui d’un médiateur ; c’est pourquoi il souligne le lien qui rapproche Jésus de notre humanité (9) et qui fait de lui un « grand Prêtre agréé par Dieu et miséricordieux » (10). Mais comme il va le montrer, il s’agit d’un sacerdoce bien différent de celui d’Aaron et des Lévites (11), un sacerdoce « selon l’ordre de Melchisédech » qu’annonçait le Ps 110, 4. D’autre part, dans le cas de Jésus, cette médiation s’est faite une fois pour toutes, par une unique oblation, celle de toute sa vie (12), ouvrant par là, à tout homme qui croit en lui le chemin qui conduit jusqu’à Dieu (13).

Poursuivant la réflexion commencée dans le judaïsme à partir du texte d’Ex 19, 6 qui rattachait à l’alliance du Sinaï une dimension sacerdotale pour le peuple juif, la Première Lettre de Pierre voit dans l’alliance nouvelle le fondement du sacerdoce de tous les baptisés (14) appelés à devenir ainsi les témoins du dessein de Dieu pour tous les hommes.

Pour les participants

1) Dt 33, 8 – 11 : « il dit sur Lévi… »
Comme le faisait Jacob avant de mourir (Gn 49 et note BJ), Moïse, lui aussi, à la veille de sa mort, prononce des bénédictions qui annoncent le destin des différentes tribus. Ce qu’il dit ici de Lévi intéresse notre recherche.
1) Situer ce passage dans le Deutéronome.
2) Que contient ce chapitre 33 du Deutéronome ?
3) Etudier les v. 8-11 de ce chapitre : qu’est-ce que cela nous apprend sur la tribu de Lévi ?

2) 2 R 23, 4 – 14 : Le sacerdoce lévitique
Aux origines, les prêtres étaient les hommes d’un sanctuaire où l’on peut venir consulter le Seigneur et offrir des sacrifices. La réforme entreprise par Josias (2 R 22-23) va modifier profondément cette situation et donner au clergé du Temple une place privilégiée.
1) Parcourir 2 R 22-23 et repérer quels sont les événements qui ont marqué le règne de Josias.
2) Travailler plus particulièrement sur 2 R 23, 8-10.
3) Quelles seront, pour les prêtres, les conséquences de la réforme de Josias ?

3) Ez 44, 15 – 31 : Les prêtres, fils de Sadoq
Appartenant lui-même au clergé de Jérusalem, Ezéchiel est un témoin de la tradition sacerdotale. Dans sa Torah (Ez 40 – 48), il nous livre ses visions sur le Temple futur et sur ceux qui y ont le droit d’y remplir les fonctions sacerdotales.

1) Situer Ezéchiel : son temps, son livre.
2) Comment Ezéchiel parle-t-il ici des lévites et des prêtres ?
3) Selon notre texte quelles sont leurs fonctions ?

4) Lv 16, 1 – 34 : Le Jour du Grand Pardon

La fête des Expiations tenait une place particulière dans la liturgie juive du Second Temple. Aujourd’hui, même en l’absence du Temple, cette fête marque la piété juive.

1) Situer ce texte du Lévitique : de quoi parle-t-il ? Proposer une division.
2) Relever tout ce que ce texte nous dit concernant le rite du « bouc pour Azazel » ?
3) Qu’est-ce qui vous paraît le plus significatif dans les autres rites mentionnés lors de la
fête des Expiations ?

5) Si 50, 1 – 21 : Le Grand-Prêtre Simon
Après avoir fait mention des grandes figures qui ont marqué l’histoire de son peuple, Ben Sirach, le sage, nous parle du grand-prêtre Simon. Il nous le présente dans l’exercice de la plus haute de ses fonctions : au Jour du Grand Pardon.
1) Que savez-vous au sujet du Siracide et des événements qui ont marqué son époque ?
2) Situer notre texte dans le livre : quelle est la place de notre texte ?
3) Quelle image du grand-prêtre Simon l’auteur veut-il nous donner dans les v. 5-21 ? Qu’est-ce qui vous paraît le plus significatif ?

6) Is 61, 1- 6 : « Vous serez appelés prêtres du Seigneur. »
Au retour de l’exil, beaucoup de Juifs étaient déçus de ne pas voir se réaliser immédiatement les belles promesses du prophète qui s’exprime en Is 40-55. Mais d’autres voix s’élèvent pour encourager le peuple : le Seigneur est fidèle ; il réalisera tout ce qu’il a promis.

1) Situer notre passage dans le livre d’Isaïe ; diviser ce texte.
2) Travailler plus particulièrement sur les v. 4-9.
3) Pour notre thème, comparer Is 61, 5-6 avec Is 56, 6-8.

7) 1 Co, 11, 23-27 et Mt 26, 26-29 : Le sang de l’alliance
Sans développer encore le thème du sacerdoce du Christ, comme le fera la Lettre aux Hébreux, plusieurs textes du NT préparent une réflexion dans ce sens, C’est ce que nous trouvons par exemple dans les récits de l’institution eucharistique.

1) Comparer les deux textes et relever ce qui est semblable dans les deux.
2) Chercher ce qui est particulier au texte de Mt et expliquer.
3) Faire la même démarche à partir du texte de s. Paul.
4) Quels liens voyez-vous entre ces deux textes et le sacerdoce de Jésus ?

8) Jn 2, 13 – 22 : « Il parlait du sanctuaire de son corps. »
L’épisode de la purification du Temple par Jésus se lit dans les quatre Evangiles, mais Jean veut lui donner une place et une importance particulières dans son récit.

1) Situer ce texte dans l’Evangile de Jn et le comparer avec les Synoptiques.
2) Qu’est-ce qui est ici plus particulier à Jn dans cet épisode des vendeurs chassés du Temple ?
3) Sur quoi insiste l’Evangéliste dans les v. 17-22 ?
4) Pourquoi peut-on rapprocher ce texte de Jn de notre thème ?

9) He 1, 5 – 2, 18 : « Le sanctificateur et les sanctifiés ont la même origine »
Dans le NT, seul l’auteur de la Lettre aux Hébreux donne à Jésus le titre de prêtre et parle du sacerdoce chrétien. Mais pour le faire, il doit reprendre toute la réflexion sur le rôle du sacerdoce dans les rapports des hommes avec Dieu.

1) Que savez-vous sur la Lettre aux Hébreux ? Situer notre passage et en proposer une division.
2) Travailler sur He 1, 5-14 à quels textes AT l’auteur de la Lettre fait-il ici appel ? Que peut-on en déduire ?
3) Relever les citations de He 2, 5-18. Chercher à suivre la pensée de l’auteur.

10) He 3, 1 – 5, 10 : Un grand-prêtre digne de confiance et miséricordieux
En introduisant le thème du sacerdoce du Christ en He 2, 17, l’auteur donnait au grand-prêtre deux qualificatifs : miséricordieux et digne de confiance. C’est ce qu’il va développer dans notre texte.

1) Comment peut-on diviser ce (long) texte ? A quels personnages et à quels épisodes de l’AT l’auteur fait-il ici référence ?
2) He 3, 1-6 compare Jésus avec Moïse : quelle ressemblance l’auteur met-il en lumière ?
3) A quels épisodes du désert l’auteur fait-il référence en He 3, 7 – 4, 14 ? Pourquoi en parle-t-il ici ?
4) Pour comparer le sacerdoce lévitique à celui du Christ (He 4, 14 – 5, 10) sur quoi l’auteur insiste-t-il ?

11) He 7, 1 – 28 : Prêtre selon l’ordre de Melchisédech

A partir de He 5, 11 nous entrons dans la partie centrale du sermon (cf. le v. 11). Cette partie commence par une longue exhortation (5, 11 – 6, 20), puis l’auteur développe le sommet de sa pensée en trois étapes : 7, 1-28 ; 8, 1 – 9, 28 ; 10, 1-18. Il conclut par une exhortation en 10, 19-39. Pour notre thème, nous ne prendrons que les trois étapes mentionnées ci-dessus. Et d’abord la première qui parle d’un sacerdoce nouveau.

1) Qu’est-ce que la Bible nous apprend concernant Melchisédech ?
2) Comparer He 7, 1-14 avec Gn 14, 17-20: qu’est-ce que l’auteur retient du texte de Gn 14 ?
Qu’en tire-t-il ?
3) Que nous apportent en plus les v. 17-28 sur le sacerdoce du Christ ?

12) He 8, 1 – 9, 28 : « le point capital de notre exposé »

Comment le Christ est-il devenu le Grand-prêtre agréé par Dieu en notre faveur ? Comment son offrande dépasse-t-elle et accomplit-elle le culte ancien prévu par la Loi ? C’est ce que l’auteur de la Lettre veut nous exposer.

1) Comment peut-on diviser ce long développement ? Comparer vos Bibles.
2) Etudier He 8, 1 – 9, 10 : quels sont les points les plus importants ?
3) Comment l’auteur souligne-t-il la supériorité du culte chrétien en He 9, 11-28 ?

13) He 10, 1 – 18 : « dans cette volonté nous avons été sanctifiés »
Prêtre selon l’ordre de Melchisédech (cf. He 8, 1-28), le Christ a offert un sacrifice unique d’un genre nouveau (He 8 – 9), et par là il est devenu cause de salut éternel pour tous ceux qui croient en lui.

1) Relever dans notre passage les expressions qui marquent l’opposition.
2) Comment l’auteur de la Lettre prolonge-t-il le message du Ps 40 qu’il cite dans ce passage ?
3) L’auteur reprend dans les v. 15-18 la promesse de Jr 31, 31-34 : sur quoi veut-il
insister ?

14) 1 P 2, 4 – 10 : « … constituer une sainte communauté sacerdotale… »
Ce passage est regardé comme un des sommets doctrinaux de la Première Lettre de Pierre. Sa difficulté provient de la densité du texte et de l’accumulation des images et des références qui nous renvoient à l’AT.

1) Notre texte fait partie d’une première exhortation (1, 3 – 2, 10) : que contient cette
exhortation ? Quelle est la place de notre passage ?
2) Travailler sur 1 P 2, 4-10 : comment ce passage est-il construit ? A quels textes de
3) l’AT fait-il appel ?
4) Qu’est-ce que les versets 5 et 9-10 nous apprennent sur l’Eglise et sa mission ?

Animateur

1) Dt 33, 8 – 11 : « il dit sur Lévi… »

Comme le faisait Jacob avant de mourir (Gn 49 et note BJ), Moïse, lui aussi, à la veille de sa mort, prononce des bénédictions qui annoncent le destin des différentes tribus. Ce qu’il dit ici de Lévi intéresse notre recherche.
1) Situer ce passage dans le Deutéronome.
2) Que contient ce chapitre 33 du Deutéronome ?
3) Etudier les v. 8-11 de ce chapitre : qu’est-ce que cela nous apprend sur la tribu de Lévi ?

Question 1

• Le Deutéronome est composé de trois discours de Moïse (1, 1 – 4,43 ; 4, 44 – 28, 68 ; 28, 69 – 30, 20) prononcés au terme du temps du désert (Dt 1, 1-5), juste avant que le peuple franchisse le Jourdain pour entrer dans la Terre.
• Sur les chapitres 31-34, lire la note BJ sur 31, 1 (titre).
• Le deuxième discours encadre la Loi deutéronomique (Dt 12 – 26.
• Notre texte est placé de manière à donner les toutes dernières paroles de Moïse adressées à Israël avant sa mort.

Question 2

• Lire la note de BJ (ou de TOB) sur Dt 33, 1 (titre) ; nous trouvons ici une liste de 12 bénédictions encadrées dans une hymne (v. 2-5 et 26-29).
• Remarquer l’importance donnée à la tribu de Joseph (Manassé et Ephraïm) dans les versets 13-17.
• Noter aussi la place accordée ici à Lévi : v. 8 et note BJ.

Question 3

• Sur les « Urim et Tummim » du v. 8, voir 1 S 14, 41 et la note de BJ sur ce verset. Cf. aussi Gn 25, 22 : sur les consultations faites dans les sanctuaires.
• L’hymne explique la place accordée aux Lévites par leur zèle pour le Seigneur : lire Ex 32, 25-29 ; Nb 25, 7ss ; cf. aussi le renvoi marginal à Mt 12, 46-50.
• Le v. 10 mentionne les autres prérogatives des Lévites : enseigner les coutumes et la Loi ainsi que le service de l’autel (encens et holocauste).
• Remarquer que le service de l’autel vient en finale (après les oracles et l’enseignement de la loi de Dieu).

2) 2 R 23, 4 – 14 : Le sacerdoce lévitique

Aux origines, les prêtres étaient les hommes d’un sanctuaire où l’on peut venir consulter le Seigneur et offrir des sacrifices. La réforme entreprise par Josias (2 R 22-23) va modifier profondément cette situation et donner au clergé du Temple une place privilégiée.

1) Parcourir 2 R 22-23 et repérer quels sont les événements qui ont marqué le règne de Josias.
2) Travailler plus particulièrement sur 2 R 23, 8-10.
3) Quelles seront, pour les prêtres, les conséquences de la réforme de Josias ?

Question 1

• Il y a la découverte dans le Temple du livre de la Loi : 2 R 22, 8 et note BJ.
• Après la consultation auprès de la prophétesse Houlda (v.11), le roi renouvelle l’alliance avec le Seigneur (2 R 23, 1-3)
• Il décide d’entreprendre une réforme religieuse (2 R 23, 4ss) ; ce qu’il fait dans le Temple de Jérusalem (v. 4-7) et dans les environs (v. 10-14) ; dans les v. 8-9 où il est question de la réforme dans les villes de Juda.
• Dans les v. 15ss, la réforme est étendue aux sanctuaires du Royaume du nord.

Question 2

• Lire aussi la note BJ sur 2 R 23, 8 : il s’agit de la centralisation du culte à Jérusalem. Cf. le renvoi à Dt 12 : voir la note BJ sur Dt 12, 3 (titre).
• Noter ce que dit 2 R 23, 9 pour les prêtres sanctuaires en dehors de Jérusalem : lire aussi la note BJ sur ce verset.

Question 3

• Sur ce que prévoyait la réforme voulue par le Deutéronome, voir Dt 18, 1-8.
• Désormais le culte ne pourra plus être célébré en dehors de Jérusalem, mais les prêtres gardent leurs droits.
• Lire aussi la note sur Dt 18, 1 (titre), qui explique ce qui adviendra pour les prêtres des sanctuaires supprimés par la réforme ; voir spécialement la fin de cette note.
• La distinction entre prêtres et lévites, en deux classes bien séparées, apparaît clairement dans le texte de Nb 3, 1- 4 et 3, 5-9 (tradition sacerdotale).

3) Ez 44, 15 – 31 : Les prêtres, fils de Sadoq

Appartenant lui-même au clergé de Jérusalem, Ezéchiel est un témoin de la tradition sacerdotale. Dans sa Torah (Ez 40 – 48), il nous livre ses visions sur le Temple futur et sur ceux qui y ont le droit d’y remplir les fonctions sacerdotales.

1) Situer Ezéchiel : son temps, son livre.
2) Comment Ezéchiel parle-t-il ici des lévites et des prêtres ?
3) Selon notre texte quelles sont leurs fonctions ?

Question 1

• Sur Ezéchiel, voir l’introduction : il appartient au clergé de Jérusalem emmené en exil lors de la première déportation (2 R 24, 10ss ; Ez 1, 1-2).
• Son ministère se déroule entre les années 593 et 571 (cf. la note BJ sur Ez 2, 3) : il couvre donc le temps de la destruction de Jérusalem et du Temple (597) et de la première partie de la déportation qui suivit.
• Sur Ez 40-48 : voir la note de BJ (ou TOB) sur 40, 1.
• Après la présentation du Temple futur (Ez 40 – 43), il parle de ceux qui y ont accès (Ez 44) ; cf. la note BJ sur Ez 44, 6.

Question 2

• Pour les lévites : Ez 44, 10-14 et la note BJ sur v. 10. Cf. aussi la note TOB.
• Pour Ezéchiel, les lévites remplacent désormais les étrangers qui travaillaient dans le Temple (Ez 44, 7 et notes BJ et TOB).
• Pour les prêtres, lire la note TOB sur Ez 44, 15.
• Ezéchiel parle de leur fidélité au Seigneur (44, 15), qui leur vaut de pouvoir s’approcher de l’autel (v. 15-16) ; il parle ensuite de leurs droits sur les offrandes (v. 29-30).
• Il mentionne leur habillement (v. 17-18 ; sur l’interdiction de la laine, cf. note TOB sur v. 18) ; sur le v. 19, voir notes BJ et TOB.
• Ezéchiel parle aussi des restrictions concernant leur mariage (v. 22) et les rites de deuil (v. 25-27).

Question 3

• Ezéchiel mentionne en premier le droit de s’approcher du Seigneur pour offrir les sacrifices (v. 15-16).
• Au v. 23, il parle de leur enseignement du pur et de l’impur (du sacré et du profane).
• Ils ont également la charge de juges : v. 24.
• Dans les v. 28 et 29-30, il est question de leur patrimoine et des droits qui en découlent.

4) Lv 16, 1 – 34 : Le Jour du Grand Pardon

La fête des Expiations tenait une place particulière dans la liturgie juive du Second Temple. Aujourd’hui, même en l’absence du Temple, cette fête marque la piété juive.

1) Situer ce texte du Lévitique : de quoi parle-t-il ? Proposer une division.
2) Relever tout ce que le texte nous dit concernant le rite du « bouc pour Azazel » ?
3) Qu’est-ce qui vous paraît le plus significatif dans les autres rites mentionnés lors de la fête des Expiations ?

Question 1

• Lire les notes de BJ et TOB sur Lv 16, 1 (titre).
• Notre texte fait partie de Lv 11-16 ; voir la note BJ sur Lv 11, 1 (titre).
• Lv 16 combine deux cérémonies : un rite de purification conforme aux idées du Lv et un rite archaïque du « bouc pour Azazel » dans les v. 8-10 et 20-22. 26.
• Pour la division de ce chapitre : après le rappel de Lv 10, 1, nous avons dans les v. 3-10 comme un résumé de ce qui va suivre. Puis les v. 11-19 décrivent les rites d’expiation ; ensuite les v. 20-22 parlent du « bouc pour Azazel » et les v. 23-25 de l’holocauste.
• Suivent quelques rubriques (v. 26-28) ; enfin les v. 29-34 soulignent l’importance de cette célébration.

Question 2

• Lire à la suite les v. 8-10. 20-22 et 26.
• Le texte nous parle de deux boucs, du choix qui est fait (v. 10) : un sera offert au Seigneur en sacrifice pour le péché, et l’autre « pour Azazel » sera envoyé au désert (v. 22). Lire les notes BJ et TOB sur ce v. 22 : ce n’est pas un sacrifice expiatoire, l’animal n’est pas sacrifié, mais par la confession des péchés faite par le grand-prêtre et le rite de l’imposition des (deux) mains (v. 21), il emporte les péchés dans une terre aride (v. 22).

Question 3

• Il y a deux sacrifices expiatoires, pour les péchés du grand-prêtre (v. 11), puis pour ceux du peuple (v. 15).
• Le sang des sacrifices est porté dans le Saint des Saints, au-delà du rideau (v. 14-15) et le grand-prêtre fait une aspersion sur le propitiatoire.
• Noter les précautions à prendre (v. 12-13 et les notes BJ et TOB) ; cf. aussi Ex 33, 20, cité en marge dans BJ.
• Le grand-prêtre fait ensuite un même rite de sang sur le sanctuaire et la tente de la Rencontre (v. 16), puis sur l’autel (v. 18).
• Pour ces sacrifices, comparer avec Lv 4, 3-12 et 13-21. Mais seulement le Jour des Expiations, le grand-prêtre fait ce rite dans le Saint des Saints, ce qui donne au sacrifice de Lv 16 pour le pardon des péchés un caractère tout à fait particulier.
• Enfin dans Lv 16, 24-25, le grand-prêtre offre un holocauste (cf. Lv 1, 1 et note BJ).

5) Si 50, 1 – 21 : Le Grand-Prêtre Simon

Après avoir fait mention des grandes figures qui ont marqué l’histoire de son peuple, Ben Sirach, le sage, nous parle du grand-prêtre Simon. Il nous le présente dans l’exercice de la plus haute de ses fonctions : au Jour du Grand Pardon.
1) Que savez-vous du Siracide et des événements qui ont marqué son époque ?
2) Situer notre texte dans le livre : quelle est la place de notre texte ?
3) Quelle image du grand-prêtre Simon l’auteur nous donne-t-il dans les v. 5-21 ? Qu’est-ce qui vous paraît le plus significatif ?

Question 1
• Le Siracide fait partie des livres sapientiaux ; écrit en hébreu, vers 190, il nous est conservé en grec dans la traduction (en 132) du petit-fils de l’auteur. Ce livre fait partie des deutéro-canoniques. Cf. le Prologue du traducteur et l’introduction à Si.
• Sur la situation de la Palestine à cette époque (cf. introduction au Si) : quand l’auteur écrit, les Juifs sont alors dans l’empire grec ; ils viennent de passer sous le contrôle des Séleucides (en 200) et Antiochus III a encore une politique libérale. Mais la situation change avec Antiochus IV (175-163) et elle suscitera la révolte des Maccabées (167-164).

Question 2

• Le livre comprend deux parties : des sentences (comme les autres livres de sagesse) dans Si 1 – 42, 14 ; la deuxième partie (42, 15 – 50, 30) est consacrée à la gloire de Dieu, dans la nature (442, 15 – 43, 33) puis dans l’histoire (44, 1 – 50, 21). Le livre se conclut par quelques réflexions et une hymne (50, 22 – 51, 30)
• La présentation du grand-prêtre Simon est le sommet du rappel de l’histoire.
• L’auteur nous présente le grand-prêtre : il rappelle ce qu’il a fait pour son peuple (v. 1-2 et les notes sur ces versets), puis il le décrit dans ses fonctions au Jour du Grand Pardon (v. 5ss).

Question 3

• Le v. 5 nous le montre au moment où il sort « de derrière le voile » (v. 5 et note BJ) ; lire aussi Lv 16, 13.
• Sur le v. 11, cf. Lv 16, 23-24 ; pour les vêtements que le grand-prêtre porte dans l’exercice de ses fonctions, cf. Ex 28 (lire la note BJ sur Ex 28, 6).
• Les v. 13-15 nous le montrent entouré du clergé et accomplissant les rites prévus en Lv 16, 24b-25) cf. aussi la note sur Si 50, 15.
• Noter la participation de musiciens (v. 16 ; cf. Nb 10, 2-10), des chantres (v. 8) et de tout le peuple (v. 17.19.21).
• La cérémonie se termine par la bénédiction solennelle (cf. Nb 6, 23-27) avec la prononciation sur le peuple du Nom du Seigneur (v. 20 et note BJ).

6) Is 61, 1- 6 : « Vous serez appelés prêtres du Seigneur. »

Au retour de l’exil, beaucoup de Juifs étaient déçus de ne pas voir se réaliser immédiatement les belles promesses du prophète qui s’exprime en Is 40-55. Mais d’autres voix s’élèvent pour encourager le peuple : le Seigneur est fidèle ; il réalisera tout ce qu’il a promis.

1) Situer notre passage dans le livre d’Isaïe ; diviser ce texte.
2) Travailler plus particulièrement sur les v. 4-9.
3) Pour notre thème, comparer Is 61, 5-6 avec Is 56, 6-8.

Question 1

• La note de BJ sur 61, 1 (titre) nous renvoie Is 60 et Is 62 : lire les notes de BJ sur le titre de ces deux chapitres.
• Is 56 – 66 forme la troisième grande partie du livre d’Isaïe ; à la suite du prophète de l’Exil, le Deutéro-Isaïe (Is 40-55), d’autres voix (des disciples ?) prennent le relais.
• Cette troisième partie contient des textes assez différents, mais on reconnaît une certaine unité à Is 60-62.
• Sur les différentes parties de notre texte, voir les notes BJ ou TOB sur Is 61 (titre).

Question 2

• Après l’annonce de la bonne nouvelle aux « pauvres », aux « affligés de Sion », le prophète décrit ce que le Seigneur va faire pour eux.
• Dans le v. 4, il s’agit de la restauration attendue de Jérusalem et des villes de Juda : cf. Is 58, 12 (cité en marge dans BJ).
• Dans les v. 5-7, le prophète s’adresse directement à ceux qui sont revenus (vous, vos) et il compare leur situation avec celle des nations (v. 5 et 6b). Comparer avec Is 60, 10 ; cf. aussi Is 65, 20-21.
• Déchargés de leurs tâches matérielles, les Juifs pourront désormais se consacrer entièrement au culte du Seigneur : v. 6.
• En marge du v. 7, la TOB nous donne Jb 42, 10 : quel lien faites-vous avec notre texte ?
• Dans les v. 8-9, c’est le Seigneur qui parle ; relever ce qui vous paraît le plus significatif dans ce qu’il dit.

Question 3

• Dans notre texte, le prophète souligne la place d’Israël parmi les nations.
• La BJ et la TOB nous donnent en marge Ex 19, 6 : lire ce texte.
• En Is 56, 6-8, nous trouvons une vision différente, plus ouverte sur les autres peuples : lire la note TOB sur le v. 6.
• En BJ, lire les notes sur Is 56, 1 (titre) et sur Is 56, 7.

7) 1 Co, 11, 23-27 et Mt 26, 26-29 : Le sang de l’alliance

Sans développer encore le thème du sacerdoce du Christ, comme le fera la Lettre aux Hébreux, plusieurs textes du NT préparent une réflexion dans ce sens, C’est ce que nous trouvons par exemple dans les récits de l’institution eucharistique.

1) Comparer les deux textes et relever ce qui est semblable dans les deux.
2) Chercher ce qui est particulier au texte de Mt et expliquer.
3) Faire la même démarche à partir du texte de s. Paul.
4) Quels liens voyez-vous entre ces deux textes et le sacerdoce de Jésus ?

Question 1

• Les deux textes font référence au dernier repas de Jésus avec ses disciples et à l’institution de l’Eucharistie. Nous disposons de 4 récits provenant de 2 traditions (Mc et Mt ; 1 Co et Lc. Le cadre du repas est simplement évoqué par Paul (1 Co 11, 23) alors qu’il est bien précisé en Mt : Mt 26, 1. 17. 20. 27.
• Les deux textes retiennent les deux gestes de Jésus sur le pain et sur la coupe ainsi que les paroles qui accompagnent ces gestes.
• La parole prononcée sur le pain est presque identique chez Mt et dans 1 Co ; par contre, la parole sur la coupe, faisant référence à l’alliance, comporte des différences.

Question 2

• Le récit de Mt est très symétrique : bénédiction du pain, prenez et mangez, + la parole; bénédiction sur la coupe, buvez + la parole. Noter les termes différents pour la bénédiction : bénir (eulogie) et rendre grâce (eucharistie) ; cf. la note BJ sur v. 27.
• Par la parole sur la coupe, Mt nous renvoie à l’alliance conclue au Sinaï en Ex 24, 8.
• Le récit de Mt fait aussi référence à Is 52-53 : pour beaucoup /pour la multitude et en rémission des péchés (cf. note sur v. 28).

Question 3

• Noter l’ancienneté du texte de Paul : il est écrit en 55/56 ; il rappelle ici ce qu’il a transmis (50-52) et qu’il avait lui-même reçu (v. 23 et note BJ et TOB.
• Chez Paul, la mort de Jésus est présentée comme un don du Père (la nuit où il était livré : cf. Rm 8, 32) ; d’autre part, Paul garde le souvenir de la séparation des deux gestes : après le repas… (v. 25)
• Par la parole sur la coupe, le texte de Paul nous renvoie à Jr 31, 31-34 : Jésus accomplit la promesse faite autrefois par le Seigneur. Sur ce texte de Jérémie, lire la note BJ sur le titre.

Question 4

• Les formules de Mt et de Paul présentent la mort de Jésus, annoncée à la Cène, comme un sacrifice d’alliance ; elles témoignent de la signification que les chrétiens donnaient dès l’origine à ce repas.
• Cette alliance, dont l’Eucharistie est le sacrement, contient le pardon des péchés.
• He 8, 6-13 (cité dans BJ en marge de 1 Co 11, 25) prolongera cette réflexion sur la nouvelle alliance.

8) Jn 2, 13 – 22 : « Il parlait du sanctuaire de son corps. »
L’épisode de la purification du Temple par Jésus se lit dans les quatre Evangiles, mais Jean veut lui donner une place et une importance particulières dans son récit.

1) Situer ce texte dans l’Evangile de Jn et le comparer avec les Synoptiques.
2) Qu’est-ce qui est ici plus particulier à Jn dans cet épisode des vendeurs chassés du
Temple ?
3) Sur quoi insiste l’Evangéliste dans les v. 17-22 ?
4) Pourquoi peut-on rapprocher ce texte de Jn de notre thème ?

Question 1

• Dans les trois Synoptiques, la purification du Temple est située au terme du ministère de Jésus, et elle devient une des causes directes de son arrestation.
• Jn le place au début de son Evangile, juste après le commencement des signes (cf. 2, 11) ; il souligne le lien avec la Pâque des Juifs (v. 13 et 23).
• Le texte de Jn réunit 3 épisodes : l’expulsion des vendeurs (v. 13-16) ; la question sur l’autorité de Jésus (v. 18) que les Synoptiques placent un peu plus loin ; enfin la parole sur le Temple (v. 19) que les Synoptiques rapportent dans le procès.

Question 2

• Jn – comme Lc – ne parle que des vendeurs ; Mc et Mt mentionnent aussi ceux qui achetaient dans le Temple. Mais Jn est seul à faire mention des bœufs et des brebis. (v. 14 et note TOB)
• Chez les Synoptiques Jésus cite Is 56, 7 et Jr 7, 11 ; chez Jn, il parle de la maison de son Père, et les disciples y verront une référence au Ps 69, 10.

Question 3

• La discussion avec les Juifs (v. 18-20) est placée entre deux réflexions des disciples (v. 17 et v. 21-22) ; au v. 17, ils font le lien avec le Ps 69, 10 ; dans les v. 21-22 ils voient dans les paroles de Jésus une annonce de sa résurrection.
• Dans la parole sur le Temple, seul Jn a « Détruisez ce Temple… » opposant ainsi ce que le Juifs feront à Jésus et qu’il fera lui-même. Sur la résurrection attribuée à Jésus, cf. Jn 10, 17-18 et les notes TOB.
• Jn insiste particulièrement sur l’interprétation de la parole de Jésus (v. 20-22) ; pour les Juifs, il s’agit du Temple rebâti et embelli par Hérode (cf. notes BJ/TOB sur v. 20) alors que Jésus parle de son corps et de sa résurrection (cf. notes BJ/TOB sur v. 19).

Question 4

• Par son geste sur le Temple, Jésus annonce la fin du culte ancien pourtant fondé sur la Loi de Moïse.
• Désormais le Corps de Jésus prend la place du Temple ; c’est dans/par le Corps glorifié de Jésus que se fait la rencontre avec Dieu, vers laquelle tendait tout le culte ancien, comme le montrera la Lettre aux Hébreux.

9) He 1, 5 – 2, 18 : « Le sanctificateur et les sanctifiés ont la même origine »

Dans le NT, seul l’auteur de la Lettre aux Hébreux donne à Jésus le titre de prêtre et parle du sacerdoce chrétien. Mais pour le faire, il doit reprendre toute la réflexion sur le rôle du sacerdoce dans les rapports des hommes avec Dieu.

1) Que savez-vous sur la Lettre aux Hébreux ? Situer notre passage et en proposer une division.
2) Travailler sur He 1, 5-14 : à quels textes AT l’auteur de la Lettre fait-il ici appel ? Que peut-on en déduire ?
3) Relever les citations de He 2, 5-18. Chercher à suivre la pensée de l’auteur.

Question 1

• He n’est pas une lettre ; c’est plutôt un exposé, un sermon, des « paroles d’exhortation » (cf. He 13, 22 et note TOB).
• L’auteur nous offre sa réflexion sur le sacerdoce chrétien comparé au sacerdoce lévitique.
• Ce texte a probablement été écrit avant la destruction du Temple de Jérusalem (en 70) qui a marqué la fin du culte juif.
• Pour la division, comparer vos Bibles et les sous-titres de notre texte ; on peut voir deux parties, (reliées par une exhortation à écouter le message : 2, 1-4) : 1, 5-14 : Jésus, Fils de Dieu, supérieur aux anges et 2, 5-18 : Frère des hommes.

Question 2

• Deux premières citations Ps 2, 7 et 2 S 7, 14, cf. notes TOB ; en BJ voir la note sur 2, 7, 14 +.
• Pour la signification du v. 6a : lire note TOB et BJ ; les citations des v. 6b et 7 situent les anges par rapport au Fils.
• Les v. 8-12 appliquent au Fils plusieurs citations tirées du Ps 45, 7-8 (cf. note BJ sur v. 9) et du Ps 102, 26-28 (cf. note TOB).
• Enfin l’auteur cite au v. 13 le Ps 110, 1, un Ps qu’il reprendra plusieurs fois dans la suite : cf. la note TOB sur v. 13. Lire aussi les notes BJ et TOB sur v. 14.

Question 3

• D’abord la citation du Ps 8, 5-6.7b qui exalte la vocation de l’homme dans la création.
• Ensuite dans les v. 12-13 les citations de Ps 22, 23 ; de 2 S 22, 3 (LXX) et de Is 8, 18 : lire les notes TOB sur les v. 12-13.
• Commentant le Ps 8, l’auteur montre la vocation de l’homme réalisé dans le Christ (v. 8b-9).
• Au v. 10, nous trouvons « rendre parfait » ou « mener à l’accomplissement » : lire la note TOB sur ce mot qui reviendra plusieurs fois dans la Lettre.
• Les v. 10-11 soulignent la solidarité du Christ avec les hommes (cf. notes BJ et TOB sur v. 11).
• Les v. 14-18 relient les conclusions de ce qui précède (v. 14-16) avec l’annonce de ce qui va suivre (v. 17-18).

10) He 3, 1 – 5, 10 : Un grand-prêtre digne de confiance et miséricordieux

En introduisant le thème du sacerdoce du Christ en He 2, 17, l’auteur donnait au grand-prêtre deux qualificatifs : miséricordieux et digne de confiance. C’est ce qu’il va développer dans notre texte.

1) Comment peut-on diviser ce (long) texte ? A quels personnages et à quels épisodes de l’AT l’auteur fait-il ici référence ?
2) He 3, 1-6 compare Jésus avec Moïse : quelle ressemblance l’auteur met-il en lumière ?
3) A quels épisodes du désert l’auteur fait-il référence en He 3, 7 – 4, 14 ? Pourquoi en parle-t-il ici ?
4) Pour comparer le sacerdoce lévitique à celui du Christ (He 4, 14 – 5, 10) sur quoi l’auteur insiste-t-il ?

Question 1

• Comparer les divisions données dans vos Bibles : BJ donne 3, 1-6 ; 3, 7 – 4,13 ; 4, 14 – 5, 10 ; La TOB divise encore 4, 14-16 et 5, 1-10. Comparer aussi les sous-titres.
• Dans 3, 1-6 on trouve un parallèle entre Moïse et Jésus ; dans 5, 1-10 il y a un autre parallèle entre Jésus et Aaron. L’auteur explique ainsi ce qu’il disait en He 2, 17 : Jésus accrédité auprès de Dieu (cf. 3, 1-6) et miséricordieux (5, 1) ; cf. la note BJ sur 3, 1. Entre ces deux parties, l’auteur fait un long développement sur l’expérience du désert à la lumière du Ps 95.

Question 2

• Sur la traduction de TOB « accrédité » au lieu de « fidèle » (BJ), lire la note TOB sur 3, 2. Jésus est dit « digne de foi » comme autrefois Moïse (cf. Nb 12, 7).
• Mais Moïse était accrédité par Dieu dans toute sa maison comme serviteur (v. 2 et 5) alors que le Christ l’est comme Fils sur sa maison (v. 5).

Question 3

• Lire la note BJ sur 4, 1. Dans le texte hébreu, les mots Mériba et Massa nous renvoyaient à Ex 17, 7. Mais la LXX (que notre auteur utilise) traduisait « querelle » et « tentation », ce qui permet à He de les appliquer à toute l’expérience du désert et tout particulièrement à ce qui est rapporté en Nb : le refus du peuple d’entrer dans la Terre (14, 1-4) et la punition qui s’ensuivit pour toute cette génération condamnée à mourir au désert (14, 20-23). D’où l’interpellation de He 3, 12-15 (cf. note TOB sur v. 13) développée en He 4, 1-11 ; voir les notes TOB sur 4, 2 ; 4, 4 ; 4, 8.
• Sur He 4, 12-13, lire les notes de BJ et TOB.

Question 4

• Pour la signification de He 4, 14-16, lire les notes TOB sur les v. 14 et 15.
• Sur le rôle du sacerdoce, voir la note TOB sur He 5, 1 ; cf. aussi en BJ : notes sur 5,1 et 7.
• L’auteur reprend ici les Ps 2 et 110 : deux psaumes messianiques (voir la note BJ sur le titre du Ps 2). Ici l’auteur insiste particulièrement sur Ps 110, 4 (cf. les notes de TOB sur He 5, 6 et 5, 10) préparant ainsi la suite de son exposé.

11) He 7, 1 – 28 : Prêtre selon l’ordre de Melchisédech

A partir de He 5, 11 nous entrons dans la partie centrale du sermon (cf. le v. 11). Cette partie commence par une longue exhortation (5, 11 – 6, 20), puis l’auteur développe le sommet de sa pensée en trois étapes : 7, 1-28 ; 8, 1 – 9, 28 ; 10, 1-18. Il conclut par une exhortation en 10, 19-39. Pour notre thème, nous ne prendrons que les trois étapes mentionnées ci-dessus. Et d’abord la première qui parle d’un sacerdoce nouveau.

1) Qu’est-ce que la Bible nous apprend concernant Melchisédech ?
2) Comparer He 7, 1-14 avec Gn 14, 17-20 : qu’est-ce que l’auteur retient-il du texte de Gn 14 ? Qu’en tire-t-il ?
3) Que nous apportent en plus les v. 17-28 sur le sacerdoce du Christ ?

Question 1

• Ce personnage n’apparaît que dans deux passages de l’AT : Gn 14, 17-20 et Ps 110, 4.
• Voir les notes BJ et TOB sur Gn 14 (titre); en TOB voir encore note sur v.1.
• L’épisode de Melchisédech est inséré dans le récit de la campagne menée par Abraham pour délivrer Lot.
• Sur Melchisédech, lire les notes BJ et TOB sur Gn 14, 18 ; noter ce qui est dit sur l’interprétation dans la tradition juive, puis chrétienne de cet épisode.
• Le Ps 110 fait partie des « psaumes royaux », des psaumes qui veulent glorifier le roi à l’occasion de différents événements (cf. TOB, Introduction aux Psaumes).
• Comme le dit la note TOB sur Ps 110, 1, ce verset et le psaume ont été appliqués au Messie, puis à Jésus comme Roi et Prêtre. Cf. aussi la note BJ sur Ps 110 (titre).
• L’auteur de He a déjà cité le v. 1 de ce psaume en He 1, 13 et le v. 4 en He 5, 6. 10. 20.

Question 2

• Relever ce qui est dit sur le personnage : ainsi sur le nom (roi de justice et roi de paix) ; remarquer aussi comment le v. 3 ‘construit’ à partir du silence du texte de Gn 14.
• Abraham lui a donné la dîme de tout (v. 2 et 4) et il a reçu sa bénédiction (v. 1 et 6-7).
• L’attitude d’Abraham à l’égard de Melchisédech concerne aussi Lévi (v. 9-10) et ses fils (v. 5).
• Les v. 11-12 tirent la conclusion : le sacerdoce lévitique n’a pas conduit à l’accomplissement (cf. la note TOB sur le v. 11 ; également celle de BJ sur v. 11 – titre) ; il faut donc un autre prêtre dans la ligne de Melchisédech.

Question 3

• Il est prêtre pour l’éternité (v. 17), comme le disait le Ps 110, 4 ; ceci est encore développé dans les v. 23-25.
• C’est le sacerdoce pour lequel le Seigneur s’est engagé par serment (v. 20. 21. 28) ; cf. les notes TOB sur les v. 23 et 25.
• C’est surtout un sacerdoce bien différent du sacerdoce lévitique (v. 26-27) : le Christ a offert une offrande unique et personnelle. Ce point sera repris dans la suite.

12) He 8, 1 – 9, 28 : « le point capital de notre exposé »

Comment le Christ est-il devenu le Grand-prêtre agréé par Dieu en notre faveur ? Comment son offrande dépasse-t-elle et accomplit-elle le culte ancien prévu par la Loi ? C’est ce que l’auteur de la Lettre veut nous exposer.

1) Comment peut-on diviser ce long développement ? Comparer vos Bibles.
2) Etudier He 8, 1 – 9, 10 : quels sont les points les plus importants ?
3) Comment l’auteur souligne-t-il la supériorité du culte chrétien en He 9, 11-28 ?

Question 1

• Après l’introduction (v. 1-2) qui souligne l’importance de ces deux chapitres (le point capital), l’auteur va nous parler du culte juif (He 8, 3 – 9, 10), puis de la nouveauté apportée par le Christ (9, 11-28).
• Pour cette division, cf. la note sur v. 4 ; voir aussi l’articulation entre He 9, 10 (…ce ne sont que rites humains jusqu’au temps du relèvement) et 9, 11 (Mais le Christ est survenu…).
• La première partie comprend plusieurs développements : l’annonce d’une alliance nouvelle (8, 6-13) ; ce qui concerne la Tente (description et rites) dans He 9, 1-10.
• Dans la deuxième partie, l’auteur nous parle du Christ grand-prêtre des biens à venir (9, 11-28 ; cf. les notes BJ et TOB sur 9, 11).

Question 2

• Dans He 8, 3-5 il est question de la Tente, – le sanctuaire du désert selon Ex 26 ; 36, 8-19 – et non le Temple construit par Salomon. Le texte biblique soulignait qu’elle avait été réalisée selon le modèle montré à Moïse par le Seigneur (Ex 25, 9. 40) ; notre auteur insiste sur le fait qu’elle n’était qu’une copie (v. 5).
• Puis à partir de Jr 31, 31-34 où Dieu annonçait une alliance nouvelle, l’auteur tire la conclusion (v. 13) : ce culte est appelé à disparaître.
• En He 9, 1-10, il décrit la Tente (cf. notes TOB et BJ sur 9, 2-3) et le culte qui s’y déroulait au jour du Grand Pardon (v.7) décrit en Lv 16, 2-29. Dans les v. 8-10, il tire une conclusion négative de ce culte ancien : lire les notes BJ et TOB sur ces versets.

Question 3

• Noter les formules : une tente plus grande et plus parfaite (v. 11 et 24), par son propre sang (v. 12 et cf. v. 26), il est entré une fois pour toutes (v. 12 et 25).
• Sur la signification de la tente parfaite, pas faite de main d’homme, lire la note TOB sur v. 11. Désormais c’est le Corps ressuscité du Christ qui est le Temple : Jn 2, 19-21.
• Pour comprendre les v. 15-17, lire les notes BJ et TOB sur v. 15 qui explique la double traduction possible du mot grec diathèkè.
• Au v. 20 l’auteur rappelle l’alliance du Sinaï : le projet de Dieu n’est pas abandonné mais accompli par Dieu dans le Christ qui est entré maintenant pour nous devant la face de Dieu (v. 24).
• Ainsi se réalise la promesse faite en Jr 31 grâce au sacrifice, à l’obéissance du Christ, par le pardon des péchés (v. 26 et 28).

13) He 10, 1 – 18 : « dans cette volonté nous avons été sanctifiés »
Prêtre selon l’ordre de Melchisédech (cf. He 8, 1-28), le Christ a offert un sacrifice unique d’un genre nouveau (He 8 – 9), et par là il est devenu cause de salut éternel pour tous ceux qui croient en lui.

1) Relever dans notre passage les expressions qui marquent l’opposition.
2) Comment l’auteur de la Lettre prolonge-t-il le message du Ps 40 qu’il cite ici ?
3) L’auteur reprend dans les v. 15-18 la promesse de Jr 31, 31-34 : sur quoi veut-il insister ?

Question 1

• L’auteur oppose l’impuissance de la loi, le régime sacerdotal de l’AT, (cf. v. 9b) à l’accomplissement réalisé par le Christ (v. 14 ; cf. marge BJ : He 11, 40 et la note).
• Lire les notes TOB et BJ sur le v. 4.
• L’auteur mentionne les sacrifices (v. 1 et 11), les offrandes (v. 8), toujours les mêmes (v. 1 et 11), chaque année (v. 1), chaque jour, fréquemment (v. 11) du culte juif en contraste avec l’offrande du corps du Christ, une fois pour toutes (v. 10), sacrifice unique, offrande unique (v. 12 et 14).
• Noter encore l’opposition entre le sang des béliers et des taureaux et l’obéissance du Christ (v. 7. 9. 10).
• Noter encore : « un prêtre debout chaque jour… » (v. 11) et « lui assis pour toujours à la droite de Dieu » (v. 12).

Question 2

• Lire le passage du Ps 40 dans votre Bible ; lire aussi la note BJ sur Ps 40, 7.
• Le psalmiste présentait l’obéissance à la parole de Dieu (cf. Is 50, 5 et note BJ) comme supérieure aux sacrifices du culte (cf. la note BJ sur le v. 9 du Ps) ; la traduction grecque des LXX (tu m’as formé un corps) permet à notre auteur de voir dans ce passage une annonce de l’Incarnation (cf. la note TOB sur He 10, 5).
• Sur la volonté du Christ obéissant, voir les références données en marge dans BJ : Jn 6, 38 ; 10, 16s ; Mt 26, 39 et 42p.

Question 3

• Dans le culte juif, une consécration spéciale permettait au grand-prêtre d’entrer dans le Saint des Saints, mais cette consécration ne concernait que lui seul (cf. Lv 16, 17) et uniquement pour le jour du Pardon (Lv 16).
• Au contraire, le Christ est assis pour toujours à la droite de Dieu (v. 12) et il a mené pour toujours à l’accomplissement : il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il a sanctifiés (v. 14).
• Ainsi est pleinement réalisée la promesse que Dieu faisait par Jérémie (cf. Jr 31, 31).
• Dans l’offrande unique du Christ, le pardon de Dieu est donné (v. 17-18) ; cf. les notes TOB sur He 8, 10 et 12.
• Voir encore la note TOB sur He 10, 18.

14) 1 P 2, 4 – 10 : « … constituer une sainte communauté sacerdotale… »
Ce passage est regardé comme un des sommets doctrinaux de la Première Lettre de Pierre. Sa difficulté provient de la densité du texte et de l’accumulation des images et des références qui nous renvoient à l’AT.

1) Notre texte fait partie d’une première exhortation (1, 3 – 2, 10) : que contient cette exhortation ? Quelle est la place de notre passage ?
2) Travailler sur 1 P 2, 4-10 : comment ce passage est-il construit ? A quels textes de l’AT fait-il appel ?
3) Qu’est-ce que les versets 5 et 9-10 nous apprennent sur l’Eglise et sa mission ?

Question 1

• Sur les destinataires de cette Lettre, lire 1 P 1, 1-2 et les notes BJ et TOB.
• BJ et TOB divisent cette première exhortation en trois parties : 1, 13 – 21 ; 1, 22 – 2, 3 ; 2, 4 – 10. Comparer les titres donnés à ces sections dans vos Bibles ; échanger et, éventuellement, proposer d’autres titres pour ces sections.

Question 2

• Comparer les v. 4-5 avec les v. 6-9 et relever les mots qui reviennent dans les deux passages. En 2, 6. 9 l’auteur nous donne des citations scripturaires qui justifient ce qu’il disait dans les v. 4-5.
• Lire la note BJ sur le début du v. 4 ; voir tout particulièrement ce qui est dit sur les v. 4-5, dans la première partie de cette note. Ces v. 4-5 expriment d’une manière concentrée la pensée de l’auteur sur le Christ (v. 4) et sur l’Eglise et sa mission (v. 5).
• Le Christ est la Pierre Vivante, rejetée par les hommes et glorifiée par sa Résurrection ; ceux qui s’approchent de lui deviennent des pierres vivantes pour former avec lui le Temple nouveau (cf. Jn 2, 21 +).
• Les v. 6-8 donnent la preuve scripturaire du rôle du Christ : il est la pierre angulaire (cf. Is 28, 16 et note BJ) pour celui qui croit en lui, mais il devient pour les incrédules une pierre d’achoppement (Ps 118, 22 ; Is 8, 14s ; cf. v. 8 et les notes BJ et TOB.
• Dans les v. 9-10, trois textes de l’AT (Ex 19, 6 ; Is 43, 20-21 ; Os 1, 6-9) éclairent l’Eglise et sa mission.

Question 3

• Relever tout ce qui concerne la construction ; lire la fin de la note BJ (sur le début du v. 4) où sont cités d’autres textes du NT sur la même image (1Co 3, 16-17 ; 2 Co 6, 16 ; Ep 2, 20-22). Cf. aussi Jn 2, 21 et la note BJ.
• Noter l’expression sacerdoce saint (v. 5 et 9) ; voir les notes BJ et surtout celles de TOB sur le v.5 : les croyants forment ensemble une communauté sacerdotale pour devenir, comme autrefois Israël (Ex 19, 6 et Is 43, 21), les témoins de Dieu dans le monde et pour le monde (v. 9). Cf. Philon : « Ce que le prêtre est par rapport à la cité, la nation juive l’est par rapport à la terre entière. Elle exerce à vrai dire le sacerdoce, […] en tous lieux, elle fait ses prières, ses fêtes et ses offrandes à l’intention de l’ensemble du genre humain. »
• Le renvoi à Os dans le v. 10 (cf. Os 1, 6-9 ; 2, 3. 25) rappelle la gratuité de ce don de Dieu ; c’est la miséricorde de Dieu qui est la clé de toute l’histoire du salut.