L’EAU ET LA VIE

dossiers3 « L’eau est d’abord source et puissance de vie : sans elle, la terre n’est qu’un désert aride, pays de la faim et de la soif, où hommes et bêtes sont voués à la mort. Il y a pourtant aussi les eaux de la mort : l’inondation dévastatrice qui bouleverse la terre et engloutit les vivants. L’eau, enfin purifie les personnes et les choses des souillures contractées au cours des rencontres quotidiennes. Ainsi l’eau, tout à tour vivifiante ou redoutable, toujours purifiante, est intimement liée à la vie humaine et à l’histoire du peuple de l’Alliance. » (M.E. BOISMARD, dans VTB, art. eau)

Rien d’étonnant alors si dans la Bible, il est question de l’eau de la première page (Gn 1) à la dernière (Ap 22). L’eau dans la vie quotidienne de ce peuple qui vivait aux confins du désert ; l’eau aussi dans l’histoire de ce peuple avec son Dieu.
L’eau qui peut être le signe de la bénédiction de Dieu comme aussi l’image des forces qui le menacent dans son infidélité.

Le parcours proposé ici, à travers la Bible, ne peut aborder que quelques textes de ce thème si foisonnant. Bien d’autres pages bibliques mériteraient d’y figurer, mais il faut bien choisir si l’on veut se familiariser avec les différentes parties de l’Ancien et du Nouveau Testament.
– Dans l’Ancien Testament, on retrouvera l’eau liée à l’expérience fondatrice d’Israël, celle du Dieu de l’Exode, du Dieu qui délivre son peuple (étapes 1 et 5) et qui en prend soin jour après jour (étape 2).
– Mais l’eau est aussi celle qui purifie et guérit (étape 3). Bien plus, elle devient le symbole du Dieu qui fait vivre son peuple (étapes 4 et 6) et de la Loi qui l’instruit (étape 7).
– Dans le Nouveau Testament, les grandes eaux conservent leur aspect terrifiant (étape 8), mais avec Jésus, l’eau est surtout source de joie (étape 9), de guérison (étape 10) avant de devenir la révélation d’une vie nouvelle (étape 11), à laquelle l’Apocalypse donnera une dimension cosmique (étape 12).

Comme dans les dossiers précédents, les questions proposées ne sont nullement exclusives ; elles veulent être de simples pistes pour aider à lire ces textes et à s’en nourrir. Ceci vaut également et même davantage, pour ce qui est donné à l’intention des animateurs de groupes.

1.- Ex 13, 17 – 14, 31 : Le salut à travers la mer

Une expérience de salut à l’origine de la foi d’Israël : les eaux détruisent ceux qui sont opposés au dessein de Dieu, mais elles s’ouvrent pour laisser passer le peuple des sauvés.

1) Situer ce récit dans le livre de l’Exode : quelle place y tient le passage étudié ?
2) Lire Ex 14, 1-31 et travailler plus particulièrement sur Ex 14, 15-31.
3) Quel est l’apport de ce texte pour notre thème ?

Question 1

– Toute la première partie de l’Exode (Ex 11 – 15) est consacrée à la délivrance d’Egypte.
– Après avoir évoqué la situation du peuple en Egypte (Ex 1), nous avons la présentation de celui que Dieu a choisi pour sauver son peuple (Ex 2 – 6).
– Les chapitres 7 – 11 parlent surtout des obstacles pour cette libération (les plaies » d’Egypte présentées comme un duel entre le Seigneur et Pharaon).
– Ex 12, 1 – 13, 16 évoquent la Pâque qui prépare le récit de la sortie : Ex 13, 17 à 15, 21.
– Le passage étudié est une partie de ce récit de la sortie : cf. les titres donnés en BJ sur Ex 13, 17 ; 14, 1 ; 14, 5 ; 14, 15.

Question 2

– Lire la note BJ sur Ex 14, 15 (dans la dernière édition BJ, lire également celle donnée sur 13, 17) ; en TOB, voir note sur Ex 13, 17.
– Comment est présentée la situation du peuple en 14, 1-3 ? cf. aussi 14, 9.
– Qu’est-ce qui est dit du rôle de Moïse en Ex 14, 11-14 ?
– Qui agit en Ex 14, 15-31 ? Que fait le Seigneur ? Noter l’importance donnée à sa parole (v. 2-4 ; 15-18 ; 26). Pour « il endurcit le cœur de Pharaon », on pourrait traduire avec Cl. Wiener : il obscurcit l’intelligence. Remarquer aussi combien la gloire du Seigneur (v. 4. 17. 18) est centrale pour ce récit.
– Que fait Moïse ? Comment le salut est-il obtenu ? Quel est le résultat (v. 31) ?

Question 3

– Dans la situation évoquée (au v. 9 : Israël coincé entre la mer et la puissance des Egyptiens), le salut vient du côté où on l’attend le moins : à travers la mer !
– Sur ce que représente la mer dans la Bible, lire la note BJ sur Ap 21, 1.
– Dans les v. 16. 22. 29, le texte hébreu ne dit pas « à pied sec », mais « sur le sec », sur la terre séparée de l’eau ; comparer aussi notre récit avec Gn 1, 6-10 et Gn 7, 11 (et la note BJ) : la sortie d’Egypte se présente comme une nouvelle création. Comme lors du Déluge, les grandes eaux détruisent ceux qui s’opposent à Dieu (cf. Gn 7, 17-18).
– Sur l’allusion au baptême, voir la fin de la note BJ sur Ex 14, 15 et le renvoi à 1 Co 10, 1.

2.- Dt 8, 1 – 20 : L’eau de la roche la plus dure

Apprendre à reconnaître la fidélité du Seigneur et à recevoir de sa main tout ce qui nous est nécessaire pour la vie, telle est selon le Deutéronome l’expérience qu’Israël a pu faire autrefois au désert.

1) Qu’est-ce que le Deutéronome ? Comment se présente-t-il à nous ?
2) De quoi parle notre texte ? Sur quoi Moïse insiste-t-il dans ce passage ?
3) Comment ce texte met-il en valeur le don de l’eau ?

Question 1

– Le Deutéronome est le 5ème livre du Pentateuque ; le « 5ème livre de Moïse ».
– Il se présente comme un (trois) discours que Moïse adresse à tout le peuple au moment où celui-ci est sur le point d’entrer dans la Terre.
– Au terme des 40 années passées au désert, le peuple est maintenant arrivé dans les steppes de Moab, à l’est du Jourdain (Dt 1, 1-5 ; 4, 44-49 ; 28, 69).
– Moïse rappelle au peuple tout ce que le Seigneur a fait et il exhorte le peuple à répondre par la fidélité.
– Notre passage appartient au 2ème discours (Dt 4, 44 – 28, 68) qui enclave le Code deutéronomique qui sera donné en Dt 12 – 26 (Dt 12, 1 et la note BJ).

Question 2

– Sur ce 2ème discours de Moïse, voir la note BJ sur Dt 4, 44.
– Ce discours commence par le rappel de la théophanie de l’Horeb (Dt 5, 1-22) et le rôle particulier de Moïse (5, 23-31).
– Sur les chapitres 6-11, lire la note BJ sur Dt 5, 32 (titre).
– En Dt 8, l’auteur réfléchit sur l’expérience du désert et sa signification pour Israël, une expérience qu’il ne faut jamais oublier (8, 2. 11. 14.18).
– Relever tout ce que ce texte dit du désert (cf. la note sur Dt 8, 1) : sa durée, 40 ans d’épreuve (v. 2 et 16), d’éducation (v. 5-6) ; un temps où Israël a pu faire l’expérience de l’amour de Dieu, de sa fidélité (v. 3-4 ; 15-16).
– Le désert nous est présenté en contraste avec la Terre où le peuple va entrer : v. 7-10 ; cf. aussi Dt 11, 10-12 (cité en marge) ; un pays où Israël trouvera le bonheur s’il reste fidèle au Seigneur (v. 19).

Question 3

– Comme la manne (v. 3 et 16), le Seigneur a donné aussi au peuple l’eau nécessaire à sa vie pendant les 40 années du désert.
– Dt 8, 15 insiste sur ce don de l’eau : dans le désert redoutable, pays de la soif, pays sans eau, Dieu a fait jaillir pour son peuple l’eau de la roche la plus dure.
– Voir aussi les renvois à Ex 17, 1-7 et Nb 20, 1-13 + ; voir également les références marginales données en BJ sur Nb 20, 10-11.
– Notre texte parle également de l’abondance de l’eau que le peuple trouvera dans la Terre (v. 7) et de ses effets bénéfiques (v. 8-9a) ; cf. aussi Dt 11, 10-12 où il est fait comparaison entre la Terre et l’Egypte : dans la Terre, c’est le Seigneur qui arrose !

3.- 2 R 5, 1 – 19 : « Baigne-toi et tu seras purifié. »

La guérison de Naamân, le Syrien, est sans doute le miracle le plus connu du cycle d’Elisée. L’application qu’en fait Jésus à la synagogue de Nazareth nous invite à découvrir la richesse de ce récit.

1) Situer notre texte dans la Bible. Que savez-vous sur Elisée et sur le cycle des récits qui lui est consacré ?
2) De quoi nous parle ce chapitre ? Que nous apprend-il sur Dieu ? Comment nous est présenté Naamân ? Quel est son parcours ? Que vient faire ici Géhazi ?
3) Qu’est-ce qui guérit Naamân ? La Bible de Jérusalem nous donne en marge trois références au NT : quel éclairage ces textes nous donnent-ils ?

Question 1

– Avec les livres de Samuel, les deux livres des Rois nous conservent différentes traditions qui vont de l’origine de la monarchie à la ruine de Jérusalem et de Juda.
– Dans la Bible juive, cet ensemble appartient aux Prophètes antérieurs et il est marqué par de grandes figures prophétiques (spécialement Samuel ; Elie et Elisée ; Isaïe et Jérémie).
– Sur le cycle d’Elisée, lire la note TOB sur 2 R 4, 1 ; en BJ, on peut lire les notes sur 2 R 2, 1et 2, 19.
– Elisée tient une grande place dans les chapitres 2 – 8 de 2 R ; avec l’histoire de la Sunamite (2 R 4, 8-37 et 8, 1-8), le récit de Naamân est le plus développé.

Question 2

– Le récit de 2 R 5, 1-19 raconte la guérison d’un lépreux, Naamân, un Syrien, et sa conversion à la foi yahviste.
– Sur la lèpre dont il est question, voir en Lv 13, 1, les notes de BJ et TOB ; en TOB, on trouve aussi à cet endroit plusieurs références marginales dont celle de notre texte.
– Informé par la petite captive (v. 2-4), Naamân veut guérir et il prend les moyens humains pour cela : sa démarche auprès du roi, qui l’envoie chez le roi, et non chez le prophète ; les cadeaux pour accompagner sa demande (cf. en BJ la note sur 1 S 9, 8) ; il s’attend à une cérémonie de guérison (v. 11)
– Mais la guérison est obtenue d’une manière bien différente (v. 13-14).
– Guéri, Naamân fait un pas de plus : il reconnaît le Dieu d’Israël (v. 15 et la note) qu’il veut désormais adorer (v. 17).
– Comment comprendre la demande de Naaman (v. 18) et la réponse d’Elisée (v. 19) ?
– Les v. 20-27 du récit opposent le désintéressement d’Elisée et la droiture de Naamân, à la cupidité et aux mensonges de Géhazi, le serviteur du prophète.

Question 3

– L’eau du Jourdain ne vaut pas mieux que celle des fleuves de Damas (v. 12) ; c’est l’obéissance de Naamân – sur le conseil de ses serviteurs – qui obtient la guérison.
– La référence à Mt 3, 13-15p nous rappelle le baptême de Jésus ; voir la note sur Mt 3, 5.
– Lc 4, 27 (avec la flèche) nous signale la relecture que Jésus fait de notre texte : le païen Naamân a su reconnaître la Parole de Dieu dans celle d’un prophète.
– En Jn 9, 7, l’aveugle est guéri en se lavant sur l’ordre de Jésus, comme Naamân obéissant à Elisée.

4. – Jr 2, 1 – 19 : « …moi, la source d’eau vive. »

Comme bien d’autres prophètes, Jérémie doit dénoncer le péché de son peuple : Israël, qui avait choisi le Seigneur lors de l’alliance, s’est tourné vers d’autres dieux pour rechercher son bonheur et sa sécurité. Une telle attitude ne peut être que suicidaire.

1) Qui est Jérémie ? Que savons-nous de lui et des événements qui ont marqué son ministère ?
2) Comment pourrait-on diviser notre texte ? Qu’est-ce que le Seigneur a fait pour Israël ? Quelles sont les fautes que le prophète dénonce ici ?
3) Comment ce texte parle-t-il de l’eau ?

Question 1

– Jérémie est issu d’une famille sacerdotale d’Anatôt (Jr 1,1) ; il est appelé à être prophète alors qu’il est encore jeune (Jr 1, 6 et note TOB).
– Son ministère sous le règne de Josias et s’étend jusqu’à la destruction de Jérusalem et même un peu après. Il couvre donc les années les plus sombres du royaume de Juda (la mort de Josias, la 1ère prise de Jérusalem et la déportation qui l’accompagne (2 R 24), puis la 2ème (2 R 25).
– Sur Jérémie, voir encore l’introduction dans votre Bible.

Question 2

– Jr 2 parle de l’apostasie d’Israël (cf. note BJ sur 2, 1, titre). Ce chapitre contient sans doute des oracles différents sur ce même thème. Certains proposent de séparer les v. 2-3 + 14-19 (où Israël est interpellé en « tu ») et les v. 4-13 (avec « vous »).
– Voir aussi la division et les sous-titres donnés en TOB.
– Dans les v. 2-3, le Seigneur rappelle le temps du désert (cf. la note TOB sur v. 2 ; en BJ, voir celle donnée sur Os 2, 16-17, citée en marge) où à la fidélité du peuple répondait la protection et la bénédiction de son Dieu. Israël était la part choisie, les prémices (cf. note TOB sur v. 3 ; en BJ, le renvoi à Ex 19, 6 +, indiqué en marge).
– Les v. 14-19 évoquent les malheurs actuels du peuple et la question est posée : n’est-ce pas pour avoir abandonné le Seigneur ? (v. 17 ; cf. v. 19)
– Dans les v. 4-13, le Seigneur fait le procès de son peuple (cf. 2x : plaider : v. 9). Voir la note TOB sur le v. 4 (titre) ; en BJ, voir Mi 6, 1 et la note.
– Suivre le déroulement du procès : l’interrogation (v. 5), puis le rappel de ce que le Seigneur a fait (v. 6-7), des fautes des responsables du peuple (v.8). La mise en lumière de l’énormité de la faute (jamais vue ailleurs : v. 10 et notes BJ et TOB) est condensée dans l’image du v. 13.

Question 3

– Dans les v. 6-7 : l’opposition entre le désert aride (où Dieu a pourtant donné à son peuple ce qui lui était nécessaire) et la Terre : un pays de verger.
– Une source d’eau vive est un don de Dieu sans pareil dans ces pays : cf. en marge Jn 4, 1.
– Comparée à l’eau des citernes et encore… faut-il en trouver (citernes lézardées).
– Sur le recours aux fleuves d’Egypte ou d’Assyrie, voir les notes de BJ et TOB sur v. 18. Cf. encore en BJ le renvoi à Is 30, 1-3 (marge).

5. – Is 43, 1 – 7 et 16 – 21 : « Je vais faire une chose nouvelle… »

La foi en Dieu ne concerne pas seulement ce qu’il a fait dans le passé. Dieu est toujours vivant et il reste fidèle à l’engament qu’il a pris envers son peuple. C’est sur cette certitude que le prophète de l’exil peut annoncer à ses frères le retour de l’exil.

1) Que savons-nous sur ce prophète et sur les événements qui ont marqué son ministère ?
2) Qu’est-ce que les v. 1-7 nous apprennent au sujet du Seigneur ? Qu’est-ce qui est nouveau dans les v. 16-21 ?
3) Comment apparaît ici le thème de l’eau ?

Question 1

– Is 40-55 est l’œuvre d’un prophète anonyme, qui s’inscrit dans la tradition du prophète Isaïe, qui au 8ème siècle soulignait la grandeur et la sainteté du Seigneur.
– Avec les ch. 40-55, nous nous trouvons à la période de l’Exil : le roi et une partie du peuple sont déportés à Babylone, le Temple de Jérusalem est détruit, ainsi que la ville.
– Les oracles pourraient être placés entre le début des victoires de Cyrus (550) et son entrée à Babylone, où il promulgue l’Edit du retour (538).
– Le prophète annonce le pardon de Dieu (cf. Is 40, 1-2) et la fin de l’exil : le Seigneur va sauver son peuple, comme il l’avait fait autrefois (Is 40, 3 et la note BJ).

Question 2

– Relever tous les verbes dont le Seigneur est le sujet ; certains sont au présent, d’autres au passé, d’autres encore au futur.
– Expliquer les termes les plus importants : créer / modeler (cf. la note TOB sur Gn 1, 1) ; racheter (cf. la note BJ sur 41, 14 cité en marge) ; cf. encore l’expression : je serai avec toi.
– Remarquer aussi tout ce qui se rapporte à l’élection d’Israël (v. 1.3.4.6.7)
– Dans les v. 16-17 nous avons le rappel de l’Exode (cf. en marge de BJ : Ex 14, 21-29 et Is 40, 4 ainsi que la note sur ce verset).
– Dans les v. 19b-20, c’est l’annonce du retour de l’Exil.
– Remarquer la force de l’affirmation qui se trouve au centre de ce passage (v. 18-19a) : devant ce que Dieu va faire, Israël peut oublier ce qu’Il a fait dans le passé !

Question 3

– On trouve, au v. 2, les eaux (avec le feu) comme danger pour Israël ; cf. Ps 66, 12 et les références de BJ données en marge de verset.
– Au v. 16, il s’agit des eaux de la mer, dans lesquelles Dieu a fait un chemin pour son peuple, mais qui ont détruits les ennemis (v. 17)
– Au v. 20, il s’agit de l’eau que Dieu donnera sur le chemin du retour et qui rappelle les merveilles de l’Exode (cf. Ex 17, 1-7 ; voir aussi Is 35, 6-7 (lire la note sur 35, 1, titre)
– Dans le 2ème Is, on trouve encore d’autres passages sur l’eau : cf. par ex. 41, 17-18 et note BJ ; 44, 3-4 ; 48, 21 ; 55, 1.

6. – Ez 47, 1 – 12 : L’eau qui sort du Temple

Si les grandes eaux peuvent représenter un danger, l’eau est avant tout un symbole de vie. Ceux qui habitent des contrées à la limite du désert le savent bien. Pour Ezéchiel, l’eau est le symbole de la présence vivifiante du Seigneur au milieu de son peuple.

1) Qui est Ezéchiel ? Que savons-nous de son temps, de son message ?
2) Situer notre texte dans le livre d’Ez : que contient ce passage d’Ez ? Comment peut-on le diviser ?
3) Comment Ez parle-t-il ici de l’eau ? Qu’apporte-t-elle au peuple ?

Question 1

– Sur Ezéchiel, voir Ez 1, 1-3 ; cf. aussi les introductions de vos Bibles.
– Il fait sans doute partie du clergé du Temple de Jérusalem déporté en 598 (cf. 2 R 24, 14) ; il se trouve parmi les déportés à Babylone.
– Son ministère s’étend de 593/2 (la 5ème année de Joiakîn : Ez 1, 2) à 571 (le dernier oracle daté : Ez 29, 17).
– Les événements qui marquent sa vie : la prise de Jérusalem et la déportation en 598 ; la 2ème prise de Jérusalem en 587 avec la destruction de la ville et d Temple ainsi que la déportation qui suivit.
– Ezéchiel est surtout un visionnaire (cf. introduction) ; ses visions lui sont ensuite expliquées (Ez 40, 3 et la note BJ).

Question 2

– Note passage appartient à la « Torah d’Ezéchiel » : Ez 40 – 48 ; lire la note BJ sur Ez 40 (titre).
– Lire aussi la note TOB sur Ez 40, qui distingue Ez 40, 1 à 43, 12 et la suite de cet ensemble.
– On peut diviser notre passage en deux : la vision (v. 1-8) et l’explication donnée par l’ange (v. 9-12).
– Le prophète voit une eau qui sort du Temple, qui devient de plus en plus abondante ; cette eau descend vers la mer Morte qu’elle régénère (poissons) ; sur le sel (v. 11), cf. la note TOB.
– Les arbres qui ont poussé rapidement et en nombre (v. 7) sont d’une grande variété et ils produisent chaque mois, nourriture et remède (v. 12).

Question 3

– Sur l’eau liée au Temple et à la présence du Seigneur, voir déjà Is 43, 2.
– Cette eau, bien loin de se perdre dans l’aridité de la vallée de la Araba (v. 8) augmente, à mesure qu’elle parcourt la vallée (v. 3-5) ; elle redonne vie à la mer Morte où désormais les poissons seront aussi abondants que dans la Méditerranée (v. 10).
– L’eau sortie du Temple change le désert en Eden (v. 7 et 12).
– Sur les relectures AT de ce passage d’Ez, voir Jl 4, 18 ; Za 13, 1 et 14, 8 ainsi que les notes sur ces passages.

7. – Si 24, 23 – 34 : La sagesse comme une eau vivifiante

La Bible associe souvent l’eau et la vie : depuis la source qui jaillit dans le jardin du paradis jusqu’à celle de l’Apocalypse. Mais si l’homme ne vit pas seulement de pain, il ne vit pas, non plus, seulement d’eau : il a besoin de la sagesse donnée par le Seigneur.

1) Que savez-vous de l’Ecclésiastique ou Siracide : à quel milieu appartient-il ? A quelle époque a-t-il vécu ?
2) Situer notre passage dans Si 24. Que contiennent ces versets ? Sur quoi l’auteur veut-il insister ?
3) Comment nous parle-t-il de l’eau ?

Question 1

– Le Siracide appartient à la Bible grecque ; il est un des livres deutéro-canoniques de la Bible chrétienne.
– Ce livre a été composé en hébreu vers 10 avant J.-C. et traduit en grec vers 132, par le petit-fils de l’auteur : cf. prologue v. 7-12 et 27-30,
– Le Siracide fait partie des livres sapientiaux ; comme les autres livres de sagesse, il s’intéresse aux différents problèmes humains, qu’il aborde sans ordre précis.
– Cependant le chapitre 24, placé au cœur du livre, est tout entier consacré à un discours de la Sagesse : cf. la note BJ sur le titre.

Question 2

– Lire tout le chapitre 24 ; lire aussi la note BJ et TOB sur le titre de ce chapitre.
– Après une brève introduction (v. 1-2), la Sagesse prend la parole (v. 3-22) ; dans la suite, c’est le Siracide qui parle et dit ce qu’est pour lui la Sagesse (v. 23-29) ; il termine en nous partageant son expérience (v. 30-34).
– Cf. aussi la note de BJ sur 24, 23 (titre) et les références marginales de BJ.
– Dans le v. 23, il fait l’application du discours de la Sagesse à la LOI de Moïse, c’est-à-dire, pour lui, à toute la Révélation donnée par Dieu à Israël.
– Quels sont les fleuves dont parlent les v. 25-27 ? Où les trouve-t-on dans la Bible ? Cf. la note BJ sur v. 25. Noter ce que l’auteur dit à leur propos

Question 3

– Pour l’auteur, la LOI donnée à Israël (v. 23) peut être comparée aux quatre grands fleuves du Paradis (Gn 2, 10-14), qui arrosent toute la terre (Gn 2, 6), ainsi qu’au Nil et au Jourdain, qui sont liés, pour lui, à l’histoire de l’Exode.
– Dans les v. 25-27, noter les trois termes (sagesse, intelligence, discipline) et la mention des fruits, de la moisson, des vendanges : que veut-il exprimer par là ?
– Dans les v. 30-31, il parle de son désir de cette eau ; il se compare à un canal, issus d’un fleuve, pour arroser un jardin. Cf. la référence marginale à Is 58, 11.
– Mais cette eau lui apporte bien plus qu’il pensait (v. 31b) ; ayant lui-même accueilli cette eau, il peut en faire bénéficier d’autres (v. 32-34).
– Cette sagesse le fait vivre et il veut la transmettre aux générations futures.

8. – Mc 4, 35 – 41 et p : « Même le vent et la mer lui obéissent ! »

Le lac de Galilée tient une place importante dans les Evangiles. Ce lac parfois dangereux (cf. la note TOB sur Mc 4, 37) devient, pour les Evangélistes, le lieu de la révélation de Jésus et de sa puissance sur les forces du mal.

1) Dans quel cadre Mc rapporte-t-il ce miracle de Jésus ? Sur quoi Mc met-il l’accent ?
2) Compare le récit de Mc avec ceux de Lc et de Mt : expliquer les différences que vous pouvez noter.
3) Quel enseignement pour notre thème ?

Question 1

– Ce récit est rattaché à la journée des paraboles (cf. 4, 1 et 4, 35). Après avoir parlé des paraboles, (4, 2-34), l’Evangéliste raconte 4 miracles (4, 35 – 5, 43).
– Lire la note TOB sur Mc 4, 35 : après l’enseignement en paraboles aux foules (4, 33), Jésus se révèle davantage aux disciples.
– Jésus veut passer sur l’autre rive (v. 35) ; dans les v. 37-38, la tempête et le sommeil de Jésus ; au v. 39, Jésus menace le vent et la mer (cf. la note TOB) et « il se fit un grand calme » ; au v. 41 : la réaction des disciples (cf. note TOB) ; ils progressent dans leur connaissance de Jésus.
– Comparer ce récit avec MC 1, 25-27 ; ici en ajoutant le v. 40, Mc transforme le récit de miracle en enseignement : même quand Jésus paraît dormir, sa présence est plus forte que la mer et le vent (voir note TOB sur v. 41).

Question 2

– Le texte de Lc est assez proche de celui de Mc, mais n’a pas le même lien avec la journée des paraboles : v. 22 : or, un jour il monta en barque… ; Lc note que Jésus veut aller en pays païen (8, 22 et note TOB). Noter la place donnée aux disciples.
– Sur la parole des disciples (v. 24), lire la note TOB ; le reproche de Jésus aux disciples est moins dur qu’en Mc : 8, 25 et note TOB.
– Chez Mt, ce récit est placé dans le groupement de 10 miracles (Mt 8-9) qui suit le Sermon sur la montagne (Mt 5-7) : l’Evangéliste présente ainsi Jésus dans sa parole et dans ses actes. Le récit (sans les détails de Mc) est plus hiératique.
– Noter le lien entre ces récits de miracles et l’intérêt porté aux disciples (v. 24 et note TOB : avant le groupement de 8, 23 à 9, 8, Mt place les v. 8, 18-22 ; cf. aussi après Mt 9, 8, l’appel de Matthieu.
– Dans le récit de Mt, c’est Jésus qui a l’initiative (8, 23 et note TOB) ; la tempête devient un séisme (v. 24 et note TOB) ; noter l’appel des disciples (v. 25) et la réponse de Jésus (v. 26a et note TOB). Remarquer aussi le début du v. 27 (cf. note TOB).

Question 3

– Nous retrouvons ici l’aspect menaçant des (grandes) eaux, comme en Ex 14.
– Sur la signification de la mer dans la Bible, lire la note de BJ sur Ap 21, 1.
– Dans le groupement de Mc 4, 35 – 5, 43, Jésus nous est présenté comme plus fort que la mer, que les démons et que la mort.
– Le sommeil de Jésus dans la tempête exprime ce que les croyants peuvent ressentir dans leurs difficultés. Mais Jésus est vivant et il est plus fort que le vent et la mer.

9. – Jn 2, 1 – 11 : « … l’eau devenue du vin. »

L’épisode des noces de Cana est bien connu, mais qui a perçu toute la richesse de ce texte de Jn. Pour l’Evangéliste, ce n’est pas seulement le récit anecdotique d’un miracle de Jésus ; c’est le « commencement des signes » qui révèlent le mystère de Jésus.

1) Dans quel cadre, l’Evangéliste raconte-t-il le miracle de Cana ? Quelle importance lui reconnaît-il ?
2) En quoi consiste ce miracle ? Que signifie-t-il pour l’Evangéliste ?
3) Quel lien ce texte a-t-il avec notre thème ?

Question 1

– Noter le lien avec ce qui précède (2, 1 et notes BJ et TOB) : le troisième jour achève la semaine de la première manifestation de Jésus (Jn 1, 19. 29. 35. 43).
– Jésus, reconnu par Jean comme celui qui baptisera dans l’Esprit Saint (1, 33), a réuni ses premiers disciples et participe avec eux à une noce. Son premier « signe » est pour donner du vin en abondance.
– Ce signe révèle Jésus à ses disciples (v. 11 et les références marginales de BJ et TOB) ; c’est le commencement des signes ; le début de la réalisation de la parole dite en Jn 1, 50-51.

Question 2

– A première lecture, il pourrait s’agir d’un miracle de Jésus pour venir en aide à une jeune couple à qui le vin vient à manquer pendant la célébration des noces. Alerté par sa mère, Jésus leur procure (en abondance) le vin nécessaire.
– Mais pour Jn, ce récit est avant tout symbolique : le troisième jour dans la Bible est souvent le jour d’une manifestation divine (cf. Ex 19, 16 ; 1 Co 15, 4) ; l’heure (v. 4 et notes BJ et TOB) ; le thème des noces (cf. Os 2, 21 et note BJ) ; le vin de la fête
– L’Evangéliste n’insiste pas sur le merveilleux, mais sur la signification : en donnant en abondance (cf. note TOB sur v. 6) le bon vin, Jésus inaugure l’alliance nouvelle.
– Cf. encore : l’eau puisée dans des jarres qui servaient aux purifications des Juifs (v. 6).
– C’est le commencement (comme le traduit bien la TOB) des signes : Jésus manifeste sa gloire (cf. Ex 24, 18 et note BJ) à ses disciples. La pleine manifestation de sa gloire aura lieu à la croix (cf. Jn 12, 28 et les références de BJ). Noter aussi la présence de la mère de Jésus, ici et en Jn 19, 25-27.

Question 3

– Dans l’AT, l’eau signifiait la vie que Dieu donne à son peuple (Jr, 2, 13), qu’il donne par sa Parole, la Loi (Si 24, 23ss).
– Avec Jésus le don de Dieu acquiert sa plénitude : l’eau devenue du vin permet la célébration des noces de Dieu avec l’humanité et révèle la dimension du dessein de Dieu. « Le vin produit n’est pas surajouté à l’eau, il est l’eau devenue du vin. De même le Nouveau Testament ne supplante pas ce que l’on appelle improprement l’Ancien Testament. Il est, de par la parole de Jésus, le Testament de Dieu devenu nouveau. » (X. LEON-DUFOUR)

10. – Jn 9, 1 – 41 : « Je me suis lavé et je vois. »

La guérison d’un aveugle-né, à la piscine de Siloé, tient une place importante dans l’Evangile de Jn. En ouvrant les yeux de l’infirme à la lumière, Jésus se révèle et il invite ceux qui sont témoins de ce signe à accueillir le salut qu’il apporte.

1) Quelle place l’Evangéliste a-t-il donné à ce récit ? Sur quoi veut-il insister ?
2) Que contient ce récit ? Qui sont les personnages qui interviennent Comment réagissent-ils ?
3) Que pouvons-nous tirer de ce texte de Jn pour notre thème ?

Question 1

– Parmi les sept « signes » que Jn a retenus dans son Evangile (cf. Jn 20, 30-31), celui-ci est le sixième, juste avant le « signe » de la résurrection de Lazare (Jn 11), qui termine le Livre des Signes (Jn 1 – 12)
– Jn parle d’un aveugle de naissance : quelle signification cela peut-il avoir ?
– Pourtant Jn n’insiste pas sur le miracle lui-même, raconté en deux versets (v. 6-7), mais sur les conséquences que ce signe entraîne.
– Comme en d’autres miracles de Jn, c’est Jésus qui prend l’initiative : il voit l’aveugle, il crache et fait de la boue, il dit… ; mais ici, comme en Jn 5, 1-15, Jésus n’apparaît qu’au début et à la fin.

Question 2

– Après la guérison de l’infirme, le texte nous montre plusieurs réactions : celle des voisins (v. 8-12) ; puis une 1ère rencontre avec les Pharisiens (v. 13-17) et leurs questions (comment ? que dis-tu de lui ?) ; les questions des Pharisiens aux parents (v. 18-23) ; le 2ème interrogatoire de l’aveugle (v. 24-34) : être disciple de Moïse ou de Jésus ? ; enfin la rencontre avec Jésus et la foi de l’aveugle (v. 35-38)
– Noter le cheminement de l’aveugle : au début, il est purement passif (v. 1ss) ; il obéit à l’ordre donné par Jésus (v. 6) ; face aux attaques, il prend le parti de celui qui l’a guéri et découvre ainsi peu à peu qui est Jésus.
– Les Pharisiens sont divisés entre l’importance accordée au sabbat (v. 14 et note BJ et TOB) et le prodige opéré par Jésus. Sur le sens du mot « Juif » (v. 18), cf. les notes BJ et TOB sur Jn 1, 19.

Question 3

– Noter les répétitions des mots : se laver …voir (v. 7b. 11. 15) ; cf. aussi la mention de Siloé et l’explication (v. 7 et note TOB).
– BJ donne en marge Is 8, 6 : lire ce passage et la note BJ sur 8, 5 (titre).
– Dans la TOB, on nous donne en marge la référence à 2 R 5, 10 : quel lien voyez-vous entre ces deux textes ? (l’eau du Jourdain purifie Naamân de sa lèpre ; ici l’eau de Siloé (de l’Envoyé) rend la vue à un aveugle de naissance).
– Relire la fin de la note TOB sur le v. 7. Voir aussi la note BJ sur 9, 32.

11. 1 P 3, 13 – 4, 6 : « huit personnes furent sauvés à travers l’eau »

La Première Lettre de Pierre offre un très riche aperçu sur la prédication chrétienne à la fin du 1er siècle. Dans le paragraphe que nous étudions, nous sont conservés plusieurs éléments qui trouveront leur place dans le Symbole des Apôtres.

1) Situer ce passage dans la Lettre. Comment pourrait-on diviser notre texte ?
2) Travailler sur 1 P 3, 18-22 : de quoi parlent les v. 18 et 22 ? Expliquer les v. 19-21 : que contiennent ces versets ?
3) Que peut tirer de ce texte pour notre thème ?

Question 1

– Sur la Première Lettre de Pierre, lire les introductions de vos Bible; lire également le début de la Lettre : 1 P 1, 1-2 et les notes de BJ et TOB sur ces versets.
– Pour certains (par ex. pour la TOB : voir introduction), notre passage fait partie de la troisième série d’exhortations, qui s’étend de 1 P 3, 13 à 4, 11.
– BJ et TOB divisent notre passage en trois parties : 3, 13-17; 3, 18-22 et 4, 1-6. Comparer les sous-titres que donnent la BJ et la TOB; proposer d’autres titres pour ces différentes sections.
– Lire la note BJ sur 3, 18 (titre).

Question 2

– Lire les v. 18 et 22 : ces versets nous apparaissent comme des fragments de confession de foi primitive.
– Pour le v. 18, lire les références données en marge par BJ, spécialement celles de Rm 5, 6 et 6, 10 (où se trouve un renvoi à He 7, 27 +). Voir également la référence indiquée à Rm 1, 3-4 + et celle sur Ac 3, 14 +.
– Sur le v. 22, BJ donne en marge Ac 2, 33 + : lire Ac 2, 32-36 et la note indiquées sur le v. 33.
– Le texte et la note sur Col 2, 15 + peuvent compléter ce qui est donné ici, en note sur le v. 22.
– Dans les v. 19-21, il est question de la «descente aux enfers » : voir la note BJ sur le v. 19. Lire également les notes données en TOB sur ce verset.
– Comment comprenez-vous cet article de foi du Credo (il est descendu aux enfers) ?
– C’est à propos de cette « descente aux enfers » que l’auteur parle des contemporains de Noé (v. 20-21) et qu’il fait référence au baptême : lire les notes de BJ sur le v. 21.

Question 3

– Le début du v. 21 parle d' »antitype » (cf. la note de BJ) : pour comprendre la signification de ce terme, la note nous invite à lire 1 Co 1, 6 et la note qui s’y rapporte.
– Le salut de Noé (sauvé jadis dans l’arche, à travers l’eau qui détruit le monde pécheur), est pour l’auteur de cette Lettre le « type » du salut que Dieu réalise maintenant à travers le baptême chrétien (l’antitype).
– Sur le rite du baptême chrétien auquel le texte fait référence, voir Rm 6, 4 + (cité en marge dans BJ).
– Pour la signification du nombre huit (v. 20), lire 2 P 2, 5 et la note donnée en TOB sur ce verset.

12. – Ap 21, 1 – 22,5 : L’ange me montra le fleuve de Vie

Notre étude est une page célèbre de la Bible, une page qui clôt l’Apocalypse et en même temps toute la Bible ! En contraste avec Babylone, symbole de la cité du mal (cf. Ap 17-18), la Jérusalem nouvelle n’est pas une réalisation humaine ; elle vient de Dieu.

1) Situer notre texte. Que contient ce passage biblique ?
2) Quelles sont les trois visions que nous donne l’Apocalypse pour évoquer le monde nouveau ?
3) Relever dans ce texte tout ce qui peut se rapporter à notre thème.

Question 1

– Dans la division proposée par la BJ, notre texte forme la fin de la seconde partie du livre (Ap 4-22) ; cette partie est subdivisée en 4 sections : Ap 4-16 ; 17,1 – 19, 10 ; 19, 11 – 20, 15 et enfin 22, 1 – 22, 15.
– Voir le découpage, un peu différent dans TOB (Introduction) : après la partie prophétiques (les Lettres : Ap 2-3), vient la partie proprement apocalyptique : Ap 4-5 ; puis Ap 6-11 (les préludes) ; ensuite la grande confrontation (Ap 12, 1 – 20, 15) et enfin l’accomplissement et la manifestation finale (Ap 21, 1 – 22, 5).
– Pour évoquer la manifestation finale l’auteur mentionne trois visions : 21, 2-8 ; 21, 9-27 ; 22, 1-5. Sur la signification de la nouveauté, voir la note TOB en Ap 2, 17.

Question 2

– Sur tout ce passage, lire la note BJ sur 21, 1 (titre).
– La 1ère vision est celle de Jérusalem comme une jeune mariée : cf. Ap 19, 7-8 et note BJ qui renvoie à Os 1, 2 + ; lire aussi les notes de BJ sur Ap 21, 2 et 3.
– Cette 1ère vision souligne la « dimension humaine et relationnelle de la Jérusalem nouvelle » (J.-P.Prévost).
– La 2ème vision s’inspire surtout d’Ez 40-48. Mais ici la cité nouvelle est en tous points parfaite (cf. les notes BJ sur les v. 14 et 19) et elle remplace le Temple (v. 22 et note BJ).
– La 3ème vision est inspirée par Ez 47, 1-12 : la nouvelle Jérusalem est un jardin de vie qui rappelle celui de l’Eden (cf. les notes TOB sur 22, 1 et 2).

Question 3

– Le thème de l’eau est particulièrement présent dans la 3ème vision (cf. la note BJ sur 22, 1 et les renvois à Jn 4, 1 + et Jn 7, 37-39.
– Comme dans Ez 47, cette eau est à l’origine d’une fécondité extraordinaire.
– Notre texte évoque également un autre aspect du thème : les grandes eaux, la mer, symbole du mal : 21, 1 et la note de BJ.
– On trouve encore l’eau en Ap 21, 6 (cf. la note BJ et les références marginales à Is 55, 1 et Ap 22, 17.

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