MARC

resurrections“Vous savez ce qui s’est passé dans toute la Judée : Jésus de Nazareth, ses débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean; comment Dieu l’a oint d’Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable; car Dieu était avec lui. Et nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Lui qu’ils sont allés jusqu’à le faire mourir en le suspendant au gibet, Dieu l’a ressuscité le troisième jour… (Ac 10, 37-49)

Telle est la première annonce de la foi pascale dans la bouche de Pierre chez le centurion Corneille. C’est cette même annonce que Marc exprime dans son livret , qui inaugure le genre littéraire des Évangiles.
Le premier verset (Mc 1, 1) nous donne, en quelque sorte, le plan de l’oeuvre : Marc veut nous transmettre la Bonne / Joyeuse Nouvelle de Jésus, le Christ, le Fils de Dieu.
C’est d’abord la manifestation en Galilée, après son baptême par Jean-Baptiste, qui nous conduit jusqu’à la confession de Césarée où Pierre le reconnaît comme le Messie (Mc 8, 27-29); commence alors la montée vers Jérusalem. C’est là que se termine le ministère de Jésus, et c’est là, à la croix, que le centurion s’écrie : “Celui-ci était fils de Dieu” Mc 15, 39).

D’après une tradition qui remonte à Papias (vers 150), cet Évangile serait l’oeuvre de Marc (cf. Ac 12, 12 et note TOB) et contiendrait la catéchèse de Pierre à Rome. L’Evangile de Marc (écrit probablement vers 65-70) est le plus ancien des Évangiles et il a été connu et utilisé par Mt et Lc.
En lisant Mc, nous sommes entraînés à la suite de Jésus. Le rythme est rapide (les “aussitôt ” de Mc) et sans cesse le lecteur est amené à se demander: qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui se passe ? Et finalement : qui est cet homme ?
Les réponses viendront au fil du récit : celle de Pierre, d’abord (Mc 8, 29), puis celle du centurion (Mc 15, 39); des réponses que le lecteur est invité à faire siennes en proclamant sa foi en Jésus, le Christ, le Fils de Dieu.

Mc 13, 33 – 37 : Premier Dimanche de l’Avent

Le thème du Premier Dimanche de l’Avent est celui de la vigilance, de l’attente. Le texte de l’Evangile, que nous étudierons, forme la conclusion du Discours eschatologique de Marc (cf. Mc 13, 1 +). Par la parabole du figuier (Mc 13, 28-29), Jésus nous redit que ce qu’il annonce est aussi certain que la venue de l’été annoncée par les nouvelles pousses du figuier. Mais Dieu seul connaît le Jour (v.32), d’où l’importance pour les disciples de veiller.

1) Noter comment l’exhortation de veiller est mise en valeur dans ce texte.
2) Comment comprenez-vous cet appel à veiller ( v. 34) ?
3) Que nous apporte en plus le v. 37 ?

Question 1

o Noter dans ce passage la répétition du mot “veiller” ( v. 34. 35. 37); également l’insistance sur l’ignorance “vous ne savez pas…” (v. 33. 35).
o L’exhortation de Jésus est illustrée et appuyée par la parabole du portier (v. 34).
o “veillez” est aussi le dernier mot du passage : v. 37 et note TOB.
o L’appel du v. 33 est repris et précisé dans les v. 35. 36.

Question 2

o Lire 1 Th 5, 1 et la note BJ ; ce texte est signalé en marge de Mt 24, 42, qui est le passage parallèle de Mc 13 que nous étudions.
o 1 Th est la première des Lettres de Paul que nous connaissons; c’est aussi le texte le plus, ancien du Nouveau Testament (écrit au début 51).
o Pour Paul, le chrétien doit être l’homme de l’attente : cf. 1 Th 1, 10; 2, 19; 3, 13.
o On peut également lire les autres appels à veiller que l’on trouve dans la note de BJ sur 1 Th 1, 51 : Rm 13, 11; 1 Co 16, 13; Col 4, 2.

Question 3

o En Mc 13, Jésus parle à ses disciples (cf. 13, 1-5); mais le v. 37 de notre texte étend à tous cet appel à veiller.
o Veiller, c’est vivre par anticipation, dès maintenant, la venue du Jour du Seigneur.
o Le message de ce v. 37 est particulièrement important pendant le temps de l’Avent, qui n’est pas d’abord l’attente de la fête de Noël, mais le rappel, pour nous , du Seigneur qui doit venir.

En lien avec la liturgie

Dans la première lecture, tirée d’Is 63-64 : quelle est l’espérance d’Israël que ce texte AT exprime ? Sur quoi s’appuie-t-elle (cf. 63, 16-17; 64, 6-7).
La deuxième lecture du Dimanche vient de 1 Co 3 – 9 : noter l’écho de l’exhortation de Jésus dans ce que Paul écrit aux chrétiens de Corinthe. Remarquer aussi ce qui fonde l’espérance de Paul (ce que Dieu a déjà fait pour les Corinthiens et sa fidélité : v. 9 et note BJ).

Mc 1, 1 – 8 : Deuxième Dimanche de l’Avent

Jean-Baptiste et la conversion qu’il proclame : tel est le thème du Deuxième Dimanche de l’Avent. L’Evangile nous donne le début de Mc : “Commencement de la Bonne Nouvelle…” Ce n’est pas le titre d’un livre, c’est le cri de l’Evangéliste, la certitude qui l’habite et qu’il veut transmettre. Cette Bonne Nouvelle de Jésus, le Christ, le Fils de Dieu a commencé avec la prédication de Jean-Baptiste. Ce que les prophètes annonçaient se réalise maintenant et il faut l’accueillir dans la foi.

1) Expliquer cette première phrase de l’Evangile de Mc.
2) Comment Jean-Baptiste nous est-il présenté dans les v. 2-6 ?
3) Qu’est-ce que les v. 7-8 nous apprennent de Jésus et du Baptiste ?

Question 1

o commencement de la Bonne Nouvelle… : voir la note de TOB sur ces mots; ce n’est que vers 150 que le mot “Évangile” en vient à désigner un livre. Pour Mc l’Evangile, c’est Jésus, son ministère, sa vie. Mais avec l’annonce de Jean-Baptiste, c’est déjà le commencement.
o Évangile de Jésus (cf. Mc 1, 9 où il précisera que Jésus vient de Nazareth); c’est peu à peu, au fil de son récit, que Mc nous dira qui est Jésus.
o Christ : voir note TOB sur ce mot. Jésus est ainsi celui qu’attendait depuis des siècles l’espérance d’Israël. A noter le mot Christ est le même mot que Messie ou Oint ; il signifie : celui qui a reçu l’onction.
o Fils de Dieu : voir note TOB sur ce mot; en BJ, on peut lire la note sur Mt 4, 3 +.
o Les deux titres donnés à Jésus forment le plan de l’Evangile de Mc : cf. Mc 8, 29 et 15, 39.

Question 2

o Comparer ce texte avec Mt 3, 1ss. Mc cite le témoignage des prophètes avant de parler de Jean-Baptiste; peut-être veut-il ainsi marquer plus solennellement que cette venue a été annoncée par eux : Ml 3, 1 et Is 40, 3.
o Jean-Baptiste est donc le messager , envoyé par Dieu, pour préparer le chemin du Seigneur (dans le texte de l’Evangile, Seigneur = Jésus); cf. Mc 1, 4 et 1, 6.
o Sur le baptême de Jean, voir la note TOB sur Mc 1, 4; en BJ, lire la note sur Mt 3, 6 +.
o Pour la description du Baptiste : cf. 2 R 1, 8 + (cité en marge dans le texte parallèle de Mt).

Question 3

o Noter les oppositions dans ce texte : plus fort que moi… après moi… : voir la note de TOB sur Mc 1, 7. Sur la différence des baptêmes, d’eau et d’Esprit : lire la note de TOB sur Mc 1, 8; en BJ, voir la note donnée sur Ac 1, 5 +.
o Alors qu’extérieurement Jésus pourrait paraître inférieur au Baptiste, vers qui il va et de qui il reçoit le baptême, les v. 7-8 (dans la bouche même de Jean-Baptiste) remettent les choses au point.

En lien avec la liturgie

Is 40, 1-11 : quelle était la Bonne Nouvelle qu’annonçait ce texte d’Isaïe ? En quoi nous aide-t-il à comprendre l’Evangile de ce Deuxième Dimanche de l’Avent ?
2 P 3, 8-14 : Jean-Baptiste annonçait comme immédiate la venue du Seigneur. Dans l’Eglise, le temps passe et les chrétiens attendent toujours. A ceux qui risquent de l’oublier, la Lettre de Pierre rappelle que cette attente est encore actuelle et qu’il faut s’y préparer.

Mc 1, 7 – 11 : Dimanche après l’Epiphanie

Le texte liturgique du Baptême de Jésus reprend la finale de la présentation de Jean-Baptiste (cf. étude 2).
Le fait du baptême de Jésus par le Baptiste a posé un problème aux premières communautés chrétiennes, car ce baptême de Jean était donné “pour la rémission des péchés ” (cf. Mc 1, 4). Pourquoi Jésus a-t-il été baptisé par Jean ? Et d’autre part, n’était-ce pas reconnaître l’infériorité de Jésus par rapport au Baptiste ? Mais malgré ces difficultés, la tradition évangélique maintient fermement le baptême de Jésus.

1) Comment ce texte de Mc met-il en lumière la grandeur de Jésus ?
2) Comparer ce récit de Mc avec le texte parallèle de Mt et utiliser les notes de BJ que
vous trouvez en Mt.
3) Expliquer plus particulièrement les v. 10-11 de notre texte.

Question 1

o Jean-Baptiste reconnaît lui-même que Jésus est plus grand que lui; il affirme aussi que le baptême qu’il donne est seulement un baptême d’eau, alors que Jésus baptisera dans l’Esprit Saint : voir la note de TOB; en BJ, voir les références marginales données sur Mc 1, 7.
o Le baptême de Jésus marque l’ouverture des cieux : cf. note TOB; en BJ, lire la référence à Is 63, 11.19.
o L’Esprit descend sur Jésus : cf. la note TOB sur le mot “colombe “.
o Le baptême de Jésus est encadré par la déclaration du Baptiste et par la voix du Père : note TOB sur 1, 11 ; en BJ, voir la note sur Mt 3, 17 +.

Question 2

o Le récit de Mc est plus simple; il ne comprend que le fait du baptême et la théophanie (la manifestation de Dieu).
o Sur le baptême, comparer Mc 1, 5 et 1, 9 : ici Mc ne parle pas de “confesser ses péchés”.
o Mc n’a pas, comme Mt et Lc, un “Évangile de l’enfance”; il n’a pas encore parlé de Jésus; c’est pourquoi, il le présente ici : Jésus de Nazareth, il vient de Galilée.
o Sur l’Esprit et la voix venue du ciel, voir les notes de BJ sur Mt 3, 16-17.

Question 3

o Noter que la théophanie tient, dans le récit, une place plus importante que le baptême (2 versets contre 1 seul) : c’est manifestement sur la théophanie que le récit évangélique veut insister : cf. la note TOB sur Mc 1, 9.
o La sortie de l’eau fait peut-être (déjà) allusion à la sortie du tombeau, lors de la Résurrection, où le Père manifestera la dignité du Fils : cf. Ac 2, 36.
o Les cieux se déchirent (cf. Is 63, 19). La fermeture des cieux est, pour la Bible, le signe de la colère de Dieu (cf. Dt 11, 17; 1 R 8, 35). Par le baptême de Jésus, qui inaugure son ministère, la communication avec Dieu est rétablie.
o La descente de l’Esprit : don des temps messianiques (cf. Jn 1, 32-33 et la note BJ)
o Pour la signification de la parole venue du ciel, voir la note TOB sur Mc 1, 11.

En lien avec la liturgie

Is 42, 1-7 : ce texte d’Isaïe a été choisi pour préparer la lecture de l’Evangile : comment comprenez-vous ce choix ? Quel liens voyez-vous entre les deux textes ?
En quoi le Serviteur de Dieu, dont parle Is 42, est-il une annonce de Jésus .

Mc 1, 14 – 20 : Troisième Dimanche Ordinaire

Jean-Baptiste annonçait la venue d’un “plus fort que lui” (cf. Mc 1, 7). Maintenant Jésus prend la relève du Baptiste et il inaugure sa mission.
L’Evangile de ce Dimanche comprend deux parties : la présentation du début du ministère de Jésus (Mc 1, 14-15) et l’appel des premiers disciples (Mc 1, 16-20).

1) Relever ce qui vous paraît significatif dans la présentation du ministère de Jésus en
Mc 1, 14-15.
2) Qu’est-ce qui vous frappe dans l’appel des premiers disciples ?
3) Mc place cet appel tout au début du ministère de Jésus : voyez-vous une signification
à cela ?

Question 1

o Jésus prend le relais de Jean-Baptiste et la fin du ministère de celui-ci est déjà un premier regard vers la croix de Jésus : Jean est “livré” : c la note TOB sur Mt 4, 12.
o Remarquer que Jean prêchait au désert et que les foules allaient vers lui; au contraire, le ministère de Jésus se déroule en Galilée (voir la note TOB sur Mt 4, 14); c’est lui qui va vers les gens.
o Sur l’expression “l’Evangile de Dieu ” : voir la note TOB; en BJ, la référence marginale à Rm 1, 1.
o le temps est accompli : voir note TOB; c aussi les notes sur Ga 4, 4 en BJ ou en TOB.
o le Règne de Dieu : voir surtout la note BJ sur Mt 4, 17 +.
o convertissez-vous… croyez… : c Mt 3, 2 + et Mt 8, 10 + (cité en marge dans BJ); voir aussi les notes de TOB sur Mt 3, 2.

Question 2

o Noter les verbes qui marquent l’initiative de Jésus (il vit, dit, appela) alors qu’à l’époque, c’est habituellement le disciple qui choisit son maître.
o Jésus appelle des hommes à leur travail et il les invite à vivre désormais avec lui : voir les notes TOB sur Mc 1, 17 et 18.
o Remarquer comment est décrite la réponse à l’appel de Jésus.
o Comparer ce texte avec 1 R 19, 19-21; voir aussi la note TOB sur Mt 4, 20

Question 3

o Comparer ce texte avec Lc 5, 1-11; chez Lc, l’appel des premiers disciples est placé après un certain temps du ministère de Jésus.
o Mc veut nous présenter dès le début Jésus entouré de disciples (cf. note TOB sur Mc 1, 16) : la parole de Jésus produit son effet, elle rassemble des hommes autour de lui et ils deviennent ses collaborateurs: cf. Mc 3, 13 (pour être avec lui et pour les envoyer prêcher).

En lien avec la liturgie

La liturgie nous donne le texte Jonas 3 pour préparer ce texte d’Evangile . Remarquer les parallèles que l’on peut tirer entre les deux : Jonas prêche à Ninive, la ville païenne, la prédication de Jésus commence en Galilée (cf. supra); dans les deux cas, la parole de l’envoyé de Dieu est efficace; le salut accordé par Dieu aux Ninivites, peut annoncer celui des hommes qui croiront à la Parole de Jésus.

Mc 1, 21 – 39 : Quatrième et Cinquième Dimanches Ordinaires

Après l’appel des premiers disciples (Mc 1, 16-20), Mc nous présente ici une journée-type du ministère de Jésus, ce que l’on appelle communément la”journée de Capharnaüm”. Ce passage de Mc est découpé sur les Évangiles de deux dimanches, mais nous l’étudierons comme un tout.

1) Faites la liste des verbes dont Jésus est ici le sujet. Quelle image de Jésus Mc nous
donne-t-il dans cette page de son Évangile ?
2) Où Mc situe-t-il ce premier ministère de Jésus ? Pourquoi ?
3) Comment comprenez-vous la lutte de Jésus contre les esprits impurs ?

Question 1

o Jésus enseigne (v. 21. 22. cf. v. 27. 38. 39; voir la note TOB sur Mc 1, 22.
o Jésus commande aux esprits impurs, il menace les démons : v. 23 et note TOB ; cf. v. 27. 34. 39; en BJ, voir la note sur Mt 8, 29 (cité en marge de Mc).
o Jésus guérit : v. 31. 34 .
o Jésus prie dans un lieu désert : v. 35; mais il participe aussi à la prière de la synagogue (v. 21. 29).

Question 2

o Le ministère de Jésus est situé à Capharnaüm (v. 21), mais également dans toute la Galilée (v. 39). Ce qu’il fait à Capharnaüm, Jésus le fait partout où il passe.
o Mc nous le montre dans la synagogue ( v. 21 et 29; v. 39) : c’est le lieu de la vie publique religieuse; Jésus est “à la maison” (v. 29), le cadre de la vie privée; il est aussi “à la porte” (v. 33) : ainsi Mc nous le présente dans tout le cadre de la vie humaine.
o Noter encore l’activité de Jésus et son retrait dans la solitude pour prier (v. 35-36).

Question 3

o Lire la note sur Mc 1, 23 en TOB; en BJ, la note se trouve sur Mt 8, 29.
o Dans le langage biblique, la notion du pur / impur est liée à celle de sainteté : cf. Lv 17 1 +. Impur est le contraire du sacré, du consacré; c’est tout ce qui rend incompatible avec le Dieu Saint.
o Les esprits impurs, les démons, font partie des forces qui s’opposent à la sainteté Divine et ils sont dérangés par la présence de Jésus.
o Sur le Saint de Dieu (Mc 1, 24 ) : voir les notes de BJ ou de TOB.

En lien avec la liturgie

Le Quatrième Dimanche, nous lisons Dt 18, 15-20 : Moïse annonce pour l’avenir la venue d’un prophète semblable à lui, que tous devront écouter. Quel éclairage projette ce texte du Dt sur l’Evangile du Dimanche ?

Le Cinquième Dimanche, nous trouvons Jb 7, 1-7 : comme tout homme, Job est scandalisé par la présence du mal, de la maladie. Quelle signification prennent alors les guérisons opérées par Jésus et que Mc nous rapporte ici ?

Mc 9, 2 – 10 : Deuxième Dimanche de Carême

Chaque année, pour le Deuxième Dimanche du Carême, la liturgie nous fait relire le récit de la Transfiguration. Avant de nous inviter à méditer sur la Passion de Jésus, il est bon de nous rappeler qui est celui qui marche ainsi vers la croix et quelle sera l’issue de cette démarche qui a scandalisé les disciples et que nous avons tant de peine à accepter.

1) Plusieurs personnages interviennent dans ce récit : expliquer leur présence et leur
signification .
2) Quels éléments de ce récits vous paraissent les plus importants ?
3) Quelle est la signification de ce texte ?

Question 1

o Sur la présence de Pierre, Jacques et Jean : cf. Mt 5, 37 + (cité en marge de notre texte dans BJ; lire cette note.
o Moïse et Elie : voir les notes de BJ ou TOB sur Mt 17, 3 +. A noter en Mc, l’ordre Elie – Moïse (peut-être parce que le retour d’Elie était attendu comme le signe précurseur de la venue du Messie : cf. Mc 9, 11-12 et Ml 3, 23-24.
o La présence du Père dans la voix qui vient de la nuée : cf. la note TOB sur Mc 9, 7 ainsi que le renvoi à celle sur Mt 17, 5.

Question 2

o La scène se déroule sur une haute montagne : voir note TOB sur Mt 17, 1.
o Jésus est transfiguré (voir la note TOB sur ce mot); à noter l’emploi du passif : il est transfiguré (par Dieu).
o Les vêtements éblouissants (cf. en marge le renvoi à 16, 5 !); Mc souligne bien que cette blancheur n’est pas l’oeuvre de l’homme : 9, 3.
o Nuée et voix du ciel sont des éléments de théophanie : voir la note TOB sur Mc 9, 7 et le renvoi à celle sur Lc 9, 34. Comparer avec la voix de Dieu au baptême. Mais ici cette voix s’adresse aux disciples et les invite à écouter Jésus ( cf. Dt 18, 15-18).

Question 3

o Sur la signification du texte de Mc, voir la note BJ sur le titre.
o Noter la place de ce récit dans la tradition évangélique : après que Pierre a reconnu en Jésus le Messie (8, 29) et après la première annonce de la Passion (8, 31ss)
o Noter la défense faite aux disciples d’en parler : 8, 30; 9, 9-10 et les notes TOB sur ces deux passages; ce n’est qu’après Pâques que les disciples connaîtront qui est Jésus et qu’ils pourront en parler.
o La transfiguration est la manifestation anticipée et fugitive de la gloire du Fils de l’Homme. Tout le récit est tendu vers la Parole du Père : de ce Jésus, qui annonce sa passion (9, 31), le Père atteste ici qu’il est son Fils bien-aimé.

En lien avec la liturgie

Gn 22, 1… 28 : la première lecture nous présente Abraham prêt à offrir son fils unique, Isaac. A la Transfiguration, la voix du Père nous rappelle qui est Jésus, le “propre fils, livré pour nous”, comme le dit s. Paul dans la deuxième lecture (Rm 8, 31-34.)

Mc 14, 43 à 15, 47 : Dimanche des Rameaux : la Passion

La Passion selon Mc comprend les chapitres 14 et 15 de l’Evangile (qu’il serait bien de lire entièrement et à la suite), mais notre étude portera sur la partie qui va de l’arrestation à la mort de Jésus. Cette étude diffère des autres de ce dossier. Ici le texte étudié est beaucoup plus long. Mais c’est une exigence qui provient du genre littéraire de ce passage, car le récit de la Passion forme un tout beaucoup plus naturel que les autres chapitres de l’Evangile. Au sujet de la Passion selon s. Marc, voici trois remarques de J. Delorme :
a) on est frappé ici par l’aspect dramatique, ramassé du récit.
b) l’abondance des références à l’Ecriture : le récit ne veut pas émouvoir, il veut faire réfléchir, faire comprendre comment un Messie crucifié peut entrer dans le plan de Dieu. Elles témoignent le l’effort de réflexion des premiers croyants.
c) Marc souligne combien Jésus est conscient de ce qui est en train de s’accomplir; il domine l’événement.

1) Chercher qui sont les acteurs qui interviennent dans ce récit et comment ils se
situent par rapport à Jésus.
2) Relever les références de l’AT utilisées (parfois elles sont signalées en marge du
texte de Mt) et montrer comment ces références AT aident à comprendre le scandale
d’un Messie crucifié.
3) Quels sont les titres donnés à Jésus dans ce récit et leur importance ?

Question 1

o Il y a le groupe des Douze et, en particulier, Pierre et Judas.
o Il y a le Grand-Prêtre, les grands-prêtres, les scribes et les anciens : cf note TOB sur Mc 14, 43; ils interviennent tout au long du récit.
o Pilate, qui essaie de sauver Jésus (15, 9ss), puis cède (15, 15).
o La foule qui se fait manoeuvrer par les grands-prêtres; les soldats qui se moquent du “roi des Juifs”; les malfaiteurs qui l’injurient (15, 32b).
o Simon de Cyrène (voir note TOB sur 15, 21); enfin les femmes – qu’on n’avait pas encore vu en Mc – que l’on retrouvera comme témoins de la mort et de la Résurrection.

Question 2

o Le Ps 22 est cité 4 fois : le juste souffrant, qui s’en est remis au Seigneur; il est entouré d’ennemis et il crie sa plainte. Mais il dit aussi son espérance d’être sauvé par Dieu.
o Is 52-53 : voir la note BJ sur Is 42, 1 + ainsi que celle sur Is 52, 13 +.
o Le Ps 69 revient 2 fois : Mc 15, 23 et 26 ; voir la note sur le titre de ce Ps en BJ.
o Cf. encore Mc 15, 29-32 : Lm 2, 15; Jr 18, 16; Sg 2, 18-20; sur Mc 14, 62 : Ps 110, 1 et Dn 7, 13.

Question 3

o Roi des Juifs (15, 2) : Jésus est désigné ainsi par Pilate, mais la réponse de Jésus marque une réserve (cf. note TOB sur 15, 2), car cette appellation est ambiguë.
o Messie, Fils du Béni (voir TOB sur 14, 61) : chez Mc, Jésus répond par l’affirmative à la question du Grand-Prêtre (voir la note TOB sur 14, 62).
o Fils de Dieu : le titre est donné à Jésus par le centurion : Mc 15, 39 et les notes TOB sur ce verset.
o Comparer ces titres avec Mc 1, 1 et avec les défenses d’en parler (Mc 1, 34; Mc 8, 30 et les notes TOB sur ces versets). Maintenant que Jésus est mort, sa véritable identité peut être dévoilée : le Messie, le Fils de Dieu, c’est cet homme crucifié.

Mc 16, 1 – 8 : Pâques : Messe de la Nuit

La dernière étude nous a conduit jusqu’à la mort de Jésus et à la découverte de l’identité du Crucifié. Mais il ne faut pas en rester là, comme les femmes qui ont tout préparé pour venir oindre le cadavre. Ce projet humain témoigne de leur attachement à Jésus, mais il va échouer, car le tombeau est ouvert…

1) Qui sont les personnages qui interviennent dans ce récit ? Que font-ils ?
2) Réfléchir plus particulièrement sur le message (v. 6-7).
3) Le récit de Mc s’arrête brusquement au v. 8 : comment comprendre ce verset ?

Question 1

o Il y a les femmes (cf. Mc 15, 40-41 et 15, 47) : elles ont été témoins de la mort de Jésus et de son ensevelissement. Dans le récit de la Passion, elles assurent le lien entre les événements.
o Leur projet est de venir oindre le corps; de grand matin, le premier jour de la semaine (pour les chrétiens, le dimanche), elles viennent à la tombe.
o Sur leur dialogue (16, 3), voir la note de TOB; elles vont aller de surprise en surprise : v. 4 et 5.
o Leur frayeur n’est pas une peur psychologique (cf. la note TOB sur v. 5), mais religieuse : cf. Mc 1, 27; 9, 15; 10, 24 . 32 (voir la note TOB sur Mc 1, 27). Le jeune homme, avec une robe blanche (cf. Mc 9, 3) qui le désigne comme un personnage céleste (note sur 16, 5), apporte un message.
o Elles reçoivent un message (v. 6-7). Sur leur réaction (v. 8), lire la note TOB.

Question 2

o C’est le message de Pâques exprimé dans les termes traditionnels du kérygme (cf. note TOB sur Mc 16, 6) : la Résurrection de Jésus est l’oeuvre de Dieu ( litt. : il a été ressuscité ).
o Ce message est transmis par un personnage céleste, car l’annonce de la Résurrection ne peut pas être déduite de la mort de Jésus et du tombeau vide : elle est une révélation, une Parole de Dieu.
o Ce message concerne Jésus de Nazareth, le crucifié, que Dieu a ressuscité : Mc 16, 5 et note TOB.
o Noter le rendez-vous en Galilée (v. 7 cf. Mc 14, 28) et la place donnée à Pierre.

Question 3

o La fuite des femmes, leur silence mettent en relief la transcendance de l’acte de Dieu. Le projet, soigneusement préparé (oindre le corps du crucifié) est totalement dépassé par ce que Dieu fait et révèle (la Résurrection).
o D’autre part, le silence des femmes fait que le regroupement en Galilée n’est dû qu’à l’initiative du Ressuscité (cf. Mc 14, 28).
o Comme dans tout l’Evangile de Mc, l’homme se trouve dépassé par ce que Dieu fait et révèle dans la vie, la mort et – à plus forte raison – dans la Résurrection de Jésus.

En lien avec la liturgie

Choisir parmi les lectures AT de la Vigile pascale celle qui vous paraît préparer le mieux à la lecture de cet Évangile. Expliquer votre choix.

Mc 14, 12 – 31 : Fête du Saint-Sacrement

La liturgie nous propose en ce jour Mc 14, 12 – 16 et 22 – 26. Dans notre étude nous prendrons le texte complet dans le cadre que Mc nous offre : Mc 14, 12 – 31.

1) Relever dans ce texte les différentes mentions de la Pâque : sur quoi Mc veut-il
insister ?
2) Comment l’Evangéliste nous présente-t-il les convives du repas pascal ?
3) Expliquer les paroles de l’institution eucharistique.

Question 1

o Mc 14, 12 : immoler la Pâque; 14, 13. 14 : manger la Pâque; 14, 16 : préparer la Pâque. Cf. encore le lien en 14, 17-18 et 14, 22 : l’annonce de la trahison de Judas et l’institution de l’Eucharistie ont lieu pendant ce repas pascal.
o Voir également Mc 14, 1 : Mc entend souligner la coïncidence entre la fête juive – fête de la libération d’Egypte et de l’alliance (cf. en TOB la note sur 14, 1) et le sacrifice de Jésus inaugurant la Pâque véritable.
o Noter l’initiative de Jésus : il est maître des événements qui se préparent (cf aussi la note TOB sur le texte parallèle de Mt 26, 26).

Question 2

o L’institution de l’Eucharistie se trouve ainsi placée entre l’annonce de la trahison de Judas ( Mc 14. 17-21) et celle de la fuite des disciples et du reniement de Pierre ( v. 26-31).
o Pour la trahison de Judas, remarquer l’insistance : Judas est l’un des Douze ; cf. aussi la question que chacun pose à Jésus : serait- ce moi ?
o Noter l’allusion au Ps 41 (40), 10.
o Sur l’annonce de la dispersion des disciples, voir Za 13, 7 et la note de BJ sur ce texte.

Question 3

o Voir en BJ la note sur le texte de Mt 26, 26 +.
o Jésus fait les gestes habituels de celui qui préside à un repas de fête : il rompt le pain pour les convives après avoir rendu grâces à Dieu; de même pour la coupe qu’il fait passer.
o Mais Jésus donne, en ce dernier repas, une signification nouvelle à ces gestes par les paroles qu’il prononce et qui font le lien avec sa mort prochaine.
o Pour la parole sur la coupe, voir en BJ ou en TOB , la note sur Mt 26, 28 + .

En lien avec la liturgie

La première lecture de cette Eucharistie est tirée d’Ex 24, 3-8 : ce texte rappelle la célébration de l’alliance du Sinaï et souligne la disponibilité totale du peuple pour accueillir l’alliance que Dieu leur offrait. En lisant le texte de Mt 14 et en célébrant l’Eucharistie, partageons-nous les mêmes sentiments et les mêmes dispositions ?

Mc 4, 26 – 34 : Onzième Dimanche Ordinaire

Nous trouvons dans l’Evangile de ce Dimanche les deux seules paraboles de Marc retenues par la liturgie. La première est propre à Mc (v. 26-29); la seconde se lit aussi en Mt et Lc (v. 30-32). Ceci nous permettra de les aborder dans notre étude d’une manière différente. Enfin, ce passage d’Evangile se termine par une conclusion sur l’enseignement en paraboles (v. 33-34).

1) En Mc 4, 26-29 : qu’est-ce qui est dit de l’homme ? du grain ? Quelle est la
signification de cette parabole ?
2) Mc 4, 30-32 est parallèle à Mt et Lc : comparer les trois textes. Qu’est-ce qui est
commun aux trois ? Qu’est-ce qui est particulier à Mc ?
3) Que nous apprend Mc 4, 33-34 sur l’enseignement en paraboles ?

Question 1

o L’homme a semé; ensuite il n’intervient plus jusqu’au moment de la moisson. Son inactivité (dormir) ou son activité (se lever) n’ont aucun effet sur la croissance du grain.
o Le grain germe, pousse, devient herbe, puis épi, et enfin du blé dans l’épi.
o Noter Jl 4, 13 (cité en marge ) ou la note TOB sur Mc 4, 29 : la moisson est une image du jugement à la fin des temps, mais il faut attendre que le grain ait mûri.
o Comme le grain semé en terre a un dynamisme propre, ainsi en va-t-il de la parole semée par Jésus : elle pousse, même si ce n’est pas toujours apparent, jusqu’au jour du jugement (cf. note TOB sur Mc 4, 26).

Question 2

o Dans les trois Évangiles, la parabole joue sur l’opposition entre la petitesse du grain jeté en terre et son développement, image de la force irrésistible du Règne de Dieu que Jésus annonce ( voir note TOB sur Mc 4, 31).
o Mc dit que le grain est semé sur la terre (Mt : dans un champ; Lc : dans son jardin) : peut-être Mc veut-il donner une perspective plus universaliste : cf. note TOB sur v. 32.
o Chez Mc, le sénevé fait des branches et les oiseaux peuvent s’abriter sous son ombre : en plus de Dn , 4, 12-21 (cité en marge de BJ), on peut lire Ez 17, 23 (première lecture liturgique de ce Dimanche).

Question 3

o Noter la différence entre les v. 33 et 34 : voir la note TOB sur Mc 4, 34.
o En 4, 33 – comme en Mc 4, 2 – Jésus utilise les paraboles pour enseigner les foules; en 4, 34 – comme en 4, 10-11 – il est dit que les paraboles sont pour “ceux du dehors “ alors que l’enseignement proprement dit de Jésus est réservé aux disciples .
o L’insistance sur l’incompréhension des foules entend peut-être répondre à la question : comment se fait-il que le message de Jésus n’ait pas été (plus largement) accueilli , compris par ses contemporains ? Pour Mc, seul celui qui devient disciple, par une adhésion personnelle à Jésus, peut comprendre le mystère du Règne de Dieu.

En lien avec la liturgie

Ez 17, 22-24 : le “petit reste” d’Israël pendant l’Exil est comparé par Ezéchiel à une bouture que Dieu plante et qui va devenir un grand arbre. Et cela aux yeux de toutes les nations (les oiseaux). Même image de la petitesse choisie par Dieu dans son plan de salut que dans la parabole du grain de sénevé.
Mc 4, 35 – 41 : Douzième Dimanche Ordinaire

Après le Discours en parabole (Mc 4, 1-34), Mc donne 4 miracles de Jésus (Mc 4, 35 – 5, 43) : la force du Règne de Dieu en Jésus se manifeste ainsi par sa Parole et par ses actes (voir note TOB sur Mc 4, 35). Le récit de la tempête apaisée se lit également en Mt et Lc : une comparaison avec ces textes parallèles peut être utile pour nous aider à comprendre le récit de Mc et à voir ses particularités.

1) Noter ce que ce texte vous apprend de Jésus : ce qu’il fait, ce qu’il dit.
2) Quelle est l’importance de la mer dans ce récit de Mc ?
3) On pourrait lire ce récit en omettant le v. 40 : quelles conclusions peut-on tirer de
cette constatation ?

Question 1

o C’est Jésus qui prend l’initiative de la traversée (v. 35).
o Il dort au milieu de la tempête (v. 38) : confiance en Dieu, son Père.
o Il menace le vent et la mer (comparer avec Mc 1, 25 ) et il est obéi : voir note TOB sur 4, 39.
o Il reproche à ses disciples leur manque de foi (v. 40).
o Devant le miracle, la question des disciples – et celle du lecteur – sur l’identité de cet homme : cf. Mc 1, 27 (cité en marge) ; voir encore Mc 2, 7; 6, 2.
o Lire aussi Ps 65, 8 + (cité en marge de Mt 8, 27 ).

Question 2

o Mc (et Mt) parle de la mer de Galilée (et non du lac); sur ce mot “mer”, voir en Table des notes de BJ le renvoi à Ap 21, 1 + : lire cette note.
o Chez Mc, Jésus s’adresse à la mer comme s’il se trouvait en face d’une personne ou d’un monstre : v. 39; comparer avec Mc 1, 25.
o Comparer aussi cette “victoire” sur la mer avec celle de l’Exode (Ex 15) : ici c’est l’intervention de Jésus, sa Parole souveraine qui triomphe de la mer. Voir aussi la note TOB sur Mc 4, 41.

Question 3

o Remarquer que sans le v. 40 le récit de Mc se tiendrait parfaitement : nous avons alors un récit de miracle avec la présentation du cas, la demande de l’intervention de Jésus, le résultat et la réaction des assistants.
o En ajoutant le v. 40, Mc met en valeur l’enseignement catéchétique : l’inintelligence des disciples (cf. la note BJ sur Mc 4, 13 +), leur manque de foi (travailler à partir de la note BJ sur Mt 8, 10 +, cité en marge dans votre Bible).
o Dans la tempête, les disciples ont manqué de cette foi en Dieu – exprimée par le sommeil de Jésus -. D’autre part, malgré ce qu’il a déjà dit et fait, ils n’ont pas encore reconnu Celui qui est avec eux.

En lien avec la liturgie

Jb 38, 1…11 : plutôt que de répondre aux questions que Job lui pose, Dieu évoque devant lui sa toute-puissance créatrice. C’est lui qui donne à la terre sa stabilité, lui qui maîtrise les puissances de la mer (cf Jb 7, 12 +). Mêmes les forces les plus redoutables ne lui échappent pas. Marc nous invite à reconnaître cette même maîtrise face au mal en Jésus de Nazareth.

Mc 8, 27 – 35 : Vingt-quatrième Dimanche Ordinaire

Devant les actes et les paroles de Jésus, les assistants se demandaient : qui est cet homme ? Maintenant c’est Jésus lui-même qui invite ses disciples à répondre à cette question. Nous sommes ici au centre de l’Evangile de Mc et une première réponse, à cette question fondamentale, nous est donnée par la bouche de Pierre.

1) Comment comprendre la double question de Jésus ? Et les réponses ?
2) Pourquoi Jésus interdit-il de dire qu’il est le Messie ? Ce mot a-t-il la même
signification pour Jésus et pour Pierre ?
En quoi cette réponse de Pierre est-elle incomplète ? Comparez-la avec Mc 8, 24 :
quel lien voyez-vous entre ces deux textes ?

Question 1

o La première réponse est une information, la seconde une “confession”; à cette deuxième question, on ne peut donner qu’une réponse à la deuxième personne.
o Pour les gens, pour “ceux du dehors “, Jésus est à placer parmi les grandes figures religieuses de l’histoire du salut. Ainsi Jean-Baptiste (cf. Mt 6, 14. 16 et note TOB sur Mc 6, 14); Elie, dont le retour devait précéder la venue du Messie (cf. Ml 3, 23-24); un prophète : cf. la note BJ sur Mt 16, 14 + ou celle de TOB sur Mc 6, 15.
o Pour les disciples, dont Pierre est ici le porte-parole, pour ceux qui l’ont suivi (cf. Mc 3, 14), Jésus n’est pas un relais, si important soit-il, de l’histoire du salut ; il en est le terme, le point culminant; il est le Messie (voir sur ce mot la note BJ sur Lc 2, 26 +).
o Comparer cette réponse de Pierre avec Mc 1, 1 et Mc 15, 39.

Question 2

o Jésus ne rejette pas la confession de Pierre; cette consigne du silence souligne l’importance de ce que Pierre a dit, mais elle marque aussi l’impossibilité de comprendre vraiment qui est Jésus avant sa Passion : cf. en BJ Mc 1, 34 + et en TOB la note sur Mc 8, 30.
o Pour le moment, Pierre ne peut comprendre le titre de Messie que comme un titre de gloire, d’où sa réaction au v. 32.
o Jésus, au contraire, enseigne comment il doit accomplir sa vocation de Messie, selon le plan de Dieu (v. 31). Sur la difficulté des disciples à comprendre, voir les trois annonces de la Passion, suivies chaque fois de leur incompréhension : Mc 8, 32s; 9, 30ss; 10, 32ss.

Question 3

o La confession de Pierre ne donne que la moitié du titre de Jésus que nous lisons en Mc 1, 1.
o Mais surtout l’image que Pierre se fait du Messie est très différente de celle de Jésus.
o La guérison de l’aveugle (8, 22-26 : texte propre à Mc) peut symboliser la démarche de Pierre (et des disciples), mais sa “cécité” n’est pas encore complètement guérie, comme le montre la suite du récit.

En lien avec la liturgie

Is 50, 5-9 : le prophète se présente à nous comme un être humilié, un homme de douleur. Mais il est certain que le Seigneur est avec lui et qu’il le sauvera. C’est en relisant de tels textes de l’Ancien Testament que les apôtres et les premiers chrétiens sont parvenus à dépasser le scandale d’un Messie crucifié.

Mc 10, 46 – 52 : Trentième Dimanche Ordinaire

Le texte de l’Evangile de ce Dimanche est un point charnière de Mc : il termine la série des annonces de la Passion et prépare immédiatement l’entrée de Jésus à Jérusalem.

1) Suivez dans ce texte l’évolution de Bartimée : où le conduit-elle ?
2) Comparer cette évolution avec l’attitude des disciples décrite par l’Evangéliste
depuis Mc 10, 32.
3) Quelle est, pour l’Evangéliste, la signification de cette guérison ?

Question 1

o Bartimée est aveugle; il est au bord du chemin; il mendie.
o Au passage de Jésus, il se met à crier en appelant Jésus “Fils de David”, et cela malgré l’intervention hostile de beaucoup.
o Appelé par Jésus, il se lève et bondit; il court vers lui.
o Sa demande (“que je voie…”) est exaucée à cause de sa foi (v. 52).
o Désormais il voit et se met à suivre (il suivait) Jésus sur le chemin, c’est-à-dire vers Jérusalem : cf. 10, 33.

Question 2

o Les disciples sont en route avec Jésus vers Jérusalem; Jésus marche devant eux; ceux qui le suivent sont effrayés, ils sont dans la stupeur.
o La démarche de Jacques et Jean, pour obtenir les premières places, montrent qu’ils n’ont pas compris ce que Jésus venait de leur dire (10, 33-34).
o La réaction des dix autres (v. 41ss) va dans le même sens : d’où les paroles de Jésus.

Question 3

o En opposition avec cette attitude des disciples, Mc nous montre la démarche de l’aveugle. En Mc 8, 22ss, nous avions aussi une guérison d’aveugle, précédant la confession de Pierre. Ici le cri de l’aveugle et son bond vers Jésus précèdent l’entrée à Jérusalem et la reconnaissance de Jésus comme Messie (Mc 11, 9-11).
o Dans ce texte, Jésus est appelé par deux fois “fils de David” – ce qui est un titre messianique (voir la note TOB sur Mc 10, 47). C’est la première fois que ce titre est donné à Jésus en Mc et Jésus l’accepte, car maintenant il va entrer dans sa Passion. Noter l’insistance sur la proximité de Jérusalem : Mc 10, 32-33; Mc 11, 1ss; cf. Mc 10, 46 (Jéricho, où on ne fait que passer).
o Jésus répond à cette proclamation en faisant un signe messianique : cf. Is 35, 5.
o La démarche de l’aveugle (il demande sa guérison; il court vers Jésus; il le suit sur le chemin de Jérusalem) devient ici le modèle de la démarche du croyant : croire, c’est voir Jésus et c’est le suivre. Cf. tout le développement de Jn 9 sur ce thème.

En lien avec la liturgie

Jr 31, 7-9 est tiré du Livre de la Consolation de Jérémie (cf. BJ, note sur Jr 30, 1 +), Dans cet oracle, le prophète nous montre le Seigneur sauvant son peuple et le ramenant de l’Exil. Même les plus faibles pourront se joindre à la caravane, car c’est le Seigneur qui la conduit.

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